franc maconnes Lyon
La première page du dossier de "La Tribune de Lyon "de ce 16 février

Les sœurs lyonnaises ont-elles du pouvoir, ou sont-elles c… ?

Par Géplu dans Divers

On connait les marronniers récurrents des grands hebdos genre Le Point, l’Express ou autres sur la franc-maçonnerie. Un titre racoleur, quelques belles photos de frères « en décors » et beaucoup de bla-bla. Question contenu généralement rien de bien intéressant, mais ça fait vendre. Et les acheteurs gogos sont d’ailleurs souvent au moins autant les francs-maçons que les profanes, curieux et naïfs qu’ils sont de voir s’ils vont découvrir quelques improbables révélations sur « l’Ordre », leur obédience ou celle d’à côté.

Cette fois c’est La Tribune de Lyon qui nous fait le coup, avec une petite variante originale puisqu’il ne s’agit pas « du vrai pouvoir des francs-maçons », thème éculé s’il en est, mais de celui des francs-maçonnes. Pour le reste, on reste dans la recette : un titre racoleur, des photos en décors et du bla-bla. Le tout avec un ton un rien, un gros rien tout de même, assez sexiste et condescendant (à mon avis du moins), du journaliste Lucas Desseigne auteur du dossier.

Dès l’intro, il donne le ton : « Si les hommes politiques sont encore très souvent suspectés « d’en être », les femmes n’échappent plus aux ragots. À Lyon, dans les milieux politiques, économiques et associatifs, des femmes en vue sont aussi maçonnes. (…) Entre quête de sens, séduction et cheveux gris, les francs-maçonnes lyonnaises se dévoilent. » Et, bien évidemment, on passe tout de suite au dévoilement de ces femmes « en vue », « qui en sont »…

Il parle ensuite des « réseaux » dont peuvent, explique-t-il, bénéficier les membres des loges. Il semble persuadé que c’est là une des principales motivations des impétrant(e)s. Suivent d’ailleurs quelques beaux témoignages et confidences sur les motivations et expériences de sœurs choisies. Par exemple Marie-Odile, qui reconnait avoir cherché à rentrer en loge pour affairisme, ce qui est déjà intéressant en soi, et qui confie  « Je n’ai bénéficié d’aucun passe-droit. J’ai passé les trois enquêtes, puis je suis passé sous le bandeau, comme tous les frères et sœurs ». On en pleure, ou on en rit ? La même dit un peu plus loin « Quand on est en vue professionnellement il n’y a aucun intérêt de pouvoir à être dans une loge ». Je préfère ne pas commenter…

Et l’article continue avec de nombreux autres témoignages du même genre, dont celui d’Isabelle, une « communicante », qui dit « On sait très bien que certaines vont taper à la porte de tel temple parce qu’il y a X ou Y, et que cela aura une influence sur leurs affaires ou au niveau politique ». Ah, c’est beau la maçonnerie à Lyon vue par ce journaliste ! Il n’y a que ça comme motivation chez les sœurs ? Une autre interviewée, chef d’entreprise « aussi engagée en politique » et qui a quitté sa loge au bout de trois ans s’étonne « de la rigidité des principes. Les rituels sont tellement forts. C’est fascinant de voir la perpétuation de quelque chose d’aussi emmerdant. Et puis, c’est épuisant, ça a annihilé mon enthousiasme. » À ce niveau de la lecture de l’article, je me suis franchement demandé quelles étaient les motivations du journaliste, et sur quels critères il avait sélectionné les « sœurs » qu’il avait interviewées.

Mais ce n’était pas fini, car il fallait bien sûr parler aussi des « histoires de sexes », inévitables en mixité, évidemment, et du comportement des frères visitant des loges féminines : « ils nous disaient qu’ils avaient plus tendance à regarder notre décolleté qu’à nous écouter », fait-il dire à une sœur…

Et l’article se termine sur cette sublime observation de Martine : « Il y a des maçonnes depuis 1777. Elles exerçaient dans des loges d’adoption, sous la tutelle d’hommes. Et vous savez pourquoi elles ont été inventées ? Parce que les hommes se demandaient ce que faisaient leurs femmes pendant qu’ils se réunissaient »… 

Qu’ajouter à ça ?…

vendredi 17 février 2017 30 commentaires
  • 30
    Linea Recta 19 février 2017 à 18:38 / Répondre

    Le cordon de Maître Maçon au Rite Français est le descendant du baudrier, qui est le support de l’épée, qui se porte à gauche, puisque tout le monde est droitier, comme l’on sait. Le cordon de Maître de la photo est à l’envers.
    Cette photo est un montage ridicule démontrant l’ignorance de ceux qui se livrent à de récurrentes divulgations. Mais ça fait des sous…

