Academie

La « voie substituée » de la Franc-Maçonnerie hors du Temple

Par Emerek Le Fol dans Contributions

Tout fout le camp : après les groupes plus ou moins réservés au francs-maçons qui se répandent sur les réseaux sociaux comme Facebook, les fraternelles du type francs-macron, l’université maçonnique, l’académie maçonnique, créées par des Frères de la GLDF, ne voila-t-il pas que la LNMF et la LNF viennent de créer l’Académie de la connaissance maçonnique (1). De plus en plus fort ! Cette académie-là ne dispense pas des savoirs, elle donne directement accès à la « Connaissance » !

La franc-maçonnerie se joue désormais hors du temple, mais pas forcément pour répandre sur l’agora les vérités acquises dans le temple ; il ne suffisait donc pas que des Frères et des Sœurs tiennent des conversations dignes du café du commerce sur Facebook, que d’autres s’engagent dans une fraternelle dédiée à soutenir un Président de la République qui, à mon avis, se soucie de ce soutien comme d’une guigne, que des « académiciens » organisent des conférences dont les thèmes auraient tout à fait leur place en loge, voici le dernier avatar de la société du spectacle, de l’information en continu, de la virtualité se substituant à la réalité : une obédience maçonnique française « invente » la franc-maçonnerie virtuelle par correspondance. Décidément, on n’arrête pas le progrès !

Inventer n’est d’ailleurs pas le mot exact, car cette innovation est importée des USA, ce pays où on peut gravir en un week-end tous les degrés de l’échelle rituélique, assis en spectateur sur des gradins, tandis que des comédiens jouent sur scène les initiations successives. Le progrès, vous dis-je. Enfin, si le simulacre peut être, en termes d’initiation, considéré comme un progrès…

Vous êtes un Maçon Traditionnel Libre ? Pour avoir droit à un bijou et un diplôme, il vous suffit de lire quelques livres du niveau apprenti, compagnon ou maître, d’envoyer un compte-rendu de vos lectures à un « comité académique » (sic) et vous voilà « maçon traditionnel libre » authentiquement estampillé, labellisé, certifié. On connaissait de longue date les « fausses patentes ». Les historiens de la Franc-maçonnerie des siècles à venir auront à se pencher sur ces vrais-faux diplômes.

Plus besoin, lorsque l’on est apprenti, compagnon, maître, de fréquenter une loge ni les chantiers de formation animés par les Surveillants, de s’adonner à des lectures personnelles, de confronter sa réflexion à celle de ses Frères et Sœurs, il suffit de lire quelques ouvrages… Pourtant, quelques décennies de fréquentation des loges m’ont permis de comprendre que l’essentiel du cheminement maçonnique n’est pas en dépôt dans les pages de livres, mais dans ce qui se transmet à voix muette de maître à apprenti et qui se verse d’un esprit à l’autre, de cœur battant à cœur battant. Loin de moi l’idée de nier l’impérieuse nécessité de lire des ouvrages maçonniques, mais pour s’améliorer soi-même au milieu des autres, il n’est pas besoin de livres ; il suffit de donner, par la praxis, le vécu, du sens aux mots initiation, confrérie, humanisme, et de les incarner dans son comportement.

Et quels livres, d’ailleurs ? S’agissant de ceux proposés par l’ « Académie de la Connaissance Maçonnique « , on eût été en droit d’attendre, à chaque niveau, une large bibliographie, permettant d’approfondir la symbolique, la rituélie, l’initiation. Que nenni. La bibliographie proposée à chaque niveau est plus que partielle et partiale. Elle se résume, à 7, 6, 5 ouvrages. La plupart des ouvrages proposés ont deux caractéristiques : ce sont des ouvrages d’histoire et ils ont presque tous été publiés par la même personne, en tant qu’auteur ou éditeur.

Une certaine confusion des genres me semble présider à la création de cette académie. Je crains que certains confondent la « maçonnologie » et la franc-maçonnerie. Certes, tenir des discours avec grande compétence sur la franc-maçonnerie est important, surtout en termes d’histoire, mais là n’est pas l’essentiel, d’autant que la science historique, même si elle est utile, est loin d’être la seule clé de compréhension des arcanes de l’Art royal. Le maçonnologue ne fait pas le maçon, si l’objet de la démarche initiatique maçonnique est la transformation de soi ou son amélioration. A cet égard, la maçonnologie est une voie de substitution.

Quant à la pseudo-modernité de cette expérience, elle m’apparait être aux antipodes de ce qu’est, selon moi, la démarche maçonnique : cette quête, à la fois individuelle et collective, humaine, qui s’efforce de rassembler physiquement ce qui est épars, et qui permet à chaque être de partager des savoirs pour tenter d’accéder à la sagesse que permet la Connaissance en s’inscrivant dans ce courant traditionnel serpentin ininterrompu, qui ne confond pas le fraternalisme avec la fraternité humaine. Double voie de substitution, donc !

Emerek le Fol

(1) Une académie est une assemblée de gens de lettres, de savants ou d’artistes reconnus par leurs pairs. Ces dites assemblées ont pour mission de veiller aux règles, codes et usages dans leurs disciplines.

vendredi 02 juin 2017 168 commentaires
  • 166
    pierre noel 18 juin 2017 à 17:57 / Répondre

    @ Chicon. Oui, j’ai des doutes. Les loges écossaises étaient composées d’artisans (masons, wrights, squaremen and carpenters) organisées à l’échelle du royaume par William Schaw, « Greit maister of wark and greit oversear » (Grand Maître d’œuvre et Grand Surveillant), par des « Statuts » en 1598 et 1599. Ils organisaient les loges en établissements permanents et sédentaires (à l’inverse des loges qui n’étaient jusque-là que l’annexe utilitaire d’un chantier). Ces organisations avaient pour but de protéger l’accès au métier, d’assurer l’entraide, de régler les conflits internes et surtout de conserver jalousement le monopole de leur activité. Le mot de maçon était une barrière (imaginaire !) de plus.
    Ces loges d’un nouveau style ont accepté des bourgeois et des nobles pour leur argent et
    leur protection. Les exemples sont nombreux, pendant tout le XVII° siècle, bien expliqués par Gould, Lyon, Stevenson … Le plus célèbre est le cas de Robert Murray (ou Moray) reçu en 1641.

    • 167
      Chicon 19 juin 2017 à 10:25 / Répondre

      @pierre noel – la protection du metier etait peut etre automatique tenant au fait que peu savaient lire.
      Quand a la geometrie science abstraite dans ses tracés, n’y avaient acces que vraiment tres peu, la vision dans l’espace n’est pas donnée a tous.
      Le « metier » s’auto-protegeait ainsi dans ses instances les plus élévees. Il attirait Les esprits scientifiques comme ceux de la Royal Society.

      • 168
        Désap. 19 juin 2017 à 15:16 / Répondre

        j’ai l’intuition que l’on se trompe,
        la bonne direction paraissant tellement simple à prendre, l’éventuel fourvoiement est assez étonnant.
        Le savoir divulgué aux acceptés ne me parait pas être celui des tailleurs de pierres, tout du moins s’il l’est, c’est parce que c’est le passage obligé pour accéder à l’architecture qui est l’objectif, la finalité de l’initiation.
        Ce serait trop long à développer, mais Moray est initié à la loge d’Edimbourg parce qu’il a rang d’ingénieur et surtout parce que c’est un militaire et qu’il a besoin de travailler avec les gens du Métier pour réaliser des ouvrages militaires ; il n’est pas question que l’armée ignore quoique ce soit de ce qu’on réalise pour elle.
        De tout temps, y compris et surtout chez les Romains (lire de Architectura de Vitruve qui traite des machines de guerre dans son livre 8), des militaires ont été acceptés dans les loges, puis au moyen age ce sont également des Surveillants généraux étrangers au Métier qui sont admis, parce que le Roi n’a rien à ignorer de ce qu’il se passe dans son royaume.
        Par ailleurs, il me semble qu’il faut distinguer les termes « franc-maçon » et « maçon ».
        Le franc-maçon est effectivement un ouvrier qui travaille au gré des chantiers, le maçon est un architecte, c’est le responsable des ouvrages du Roi, ce qui englobe également les ouvrages religieux notamment en France depuis Philippe le Bel, voire antérieurement …

  • 162
    pierre noel 17 juin 2017 à 18:34 / Répondre

    Henry Adamson (1581–1639), était un poète, un historien amateur et surtout un amateur de curling, de tir à l’arc et de joyeuse compagnie. Il habitait Perth, ville située sur la rivière Tay.
    Son poème le plus célèbre est The muses threnodie, or, mirthfull mournings, on the death of Master Gall Containing varietie of pleasant poëticall descriptions, morall instructions, historiall narrations, and divine observations, with the most remarkable antiquities of Scotland, especially at Perth (Edinburgh 1638 —). (Lamentation des muses ou Lamentations amusées (ou joyeuses) à l’occasion de la mort de M.Gall.)
    Le passage significatif est dans la Troisième Muse. [Le poète espère que le pont sur la rivière Tay, emporté par une crue le 14 octobre 1621, 17 ans avant 1638, sera un jour reconstruit en l’honneur du roi Charles I, celui qui sera décapité en 1649]

    Thus Gall assured me it would be so,
    And my good genius truly doth it know:
    For what we do presage is not in grosse, (en vain)
    For we be brethren of the rosie cross;
    We have the mason-word and second sight,
    Things for to come we can foretell aright,
    And shall we show what misterie we mean,
    In fair acrosticks Carolus Rex is seen,
    Describ’d upon that bridge in perfect gold,
    By skilfull art this cleerlie we behold,
    With all the scutcheon of Great Britain’s king,

    En deux vers, sont associés le mot de maçon, la clairvoyance, la divination et les frères de la rose-croix (sans oublier le génie, ange gardien ou démon de Socrate !).

    En 1672, la pratique du Mot est citée dans The rehearsal transpros’d, or, Animadversions upon a late book intituled, A preface, shewing what grounds there are of fears and jealousies of popery, par Andrew Marvell, un auteur anglais natif du Yorkshire.:
    “As those that have the Mason’s word secretly discern one another” (là aussi, le “mot” est associé à des moyens secrets de reconnaissance)

    Cela n’empêche pas certains de vouloir faire des maçons de métier une espèce de tiers-ordre religieux à la mode réformée.

  • 160
    pierre noel 17 juin 2017 à 10:58 / Répondre

    Dans un ouvrage curieux, The Secret Commonwealth of Elves, Fauns and Fairies by Robert Kirk, (1691) (publié par Andrew Lang en 1893] sont énumérées cinq curiosités propres aux Highlands d’Ecosse, relevant de ce qu’on doit bien appeler la magie, les « esprits » bienveillants, la seconde vue ou don de clairvoyance, les potions magiques et le « mot de maçon », paraissant une « tradition rabbinique », avec en plus des moyens « secrets » de reconnaissance. .

    (Kirk était pasteur d’Aberfoyle, village des Highlands, située à 45 km au nord-ouest de Glasgow, Walter Scott y situe l’action de son roman historique Rob-Roy.(

    Beƒides theƒe, I have found fyve Curioƒities in Scotland, not much obƒerv’d to be elƒewhere.
    1. The Brounies , who in ƒome Families are Drudges, clean the Houƒes and Diƒhes after all go to Bed, taking with him his Portion of Food and removing before Day-break.
    2. The Maƒon Word, which tho ƒome make a Miƒterie of it, I will not conceal a little of what I know. It is lyke a Rabbinical Tradition, in way of Comment on Jachin and Boaz, the two Pillars erected in Solomon’s Temple, (1 Kings, 7. 21.) with ane Addition of ƒome ƒecret Signe delyvered from Hand to Hand, by which they know and become familiar one with another.
    3. This Second Sight, ƒo largely treated of before.
    4. Charmes, and curing by them very many Diƒeaƒes, ƒometimes by transferring the Sicknes to another.
    5. A being Proof of Lead, Iron, and Silver or a Brieve making Men invulnerable.

    Le Mot de Maçon est associé au secret, à la magie, à la clairvoyance, à l’invulnérabilité et au mystère. Il pouvait sans doute créer un sentiment de malaise et de suspicion chez tous ceux qui n’en bénéficiaient pas ou en avaient simplement entendu parler. Et pourtant ? N’était-ce pas simplement un moyen parmi d’autres d’assurer le monopole du métier à quelques privilégiés ?

    • 161
      NEGRIER 17 juin 2017 à 13:51 / Répondre

      En 2005 j’ai analysé les différents documents écossais et anglais du XVIIème siècle relatifs au « Mason word » dans mon livre intitulé : La TULIP. Histoire du rite du Mot de maçon de 1637 à 1730.

    • 164
      Chicon 18 juin 2017 à 09:31 / Répondre

      @pierre noel – merci, Je crois savoir maintenant un peu mieux ce qu’est le mot de Maçon,: mysterieux, reservé a une corporation au départ, tombé en dèsuetude au XVIIIeme siecle quand la meçonnerie est devenue spèculative en UK.
      La double – vue evoquée dans le texte , signifie quoi chez les maçons ? Merci

    • 165
      Chicon 18 juin 2017 à 12:58 / Répondre

      @pierre Noël – le mot de Macon « n’etait ce pas simplement un moyen parmi d’autres d’assurer le monopole du metier ».
      Connaissant assez bien Les moeurs du batiment, bien des farceurs opportunistes devaient connaitre le mot de Macon sans avoir la qualification requise.
      Je les mettais au travail quelques jours pour voir et j’arrivais a savoir leur formation ou l’absence de formation, a des « tics » de metier.
      Donc Je suis extremement reserve quant au Mot de Macon.
      Tu sembles egalement reserve

  • 157
    Chicon 15 juin 2017 à 13:34 / Répondre

    @emerek le fol – tu poses de bonnes questions quant a l’avenir de la franc- maconnerie compte tenu de l’évolution des moyens de communication. On a vu il y a quelques annèes une loge virtuelle se reunissant sur internet. Que sera la FM de demain entre la nostalgie republicaine célébrée dans les cimetieres et la quête d’une destinée ontologique pour un petit nombre ?
    La generation Internet a déja fait evoluer Les elections françaises, provoquera t elle un bouleversement maçonnique ?

