Pour un Front de libération des textes religieux !

Par Géplu dans Dans la presse

Un appel remarquable et d’actualité, lancé par quelques intellectuels et publié par Médiapart :

Les textes religieux « sont violentés quand ils servent de justification à des organisations terroristes, des intégristes, des États, des institutions » pour justifier le rejet ou la haine de l’autre, regrettent des musulmans, des catholiques et des protestants signataires de cet appel, qui demande la fin de la « manipulation des textes par les mouvements fondamentalistes de toutes les religions ».

Passionnés par la lecture des textes de référence de nos religions, nous sommes effarés de les voir pris en otage pour justifier par les uns et expliquer par les autres la violence et l’exclusion.

L’actualité met en avant l’islam et les exactions du soi-disant « État islamique ». Aucune de nos traditions abrahamiques n’est indemne de cette manipulation. Dans le christianisme, ils ont hier été utilisés pour justifier l’Inquisition, les guerres de religion, le génocide des Amérindiens, l’apartheid, etc. Aujourd’hui, des musulmans, des chrétiens, des institutions religieuses, des églises lisent les textes de la Bible et du Coran au seul prisme de la haine et du rejet de l’autre et justifient ainsi des exactions contre d’autres confessions, la peine de mort, la soumission des femmes, le rejet des nouvelles formes de famille et des homosexuels. Dans le judaïsme, la référence à un mythique grand Israël du temps de l’ancien peuple hébreu est utilisée par certains pour justifier la politique violemment annexionniste actuelle.

Cette violence faite aux humains est permise par la violence qui est faite aux textes eux-mêmes. Il ne s’agit pas pour nous de rentrer dans une vision « textuellement correcte » qui ferait croire qu’ils sont exempts de toute violence : apparus dans des contextes de violences, ils en sont remplis. Comme ils sont riches d’appels à l’amour, la non-violence, la transformation radicale par la rencontre avec l’autre insupportablement différent. Ces textes sont complexes, contradictoires, ne donnent pas leur sens comme une évidence, nous présentent d’abord des débats et des questions plutôt que des certitudes et des réponses.

Ceux qui se réclament d’une religion doivent cesser de se défausser sur les textes. Les textes sont violentés quand ils servent de justification à des organisations terroristes, des intégristes, des États, des institutions religieuses. Ils le sont aussi par les simples croyants quand ils se laissent aller à l’illusion d’un accès sans effort à leur sens. Pour lire les textes, il faut commencer par enlever les lunettes que nous portons tous : lunettes de nos façons actuelles de nous représenter le monde qui ne sont pas celles de l’époque des textes, lunettes de la tradition, de la position sociale, du genre, de l’orientation sexuelle… A chaque lecture, il faut renouveler l’effort de la distanciation, de la médiation que permettent les outils du savoir qui en ouvrent le sens. Le judaïsme, l’islam et le christianisme ont émergé dans des contextes historiques particuliers et ont été façonnés par les rapports sociaux internes et externes : tout cela reste trop souvent ignoré et on sacralise des événements et des formulations largement dépendantes des contingences historiques.

Nous refusons la pression, notamment médiatique, qui instille : « Si tu es un musulman, tu dois dénoncer l’islamisme, si tu es un catholique, tu dois dénoncer la manif pour tous, si tu es juif, tu dois dénoncer la politique d’Israël. » Mais pour autant nous voulons dire aux croyants : toi qui dis aimer tes textes sacrés, tu les respecteras, tu t’interdiras de les utiliser pour justifier ce que tu penses déjà, tu les travailleras avec les outils du savoir notamment historique, tu exerceras sur eux ton sens critique, tu y chercheras d’abord de quoi te poser des questions et remettre en cause tes convictions. C’est un bout du chemin nécessaire pour en finir avec la manipulation des textes par les mouvements fondamentalistes de toutes les religions. Vive le Front de libération des textes religieux !