  • 20
    Serer Oanan 18 février 2017 à 16:26 / Répondre

    Comme souvent, un tel article n’est qu’un reflet de la personnalité de son auteur.
    Pour vivre, il doit sortir quelque chose qui plaise à son lectorat. Donc, au passage (si je puis dire), il n’est pas libre. Quel que soit le thème choisi, il a besoin en permanence de « relations » pour le mettre en contact avec celui ou celle qui lui fournira matière à son article. Et si lui a besoin de relations dans son quotidien professionnel, il pense peut-être qu’il en est de même pour chacun et qu’on va donc dans un club-service, au golf, à l’église au PMU uniquement pour y trouver des indics ou des rabatteurs. Peut-être pas toujours tout à fait faux d’ailleurs… mais pour lui, tout n’est que réseau et donc la FM aussi.
    Et s’il a entendu parler de quelques couchotteries dans son milieu journaleux, un coup de copier coller lui suffit à transposer le concept à d’autres cercles, bien sûr la FM, et pourquoi pas aussi le club-service, le golf, le PMU. A moins qu’il n’ait vraiment pensé qu’à la FM ? Dans ce cas, il serait encore moins libre que ce qu’on pouvait imaginer.
    Je suggérerais aux SS lyonnaises de le kidnapper, de le faire passer sous le bandeau, de le relâcher dans la nature, de le rekidnapper quelque temps plus tard et de lui faire vivre le premier voyage en loge avec les explications à suivre de la VM.
    S’il s’en sort honorablement, on pourra lui livrer une jeune vierge en salle humide.
    Pour le coup, ça lui ferait un bel article (surtout avec un selfie en salle humide).

  • 15
    uneSoeur 17 février 2017 à 18:03 / Répondre

    Bonjour, Mais qu’attend t-elle la bouche ouverte cette soeur de la GLMF ? peut être….encore un nouveau rituel ! . ..

    • 16
      Temeraire 17 février 2017 à 18:55 / Répondre

      Notre sœur regarde le plafond ou est la lumière de l’orient.

    • 17
      templum 18 février 2017 à 09:32 / Répondre

      l’erreur du décor et de la tenue?
      une combine peut-être comme dans les films sur la police ou l’armée avec des erreurs volontaires pour éviter le port illégal?
      enfin, j’espère.

      • 18
        Temeraire 18 février 2017 à 11:44 / Répondre

        @templum : Bien vu, c’est diabolique et peut induire en erreur un profane curieux: la Lumière vient du plafond,
        On peut aussi la prendre en photo de dos, ça fait mysterieux. Le prendre avec un gros livre ouvert, ça fait intellectuel. De toutes façons ça ne vaut pas la Tenue des Brigandes….

    • 19
      lanterne 18 février 2017 à 15:12 / Répondre

      Elle a peut être vu une toile d’araignée …

      Bon je sors…

      • 21
        Lionel MAINE 18 février 2017 à 16:33 / Répondre

        Ou le gadlu, principe créateur ? 🤔

      • 22
        Sylvie 18 février 2017 à 20:48 / Répondre

        Non, elle compte les mouches.
        (faut que je sorte aussi ?)

        • 24
          MANON 18 février 2017 à 21:12 / Répondre

          Ou alors elle a vraiment une araignée au plafond!!

  • 14
    lanterne 17 février 2017 à 17:33 / Répondre

    Si on avait suffisamment de courage pour mettre des boules noires …
    On récolte ce que l’on sème

  • 12
    M.L. 17 février 2017 à 14:30 / Répondre

    Bonjour, je n’ai pas eu le temps de feuilleter cette revue, je ne dis pas acheter !
    La soeur c’est la servante et gardienne du temple de la GLDF , elle n’a pas froid aux yeux, car dans notre bonne ville de Lyon on aime plutôt la discrétion et l’humilité…
    Il faut savoir que notre cher frère Gérard Collomb (il s’est dévoilé lui-même de longue date) s’est entouré d’énormément de frères et soeurs dans sa mairie. Par deux fois il a pu garder la majorité à la métropole avec l’appui de soeurs et frères élus que nous classerons pudiquement d’apolitique (non encarté et centriste ou divers-droite modéré)
    Vous savez, on peut-être profane mais non aveugle…
    Du temps de Hernu, tous les mois on voyait des fonctionnaires de Villeurbanne frapper à la porte du temple ! Alors, il faudrait aussi que les francs-maçons soient plus clair…

    • 29
      P.J. 19 février 2017 à 15:30 / Répondre

      Je présume,d’après vos commentaires,que vous êtes profane. En effet,avancer certaines « vérités » comme celles consistant à dire que c’est une sœur, « servante » de surcroît… qui garde le temple de la GLDF témoigne des idées reçues et fausses. Les marronniers refleurissent en cette période d’instabilité politique,ils cachent les problèmes de fond mais sachez raison garder M.L. et ne faites pas le jeu de la mésinformation. Lorsque l’on ne sait pas de quoi on parle, garder le silence est préférable.