    • 158
      Emerek Le Fol 15 juin 2017 à 15:08 / Répondre

      Oui, la virtualité de la communication bouleverse tous les rapports humains en en changeant profondément la nature, ce dont nous ne sommes pas forcément conscients. Plus que jamais les humains ont besoin de se retrouver, physiquement, pour échanger et partager entre « hommes de bonne foi et de bonne volonté », dans la sincérité.
      La chaîne d’union ne peut, plus que jamais, se perpétuer que de vivant à vivant et la transmission se faire que de coeur battant à coeur battant. C’est l’essence même de la franc-maçonnerie.
      Ne pas s’en rendre compte, de la part de certains « maçonnologues » est selon moi la preuve qu’ils n’ont rien compris à qu’est, intrinsèquement, la FM. Les idéaux ne sont opératifs que s’ils sont mis en acte et s’ils sont incarnés. Sinon, ce ne sont que des discours sur. La Franc-maçonnerie est une praxis.

  • 149
    Désap. 13 juin 2017 à 05:46 / Répondre

    @ Luciole,
    En définitive, Le sujet de l’article du TCF Emerek le Fol est :
    – Certains ne seraient-ils pas entrain de très sérieusement instrumentaliser la FM, de chercher à en définir l’Histoire et, de fait, chercheraient ainsi à en influencer l’esprit ?
    Chacun a pu s’exprimer, peut-être certaines choses ont été démontrées, il me semble dans tous les cas, et avant que n’intervienne -sur la fin de la discussion- un commentaire purement polémique, les arguments de part et d’autre étaient construits et correctement développés.
    On peut, en effet, préférer les échanges tièdes entre personnes partageant le même avis.
    Je serai toujours étonné des réactions que suscitent le fait de bousculer le confort douillet des situations installées ; c’est pourtant le propre de la Maçonnerie de ne pas s’en satisfaire.

    • 150
      Luciole 13 juin 2017 à 15:33 / Répondre

      @Desap
      Je reconnais bien volontiers que ce sont des posts type 143 qui me courroucent quelque peu mais « échanges tièdes »ou « confort douillet » sont aussi, sous une forme courtoise,une manière de se « foutre du monde » (pardon pour le langage).Je ne savais pas (après 50 ans de présence) que la FM avait pour vocation de « bousculer les situations installées ».
      Cette découverte de son rôle révolutionnaire me trouble un tantinet et me pousse à clore ce sujet,somme toute peu enrichissant.
      Cordialement

      • 151
        Désap. 13 juin 2017 à 17:12 / Répondre

        j’avais pris ton premier commentaire pour moi,
        avec mes regrets,
        Bien Fraternellement.

  • 147
    pierre noël 12 juin 2017 à 13:44 / Répondre

    Je suis très intrigué par la gravure illustrant l’article d’Emerek Le Fol.
    Pourrait-on en connaître la provenance?

  • 143
    tartuf_rit 11 juin 2017 à 20:43 / Répondre

    Pas marre de pollurr le blog depuis une semaine? Je savais les frangins infâmes ratiocineurs, radoteurs et se rappelant comme les vieux leurs jolies contes. Vous êtes loin de pratiquer le coté progressif de nos recherches et arrêtez de vous onaniser avec nos contes et légendes. Alors arrêtez cette logorrhée et laissez nous vivre notre maçonnerie. Quant à Roger Dac (j’adore) merci pour avoir démythifié les sources chevaleresques et rappelé la réalité de notre histoire. C’est en regardant vers l’avenir que nous formons une chaine. Alors assez de blablateries.

    • 144
      Désap. 11 juin 2017 à 22:00 / Répondre

      Charité bien ordonnée commence par soi-même,
      si j’ose, mon TCF, te rappeler une maxime maçonnique.
      .
      Bonne démystification avec nos ancêtres les boutiquiers du bas-Londres.

    • 146
      ney jacques-daniel 12 juin 2017 à 08:35 / Répondre

      Respect et grand MERCI

    • 148
      Luciole 12 juin 2017 à 22:33 / Répondre

      La FM se vit ailleurs que sur les blogs quelles que soientt l’amabilité et la fraternité de Geplu.
      Utiliser ses colonnes pour s’invectiver,contester tout et son contraire et prudemment se cacher derrière un pseudo bien opportun ne fait honneur à personne.
      Je ne suis pas le grand moralisateur de service
      mais je vous invite à plus de retenue en public.
      Merci de votre attention.

  • 138
    Désap. 9 juin 2017 à 19:15 / Répondre

    Une fois de plus, Yasfaloth pris en flagrant délit de malhonnêteté,
    bon, en même temps on a un peu l’habitude, il faut bien que jeunesse se passe, soyons sport :-))
    .
    Donc, notre grand initié écrit, dans un style qui n’appartient qu’à lui :
    – « Invoquer Guenon (à l’œuvre de qui tu connais mon attachement) dans ce qu’il a de plus galvaudé »
    NDLR : est fait référence à l’ouvrage « Le règne de la quantité et le signe des temps »
    NDLR 2 : « à l’œuvre de qui tu connais mon attachement » – euh … ben non, nous ne nous connaissons pas autrement que par Yasfaloth et Désap. interposés (retenez, c’est important pour la fin … qui est à tomber par terre tout de même)
    Puis, lui faisant remarquer qu’il n’a rien compris de cet ouvrage pour le considérer ainsi « dans ce qu’il a de plus galvaudé », notre Maitre Sssecret répond :
    – « D’abord, après tout ce que j’ai dit et écrit sur R.Guenon suggérer que je « classe » ainsi ces ouvrages, est, quelque part, me faire injure »
    NDLR : je passe sur le « me faire injure » :-)) il est fort à parier que notre Parfait Apprenti prétendra qu’il s’agit en l’espèce de l’ensemble de l’œuvre et non d’un ouvrage en particulier – je vous fais les réponses de sorte que nous gagnons du temps :-)))
    .
    Le deuxième § est vraiment sans intérêt, la jeunesse disais-je …
    .
    Quant au 3ème §, il semblerait que notre Chevalier possède des renseignements … sur moi … mais on ne se connait pas … autrement que par nos pseudos … enfin en ce qui me concerne je ne sais pas qui est Yasfaloth … mais peut-être que Yasfaloth sait qui est Désap. … allez savoir :-)) les voix des initiés sont impénétrables …
    … … …
    mais dites donc, d’un coup j’ai un doute, sont-ce bien celles des initiés qui sont impénétrables ?? :-))
    … …
    ou bien … … … Non ! dis-moi pas que c’est pas vrai ! On aurait établi LE contact, ICI, sur Hiram.be !!!
    Ah ben c’est pour ça qu’il a des renseignements sur Désap. !!
    .
    Mon BAF Geplu ! ta fortune est faite
    🙂 🙂

    • 141
      Yasfaloth 11 juin 2017 à 13:32 / Répondre

      De la caricature comme vecteur de poudre aux yeux…

      🙁

      • 142
        Désap. 11 juin 2017 à 17:51 / Répondre

        Jeune homme, use de ta vanité avec qui sera susceptible d’en être dupe,
        pour ce qui concerne mon initiation, je te conseille de ne parler que de ce que tu connais, c’est à dire rien, tu sais maintenant qu’il s’agit pour toi de te taire et ainsi faire preuve d’un minimun d’éducation, si ce n’est maçonnique, au moins profane.

        • 145
          Yasfaloth 11 juin 2017 à 23:27 / Répondre

          Merci en tout cas pour le « jeune homme », à mon âge ça fait toujours plaisir :)…
          .
          Alors pour votre info il y a un certain Desap qui, sur un blog dit maçonnique, désormais essentiellement fréquenté par des aigris d’extrême droite en plein travail de deuil, a émis une foultitude affirmations pendant les deux-trois ans où il était possible d’y avoir une conversation entre gens à peu près civilisés.
          .
          Je pourrais bien entendu faire un florilège de ses déclarations n’ayant souvent rien à voir avec ce que vous affirmez ici, mais comme ce doit être, de toute évidence un imposteur, je vous prie « Illustre grand commandeur de l’aigle blanc et noir, Grand élu… », d’accepter toutes mes excuses pour vous avoir ainsi confondus !

  • 132
    Désap. 9 juin 2017 à 09:15 / Répondre

    Mon Cher Yasfaloth, je suis tout prêt à prendre en considération cette remarque très probablement fondée,
    j’aimerai te répondre, mais il faudrait m’en dire plus.
    Pourquoi me serais-je grillé, où en ai-je trop fait ?

    • 134
      yasfaloth 9 juin 2017 à 12:31 / Répondre

      Invoquer Guenon (à l’œuvre de qui tu connais mon attachement) dans ce qu’il a de plus galvaudé pour appuyer ton « projet » pour la Glamf me semble légèrement contre-productif.
      .
      Pour le reste je n’insisterai pas sur ta nouvelle crise de délire de violence sécuritaire, car elle n’a pas été manifestée ici.
      .
      Ah et invoquer le 27ème degré du REAA, quand il y a peu tu fustigeais ce rite, et les « hauts grades » m’a passablement amusé…

      • 135
        Désap. 9 juin 2017 à 15:32 / Répondre

        Tu m’aurais fait cette réflexion à propos de « la crise du monde moderne », passe encore … mais même pas, c’est n’avoir rien compris à ces deux ouvrages que de les classer dans la littérature d’extrême droite, sensibilité dont j’espère tu ne te risqueras de me soupçonner, c’est par ailleurs n’avoir saisi que l’écume de ce qu’exprime Guénon que de les classer ainsi.
        .
        Ma nouvelle crise de délire … j’ai eu l’occasion de converser avec un homme ayant eu des fonctions d’encadrement puis de direction dans une troupe d’élites un homme connu du public puisqu’il intervient parfois pour commenter certaines choses sur une chaine d’information très connue ; tu serais bien surpris mon cher Yasfaloth ; si tu m’avais lu objectivement et t’étais renseigner un tant soit peu sur ce qu’est la sécurité, l’intérêt supérieur de l’Etat et de la nation, tu ne te perdrais pas dans des remarque puériles ; j’aurais plutôt tendance à te répondre : ma nouvelle crise de clairvoyance, cher Citoyen qui n’entend que la théorie … tant mieux, ça permet de vivre dans un beau rêve ; je remarque tout de même que tu ne cherche en rien à te renseigner sur ce sujet … si jamais tu te trouvais un peu bêbête …
        .
        Enfin, comment peux-tu imaginer que je puisse commenter les hauts grades sans savoir exactement de quoi je parle ?
        Puis, comme toujours, comme pour la Thora, la Bible, le Coran, ce ne sont pas les textes qui sont en causes, mais bien leur usurpation …
        tu l’ignorais ?

        • 137
          yasfaloth 9 juin 2017 à 17:42 / Répondre

          J’hésite à répondre à ton post, tout « policé » qu’il est…
          .
          D’abord, après tout ce que j’ai dit et écrit sur R.Guenon suggérer que je « classe » ainsi ces ouvrages, est, quelque part, me faire injure… par contre utiliser le « Règne de la Quantité » pour affirmer une position dogmatique sur ce que peut être, ou pas, la maçonnerie et son évolution, cela je continue de le penser abusif et contre-productif.
          .
          Pour le délire, j’hésite à reproduire ici les propos (beaucoup moins policés) où tu appelles (il y a 5 jours) à nouveau au meurtre préventif de suspects… si je m’abstiens, c’est essentiellement pour ne pas avoir à faire la promotion du blog où tu les a proféré.
          .
          Et pour finir, seuls ceux qui ont reçu l’initiation aux degrés des hauts grades que tu cites peuvent savoir « exactement » ce dont il s’agit, ce qui n’est pas ton cas, autant que je sache…
          .
          Fin de l’échange pour ce qui me concerne, mais je sais que tu auras le dernier mot 🙂 !

  • 130
    pierre noel 8 juin 2017 à 22:55 / Répondre

    Reste à voir si la passion, c’est la franc-maçonnerie ou la « cerise sur le gâteau » ? Depuis quelques années que j’y suis, c’est le plaisir gratuit du rituel pour le rituel (le jeu en quelque sorte !)

    • 133
      Chicon 9 juin 2017 à 09:40 / Répondre

      Donc la franc-maçonnerie suscite la passion. Une espèce de course frénétique vers la connaissance du ou des rituels, et par là même, de soi et des autres ?

  • 129
    Chicon 8 juin 2017 à 16:44 / Répondre

    @PN – d’où l’extrême grande prudence quand on avance des faits sur la Franc-Maçonerie, en croisant des faits historiquement incontestables.

  • 126
    pierre noel 8 juin 2017 à 11:49 / Répondre

    On peut aimer la maçonnerie, la vivre dans tous ses rites, en étudier les rituels, la vouloir vivante, animée, plaisante, joyeuse, ludique …. et lire dans son cabinet le Cooke, le Halliwell, Hughan et Murray-Lyon, Knoop, Jones et Hammer, Ric Berman …. !!! Sans voir dans ce hobby (cette passion) un succédané de religion ou un tiers-ordre quelconque.