Olivier Abel, philosophe
Rachid Benzine, islamologue
Mohamed Gnabaly, responsable d’une association culturelle et cultuelle musulmane (ARAI) et élu à l’Ile-Saint-Denis (93)
Stéphane Lavignotte, pasteur, Mouvement du christianisme social
Bertrand Marchand, doctorant en théologie protestante, Mouvement du christianisme social
Salima Naït Ahmed, professeure de philosophie, doctorante en sociologie, Musulmans Inclusifs de France
Bertrand Rolin, Association culturelle de Boquen
David Steward, pasteur retraité
Antoine Rolland, universitaire, Mouvement du christianisme social

mardi 04 novembre 2014 36 commentaires

Étiquettes :

  • 36
    Yvon 11 novembre 2014 à 10:34 / Répondre

    la politique israélienne est beaucoup plus complexe que décrite dans ce texte. L’environnement hostile impose une politique de défense, parfois cruelle pour tous. Mais ce n’est l’expansionnisme de certains qui guide le gouvernement israélien, il existe des minorités antisionistes chez les religieux, parfois fanatiques. Il existe aussi, malheureusement, des minorités non religieuses qui n’ont plus d’oreilles pour les autres. Dans la majorité des cas, israël cherche à sauvegarder une souveraineté qu’on lui refuse… Ce sont des laîcs convaincus qui ont crée ce pays, les religieux, jusqu’aujourd’hui, préfèrent leurs études religieuses aux stratégies guerrières… Ne mettez pas tout dans le même sac! Renseignez-vous ou gardez le silence.
    Quant aux manipulations des religions, en général, c’est vrai, mais ce ne sont que des mots! Défendez la laïcité contre ses adversaires, volontairement ignorants de la liberté si chère payée par la révolution française… Ce ne sont pas les mlusulmans, ni les chrétiens, ni les juifs, ni les manipulations des religions, c’est l’oubli du respect de la liberté de l’autre par aveuglement, par ignorance ou par machiavélisme…

  • 35
    chicon 9 novembre 2014 à 18:28 / Répondre

    @jlp .  » et le verbe s’est fait chair et il a habite parmi nous  » ( Credo du Concile de Nicee ).
    La parole de Dieu ou verbe, s’est manifeste en Jesus, fils de Dieu, engendre, non pas cree car de
    nature divine et non pas humaine. Le  » verbe  » en Jesus est donc bien de nature divine comme
    precise a Nicee. Mais les chretiens d’Asie Mineure, autour de l’eveque Arius , pensaient autrement.
    On peut donc faire varier la lecture des textes de l’Islam , comme du christianisme, ce qui a deja ete fait,
    sans perdre la richesse et l’esprit du message ( homme dieu ou dieu fait homme ). On peut activer des
     » querelles byzantines  » autour des textes, quelle que soit la religion ( chiites c/ sunnites )
    A mon avis, rien ne s’oppose a une relecture du Coran comme cela a ete depuis longtemps pour les
    textes de la Bible.

  • 29
    JLP 9 novembre 2014 à 08:16 / Répondre

    Les humains se sont toujours massacres depuis qu’ils se sont inventés des dieux pour le justifier…
    N’est il pas?

  • 26
    BRUNOTORHEAD 6 novembre 2014 à 09:45 / Répondre

    si tout le monde était athée je pense que l’on n’aurai résolut UN problème de l’humanité : Les fanatismes religieux !

    Il nous resterai les fanatismes politique, les fanatismes économique, les fanatismes sportif, etc, etc….

    Ne perdons pas courage !!!

  • 24
    Chouilla 6 novembre 2014 à 08:07 / Répondre

    Les textes religieux, c’est comme les statistiques. Selon la façon dont on les présente, on peut leur faire dire tout et son contraire.
    Mais la théorie qui sous-entend qu’en dehors de l’athéisme il n’y a pas de paix possible, c’est jetter le bébé avec l’eau du bain.
    Une dose raisonable de spiritualité tournée vers l’étude, le questionnement et la méditation n’est selon moi pas contraire à notre idéal maçonnique.