  • 11
    MANON 17 février 2017 à 14:14 / Répondre

    Je suis horrifiée par ce genre de reportage! Quelle image donnons nous de la F:. M:. Féminine!! Que les Soeurs silencieuses osent ENFIN dénoncer ces inepties!
    Comment persuader une profane de rentrer à la GLFF après la lecture de tels propos. Pauvre Maçonnerie….Heureusement référons nous au RITUEL, cela nous sauve de toute cette littérature nauséabonde.

  • 9
    Luciole 17 février 2017 à 12:27 / Répondre

    On peut déjà se demander qui est cette prétendue soeur de couverture qui ne sait même pas mettre ses décors ,(les lettres sont correctes). L’article n’est pas le premier du genre. Peut-être à Lyon.

    • 10
      Lionel MAINE 17 février 2017 à 13:07 / Répondre

      Manque-t-il des rosettes sur le tablier ?

    • 23
      Sylvie 18 février 2017 à 20:50 / Répondre

      Euhhh… C’est quoi le problème avec sa tenue ?…

      • 25
        MANON 18 février 2017 à 21:16 / Répondre

        Voilà le coeur du problème…

      • 26
        P.J. 19 février 2017 à 12:14 / Répondre

        Le baudrier se porte me semble-t-il… posé sur l’épaule droite et non sur la gauche comme sur la photo

        • 27
          Sylvie 19 février 2017 à 12:52 / Répondre

          Ahhh ! Ouiiiii ! J’avais pas vu !

        • 28
          MANON 19 février 2017 à 14:56 / Répondre

          ben woui, ce qui prouve bien que: soit c’est un hologramme mal conçu….soit c’est un frangine qui n’a rien compris au film!! mais , bon, on va pas cafter!!!!!

  • 8
    Pierre-Philippe Baudel 17 février 2017 à 12:16 / Répondre

    Inévitables, les histoires de sexes en mixité ? Voilà qui surprendra pour le moins les membres de l’Ordre (officiel) Misraïm.

    • 13
      yasfaloth 17 février 2017 à 17:12 / Répondre

      Des « histoires » de sentiments et de séductions ou peut être encore plus souvent d’anti-séduction, évidemment que c’est inévitable en loge mixte. Tout le monde n’y est pas forcément sujet bien sûr, et certain(e)s trouvent même cela très bien car tout à fait « humain »…
      .
      D’autres pensent que cela nuis à la sérénité des travaux, et préfèrent rester en mono-genre… c’est cool : il y a des ateliers pour tous les goûts !

  • 7
    dld 17 février 2017 à 11:34 / Répondre

    En fait il y avait des maçonnes dès les années 1720…. 1777, c’est la date à laquelle les loges d’adoption demandent leur intégration au GODF

  • 6
    yasfaloth 17 février 2017 à 11:18 / Répondre

    Il ne faut pas se leurrer il y a un nombre non négligeable de Sœurs et de Frères qui viennent en maçonnerie car il pensent, à tort, et parfois à raison, qu’il faut « en être » pour leur carrière professionnelle ou politique, on les reconnais assez aisément au fait qu’après 2 ou 3 années en loge, en tout cas en général une fois passés « maitres »… on ne les voit plus, ou presque plus… et bien entendu il y a toujours un larb… une sœur ou un frère pour les « excuser » (avec obole, bien sûr 🙂 ) !

  • 5
    Sylvie 17 février 2017 à 10:13 / Répondre

    C’est vrai qu’il nous prend vaiment pour des connes ce journaliste

  • 4
    betelgeuse 17 février 2017 à 10:10 / Répondre

    nouvelle recette du saucisson lyonnais ???? alors, là, vraiment indigeste ….
    betelgeuse

  • 3
    martine cavaioli 17 février 2017 à 09:58 / Répondre

    c’est consternant, le mot à la mode c’est amalgame, quand je pense que je risque d’être « amalgamer » à ces « sœurs » j’ai peur………….

  • 2
    Ney 17 février 2017 à 09:55 / Répondre

    Oű allons-nous ???

  • 1
    templum 17 février 2017 à 09:15 / Répondre

    Quand la période est difficile, il faut un bouc émissaire…maintenant une chèvre!
    n’oublions pas que ces derniers temps les policiers manifestants criaient « à bas les FM ».
    un peu partout, à chaque réussite ou promotion, « on » y voit la patte (ou griffe).
    Et ça ne va pas s’arranger.
    bienvenue aux frangines!

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