    • 128
      Vincent Molay 8 juin 2017 à 14:48 / Répondre

      Lorsque cette passion est, comme pour toi, la « cerise sur le gâteau », c’est un plus. mais il semblerait que pour certains cette passion « généalogique » ou « archéologique » soit devenue le but. Ceux-là confondent « maçonnologie  » et « maçonnerie », comme le souligne l’article.
      La vraie question n’est-elle pas de savoir comment vivre en incarnant « l’idéal maçonnique » en ce début de siècle ?
      Et je ne pense pas que ce soit en transmettant par correspondance une histoire partielle et partiale que cela puisse se faire.
      Je pense que 80 % des jeunes FF ou SS qui rejoignent une loge ne le font pas pour savoir si Ashmole ou Moray aimaient l’un le whishy pure malt et l’autre le blended
      A part cela, j’apprécie grandement ta fraternité.

  • 115
    willermoz59 7 juin 2017 à 19:20 / Répondre

    La démarche semble en effet curieuse et peut être malhabile dans sa formulation « l’académie de la connaissance »…. mais pour autant et en témoignent les commentaires (intéressants je trouve et moins polémiques et stériles que sur d’autres sujets), cela pose de réelles questions et répond aussi à de vrais soucis de transmission en Loge.
    D’abord, si j’ai bien compris il s’agit d’une démarche interne à une fédération de Loges et c’est un peu comme si on relevait un programme éventuel proposé pour un second ou premier surveillant, oui d’accord c’est d’aspect scolaire et programmatique mais :
    Combien de fois en Loge, sommes nous au même degré d’informations sur un sujet maçonnique pour engager un échange ? D’autre part, je ne pense pas qu’évoquer l’Histoire de la FM ou l’Histoire de certaines pratiques en FM relève de la « contre-initiation » , les « écrans de fumée » (la FM vient directement de l’ Egypte ou directement du Compagnonnage, la FM a lutté contre l’esclavagisme….) sont tellement plus faciles et pour le coup induisent une absence totale d’esprit critique à l’égard de ce qui est énoncé, arguments d’autorité falsifiée…la FM toujours à priori du côté du Bien…. pas discutable , pas négociable.
    Combien de surveillants proposent des textes qui mettent les contenus en questions, en tension les perspectives dites classiques (Boucher, Plantagenet, Wirth…) parfois tellement datées tant dans le propos (reflet des croyances de l’époque) que dans la forme (l’écriture).
    Comment resituer pour tous et chacun le rapport de la FM à sa propre Histoire ?
    Bien évidemment, cela ne constitue pas l’essentiel de nos travaux en Loge , je ne serai jamais un « maçonologue » mais combien de désillusions de SS ou FF engagés, de bonne foi, heurtés par les écrans de fumée qu’il ne fallait pas dissiper.
    Alors je suis partagé, on ne peut plus faire comme si tout allait de soi en FM (tel symbole veut dire cela, tel autre ceci sans se demander s’il y a eu des emprunts et en quels lieux ?) et tenter de transmettre uniquement sur ce mode de « tout va de soi », c’est certes plus difficile mais plus passionnant et engageant.
    Je prends un exemple basique : en rentrant en FM personne n’a pu m’expliquer pourquoi des pendeloques et le tau présent sur certains tabliers , personne ! Bon, je suis apprenti, je fais quoi ? ce n’est qu’un exemple bien sûr mais tenter de trouver des façons de transmettre nouvelles même si elles sont critiquables et améliorables me semble plus « maçonnique » que de rester à ne rien faire.

    • 119
      Désap. 7 juin 2017 à 23:22 / Répondre

      Si l’obligation était faite de connaitre des documents authentiques, ceux sur lesquels le F. Dachez s’appuie pour établir ses théories, s’il s’agissait d’avoir connaissance, comme ce devrait être le cas pour tout maçon, de l’ensemble des textes fondamentaux, Regius, Cook … Constitutions 1723 /1738 (au minimun), alors l’initiative aurait du sens.
      Mais là on est dans l’Académie de la « doctrine Dachez ».
      C’est un peu génant parce que l’objectivité n’est pas le terme qui vient tout de suite à l’esprit quand on connait l’oeuvre de notre Frère.

      • 121
        NEGRIER 8 juin 2017 à 00:21 / Répondre

        Cet auteur R.D. n’est pas un historien mais un médecin qui se consacre en amateur à l’histoire de la maçonnerie. Non seulement comme me l’a écrit l’historien A.B. il cite rarement ses sources, se faisant abusivement source pour ses lecteurs qui ainsi ne peuvent pas vérifier sa documentation (lorsqu’elle existe), mais encore il est inféodé à la thèse controuvée d’Eric Ward qui, sur la base exclusive d’indices langagiers, nie la réalité de la transition entre loges opératives et loges des Moderns pourtant attestée tant par l’histoire du rite du Mot de maçon (David Stevenson a retrouvé des versions d’Anciens devoirs opératifs dans des loges écossaises qui pratiquèrent ensuite le Mason word) que par les Constitutions de 1723 (dont les « Devoirs d’un franc-maçon » font cas des opératifs), que par Samuel Prichard (qui affirme en 1730 au début de sa Masonry dissected la réalité de la transition de l’opératif au spéculatif), et que par les Constitutions de 1738 (où Anderson affirme qu’il créa la GL de Londres en fédérant quatre loges opératives de Londres).

        • 122
          Chicon 8 juin 2017 à 09:16 / Répondre

          Un médecin peut faire de l’histoire mais un historien ne peut pas faire de la médecine.
          Il peut nous prendre le pouls en nous expliquant les tribulations d’Anderson, d’une pierre deux coups
          En bref RD est en général prudent dans ses avis, il pratique la « methode historique » de AQC sauf pour peut etre la « caisse » de secours mutuel, sauf erreur.

          • 125
            NEGRIER 8 juin 2017 à 10:23 / Répondre

            Les AQC n’ont même pas été capables de mettre en évidence les origines calvinistes presbytériennes du Mason word écossais. C’est dire !

            • 127
              Chicon 8 juin 2017 à 11:56 /

              AQC est anglais c’est pourquoi les travaux de l’étranger ( France, Écosse ,Suisse ) ne valent pas « tripette » au motif qu’ils ne respectent pas leur méthode de travail.

        • 123
          Désap. 8 juin 2017 à 09:20 / Répondre

          Merci mon Excellent Frère Patrick Négrier,
          c’est très exactement ce que je me suis épuisé à démontrer à mes FF de la GLAMF lors du fameux Appel de Bâle, leur expliquant que la réalité maçonnique valait bien le respect des Basic Principles 1929, que le roseau plie mais ne rompt pas, que nous glissions vers un insipide club-service du coté « reconnue » comme du côté « non reconnue » comme du côté « sociétal », le genre, de plus, de club-service totalement balourd, inutile et véritable promontoire à égos, un mauvais Rotary la charité en moins, bref ce que Guénon nommait « le règne de la quantité et le signe des temps », cette tendance CONTRE-INITIATIQUE qu’il fallait endiguer et que la GLAMF était parfaitement calibrée pour assurer la contre-offensive … la GLAMF a choisi la quantité !
          Mes Amitiés Fraternelles au Frère Bernheim dont l’expression nous manque, ce dont Dachez profite pour promotionner ses balivernes.

          • 131
            Yasfaloth 9 juin 2017 à 00:00 / Répondre

            Desap, pourquoi faut il toujours que tu te grilles, et par là même dévalorise ce que tu as pu écrire auparavant d’intéressant, en en faisant trop, que ce soit ici ou ailleurs, sur ce sujet ou sur d’autres ? syndrome Joaben ?

    • 124
      Vincent Molay 8 juin 2017 à 09:37 / Répondre

      Lorsque une institution s’intéresse plus à son passé qu’à son présent et son avenir, c’est qu’elle est en voie de fossilisation.
      Lorsqu’elle s’occupe plus de son histoire que de son but, c’est qu’elle est dans le dévoiement (la maçonnologie à la place de la FM). Imagine-t-on les adeptes de l’aikido s’occuper plus de l’histoire de leur discipline que de l’apprentissage des mouvements et techniques ?
      La FM est-elle une « voie initiatique » (graduation, mythes, rites, symboles) ou une société d’amateurs d’études historiques ? Autrement dit, un organisme vivant ou un « cadavre à la renverse » ?
      Pour ma part, comme le F Bruno Etienne (Par ailleurs Anthropologue des religions), je pense qu’elle est une voie initiatique, « la dernière de l’Occident ».
      Dans ce cas, il m’importe assez peu de savoir si Désaguliers découpait le gigot « à la française », si Ashmole le faisait cuire « sauce à la menthe », et si Anderson le découpait « à l’anglaise », seule question qui se pose au 18ième degré du REAA, n’est-ce pas ?
      Si on est en FM pour « vaincre ses passions » (chevaucher le tigre!) et pour tenter de s’améliorer soi-même, cette transmission-là, comme dans toute société initiatique, ne peut se faire que « de vivant à vivant » (plus que jamais nécessaire dans notre société désincarnée et en voie de déshumanisation). C’est cette question-là qui est la seule importante à mes yeux.
      Cela ne se fait certainement pas « par correspondance ».
      Et si on veut que la FM existe soit encore VIVANTE dans un siècle et non pas l’objet d’études archéologiques, il convient certainement de « revenir aux fondamentaux » et au travail en loge, pas en loge de recherches historiques, et encore moins dans des loges de recherche historique, où l’on écoute « idolâtrement » la voix de son maître.

  • 114
    pierre noel 7 juin 2017 à 17:40 / Répondre

    Je découvre avec intérêt une thèse de Mark Coleman Wallace sur la fm écossaise, déposée en vue d’un PhD à l’université de St Andrews. Il développe surtout le développement politique au sein de certaines loges devant la menace (ou la contagion) révolutionnaire française au tournant du XVIII° siècle. Mais c’est plutôt son opinion sur la naissance de la fm en général que je retiens. Comme beaucoup, il adopte les thèses de Stevenson et considère comme allant de soi que la fm que nous connaissons est née en Ecosse au XVII° siècle dans les loges opératives organisées par Schaw.
    J’avoue que je n’en crois rien.
    J »ai lu avec énormément de plaisir les bouquins de Stevenson lors de leur parution en 1988. J’ai écouté l’auteur à QC quand il y a parlé quelques années plus tard, je l’ai écouté encore (et rencontré) à Bruxelles en 2006 (quand il est venu à AM). Je ne suis pas convaincu par sa thèse d’une naissance écossaise de la (franc-) maçonnerie moderne !
    Ce n’est qu’une question de mots, certes, mais ce qu’il décrit de l’Ecosse, ce que décrivent les exposures 1696-1700, les statuts Schaw, les chartes Sinclair … ne sont pas de la « franc-maçonnerie » telle que nous la pratiquons en 2017 dans les loges ordinaires (celles de la GLUA et des obédiences mainstream – je ne parle pas des obédiences à intérêt « sociétal »). Il suffit de constater l’absence du 3° grade et de la légende d’Hiram pour s en convaincre.
    Celle-ci est un jeu pour adultes avec son formalisme et ses règles, la convivialité et l’agape, les santés « d’obligation » … S’y ajouta le côté « ésotérique », analogique, symbolique, un peu magique, un peu mystérieux mais surtout ludique. C’est une invention anglaise, sinon londonienne, inséparable de l’essor des clubs de gentlemen. Elle y est apparue en 1720 ou à peu près.
    Elle s’est ensuite répandue en Grande -Bretagne en même temps qu’en Europe. Les loges écossaises opératives, toujours bien vivantes et encore actives à l’époque (suffit de voir à quel point la construction en pierre était encore prédominante en Ecosse alors que l’Angleterre était déjà couverte de maisons de briques), l’ont adoptée et ont voulu imiter leur voisine. Quatre loges d’Edimbourg ont créé une GL en 1736 (Wallace insiste d’ailleurs sur le peu d’enthousiasme des opératifs, Kilwinning en tête), peut-être pour éviter de devenir « province » anglaise, comme le pays de Galles l’était devenu.
    (je le dis évidemment sans chauvinisme, n’étant ni Anglais ni Ecossais.)

    Puis-je ajouter le maçon opératif, c’est celui qui gagne sa croûte en pratiquant vraiment ce métier ! Qui qu’en grogne, aurait dit Amadou.

    • 116
      Désap. 7 juin 2017 à 19:25 / Répondre

      @ Pierre Noël,
      .
      Dans ce cas, qu’ont pratiqué Moray et Ashmole ? parce qu’il est établi qu’ils ont été initiés,
      il est établi que dès ~1635 il y avait des Acceptés dans les loges écossaises, loges qui n’étaient qu’exclusivement opératives
      ces Acceptés ont été initiés à quoi et comment à ton sens ?

      • 118
        NEGRIER 7 juin 2017 à 22:50 / Répondre

        Robert Moray et Elias Ashmole ont été reçus comme maçons acceptés en loge au rite des Anciens devoirs. Qu’est-ce qui attira ces deux érudits à ce rite ? C’étaient tous deux des amateurs de choses anciennes (ils écriront l’un et l’autre les premières pages de ce qui devait à terme être une histoire du rite maçonnique des Anciens devoirs), et ce que le rite opératif des Anciens devoirs pouvait apporter à ces deux érudits épris l’un de symbolisme et l’autre d’alchimie, c’était son contenu spéculatif, à savoir : d’une part l’éloge des sept arts libéraux et en particulier de la géométrie (emprunt à la République VII de Platon), et d’autre part l’histoire allégorique (certains diront « légendaire ») du métier de maçonnerie qui portait très précisément sur les origines historiques (l’Ile de France) et sur les vicissitudes de l’art gothique des cathédrales importé en Angleterre, lequel art gothique était inspiré de l’architecture symbolique du temple de Salomon.