    Enfin, ce que j’en dis …

  • 23
    PEPI1ER 5 novembre 2014 à 22:57 / Répondre

    Chers tous,

    1/ Les Civilisations Antiques, principalement Egypte, Assyrie, Grèce n’était pas aussi violentes que les monothéistes veulent nous le faire admettre, surtout moins violentes que les arriérés du pays de Canaan et bien moins que le Moyen Age catholique.
    2/ La Bible n’est que le syncrétisme et la vulgarisation (!) de l’initiation Egyptienne mal comprise et un peu de philosophie grecque pour le Nouveau Testament, tous aussi mal comprise.
    3/ Doit-on rappeler le recul scientifique, philosophique, politique, de l’hygiène, des Arts, de l’architecture etc, qu’a subi l’occident à partir de 325 et la mise en place des dogmes, que subit le monde Arabe dès l’introduction du Coran au XVème siècle.
    4/ La Bible n’apporte rien aux Civilisations de l’époque, bien au contraire elle ne fait qu’inventer ce qui n’existait pas auparavant : le fanatisme par l’introduction de l’idée qu’un dieu aurait révélé sa volonté et participe ainsi à la destruction de tout le savoir grec en particulier.
    5/ l’histoire, les récentes découvertes archéologiques et scientifiques sur l’Antiquité, Thomas Römer (Collège de France, chaire Milieux Biblique) achèvent de disqualifier ce livre et nous aide à nous libérer de cette erreur tragique.
    Mes Frères et Amis, seule la Culture est salvatrice, elle est absente et remplacée par la superstition dans ce livre.
    A l’image du Grand Inca Atahualpa face à Pizarro et son prêtre, je porte le livre à mon esprit, n’entends aucune parole et m’en détache devant son inutilité et sa dangerosité moult fois démontrée

    Bien Fraternellement à toutes et tous.

    PS : Bible = Ancien Testament, Nouveau et Coran.

    • 30
      hautmont 9 novembre 2014 à 10:19 / Répondre

      @pepi1.
      Excellente analyse chronologique. La negation de la pensee grecque par le Nouveau Testament et le Coran, a retire a ces derniers toute intelligibilite.
      Mais a permis la prise de pouvoir des esprits par le biais de dogmes ( mysteres) inintelligibles.
      La Bible n’est quand meme pas a jeter aux orties, elle porte la decouverte progressive du message d’amour universel supra-humain appelle fraternite par les FM athees…

  • 20
    Jean-luc 5 novembre 2014 à 15:49 / Répondre

    La liberté de conscience dans un cadre exclusivement laïc reste le leitmotiv de notre chemin républicain.

    • 21
      portet renée 5 novembre 2014 à 17:07 / Répondre

      Bravo! c’est la formule parfaite!

      • 22
        Lutz 5 novembre 2014 à 19:03 / Répondre

        On ne peut qu’adhérer à cette formulation.
        Chacun a le droit de vivre n’importe quelle religion, n’importe quelle spiritualité dans sa sphère privée, c’est une formule souvent utilisée, elle vaut ce qu’elle vaut, mais on comprend.
        L’expansion de la religion et d’impératifs religieux en rapport de n’importe quelle doctrine dans la sphère publique est absolument inadmissible.
        Et c’est bien là ou ça coince, car on voit cet espace public de plus en plus envahit par la chose religieuse.
        Des revendications religieuses dans les écoles, dans les cantines, la mixité remise en cause.
        Pas la peine de poursuivre..
        Je pense qu’il n’y a guère que Monseur Plenel qui ne voit pas ça, qui ne veut pas voir ça.

        • 31
          hautmont 9 novembre 2014 à 10:48 / Répondre

          @ lutz. la pratique courante de l’islam ( voile,burka,vendredi, regime hallal,situation des femmes, etc… ) a serieusement mis a mal la laicite a la francaise. Il n’y a que les FM pour dire le contraire.

  • 16
    portet renée 5 novembre 2014 à 06:19 / Répondre

    Tout à fait d’accord avec Lutz, qui est d’une parfaite objectivité et adopte la seule attitude qui nous soit possible

    • 18
      Lutz 5 novembre 2014 à 14:38 / Répondre

      C’est à se demander pour qui roule Edwy Plenel.
      On dirait que ce trotskyste s’est converti à l’Islam, on dirait qu’il ne fait plus que ça, militer pour l’Islam.
      Voir son dernier livre soutenant une thèse d’une rare malhonnêteté intellectuelle.

