Comite Laicite Republique

A propos de l’affaire Calas, à Amiens ce 11 mars

Par Géplu dans Manifestations

Le Comité Laïcité République des Hauts de France organise ce samedi 11 mars à Amiens, de 15h à 17h à l’Espace Dewailly, 3 Place Louis Dewailly, une conférence débat sur le thème A propos de « L’affaire Calas » : un bouclier contre l’obscurantisme : l’éducation républicaine. 

La seconde semaine de mars 2017, la Comédie de Picardie a mis à son affiche « L’affaire Calas, et caetera », une interrogation sur un évènement « qui indigna Voltaire et embrasa l’Europe ». Un épisode parmi tant d’autres de l’affrontement entre tolérance et intolérance, fanatisme et libre examen, obscurantisme et Lumières.

A l’heure où le monde est depuis trop longtemps déstabilisé par une crise économique devenue chronique, à l’heure où l’actualité nous montre combien est profonde la crise politique et morale qui menace les systèmes démocratiques, on ne peut regarder sans crainte se réveiller ou se développer des obscurantismes porteurs de régression des droits et de déstabilisation de la république des citoyens.

Dans ce contexte, la laïcité, fondement de notre pacte social et clé de voûte de l’édifice républicain, est redevenue de plus en plus ouvertement un sujet de controverse. Evidemment contestée par ceux qui n’ont jamais accepté le triomphe historique de la « gueuse », étrangement attaquée par ceux qui y dénotent la stigmatisation d’une partie du corps national, parfois peu défendue par celles qui devraient percevoir la menace de moins en moins rampante qui pèse sur des droits de la femme encore peu consolidés, la laïcité est peut-être victime d’une certaine méconnaissance. Au moment où elle a le plus besoin d’être simplement connue, connue de tous, reconnue par tous. Simplement.

La laïcité est fille du mouvement des Lumières. Inscrite dans la Constitution (s’il n’y a pas à « qualifier » la laïcité, elle par contre qualifie la République…), reposant sur un appareil législatif très complet dont le symbole est la « loi de séparation » de 1905, elle est indissociable de notre conception de l’Etat. Encore faut-il qu’elle soit expliquée, rappelée, montrée aussi, dans sa relation étroite avec une certaine idée du « Vivre ensemble ». Rien ne sert que soit utilement votée une loi « de refondation de l’école de la République », si les principaux symboles républicains – la devise, les trois couleurs, la « Déclaration » – ne figurent pas comme prévu aux entrées de chaque établissement scolaire de France, comme une invitation pour chacun à s’interroger sur notre histoire. Il serait périlleux pour l’ensemble du corps politique national que soit remise en cause cette liberté qui prime toutes les conquêtes de l’humanité, parce que seule elle les a rendues possible : penser librement, oser penser librement. « Aude sapere », « Ose penser » : la formule est de Kant…

C’est dans cet esprit qu’est proposé ce temps d’échange, organisé en trois ateliers successifs, avec pour chacun une intervention de 15 minutes suivie d’un débat de 15 minutes avec l’ensemble des participants.
Programme :

Ouverture des travaux : Daniel Rouhier, Président du C.L.R. Hauts de France

Approche historique : « Construire l’école, la laïcité, la République (1880-1914) : quel héritage?
Intervenant : Franck Sahaguian, Inspecteur de l’Education nationale, Historien.

Approche philosophique : « La liberté de pensée face à la montée du néo-conservatisme et des intégrismes »
Intervenant : Pierre François, Professeur agrégé d’histoire.

Approche d’actualité : « Actualité des Lumières ; Voltaire et Condorcet, nos contemporains »
Intervenant : Charles Coutel, Professeur de philosophie à l’Université d’Artois.

Conclusions : Dimitri Arsenakis, Correspondant C.L.R. Amiens.

Entrée libre et gratuite.

Et à 18h, à la Comédie de Picardie, représentation théâtrale « l’Affaire Calas » 

lundi 06 mars 2017 1 commentaire
  • 1
    MG RENAULT 6 mars 2017 à 18:34 / Répondre

    Il y a urgence à défendre les lumières de la laïcité.
    FRATERNITE

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