        • 120
          Désap. 8 juin 2017 à 00:13 / Répondre

          Symbolisme et Alchimie sont les deux Colonnes d’une même Connaissance, de la Connaissance.
          Le 27è REAA exprime clairement : « la pierre philosophale n’est pas ce qu’imaginent les sots et les ambitieux »
          Il y a deux sortes de personnes qui ignorent ce que l’on entend par « Alchimie » :
          – les sots qui imaginent pouvoir fabriquer de l’or
          – ceux qui la qualifie de « charlatanisme » parce qu’ils pensent qu’il s’agit de fabriquer de l’or.
          Quand au Symbolisme, se souvenir que Pythagore n’était en rien ni mathématicien ni scientifique, c’est en appliquant les principes du symbolisme qu’il établît les propriétés du triangle et d’un nombre assez considérable de formes géométriques qui toutes en découlent.
          Lire à ce propos les 4 excellents articles parus dans la non moins excellente et trop peu connue revue « Vers la Tradition » >> tapez les termes sur Google >> abonnement 35€/an >> très peu de métal pour beaucoup d’une excellente Lumière.

    • 117
      NEGRIER 7 juin 2017 à 21:45 / Répondre

      Faux ! L’étude comparée des textes montre que le rituel pratiqué par la Grande loge de Londres en 1723 (connu sous le titre A Mason’s examination) était un rituel du Mason word qui s’inscrivait dans la tradition du Mason word apparue en Ecosse en 1637 (c’est le pasteur écossais calviniste presbytérien James Anderson qui transmit aux futurs membres de la GL de Londres le rite du Mason word qu’il avait reçu de son père qui était membre de la loge écossaise d’Aberdeen qui pratiquait le Mason word depuis 1699). Cette tradition du Mason word fut conçue et élaborée par la loge écossaise de Kilwinning qui était de confession calviniste presbytérienne. La loge de Kilwinning créa le Mason word parce qu’elle refusait de continuer à pratiquer le rite anglican des Anciens devoirs, et c’est pourquoi en 1599 les Statuts Schaw demandèrent à la loge de Kilwinning de créer un art de mémoire. Cet art de mémoire créé par la loge de Kilwinning (loge-mère des loges calvinistes d’Ecosse) ne pouvait être qu’un art de mémoire conforme aux principes du calvinisme. Cet art de mémoire conforme aux principes du calvinisme, ce sera le rite du Mason word qui sera exclusivement tiré de l’Ecriture (les noms des deux colonnes Bo’az et Yakin étaient tirés de I Rois 7,21 et la poignée de main ou « griffe » était tirée de Gal. 2,9) conformément au principe protestant « Sola Scriptura » (alors que le rite des Anciens devoirs était inspiré de matériaux extra-bibliques comme la liste des bonnes œuvres inspirée de la Règle des moines de Benoît de Nursie, et comme la liste des arts libéraux inspirée du chapitre VII de la République de Platon), et le Mason word était également conforme au calvinisme en ce qu’il se composait uniquement d’images verbales et non plastiques conformément à l’iconoclasme protestant (lorsque les images des tableaux de loge apparaîtront en 1710 dans le rituel du Mason word intitulé Dumfries n° 4, ce sera dans une loge arminienne et non pas presbytérienne). Quant aux Chartes catholiques des Saint-Clair, elles n’ont aucun rapport avec la tradition calviniste du Mason word : la preuve en est que les loges qui pratiquaient le rite calviniste presbytérien du Mason word comme les loges de Kilwinning et de Scone-Perth ne signèrent évidemment pas ces Chartes Saint-Clair. Le Mason word apparu en 1637 évolua en se développant : il comprenait à l’origine deux degrés (comme à l’époque de l’Edimbourg de 1696) et il sera augmenté de la légende d’Hiram en 1730.

    • 152
      Chicon 14 juin 2017 à 10:13 / Répondre

      @PN – en résumé la filiation entre les LL écossaises provenant du « métier » et le loges anglaises « mondaines » n’est pas établie par exemple le 3eme grade manquant des les loges de metier ecossaises.
      Stevenson observe que les loges composées de gens du « metier » participaient a une instance dependant des villes ( dont j’ai oublié le nom) et que le « melange » avec des gens etrangers au metier se fit en ces lieux.
      James Anderson frequenta alors une L ecossaise. Il s’en inspira pour ecrire sa propre « mouture » de 1723 y ajoutant une trame biblique, logique pour une Pasteur.
      La FM anglaise ne serait pas de « generation spontanée  » mais copiée et adaptée de la FM ecossaise ?

      • 153
        Désap. 14 juin 2017 à 12:22 / Répondre

        Non, je regrette mon Cher Chicon, ce type de déduction est d’inspiration exclusivement profane, c’est, résumé, ce que je reproche à R Dachez.
        Or, nous avons affaire avec Anderson à un MAÇON.
        Sauf si on me le démontre, je refuse de croire que la motivation première d’Anderson fût l’ambition.
        En qualité de Maçon, Anderson a fait son Devoir : il a transmis la Maçonnerie écossaise à ceux qui étaient, à son sens, susceptibles de la conserver et la transmettre à leur tour ; cela surement du fait de la mobilisation des effectifs pour la reconstruction de Londres, les loges en Écosse se mouraient – pure intuition de ma part, mais non sans en avoir bien peser le réalisme.
        Une autre possibilité : Anderson est fils de Maçon Opératif ; il est parfaitement possible que son père, ou sa loge, ou les deux lui aient demander de transmettre cette Maçonnerie, faisant le même constat de dépérissement.
        Dans tous les cas, il me parait important de toujours inscrire la dimension maçonnique dans nos réflexions ; la négliger c’est très logiquement se fourvoyer.

        • 154
          NEGRIER 14 juin 2017 à 14:03 / Répondre

          Le père de notre pasteur, qui s’appelait lui aussi James Anderson (senior), n’était pas un maçon opératif mais un « verrier », c’est-à-dire un maçon accepté membre de la loge d’Aberdeen.

          • 155
            Désap. 14 juin 2017 à 18:18 / Répondre

            Pour le reste de mes hypothèses,
            est-ce farfelu ?
            y a-t-il des preuves, des faits qui démontrent le contraire ?
            RD, QC, etc, estiment que la théorie de Harry Carr n’est plus tenable,
            pour faire court : je ne comprend toujours pas pourquoi.

            • 156
              NEGRIER 14 juin 2017 à 23:16 /

              Le texte en PDF du professeur David STEVENSON sur « James Anderson : man and mason » que vous pouvez trouver sur l’internet devrait répondre à vos questions. Si ce n’est pas le cas formulez avec plus de précision votre questionnement et j’y répondrai si je le peux.

  • 112
    Désap. 7 juin 2017 à 09:43 / Répondre

    @ P. Négrier
    .
    Mon Très Cher Frère,
    .
    Je n’ai pas l’habitude d’adresser des compliments, moi-même je les crains notamment dans la vie profane, ils sont souvent source d’intérêts, mais nous sommes entre Frères.
    Ainsi je salue tes analyses dont je partage la très grande majorité et plus particulièrement l’esprit parce qu’enfin il s’agit d’analyses maçonniques, les actions des personnages sont envisagées tenant compte de leur qualité de Maçon, c’est en même temps l’exact reproche que je fais à notre Bien Aimé Frère Roger Dachez que je salue très fraternellement, d’appliquer une attitude profane qui ne peut simplement pas être celle des ces hommes, notamment et surtout parce que ce sont des hommes du 17ème siècle.
    .
    Je ne lis pratiquement personne, sauf R. Dachez parce que je ne suis pas d’accord avec lui, mais encore une fois je le remercie de son travail (les Maçons comprendront parfaitement cet apparent paradoxe), je ne lis que des documents anciens et authentiques, que des ouvrages antérieurs au 19è sc et notamment la période entre le 12è et le 18è, cela simplement pour tenter, avec les outils maçonniques qui nous servent à cela car c’est à cela très notamment que sert la Maçonnerie, c’est à dire distinguer la réalité de la légende, je disais donc cela pour tenter de comprendre ce que nos Frères nous ont transmis le 24 juin 1717, dont chacun comprendra que l’exactitude de la date n’a strictement aucune importance ; encore et toujours ce fameux paradoxe si nébuleux pour les profanes !
    .
    Et ce qu’il y a de plus fort mes Frères, ce qu’il faut impérieusement méditer et surtout comprendre : ce sont des légendes qui nous permettent d’en distinguer d’autres pour ne pas les confondre avec la réalité.
    Vous aurez noter : les légendes, la réalité, à l’égal de : les ténèbres et la Lumière, les unes sont multiples, l’autre est unique.
    .
    Mon TCF Patrick, je m’empresse de lire ton ouvrage Art Royal et Régularité Dans la Tradition de 1723-1730.
    .
    Très Fraternellement,
    Patrick B.
    .
    P/S : si tu le souhaites, notre TCF Géplu te communiquera mes coordonnées

    • 113
      Vincent Molay 7 juin 2017 à 10:37 / Répondre

      « le mythe est un mensonge qui dit la vérité » a écrit le poète Jean Cocteau. Pour que la lumière de la lucidité atteigne notre conscience, il convient effectivement de travailler à distinguer le mythe de la réalité. C’est pour ne pas être victime du mythe que les francs-maçons travaillent sur lui.
      Le mythe est historiquement faux mais ontologiquement vrai.

  • 104
    pierre noel 6 juin 2017 à 15:24 / Répondre

    L’énigme, le sujet d’étonnement, c’est le bouleversement des années 1717-1721 (les années du krach de Law et de la South Sea Bubble qui ruina Anderson), quatre années seulement qui virent une assemblée occasionnelle se transformer en un phénomène mondain (londonien). Comment une réunion de boutiquiers (des imprimeurs notamment) et d’artisans (dont des ouvriers de la pierre) est-elle devenue en si peu de temps la réunion de gens à la mode, d’aristocrates et de magistrats, du barreau, de Civil Servants, de Military Servants et de membres des diverses « Societies » (Royal Society for improvement of sciences, Royal College of Physicians, Royal College of Apothecarians, gentlemen Society of Spalding …) ? Les Antiquarians (les amateurs de vieilles choses) ne manquaient pas (qui cherchaient, comme Stukeley, la solution d’antiques mystères) mais restaient minoritaires dans une société d’abord élitiste.
    Comment expliquer cet engouement (qui ne dura pas) ? La personnalité flamboyante des ducs, de Montague, puis de celui de Richmond, n’y fut pas étrangère. Mais on oublie sans doute le rôle des descendants des Huguenots exilés par l’édit de Louis XIV, protestants dans l’âme et opposés aux volontés absolutistes et intolérantes d’un régime qui les avaient chassés de leur patrie.
    Se poser une question « historique » n’a jamais empêché un maçon de connaître et de comprendre son rituel ! N’en déplaise à quelques-uns.

  • 99
    Chicon 6 juin 2017 à 13:38 / Répondre

    Tous les avis sont convergents, complémentaires. Il ne reste plus qu’à R Dachez de faire la synthèse ou P. Noel ou P Négrier , enfin celui qui voudra bien.

  • 97
    pierre noel 6 juin 2017 à 12:56 / Répondre

    Ce qui frappe, c’est le côté « gentleman » de la tenue. Il est prévu de n’y parler qu’à la demande du VM, de respecter le ton courtois, affable et de bonne compagnie (comme disait ma grand-mère), de jouir de la compagnie, de la chère proposée et de la bonne éducation (idem) sans querelle futile. Convivialité d’un autre temps, sociabilité de club, absence d’affectation, bien éloignée d’un cercle semi-occultiste d’ « ésotérisants » (qui ne viendront qu’au siècle suivant), tel était, qu’on le veuille ou non, l’état de la fm londonienne naissante à l’époque du roi Georges.
    Un îlot de calme dans la ville de voyous, de malandrins et de pique-poquets que décrivent Samuel Pepys, Charles Dickens et « Drôle de drame ».

    • 101
      ALJA 6 juin 2017 à 14:45 / Répondre

      Cette sociabilité-là est décrite dans le poème « L’art d’être heureux » de Voltaire.
      Au vu de certains commentaires, il semblerait que cet « art de vivre » ait eu du mal à se transmettre jusqu’à notre siècle, étant donné le ton d’ayatollah employé par certains.

    • 108
      NEGRIER 6 juin 2017 à 16:27 / Répondre

      Les ésotérisants ne sont pas venus en maçonnerie au XIXème siècle : ils y sont venus au XVIIème siècle et on appelait alors ces maçons acceptés des « antiquarians », c’est-à-dire des personnes éprises des choses anciennes qui constituaient le fond du rite des Anciens devoirs précisément relatif aux origines historiques de l’art gothique des cathédrales. Le maçon accepté Robert Moray (+ 1673) s’intéressait au symbolisme, et le maçon accepté Elias Ashmole (+ 1692) s’intéressait à l’alchimie. Et en 1730 les premiers exégètes de la légende maçonnique d’Hiram tenteront de l’expliquer ou de la commenter en faisant appel à l’étude comparée des religions, faisant ainsi entrer définitivement l’ésotérisme en maçonnerie.