      • 19
        portet renée 5 novembre 2014 à 15:17 / Répondre

        C’est vrai. Et déjà l’an dernier, cette soirée-débat organisée contre l’islamophobie (!) où, entre autres, on a longuement entendu une musulmane (trentenaire) prôner le voile pour la femme sous le regard benoît et approbatif d’edwy Plenel.
        Pour moi: le monde renversé, tête en bas

  • 15
    Lutz 4 novembre 2014 à 22:46 / Répondre

    Pas d’accord avec Médiapart et ses signataires de ce machin…

    Pas la peine de violenter le Coran, que ces gens lisent le Coran comme moi, et nous disent le sort réservé aux mécréants prêché dans le Coran…… Un sort très peu enviable..

    Alors que nous Chrétiens, nous distinguons, ancien et nouveau testament, le nouveau testament est un appel vibrant à la paix, aucune condamnation si ce n’est la condamnation de la violence, diamétralement à l’opposé de la violence écrite dans le Coran qui est le nouveau testament des Musulmans.

    Il faut arrêter que ces gens sous prétexte qu’ils sont intellos nous disent ce que l’on doit penser.

    Le Coran est en vente dans le commerce, chacun peut le lire et faire son idée, ce que j’ai fait, tout simplement.

    • 25
      Chouilla 6 novembre 2014 à 08:11 / Répondre

      Comme tous les textes religieux, à moins d’être un linguiste hors pair, nous n’avons accès qu’à une traduction de ce qui est souvent une autre traduction. Et à chaque traduction, l’inévitable interprétation du traducteur.
      En arabe, on utilise le même mot pour dire « tuer » ou « se défendre contre ».

      D’où l’importance du choix fait par le traducteur…

      • 27
        portet renée 6 novembre 2014 à 10:29 / Répondre

        Absolument (je suis linguiste) et tout « traducteur » est un « traître » (traduttore traditorre) en particulier pour les textes dits « sacrés ». Nous ne connaissons la Bible qu’à travers la première traduction grecque qui en a été faite…

  • 14
    Paul K. 4 novembre 2014 à 22:37 / Répondre

    Le Coran conduit-il les musulmans à la violence ?

    La réponse politiquement correcte, nous la connaissons :
    « Non, le Coran comme l’islam ne sont que paix et tolérance. »

    Mais quand on lit le Coran sans préjugés, la réalité est tout autre : oui, ce texte est intrinsèquement violent.
    Né du Coran, l’islam est-il condamné à l’affrontement ?

    Pour lire la suite => http://michelbenoit-mibe.com/

    Michel BENOIT est exégète, historien et chercheur.
    Il s’intéresse au fait religieux et à ses répercussions sociales & politiques.

  • 13
  • 12
    portet renée 4 novembre 2014 à 19:33 / Répondre

    De se contenter de dire: « pas en notre nom! » est une sacrée lâcheté. Car c’est comme dire: « ça ne nous concerne pas, débrouillez-vous avec votre conscience. Nous, ça va, c’est pas en notre nom ». C’est s’en laver les mains, c’est faire le Ponce-Pilate.

