Goswin, baron de Stassart 1780-1854
Sous-titré Politique et franc-maçonnerie, ce livre de Marie-Rose Thielemans - actuellement vendu en souscription - permettra de mieux approcher ce personnage méconnu de beaucoup (la rue de Stassart à Ixelles a une réputation sans lien avec le personnage dont elle porte le nom).
Le baron de Stassart, issu d’une famille de noblesse de robe namuroise, occupa en Europe des postes prestigieux, aussi est-il un personnage de carrure internationale. Auditeur au Conseil d’État à Paris, il administra, comme intendant à la suite de la Grande Armée, des territoires au Tyrol, en Pologne, et en Prusse et notamment la ville de Berlin. Préfet à Avignon et à La Haye, chargé de mission auprès de l’empereur d’Autriche par Napoléon pendant les Cent Jours, il devint membre de la seconde Chambre des États Généraux des Pays-Bas. Opposé au régime hollandais, il s’illustra en 1830. Partisan d’une réunion implicite avec la France, il défendit la candidature du duc de Leuchtenberg au trône de Belgique. Élu Grand maître du Grand Orient de Belgique en 1835, il dut faire face à la circulaire épiscopale interdisant, 2 ans plus tard, la fréquentation des Loges aux catholiques. Gouverneur de la province de Namur puis du Brabant et président du Sénat, il perdit ce poste, en 1838, sous les attaques du parti catholique soutenu par le Roi. Appuyé par la Franc-maçonnerie, le baron de Stassart fut élu sénateur, en 1839, par les libéraux de Bruxelles, de Nivelles et de Namur. Cette triple élection lui valut d’être destitué du poste de gouverneur du Brabant. En conflit avec Théodore Verhaegen à cause de leur conception divergente du rôle de la Franc-maçonnerie, le baron de Stassart démissionna, en 1841, de la Grande maîtrise. Il restait un partisan de l’unionisme. Fabuliste apprécié, il fut président de l’Académie royale de Belgique à laquelle il légua sa très riche bibliothèque. Homme de grande culture, il avait tissé un énorme réseau d’amitiés littéraires en Belgique et en France. D’une probité exemplaire, il s’endetta sous l’Empire et devint, par de judicieux placements dans l’industrie naissante, un des premiers rentiers-capitalistes. Le baron de Stassart resta, toute sa vie, un libéral dans l’esprit des Lumières. L'auteure Marie-Rose Thielemans, chef de département honoraire aux Archives générales du Royaume et professeur honoraire de l’Université libre de Bruxelles, est médiéviste de formation. Sa thèse de doctorat est consacrée aux relations politiques et économiques des États de Philippe de Bon avec l’Angleterre. Elle s’est ensuite dirigée vers l’histoire contemporaine. Elle est une spécialiste de l’histoire institutionnelle de la Belgique sous le régime français, de la révolution industrielle à Bruxelles et surtout du règne d’Albert Ier. Elle a publié plus d’une centaine de livres et d’articles. Edité par l'Académie royale de Belgique, le livre peut être commandé au prix de 25 euros (pendant la période de souscription) + frais de port (à verser sur le compte 000-0025160-37 de l'Académie royale de Belgique Palais des Académies rue Ducale, 1 - 1000 Bruxelles Tél. +32 (0)2 550 22 06 - fax +32 (0)2 550 22 05 E-mail : arb@cfwb.be Illustration : Portrait du baron de Stassart par François-Joseph Navez, 1836 (collection privée - (c) IRPA-KIK, Bruxelles). Mardi 13 Mai 2008
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