    • 110
      Désap. 6 juin 2017 à 17:47 / Répondre

      Penses-tu qu’en loge opérative il n’en était pas ainsi du point de vue de la tenure et de la prise de parole ?
      Doit-on comprendre que chez les Opératifs c’était … le foutoir ? Les frangins construisaient des Cathédrales mais c’était le bordel dans leur loge.
      Les rituels opératifs, Mot du Maçon et Rite Anglican ne faisaient donc aucun cas de quelque métaphysique, tu veux dire qu’ils n’avaient rien de symbolique ?
      .
      Il me semble qu’il faudrait méditer le fait que, Anderson dans ses Constitutions, à l’exception de l’Art.1, ne parle QUE de Maçonnerie Opérative et de strictement rien d’autre ; en d’autres termes, prétendre que nous pratiquons autre chose que la Maçonnerie Opérative est tout bonnement un non-sens maçonnique ; mais en effet, il s’agit de bien comprendre ce que signifie le verbe « pratiquer » en la matière, qui de tout temps du point de vue maçonnique à toujours eu la même signification.
      .
      Par ailleurs, les Architectes faisaient partie de la Maçonnerie Opérative, ce sont eux, du reste, qui seuls portaient le titre de Maçon ; plus que les tailleurs de pierres qui ne concernent que les grades d’Apprenti et Compagnon, il s’agirait de se pencher sur ce qui n’est un métier distinct que depuis le XIXè sc ; sauf erreur, je ne connais pas d’ouvrage maçonnique sur les Architectes, ceci ne me parait étrange.

      • 111
        NEGRIER 6 juin 2017 à 22:10 / Répondre

        La première partie des Constitutions de 1723, due à la plume de James Anderson, aborde l’architecture sous plusieurs angles. Elle commence par une référence à la Géométrie, l’un des sept arts libéraux célébrés par les Anciens devoirs. Puis elle visite les étapes successives de l’histoire de l’architecture : d’abord l’architecture biblique (mention du temple de Salomon qui fut la première source de la symbolique du rite du Mason word pratiqué par la GL de Londres), puis l’architecture gréco-romaine (mention de Vitruve et du style augustéen qui servit de modèle à l’architecte italien Palladio et à l’architecte anglais Inigo Jones ainsi qu’à l’architecture de la cathédrale Saint-Paul de Londres mentionnée par Anderson qui avait été le chapelain de la loge de cette cathédrale), puis l’architecture gothique (mention de plusieurs figures des Anciens devoirs médiévaux mentionnés à travers l’expression « vieux registres des maçons »), et enfin l’architecture italienne et britannique qui à partir de la Renaissance firent revivre le style augustéen. Anderson évoque Auguste César sous le règne duquel naquit le Messie de Dieu (Jésus de Nazareth) qualifié pour l’occasion de « Grand Architecte de l’Eglise » (manière de rattacher l’architecture au judéo-christianisme). Il insiste sur l’architecture conçue comme « art royal » (l’architecture monumentale était le privilège des rois), ce qui est une manière d’affirmer son loyalisme envers le pouvoir politique en place. Et il finit par un éloge de l’ancienne fraternité des maçons donnée comme un exemple d’amour fraternel, de paix et de liberté dont les membres appartiennent à plusieurs classes sociales (nobles, bourgeois, clercs, universitaires) ainsi qu’à plusieurs confessions et dénominations religieuses (pluralisme qui représente une victoire sur les précédentes guerres civiles qui avaient résulté de motifs d’ordre religieux).

  • 91
    ghiblim 6 juin 2017 à 11:41 / Répondre

    L’analyse de Pierre est excellente. Les bourgeois rêvaient de fréquenter les nobles. JB Willermoz l’a bien compris lorsqu’il a créé le Régime Ecossais Rectifié avec port de l’épée en Loge bleue et blasons et devises dans la partie chevaleresque. Willermoz était un bourgeois qui ne fréquentait pratiquement que des nobles. Pour les anglais, le schéma était le même : côtoyer des aristocrates par le biais des Loges. Quand on voit aujourd’hui le nombre impressionnant de faux ordres de chevalerie (le bourgeois ne sait pas faire la différence entre le chevalier et l’aristocrate!), il ne faut plus s’étonner de rien.

    • 93
      Vincent Molay 6 juin 2017 à 11:51 / Répondre

      C’est un fait que la FM fait de plus en plus penser à la chanson de Jacques Brel « Les bourgeois ».
      Le phénomène n’est pas récent. Après tout, Le « Chevalier » Ramsay dans son discours a souché la FM sur les templiers, certainement parce que les nobles qui fréquentaient les loges avaient besoin d’une « origine » plus « noble » que le fait de descendre de « maçons opératifs ». Cela dit il doit bien y avoir 20% des FM qui, lorsqu’ils accèdent à un grade de « chevalerie », se mettent à se comporter « chevaleresquement. C’est la puissance de l’imaginaire….

    • 98
      Désap. 6 juin 2017 à 12:58 / Répondre

      Certes, mais justement ce que tu évoques là est non seulement bien postérieur à 1717/1723, mais aussi l’emblème de la dégénérescence de la Maçonnerie.
      .
      la Maçonnerie ce n’est surement le bourgeois qui rêve de fréquenter les nobles, ça c’est ce que Guénon nomme la « contre-initiation ».
      .
      L’idée, du moins la mienne, est de bien comprendre le processus de transition qui s’opère au XVIIè sc., comme le souligne P. Négrier, la Réforme est fondamental; c’est un processus de libération, à la fois vis à vis du Vatican, également vis à vis de l’Anglicanisme, bras spirituel armé d’une puissance occupante, etc, etc, etc, on s’aperçoit des méfaits d’une religion qui étouffe toute recherche, quelle soit sociale, scientifique, politique, toute idée neuve est immédiatement condamnée.

      Comprendre correctement la mutation du Métier c’est revenir à la réalité du Métier, qui n’a changé que du point de sa forme, les objectifs et les moyens restent rigoureusement les mêmes, c’est à l’opposé du club service que nous vendent les Noël, Vila, Dachez, Prescott et autre Mitchell pour ne citer qu’eux … bien sûr on ne parlera pas des aboyeurs du genre Darius, mais voilà bien une victime emblématique, aucune idée personnelle, rien, le discours de son mentor et l’arrogance, la suffisance de celui qui a bien appris sa leçon et nous la sert comme il réciterait Emulation sans avoir imaginé un instant que le « par-coeur » est la pour facilité le vécu et non une performance de bon élève.
      .
      Et à quoi résulte la fable des boutiquiers qui montent une fraternelle ? A l’Académie de la Connaissance Maçonnique ! Pouf, pouf, pouf, ne t’inquiète pas mon Frère, on va tout t’expliquer ; QUELLE FARCE !
      .
      Ainsi, celui qui a reçu l’initiation et pratique le rituel n’éprouve pas le besoin de chercher par lui-même, de fouiller, de questionner ses Maitres, je vais plus loin, il n’éprouve pas le besoin de casser les pieds de tout le monde avec ses questions pour comprendre ???
      Et bien c’est que le travail en loge est mal fait ! c’est que les Maitres et Surveillants font mal leur travail ! Et ce n’est surement en moulinant une bouillie insipide dans une Académie machin-chose que l’on apportera la moindre réponse à quoique ce soit.
      NON, la Maçonnerie n’est pas un club-service,
      NON, la Maçonnerie n’est pas l’exégèse biblique,
      NON, la Maçonnerie n’est pas l’anti-chambre de l’Assemblée Nationale !!
      .
      Suffit de galvauder, suffit de défendre des opinions, suffit de se prendre pour des gourous,
      faites de la Maçonnerie, vous verrez, vous serez bien bien bien moins névrosé.

      • 102
        Vincent Molay 6 juin 2017 à 14:49 / Répondre

        Mon BAF,
        Tu as tout dit, et bien dit.
        Qui a dit : « la franc-maçonnerie, beaucoup de croyants, bien peu de pratiquants » ?
        Bien fraternellement.

      • 107
        NEGRIER 6 juin 2017 à 15:42 / Répondre

        La présence de symboles bibliques dans la maçonnerie spéculative issue du « Mot de maçon » comme les deux colonnes Bo’az et Yakin fait de cette maçonnerie un espace où pratiquer l’exégèse symbolique de l’Ecriture. C’est pourquoi en 1689-1690 le Dr Stillingfleet appelait le rite du Mason word « un mystère rabbinique » ; et c’est pourquoi en 1691 Robert Kirk appelait ce même Mason word « une tradition rabbinique » (The Secret commonwealth).

      • 109
        ney jacques-daniel 6 juin 2017 à 17:44 / Répondre

        Bravo et respect !!!

      • 159
        NEGRIER 16 juin 2017 à 19:52 / Répondre

        Mon TCF tu écris : « NON, la Maçonnerie n’est pas l’exégèse biblique ».
        Mais le rituel du Mot de maçon dénommé Dumfries n° 4 de 1710 était un traité d’exégèse biblique.

        • 163
          Désap. 17 juin 2017 à 21:10 / Répondre

          Mon TCF, le Dumfries n4 est un peu obscure, plus exactement ses copies, les seuls exemplaires qu’il nous reste, beaucoup d’erreurs et d’incompréhension de l’écossais du 17è,
          mais surtout je pense qu’il faut faire une distinction entre loges de tailleurs de pierres et loges d’architectes,
          ceci a-t-il été étudié ?

    • 136
      Chicon 9 juin 2017 à 17:10 / Répondre

      @giiblim – cette observation est fondée, les bourgeois aimaient se rapprocher de l’aristocratie. Willermoz inventeur du RER en est bien un exemple. Aujourd’hui rien n’a changé dans ces comportements sociaux immuables. L’idée d’un comportement « clubiste » expliquant le succès des loges autour de 1720 apparaît vraisemblable.
      La franc-maçonnerie écossaise aurait connu son developpement inspiré du « métier » et de textes des siecles précédents ( the Antients)
      La franc-maçonnerie anglaise, phénomène mondain, inspirée d’Anderson aurait suivi.( the Moderns)
      En 1813 les deux « tendances » qui existaient en Angleterre, auraient fusionné après avoir cohabité
      ( Emulation Lodge of Improvement)
      Ceci est une hypothèse : deux pratiques maçonniques auraient cohabité près d’un siècle,

      • 139
        Chicon 10 juin 2017 à 09:09 / Répondre

        Cf. Post 17 – d’après P Négrier mon hypothèse est fausse: tout le monde pratiquait le rite importé d’Ecosse, a des variantes près. Il y a eu cependant cohabitation des Antients et de Moderns jusque 1813. C’est à ne plus rien comprendre.

        • 140
          NEGRIER 10 juin 2017 à 12:56 / Répondre

          Vous confondez les Anciens (médiévaux et renaissants) et les Antients ou néo-Anciens (de 1756). Le rite des Anciens devoirs apparut à York en 1370 mais émigra en Ecosse où il fut adopté. Les loges opératives d’Ecosse pratiquaient toutes à l’origine les Anciens devoirs anglicans. Mais en 1599 les Statuts Schaw laissent percer en filigrane le fait que la loge calviniste prebytérienne de Kilwinning refusait de continuer à pratiquer le rite anglican des Anciens devoirs, raison pour laquelle elle devait élaborer, en remplacement du rite des A.D., un art de mémoire (calviniste) qui s’avèrera être le rite écossais du Mason word, rite à l’origine typiquement calviniste presbytérien qui commença à être pratiqué par les loges calvinistes prebytériennes d’Ecosse comme celles de Kilwinning (un peu avant 1628-1630) et de Scone-Perth (vers 1628-1630). A cette époque coexistent donc en Ecosse 2 maçonneries : d’une part les loges pratiquant le rite anglican des Anciens devoirs opératifs (comme la loge Mary’s chapel d’Edimbourg), et d’autre part les loges pratiquant le rite calviniste du Mason word. En ce qui concerne les loges opératives d’Angleterre (dont certaines pratiquaient l’acceptation de non-opératifs), elles pratiquaient le rite anglican des Anciens devoirs (comme par exemple la loge de Londres qui publia en 1722 les Constitutions Roberts qui sont un exemple typique d’A.D. opératif). Mais à Londres en 1714-1717 James Anderson transmit le rite écossais du Mason word tant à des personnes étrangères au métier de maçon (Désaguliers, G. Payne, Lord Montagu, conformément à la coutume de l’acceptation) qu’aux membres de 4 loges opératives de Londres (qui pratiquaient jusqu’alors les Anciens devoirs) qu’il fédéra pour créer la G.L. de Londres. A ce moment là coexistent à Londres 2 maçonneries : d’une part la loge demeurée fidèle au rite des Anciens devoirs (c’est elle qui publie en1722 les Constitutions Roberts), et d’autre part les loges de la G.L. andersonienne qui pratiquent le Mason word. Précision importante : la persistance de matériaux des Anciens devoirs (comme les références aux arts libéraux et à l’architecture) tant dans le rite du Mason word pratiqué à la G.L. de Londres (par exemple dans la Masonry dissected de Samuel Prichard de 1730) que dans les Constitutions de 1723 prouve que les maçons opératifs de Londres à qui Anderson transmit le Mason word firent de la résistance et imposèrent à Anderson de conserver malgré tout les matériaux des Anciens devoirs. La culture maçonnique de la G.L. de Londres se composait donc du rite écossais du Mason word et des Constitutions de 1723 qui tous les deux conservaient des matériaux des Anciens devoirs. Après cela l’Irlandais catholique Lawrence Dermott, qui fut initié dans une loge pratiquant le Mason word, écrit en 1751 et publie en 1756 Ahiman rezon qui est un livre de Constitutions se réclamant de l’héritage des Anciens devoirs. Il crée ainsi la maçonnerie des Antients qu’on pourrait qualifier de néo-Anciens car s’il revendique bien l’héritage des Anciens devoirs il ne se situe pas moins d’un point de vue rituélique dans le contexte de la pratique du Mason word. La différence entre les Constitutions de 1723 (d’Anderson et de Désaguliers) et Ahiman rezon (de Dermott) était que Désaguliers n’obligeait les maçons qu’à la religion naturelle pratique et non pas à une doctrine religieuse (chapitre I des « Devoirs d’un franc-maçon » sur « Dieu et la religion ») alors que Dermott semble avoir revendiqué un retour à la croyance. La Grande loge unie d’Angleterre, qui était issue de la G.L. de Londres de 1717 et pratiquait donc le Mason word (avec ses éléments hérités des Anciens devoirs), tranchera en 1813 en rompant avec le point de vue philosophique de Désaguliers (qui n’obligeait qu’à la religion naturelle pratique et non pas à une doctrine religieuse) et en revendiquant l’obligation de la croyance au GADLU, donnant ainsi des gages à la conception fidéiste de Dermott (on retrouve une trace de ce phénomène dans les Basic principles de 1929 qui osent employer le mot « belief » en relation avec le GADLU).