  • 11
    Frank Masson 4 novembre 2014 à 18:54 / Répondre

    Les auteurs de ce Front de Libération écrivent :
     » Nous refusons la pression, notamment médiatique, qui instille : Si tu es un musulman, tu dois dénoncer l’islamisme ….  »
    .
    ce n’est pas mon avis … car il est malheureux de devoir dire que si les textes « sacrés » ont été utilisés de 1200 à 1500 et quelques ap JC pour justifier l’Inquisition et tous les malheurs et abominations infligés au Nom du Dieu de la Bible à des populations qui n’étaient pas chrétiennes ou bien jugées « hérétiques » c’est à dire non conforme au dogme religieux …
    … c’est que cela correspondait à un « niveau de conscience » qui était celui de la société occidentale chrétienne de l’époque … jusqu’au 18ème siècle dit des Lumières où une floraison d’intellectuels ont sapé les fondements de « l’ Inquisitionnisme » amenant à un saut de conscience collectif qui mit progressivement fin à  » l’obscurantisme  » … jusqu’à la Loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat en France en 1905.
    C’est pas vieux … et instable !
    .
    En ce qui concerne la religion qui aujourd’hui par les exactions d’une de ses parties radicales inquiète les « hérétiques » ou « mécréants » que nous sommes …
    … il est salutaire ( et urgent ) que des intellectuels ou des religieux appartenant par leur naissance et leur culture à la conscience collective de cette religion se lèvent ( nombreux) pour crier « pas en notre nom !  » et réclament enfin une exégèse de leurs textes sacrés …
    … mais ce ne sera pas facile de par le fait d’une part qu’il n’y a pas d’autorité religieuse centralisée en islam mais des « savants » nombreux et dispersés qui ont droit de fatwa,
    d’autre part qu’il faut un « sacré » courage pour émettre ce genre d’opinion,
    et enfin et surtout qu’un Texte écrit par Dieu ne peut subir le moindre modification ou interprétation.
    «En vérité c’est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c’ est Nous qui en sommes gardien. » (Coran, 15 : 9)
    .
    … d’où une quasi impossibilité d’adopter le dogme aux exigences des temps modernes.
    La solution n’est pas évidente !

  • 10
    portet renée 4 novembre 2014 à 16:49 / Répondre

    Bravo, Bruno Torhaed, c’est la solution ou alors, que ceux qui ne le sont pas fassent, par respect pour ceux qui le sont, comme si eux-mêmes l’étaient!
    Et ce serait la moindre des choses. La vraie laïcité.
    Et la paix, de ce côté-là, régnerait sur terre.

  • 9
    BRUNOTORHEAD 4 novembre 2014 à 15:55 / Répondre

    Vieux débat…. qui ce terminera le jour ou nous seront tous athées !

  • 8
    gabelle 4 novembre 2014 à 10:30 / Répondre

    Si les textes religieux sont déformés et utilisés à des fins partisanes ne serait-ce pas par ce qu’on en fait une lecture profane qui relève parfois du chiffon rouge pour certains.
    Je propose de les relire avec une réflexion initiatique en vivant individuellement leur caractère symbolique qui n’est destiné qu’au seul lecteur.
    Il ne s’agit alors pas d’imposer des textes aux autres mais pour chacun de nous de s’imposer leur compréhension et/ou leur appropriation.
    Lus de cette manière, je vous assure que les textes religieux sont admirables.

  • 7
    portet renée 4 novembre 2014 à 10:22 / Répondre

    Un petit salut fraternel à Herent MC. Je suis donc heureuse d’apporter une « intervention féminine » dans le débat, et je souhaite vivement que d’autres sœurs viennent m’épauler…

  • 6
    NEGRIER 4 novembre 2014 à 10:02 / Répondre

    Les catholiques romains utilisent la Bible pour condamner certains comportements parce qu’ils se révèlent être fondamentalistes de deux manières : d’abord en faisant une lecture littérale de la Bible (au lieu d’en faire une lecture allégorique et symbolique), et ensuite en considérant que la Bible forme un tout unique et cohérent alors qu’elle est en fait une bibliothèque composée de livres contenant les uns par rapport aux autres des affirmations opposées et contradictoires.
    Patrick Négrier

  • 4
    joaben 4 novembre 2014 à 09:49 / Répondre

    Tout à fait d’accord, lanterne.
    Il n’ y a pas à être conciliant avec les appels au crime et la violence, mêmme s’ils savent bien utiliser la générosité des democracies et se presenter en victimes.
    Tiens :
    « Au reste, amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, et tuez-les en ma présence. « 
    Un hadith ? Non … le Nouveau testament(luc 19:47)

  • 3
    portet renée 4 novembre 2014 à 09:31 / Répondre

    De plus en plus d’appels dans ce sens, et c’est heureux. Mais quelle suite et quelle action ont-ils ? On peut, au regard des faits et des opinions publiques générales, se le demander ? On dirait même, et c’est terrible, que ceux des radicalistes intégristes contre les exactions desquelles cet appel s’adresse, s’en trouvent comme justifiés puisque « reconnus », et continuent de plus belle!