  • 86
    pierre noel 6 juin 2017 à 00:00 / Répondre

    Anderson ? Il faut le lire !

    Charge VI.1
    Of BEHAVIOUR in the Lodge while constituted.

    You are not to hold private Committees, or separate Conversation without Leave from the Master, nor to talk of anything impertinent or unseemly, nor interrupt the Master or Wardens, or any Brother speaking to the Master: Nor behave yourself ludicrously or jestingly while the Lodge is engaged in what is serious and solemn; nor use any unbecoming Language upon any Pretense whatsoever; but to pay due Reverence to your Master, Wardens, and Fellows, and put them to worship.
    If any Complaint be brought, the Brother found guilty shall stand to the Award and Determination of the Lodge, who are the proper and competent Judges of all such Controversies (unless you carry it by Appeal to the GRAND LODGE), and to whom they ought to be referr’d, unless a Lord’sWork be hinder’d the mean while, in which Case a particular Reference may be made; but you must never go to Law about what concerneth Masonry, without an absolute necessity apparent to the Lodge.

    • 87
      Désap. 6 juin 2017 à 09:55 / Répondre

      Hmmm … oui …
      et donc, ceci démontre … quoi ?

  • 84
    pierre noel 5 juin 2017 à 20:01 / Répondre

    Tout cela est vrai
    Deux choses sont importantes.
    – La caisse de charité, essentielle à une époque sans sécurité sociale. La « régularité », c’était pour une loge d’y contribuer annuellement ‘et d’être présente aux tenues annuelles de GL.
    – L’attrait pour une organisation présidée depuis 1721 par un des nobles les plus riches du royaume (snobisme ai-je dit !).
    Sans oublier l’horreur de l’Anglais pour le papisme et l’absolutisme royal incarnés par la famille des Stuarts soutenue par un roi de France honni de tous.

    • 95
      Chicon 6 juin 2017 à 12:08 / Répondre

      @PN – Cet attrait pour une organisation présidée par un noble très riche ressemble au magnétisme exercé par le Rotary.
      En résumé un club chic ( pas d’athée ni de libertin) avec des règles strictes ( constitutions d’Anderson) pour approvisionner la caisse de charité, et calqué sur la FM écossaise en moins « métier » et en plus « gentry »
      Délire-je ?

      • 103
        NEGRIER 6 juin 2017 à 15:17 / Répondre

        C’est le pasteur écossais et calviniste presbytérien James Anderson qui, fortement aiguillonné par l’ambition sociale, fut le premier à envisager de transformer socialement la maçonnerie opérative de Londres en acceptant en loge des hommes de la bourgeoisie (comme George Payne), du clergé (comme Désaguliers) et de la noblesse (comme Lord Montagu), ce qu’on appela des «maçons acceptés», le phénomène de l’acceptation ne datant pas de 1714 mais des années 1640 au moins (exemples de Robert Moray et d’Elias Ashmole). Si à partir de 1717 des bourgeois furent attirés par cette maçonnerie nouvelle, c’est parce qu’ils ressentirent le même aiguillon d’ambition sociale qu’avait ressenti Anderson à l’origine. Autre point : le chapitre I des «Devoirs d’un franc-maçon» dans les Constitutions de 1723 admettait en loge les athées et les libertins mais les critiquait en qualifiant les premiers de «stupides» et les seconds «d’irréligieux». Exemple de maçon athée : le Député Grand-Maître de la Grande loge de Londres Martin Folkes en 1724-1725.

  • 82
    ghiblim 5 juin 2017 à 19:34 / Répondre

    Finalement nous allons faire de la recherche historique ! C’est ce qui est bien en maçonnerie, il y a d’abord la critique, parfois violente, puis l’adhésion au sujet critiqué. En fait il suffit d’attendre que la Sagesse règne sur les colonnes…

    • 89
      Corinthien 6 juin 2017 à 10:41 / Répondre

      Un seul commentaire sous forme de smiley : :-))…

  • 78
    Désap. 5 juin 2017 à 18:29 / Répondre

    @ Vincent Molay,

    Mon Cher Vincent,
    Ce que nos FF. n’ont pas l’air de comprendre, tu l’as expliqué, mais je pense qu’il faut le répéter :
    il ne s’agit pas de contester la valeur de la recherche historique du F. Dachez, c’est un travail de recherche, en conséquence ce serait parfaitement ridicule de le contester,
    en revanche, c’est l’interprétation qu’en fait Dachez qui ne colle absolument pas, et ceci est parfaitement critiquable puisqu’il s’agit de l’avis et seulement de l’avis de Dachez, et il se trouve que ça ne colle pas, il y a de très grande incohérences.
    .
    – Quid de Robert Moray, érudit écossais, Maçon accepté et fondateur de la Royal Society ; la Royal Society c’est SON idée ; cet homme éminent, éminemment respectable était à ce point conscient de la valeur de ce qui lui fût enseigné en loge qu’il associait une étoile à chacune de ses signatures ?
    -Quid du phénomène Rose+Croix ? qui est tout sauf anodin, les Noces Chimiques C’EST le parcours maçonnique !!!
    – Quid de cet évènement considérable : le grand incendie de Londres, qui mobilisa toute la profession européenne dans un chantier gigantesque de reconstruction qui dura 40 ans ?
    – Quid de Christopher Wren que Dachez considère totalement étranger à la Franc-maçonnerie moderne ?
    – Quid de Newton qui est avant tout, dont l’activité principale, est tournée vers l’Alchimie, ce n’est pas une légende, sa famille a tout fait pour planquer cet aspect majoritaire de sa vie, mais nous savons aujourd’hui, et depuis la mise en lumière de ses archives par vente aux enchères, que ceci est incontestable ; bien sûr Newton n’était pas de ces rêveurs qui pratiquaient l’Alchimie pour fabriquer de l’or, seuls les sots (pour reprendre le rituel) imagine cela ; mais encore faut-il ne pas en avoir honte, ne pas craindre de passer pour des hurluberlus et expliquer aux Maçons, qui ont les moyens de comprendre, ce qu’est réellement l’Alchimie.
    – Quid de Anderson, fils de Maçon Opératif, très vraisemblablement initié dans la loge de son père et dont je reste, jusqu’à preuve du contraire, qu’il n’est pas l’affabulateur que l’ont nous décrit et que son rôle fût absolument centrale et fondamental dans la fondation de la FM moderne, et qu’il avait un dessein réfléchi et construit de ce qu’il souhaitait TRANSMETTRE, car il n’a jamais été question d’autre chose que de cela !
    .
    Il y a un lien entre toute cela, aucun maçon objectif et raisonnable ne peut le nier, j’en ai parlé à Dachez qui m’a envoyé … du coup je ne fréquente plus sa loge.
    .
    – Le Duc de Montaigu, l’homme le plus riche d’Angleterre, se serait commis avec des affabulateurs sur des Constitutions maçonniques complètement bidonnées ??? Non mais franchement, on nous prend pour qui là ??
    .
    Bon, je pourrai continuer ainsi pendant des heures sur toutes les incohérences de cette New History que l’on essaye de nous fourguer !
    .
    NON, je ne suis pas d’accord et il va vraiment falloir faire quelque chose avant que tout soit galvauder.
    .
    Je t’embrasse Mon BAF.

    • 83
      NEGRIER 5 juin 2017 à 19:36 / Répondre

      Suite aux travaux de Harry Carr, de David Stevenson et de Pierre Mereaux, j’ai rapporté les étapes historiques de la création de la Grande loge de Londres en 1717 dans mon livre intitulé Art royal et régularité dans la tradition de 1723-1730. J’y retrace l’initiation maçonnique du pasteur calviniste presbytérien James Anderson au rite du Mot de maçon (« Mason word ») par son père qui était membre de la loge écossaise d’Aberdeen, laquelle pratiquait le rite écossais et calviniste du Mot de maçon depuis 1699 ; l’installation de James Anderson comme pasteur calviniste à Londres où il fit la connaissance de Jean-Théophile Désaguliers, fils d’un pasteur huguenot (J.-Th. Désaguliers sera progressivement ordonné comme diacre puis comme prêtre anglican) ; comment James Anderson devint le chapelain de la loge londonienne opérative de la cathédrale Saint Paul ; et comment à Londres James Anderson profita de l’arrivée au pouvoir d’un roi protestant (hanovrien) comme Georges Ier en août 1714 pour transmettre en décembre 1714 le rite du Mot de maçon de la loge d’Aberdeen tant à des gentilshommes de sa connaissance (comme Désaguliers, George Payne, et Lord Montagu) qu’aux maçons membres de quatre loges opératives de Londres qui pratiquaient jusqu’à cette date le rite anglican des Anciens devoirs mais qui étaient alors déclinantes, loges qu’Anderson fédèrera pour créer en 1717 la Grande loge de Londres.

      • 85
        Désap. 5 juin 2017 à 21:24 / Répondre

        Oui mon BAF P.Négrier, la Grande Loge de Londres est le « projet » de James Anderson.
        C’est un Maçon, c’était donc plus qu’un projet, c’était son devoir, il ne pouvait que l’entendre ainsi, j’ai une idée précise et fondée des raisons qui l’ont décidé à agir, car le propre du Maçon est d’AGIR.
        Il faut cesser avec cette fable des boutiquiers qui montent une caisse de charité, c’est ridicule, insultant pour nos Fréres.

    • 90
      NEGRIER 6 juin 2017 à 11:23 / Répondre

      Pour respecter la vérité historique des institutions maçonniques il faut commencer par faire la distinction entre d’une part les loges qui pratiquaient le rite anglican des Anciens devoirs médiévaux et renaissants, et d’autre part les loges qui pratiquaient le rite calviniste (presbytérien) du Mot de maçon apparu en 1637 (« Mason word »). Comme je l’ai déjà dit Robert Moray avait été reçu au rite anglican des Anciens devoirs et non pas au Mason word. Le phénomène Rose-croix apparaît dans la littérature maçonnique en 1638 dans la Thrénodie des muses d’Henry Adamson (+ 1637) pour l’unique raison que le rite écossais du Mason word était d’origine protestante (calviniste presbytérien) à l’égal du mouvement Rose-croix qui était d’origine luthérienne. Quant à Christopher Wren il était farouchement anglican et il pratiquait le rite anglican des Anciens devoirs, et s’il s’opposa violemment à James Anderson c’est parce que ce dernier était un pasteur calviniste qui avait transmis le rite calviniste du Mason word aux maçons opératifs de quatre loges londoniennes qui cessèrent par conséquent de pratiquer le rite anglican des Anciens devoirs. En 1714-1723 il y a donc à Londres deux maçonneries qui coexistent en se faisant mutuellement la guerre : d’une part les loges opératives demeurées fidèles au rite anglican des Anciens devoirs (ce sont elles qui publient les Constitutions Roberts de 1722), et d’autre part les loges composées d’opératifs et d’acceptés qui pratiquent le rite calviniste du Mason word grâce à James Anderson qui leur a transmis le rituel de la loge écossaise d’Aberdeen qu’il avait reçu de son père. Enfin en ce qui concerne Newton il n’intéresse la maçonnerie des « Moderns » que dans la mesure où Désaguliers avait professé le newtonisme dans The Newtonian System of the World, the Best Model of the World: An Allegorical Poem (Westminster, 1728).

  • 77
    pierre noel 5 juin 2017 à 18:27 / Répondre

    Le 24 juin 1717 (selon le calendrier julien, soit une quinzaine de jours après le solstice d’été astronomique), plusieurs « joyeux compagnons » («joyous companions» comme les appelle Lawrence Dermott, 1778), artisans, boutiquiers, …dînent ensemble, parce qu’il fait beau, que la soirée est longue, que l’ale est fraîche … dans la brasserie, près de la cathédrale St-Paul, où se réunit habituellement un club de mélomanes. Ils décident (selon toute apparence, la décision était préméditée) d’élire un président de séance, comme le faisaient autrefois le club autrement huppé et sélectif attaché à la compagnie des Maçons (l’Acception) qui a disparu lors du bouleversement social qui a suivi le « grand incendie ».
    Quelques-uns des convives ont encore connu cette époque et ont la nostalgie de ces temps-là. Ils décident donc d’un commun accord de renouveler l’expérience et, emportés par l’enthousiasme, la bière, le gin et le porto, ils se donnent rendez-vous l’année suivante. Des Ecossais, de Newton et des Rose-Croix, nos joyeux compagnons n’avaient rien à fiche, pas plus que de la spiritualité au sens actuel à mi-chemin de la dévotion et du mouvement New Age.
    Ils se séparent heureux et satisfaits, sans jamais penser qu’ils viennent de semer un germe qui se répandra dans le vaste monde, porté par les bateaux marchands d’un peuple de « boutiquiers et de commerçants » (c’est ce qu’a dit, à peu près, Napoléon un siècle plus tard).

    En soi, l’événement n’a rien d’extraordinaire. Ils devaient être nombreux à profiter de cette soirée de juin, comme nous le faisons aujourd’hui ! L’extraordinaire est le succès qui vint en quelques années pour ce club nouveau, l’engouement de la gentry, du barreau, de l’administration royale (les civil servants) et des professions libérales. Ce fut le cas à Londres qu’imitera la province, comme partout.
    Les « Antients » ne seront que la version « populaire » de ce mouvement, illustration presque caricaturale du snobisme britannique (ou plutôt anglais).
    Je reste convaincu que l’explication est, partiellement en tout cas, cette soif de sociabilité, ce besoin de discuter, de deviser, de débattre … en fumant une pipe et vidant une « pint » dans un cadre ordonné et de bonne compagnie. Lisez donc les articles des constitutions d’Anderson, qui décrivent si bien ce que sont les règles de ce jeu-là (plutôt que de revenir sempiternellement sur le bon dieu et l’athée stupide). Pour une description plaisante de ces réunions, consultez les « Memory of a Square » du Reverend George Oliver, conte à la Dickens.

    • 79
      Désap. 5 juin 2017 à 19:11 / Répondre

      Très bien, admettons,
      .
      donc artisans et boutiquiers sont avertis des usages du club très huppé et sélectif de la compagnie des Maçons,
      il faut donc comprendre que dans l’Angleterre de la fin du XVIIè, les clubs très huppés et sélectifs recevaient également des petits artisans et des boutiquiers … ou bien comment ces artisans et boutiquiers ont pu être avertis de ces usages ?
      Pardon, mais à mon sens c’est totalement incohérent, il y a une hiérarchie sociale absolument étanche à cette époque.
      .
      D’autre part, tu nous dit qu’il y a un développement extraordinaire simplement parce que les gens avaient envie de se parler … donc les nobles et la haute bourgeoisie d’un coup ont envie de parler avec les boutiquiers et les artisans qui n’ont pas la moindre notion de la tenure et qui pratique une langue qui est plus un argot qu’autre chose ?
      .
      Ça ne s’est même pas passé ainsi en France entre 1789 et 1804, la société est restée bien séparée selon les différents niveaux sociaux.
      .
      Bref, je veux bien que tu nous fasses la démonstration de tout cela parce que, semble-t-il ça ne résiste aucunement à la sociologie de l’époque.

    • 80
      Chicon 5 juin 2017 à 19:11 / Répondre

      @pierre noël – cette soif de sociabilité (l’esprit club ) est certainement le moteur du developpement. Mais pourquoi cette accélération dans la création de loges en quelques années à partir de 1717 ?
      R Dachez, historien sérieux, comme toi, l’attribue à la « caisse » de secours financée par la loge, mais comme l’ont observé certains FF cela est étranger aux rites. Alors pourquoi « cette traînée de poudre » que la création de loges en quelques années.
      Les clubs contemporains : Rotary, Lyons, se sont développés en quelques dizaines d’années, est-ce donc un « effet club » autour de la bonne humeur que tu décris (Anderson dans ses Constitutions n’a t il pas déconseillé de trop boire)
      Il serait bien d’avoir ton point de vue

      • 81
        Chicon 5 juin 2017 à 19:24 / Répondre

        En fait pourquoi ce « club » à évolué si vite pour se péréniser ?

  • 74
    ghiblim 5 juin 2017 à 17:25 / Répondre

    « Canards sauvages » ? C’est beau un canard !

  • 73
    ghiblim 5 juin 2017 à 17:23 / Répondre

    J’en ai assez de cette pseudo fraternité qui ne représente rien dans les actes. Il suffit d’avoir été maçon au chômage pour réaliser que la fraternité est un mot qui sonne creux. Vous êtes des donneurs de leçons, incapables d’aider les Frères dans la détresse et tout juste bons à critiquer ceux qui veulent connaître pour transmettre.

    • 75
      Vincent Molay 5 juin 2017 à 17:54 / Répondre

      Sur ce point, je suis d’accord avec toi : certains proclament d’autant plus la fraternité dans les discours que cela les exonère, à leurs yeux, d’avoir à l’exercer un minimum dans les actes

  • 66
    ghiblim 5 juin 2017 à 13:58 / Répondre

    En fait, vous érigez votre paresse en vertu. Vous ne cherchez pas, vous ne persévérez pas, vous vous cachez derrière la Fraternité pour ne pas travailler. Vous critiquez ceux qui savent, ceux qui écrivent et ceux qui transmettent. Le blog de Roger Dachez est exemplaire.

    • 68
      Vincent Molay 5 juin 2017 à 15:13 / Répondre

      Ghiblim,
      Tu parles de la paresse de qui ?
      Personne n’a remis, me semble-t-il, en cause le sérieux et la compétence de Roger Dachez en matière d’histoire de la FM.
      Certains, dont moi, disent simplement que si la connaissance historique est utile, elle n’est pas cependant le but ni l’objet de la démarche initiatique maçonnique. Et cela ne présage rien de leur paresse ou de leur travail

    • 69
      Désap. 5 juin 2017 à 16:20 / Répondre

      en résumé R. Dachez nous dit :

      http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10344-04.06.2017-ITEMA_21346177-0.mp3
      .
      L’intervention dure 18.31mn, c’est court, n’hésitez pas à écouter.

      de 3.00mn à 5.03mn
      >>>
      – le 24 juin 1717, les quatre loges qui se réunissent à l’Oie et le Grill sont composées, non d’intellectuels projetant de bâtir des cathédrales intellectuelles comme ce sera le cas plus tard, mais de petits artisans, des petits boutiquiers, des gens d’extraction plutôt modeste, et C’EST TELLEMENT VRAI qu’il vont placer à leur tête celui que l’on va appeler pour la première fois le Grand Maitre, un homme, Anthony Sayers dont on ne sait pratiquement rien, sauf qu’il était lui-même assez modeste et il était tellement de condition modeste que bien des années après il demandera des secours financiers à la GL, qui entre temps était devenue quelque chose d’important, et on lui accordera ces secours financiers en souvenir du fait qu’il avait été le premier Grand Maitre.
      .
      de 5.13mn à 6.53mn
      >>>
      – R.Dachez nous explique que les loges sont des associations de secours mutuelles et explique que le 24 juin 1717 c’est la réunion de 4 de ces loges pratiquement indigentes qui pensent qu’en se réunissant elle vont pouvoir augmenter leur capacité de secours en mettant leurs quelques shillings en commun (NDLR : sans rire), et comment pourrait-on appeler cette réunion ? Ben tient, une Grande Loge (NDLR : sans rire également … enfin, là j’ai tout de même un peu plus de mal … mais pas d’impatience, le meilleurs arrive).
      .
      A partir de 6.54mn et jusqu’à la fin : c’est-le-SCOOP! et son explication (NDLR : pon-pon-pon)
      >>>
      – le 24 juin 1717 n’a jamais eu lieu !
      .
      NDLR :
      donc … après nous avoir expliqué en détail ce que l’on entendait par « loge » en 1717 et avant en Angleterre (sans toutefois nous faire part, ni dans cette intervention, ni dans ses bouquins d’ailleurs, comment il arrive à cette conclusion, on est donc prier de croire R.Dachez), après nous avoir expliqué qui les composaient, comment fût décidé le terme de GL, qui était celui qui en fût le premier GM, ET SURTOUT que c’est en souvenir de sa première Grande Maitrise qui démarre le 24 juin 1717 pour se terminer le 24 juin 1718 qu’il fût secouru financièrement de longues années plus tard, Notre GGGRAND Historrrien nous dit,
      RRRROULEMENTS DE TAMBOURRRRR
      BOUM !
      !!!!!!LE 24 JUIN 1717 N’A JAMAIS EU LIEU !!!!!!!
      .
      Ban, prend ça dans les gencives …………..

      Bon alors, entendons-nous bien Môssieur GHIBLIM,
      quand allez-vous cesser de prendre les Maçons pour des canards sauvages ?
      Je pense, sous toute réserve bien entendu, que la question mérite d’être posée.

      • 72
        Vincent Molay 5 juin 2017 à 17:01 / Répondre

        DESAP, surtout ce que ne dit pas Dachez, c’est pourquoi ces artisans créant une « caisse mutualiste » ont ressenti le besoin de l’inscrire dans un corpus de légendes et de rites ; ce qui tout de même est le fond du problème.
        Et, à ma connaissance, la FM est d’abord une société qui travaille dans le cadre de rituels, avec une symbolique et sur la base de mythes, dès l’origine.
        Pas besoin, que je sache, de tout cela pour une « caisse mutuelle ». Dachez ne confondrait-il pas l’essentiel et l’accessoire. That’s the question.

  • 64
    ghiblim 5 juin 2017 à 13:41 / Répondre

    Je t’aime mon Frère Vincent !

  • 57
    Gilbert GARIBAL 5 juin 2017 à 10:32 / Répondre

    A TARTUF RIT

    Il ne s’agit pas, dans le cas décrit, d’un problème d’admission dans une association mais de création d’une association, à partir d’une autre.

    • 62
      tartuf_rit 5 juin 2017 à 12:25 / Répondre

      S’il s’agit d’une création ex nihilo, sans liens sauf la communauté de membres pourquoi pas? Toutefois toute « double » appartenance pourrait être proscrite. C’est l’un des principes qui prévaut pour les associations politiques (les partis quoi). Les membres d’une association sont souverains dès lors qu’ils respectent les contraintes juridiques. Par exemple si, un jour, ils est décidé qu’il est interdit de discriminer suivant les sexes. Les « amis ? », « Frères ? » de certaines structures auraient du mouron à se faire. Toutefois les règles d’admission (un non valant trois oui) pallient cette notion. Pour être complet la notion même de discriminant n’est pas toujours très claire. Quant à l’interdit d’une appartenance multiple elle ne parait pas contradictoire avec la liberté d’association. Les fondateurs étant libres d’établir leurs règles du vivre ensemble, pour un projet commun, dès lors que dans les écrits des statuts rien ne relève d’interdits légaux ils peuvent être adoptés et validés. Y compris le fait d’interdire une double appartenance. En FM c’est le principe, qui me fait m’esclaffer, de « non reconnaissance » qui illustre ces principes. Pour finir ceux qui ont « inventé » cette stupidité feraient bien de relire leurs principes ou bien il s’agit d’être les dames d’ouvroir, du dimanche.

    • 63
      tartuf_rit 5 juin 2017 à 12:46 / Répondre

      C’est une question identique, voire plus problématique. C’est une double appartenance dont il s’agit. Les « structures » ont souvent le sentiment d’être confrontées à des « taquins » qui veulent leur manger la laine dur le dos.
      Dans les faits il s’agit des problématiques GL /vs/ GO (de Belgique ou d’ailleurs).
      Dans le premier cas on considère une L (la GL) qui a fait des petits (les L), dans le second il s’agit d’un regroupement de L autour d’une finalité (projet?) l’appellation coutumière désignant cette démarche étant GO (Grands Orients). Dans la seconde démarche il s’agit de fédérations, et comme telle les L pour la FM, les syndicats pour les fédérations du même nom sont la « structure politique de base ».
      D’où ces fonctionnements limites staliniens qui font s’ébrouer, parfois, les SS et les FF de ces structures. Les responsables pensant avoir le monopole du savoir, et de l’orthodoxie. D’ailleurs très souvent, pas toujours, elles ne se refusent pas à toute affirmation dogmatique.

  • 55
    DARIUS 5 juin 2017 à 10:24 / Répondre

    @ DEZAP.
    Pour clore ce très instructif débat, je te recommande la lecture de la communication d’Andrew Prescott et Susan Mitchell Sommers intitulé « Searching for the Apple tree : Revisiting the Earliest Years of English Organized Freemasonry » extraite des actes du colloque de Cambridge (9- 11 septembre 2016) tenu sous l’égide des Quatuor Coronati…..
    Mais encore faut il s’intéresser à l’histoire de la Maçonnerie.

    • 60
      Désap. 5 juin 2017 à 11:08 / Répondre

      Il est marrant notre Darius,
      il essaye d’abord de montrer que nous serions incultes,
      puis de manière toute aussi naïve tente d’insinuer que nous ne saurions ni de quoi nous parlons ni ne connaissons le contenu de ce que contre quoi nous nous élevons, savoir la maçonnerie expliquée aux Maçons (ces nuls pétris de légendes) par des profanes sur la base de théories temporelles, d’une part, et d’autre part de preuves dont l’absence pourrait démontrer quoique ce soit à propos de Société(s)cultivant le secret …
      oubliant au passage que tout Maçon bien édifié sait qu’en la matière, notamment mais pas que, le manque de preuve ne démontre qu’une seule chose … qu’il n’y a pas de preuve :-):-)
      .
      Mon Cher Darius, vu la manière dont tu m’as répondu lors de ta première intervention, vu les termes que tu as employé en réponse aux commentaires, très mesurés pourtant, du TCF Vincent Molay, je pense que l’on va effectivement te laisser avec Andrew Prescott, Susan Mitchell et tes certitudes.

    • 61
      Vincent Molay 5 juin 2017 à 11:56 / Répondre

      Je suis au regret de te dire que ta suffisance et ton arrogance pleine de certitudes sont pour le moins présomptueuses, d’autant que tu ne sais pas qui sont tes interlocuteurs.
      Cela peut-il, dans un éclair de lucidité, te venir une seconde à l’idée que tes interlocuteurs s’intéressent au moins autant que toi à l’histoire de la fm et en savent, peut-être autant que toi ? Non, cela ne te vient pas à l’idée. Cela devrait pourtant. Car le but de la franc-maçonnerie n’est pas de former des historiens amateurs de leur institution, mais de former des humains qui luttent contre leurs préjugés et leurs certitudes et qui apprennent l’humilité. Pour ce qui me concerne, je me contenterai donc de te recommander un séjour prolongé dans ton cabinet de réflexion. Tu y apprendras le doute, c’est très constructif.