  • 2
    HERENT MC 4 novembre 2014 à 09:31 / Répondre

    Excellente initiative, mais je déplore néanmoins le peu de femmes parmi vos intervenants (seulement une), ce qui reste discriminatoire malgré vos efforts. MC Hérent

    • 5
      Géplu 4 novembre 2014 à 09:51 / Répondre

      Bonjour MC. Pour que quelque chose soit discriminatoire il faudrait qu’il y ait quelque part une volonté de discrimination. Où vois-tu de tels signes ?
      Non, il n’y a aucune discrimination. Simplement, effectivement, beaucoup moins de participation féminine. Mais qu’y faire ?

  • 1
    lanterne 4 novembre 2014 à 09:18 / Répondre

    Il y a dans ce domaine une hypocrisie politiquement correcte qui voudrait que les « méchants » violentent les textes pour justifier leurs actions, or il faut bien comprendre que, pour ceux qui veulent la paix, les textes sont tout aussi déformés pour pouvoir aussi faire ressortir ce message.
    .
    Les textes sont violents de part l’ambiguïté qu’ils entretiennent, il est tout aussi facile de justifier l’assassinat ou l’amour car les deux sont littéralement et au premier degré proposés dans les textes, surtout dans l’islam et le judaïsme.
    .
    A ce titre les musulmans qui tuent les « impies » et les « mécréants » sont tout à fait dans la ligne des textes religieux en particulier les « hadith » ou il n’y a pas plusieurs niveaux de lecture symboliques comme on aimerait nous le faire croire, tout n’est pas ésotérique dans le coran, de même dans le judaïsme et le christianisme. De même un musulman qui aide son prochain est tout à fait dans textes puisque cela s’y trouve également.
    .
    Il faut donc être honnête, logique et pragmatique : si un texte propose tout et son contraire, il est logique et normal qu’il suscite dès lors tous les comportements car chacun va lire ce qui l’intéresse et se comporter en fonction, mettre en avant les aspects qui lui conviennent le mieux.
    Vouloir ensuite prétendre que les uns ont raisons et les autres tords est un mensonge, aimer ou tuer au nom de la religion est prévu dans les textes (sauf le christianisme), dire le contraire est un mensonge.
    .
    Il faut donc assumer la réalité culturelle dans laquelle nous vivons et prendre les mesures qui s’imposent et demander aux autorités religieuses françaises de bien vouloir trancher sans ambiguité la valeur des textes afin d’interdire ceux où il est expressément demandé de tuer, où il est expressément fait une différence de « valeur » de la vie humaine car cela est incompatible avec notre mode de vie.
    D’autre part ce n’est pas à nous « laics » de trancher, c’est à ces religions et à leurs « autorités »de se déterminer afin de réfléchir à leur insertion dans notre société, soient elles sont « conformes » soient elles ne le sont pas. Soient elles retirent les textes qui créent de la différence entre les peuples, entre les hommes et les femmes, entre les hommes et les hommes, soient nous les interdisons ouvertement.
    .
    A+

    • 32
      hautmont 9 novembre 2014 à 12:10 / Répondre

      @ lanterne.
      un choix pour l’islam :
      – le rendre compatible avec les moeurs du reste du monde en retirant le meurtre des impies entre autres. Les chretiens ont epure leurs textes, en particulier Irenee de Lyon, c’est donc tout a fait possible pour l’islam.
      – ne rien changer comme actuellement avec une guerre sainte (djihad) larvee sur toute la planete, et le passage de l’islam en force.

      • 33
        JLP 9 novembre 2014 à 12:36 / Répondre

        1ère solution très difficile à mettre en pratique, du fait que l’islam est la « religion révélée » .
        Toute intervention humaine, hors des haddiths, est donc considérée comme une profanation… Ce qui rend très difficile une actualisation du texte.
        Votre 2ème proposition reste une lecture marginale des textes pour la grande majorité des musulmans qui se foutent de ce que font les autres.
        Toutefois, le risque que vous évoquez est bien réel. Mais n’a rien à voir avec le petit ou le grand djihâd des textes.

        • 34
          hautmont 9 novembre 2014 à 18:01 / Répondre

          @jlp . le christianisme est aussi une religion revelee. Le  » verbe  » est de nature divine et s’impose comme un message qui n’est pas de l’homme.

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