      • 67
        DARIUS 5 juin 2017 à 14:38 / Répondre

        Ceci se nomme l’esquive…

        Le fait de citer Prescott ou Sommer n’est en rien faire preuve d’arrogance ou de suffisance…et je n’ai pas de certitudes, loin de là mais au moins je m’efforce de connaître l’histoire véritable de notre Institution et je n’écarte aucune théorie d’un revers de main méprisant comme le fait le « T.C.F. » Desap… qui visiblement préfère la légende à la réalité….

        A chacun son choix….

        • 70
          Vincent Molay 5 juin 2017 à 16:49 / Répondre

          Il n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre. Ton arrogance et ta suffisance ne concernent pas seulement tes références à Prescott.
          Tous tes commentaires sont porteurs de suffisance.
          Il semblerait que tu aies du mal à amettre que l’on puisse être d’un autre avis que toi sans considérer que l’autre est, forcément, ignare.
          Je te rajoute à ma bibliographie sur la FM Michel Barat (la recherche de la vérité), Daniel Camino (approches anthropologiques des rites maçonniques), Tristan Muret (Vivre le rite) et même Bruno Pinchard (Philosophie de l’initiation). Mais encore faut-il s’intéresser à la franc-maçonnerie plutôt qu’à son histoire. Bonne lecture

          • 88
            DARIUS 6 juin 2017 à 10:34 / Répondre

            Traduction : quand l’on est en désaccord avec Vincent Molay , on fait preuve de suffisance et d’arrogance…..ce sont des arguments irréfutables !

            • 92
              Vincent Molay 6 juin 2017 à 11:43 /

              Et non, je ne vous laisserai pas dire cela. Quand comme vous on présuppose que ceux qui ne sont pas d’accord avec vous, comme DESAP et moi, ne savent lire autre chose que Dan Brown, oui, cela s’appelle de la suffisance, de l’arrogance. Mal nommer les choses, c’est rajouter au malheur du monde écrivait Camus. Vous n’êtes même pas dans la perversion du sens des mots, vous êtes dans l’inversion du sens des mots.
              Qui plus est, je vous le redis, lorsqu’on écrit avec une telle arrogance mieux vaudrait être prudent car on ne sait jamais qui est derrière un pseudo. Alors oui, vous êtes suffisant, arrogant, présomptueux et vaniteux. Et ce n’est pas parce que vous n’êtes pas d’accord avec moi que je vous dis cela, mais à cause de votre façon de vous exprimer. C’est clair ?

            • 94
              DARIUS 6 juin 2017 à 11:54 /

              @ Vincent Mollet

              « on ne sait jamais qui se cache derrière un pseudo… » formulation qui se veut menaçante… à tort car en ce qui vous concerne, derrière votre pseudo, il n’y a rien, rien du tout.

            • 96
              Vincent Molay 6 juin 2017 à 12:55 /

              Darius, non, il n’y a aucune menace dans mes propos, juste un conseil de prudence, une vertu maçonnique. Je constate, non sans plaisir, que votre vanité a été touchée par mes propos à un point tel que vous souhaitez avoir le dernier mot. Je vous le laisse bien volontiers en vous recommandant, moi, de méditer ces phrases :
              – La vraie signature du Maître, c’est l’incognito. Ibn Arabi (un copain de comptoir). Tout le monde ne peut pas prétendre faire partie, Darius, de la dynastie des Archéménides (rires)
              – « En ces temps difficiles, il convient d’accorder son mépris avec parcimonie, tant il y a de nécessiteux ». C’est de Chateaubriand, un autre copain de comptoir.
              Beaux sujets de planches, n’est-ce pas ? Vous êtes, Monsieur, un cuistre. Ce sera mon dernier mot.

        • 71
          Désap. 5 juin 2017 à 16:49 / Répondre

          tu vas pouvoir, mon TTTCCCFFF Darius, juger de la rigueur de ton mentor,
          c’est ci-dessus et vérifiable bien entendu,
          .
          en effet, une des questions à se poser est :
          – qui préfère la légende, qui préfère la réalité.
          .
          Un indice : ce n’est pas en rendant les choses complètement banales que pour autant on s’approche de quelque sorte que ce soit de la réalité.
          .
          Il me semble, mais je peux me tromper, qu’au regard de ce qu’il se passe à partir de la fin de la Guerre de cent ans, les Chôses sont un tout petit peu plus complexes que ce que le Chapelain/Orateur Dachez l’imagine, lui qui est dirigé, de son propre aveux, par God (voir devise LNF) et non inspiré par le GADL’U …

          • 100
            DARIUS 6 juin 2017 à 14:45 / Répondre

            @ Vincent Mollet et Dezap. Ces élucubrations d’illuminés analphabètes que l’on retrouve sur tous les autres blogs maçonniques (ce sont toujours les mêmes pseudos…..) m’ont remis en mémoire ce que disait il y a bien longtemps notre regretté F. Charles Porset à qui l’on demandait s’il y avait des catégories de gens qu’il ne souhaitait pas voir en Maçonnerie.
            Sa réponse avait été : « oui, il y en a deux, les pauvres et les cons »…
            Je pense avoir compris dans quelle catégorie vous vous situez.

            • 106
              Vincent Molay 6 juin 2017 à 15:32 /

              Et à part insulter ceux qui te font remarquer ta suffisance, tu sais t’exprimer avec courtoisie ?
              Quant au BAF Charles Porset, ne le fais pas parler s’il te plait. Pour l’avoir beaucoup fréquenté, je sais qu’il pratiquait, lui, une sociabilité de bon aloi…
              En plus d’être un historien érudit du 18ième siècle c’était aussi et d’abord un vrai frère.
              Mais continue à étaler ta hargne aux yeux de tous.

    • 76
      Chicon 5 juin 2017 à 18:07 / Répondre

      Post 55 @darius – interessant et please qu’ont ils écrit Andrew P et Susan MS , le 11/9/2016.

  • 53
    ghiblim 5 juin 2017 à 10:00 / Répondre

    Il est vraiment impossible d’avoir une discussion sérieuse en Maçonnerie, sans que celle-ci tourne à la foire d’empoigne. Pourquoi tant de haine ?

  • 52
    Gilbert GARIBAL 4 juin 2017 à 22:27 / Répondre

    Réponse à 357

    Merci beaucoup de tes précisions!
    Mais…par définition ( me semble-t-il en toute logique!) une association ne peut pas interdire – même par vote de ses membres- l »appartenance de ceux qui le souhaitent, à une autre association…au nom même de la liberté d’association!
    Gilbert GARIBAL

    • 54
      tartuf_rit 5 juin 2017 à 10:04 / Répondre

      Et non les membres d’une association sont libres de prévoir des règles d’admission (les moustaches, association des 100 kilos, etc.). Le propre d’une association c’est justement de décider de regrouper des gens aux intérêts ou préoccupations communes. Sinon l’art 76 d’une Obédience bien connue aurait déjà été attaquée. Toutefois un texte trop clairement discriminatoire pourrait être remis en cause sur d’autres critères, et pour d’autres motifs. La liberté d’association oui, mais entre gens qui veulent se regrouper!

  • 51
    Gilbert GARIBAL 4 juin 2017 à 18:04 / Répondre

    Réponse à notre Frère CORINTHIEN
    Je suis sensible à ton remerciement pour mon livre « Devenir Franc-maçon ».
    Il est bien agréable, et émouvant même, pour un auteur maçonnique de savoir qu’il est « parrain moral » de frères ou de soeurs, entrés en maçonnerie après la lecture de son livre! « L’ homme de plume » est, par définition, un homme seul devant son écran ou sa feuille blanche. Il a donc besoin de « retours », que la critique soir positive ou négative.
    Tu dis que l’on ne doit pas remercier en maçonnerie. Comme moi, je l’ai pensé aussi longtemps. Or, personne ne sait en fait d’où vient cette injonction ! Elle n’apparaît dans aucun texte! Il s’agit d’un usage qui a fait son temps mais à ne plus observer!
    Donc, n’hésitons pas à échanger des bons sentiments : nous en avons bien besoin en ce moment!
    Que ta route maçonnique soit bonne, heureuse et gratifiante, Mon Très Cher Frère!
    Mon salut sincèrement fraternel à tous les « frèramis » du blog Hiram Be
    MERCI encore à chacun!
    Gilbert Garibal

  • 47
    Gilbert GARIBAL 4 juin 2017 à 16:48 / Répondre

    Il est extrêmement inquiétant, grave même, qu’une Obédience maçonnique instaure en son sein une « police d’appartenance », c’est à dire rejette ainsi ses membres qui « continuent à l’extérieur l’oeuvre commencée dans le Temple ». En l’occurrence, nous ne sommes plus en maçonnerie mais dans une froide administration qui « gère » des numéros matricule et s’en sépare à sa discrétion!
    Vous avez dit fraternité?
    L’Art royal est en train de perdre son âme!
    « A moi les Enfants de la Veuve »!
    Gilbert Garibal

    • 59
      gabaon 5 juin 2017 à 10:59 / Répondre

      il y a longtemps que je le pense, et j’inscris cela dans la loi des cycles, la FM comme toute forme de vie est soumise à la dégradation du temps
      gabaon

  • 45
    Gilbert GARIBAL 4 juin 2017 à 16:04 / Répondre

    A savoir : La GLDF a récemment introduit dans ses Constitutions (Règlement Intérieur) l’interdiction à ses membres de participer aux travaux de « puissances maçonniques » extérieures à sa fédération de loges, sous peine d’exclusion.
    C’est ainsi que 4 membres de la loge « Anglaise 204 » à Bordeaux sont menacés d’exclusion pour avoir fondé un « cercle de recherches maçonniques », hors de la GLDF.
    La liberté d’association ( Loi de 1901, initiée par la franc-maçonnerie!) est ainsi remise en question par une « puissance maçonnique » elle-même !
    Or il est bien énoncé par les textes de Lois de la République Française que la Loi prime sur les règlements, usages et coutumes de toutes associations.
    Cette décision de la GLDF est évidemment plaidable.
    A méditer.
    Gilbert GARIBAL

    • 50
      357 4 juin 2017 à 17:42 / Répondre

      La liberté d’association est fondamentalement la liberté de s’associer comme l’on veut. L’association, surtout si elle est fermée, peut édicter des critères sélectifs, des interdictions, des incompatibilités. Si l’AG vote majoritairement dans un sens, la règle change. Je ne vois pas où est l’incompatibilité « avec les règles de la République ». Ce genre de mésaventure pourrait être évitée si les frères prenaient les convents avec sérieux. Ils pourraient éviter ainsi l’adoption de règles inutiles et vexatoires. Le problème aujourd’hui, c’est que les frères ont oublié comment fonctionnent les associations et ils vont demander aux tribunaux le travail qu’ils auraient dû faire en amont. Or un tribunal ne peut pas s’immiscer n’importe comment dans les décisions d’une AG souveraine. Le juge ne peut pas non plus se substituer aux associés.

    • 56
      e 5 juin 2017 à 10:31 / Répondre

      merci , dans ma loge, nous avons quitté la GLDF, qui voulait nous imposer le rituel standard et obligatoire de la GLDF, alors que nos travaux de recherches depuis 25 ans avaient mis à notre travail maçonnique qui un rituel qui nous semblait utile à nos recherche
      gabaon

      • 58
        Géplu 5 juin 2017 à 10:56 / Répondre

        C’est effectivement une des différences fondamentales entre le GODF et la GLDF. A la GLDF c’est le Conseil Fédéral qui détient la souveraineté et peut ainsi décider, entre autres, quels sont les rituels qui seront obligatoirement en vigueur dans les loges de la fédération, à l’exclusion de tout autre.
        Le GODF est lui une confédération de loges souveraines, qui peuvent donc adopter le rituel qu’elles souhaitent, l’obédience ne mettant à la disposition des loges que des rituels dits « de référence », adaptables par chaque loge en fonction de son passé ou de ses particularités.
        .
        Cette différence structurelle est aussi importante pour l’installation des nouveaux Vénérables. A la GLDF celui-ci ne peut-être installé que par un Conseiller Fédéral, représentant de la fédération qui délègue ainsi à l’élu de la loge un pouvoir et une responsabilité, tandis qu’au GODF le nouveau Vénérable est le plus souvent installé par son prédécesseur, la présence d’un Conseiller de l’Ordre n’étant nullement nécessaire, même si elle rehausse la cérémonie.
        .
        Dans le même ordre d’idée quand un Conseiller Fédéral visite une loge de la GLDF, le Vénérable lui donne son maillet et c’est le Conseiller qui dirige les travaux. Au GO, la souveraineté appartenant à la Loge et le VM tenant son autorité de celle-ci il ne propose pas son maillet à un Conseiller de l’Ordre en visite, sauf dans le cas heureusement rare d’une « inspection » de la loge votée par le Conseil de l’Ordre.

        • 65
          Luciole 5 juin 2017 à 13:45 / Répondre

          Eh bien c’est bien triste.Il est humain que des dirigeants essaient d’augmenter leurs pouvoirs et de se mettre à l’abri des contestations.
          A mon sens il est fâcheux qu’ils trouvent des majorités pour leur abandonner ainsi, sans grandes raisons, leurs capacités de jugement et d’action.
          Comme si nos illustres devanciers avaient disposés de Rituels inamovibles et pratiqué des interdictions à toutes occasions… Ils avaient mieux à faire.

  • 40
    Vincent Molay 4 juin 2017 à 14:54 / Répondre

    L’article consacré au même sujet du blog 3 5 7 apporte des précisions très intéressantes
    http://357.hautetfort.com/archive/2017/06/04/m-academie-de-la-connaissance-maconnique.html

  • 36
    Gilbert GARIBAL 4 juin 2017 à 11:15 / Répondre

    Réponse à 357.
    Je ne fais ici aucune auto-publicité, mais réponds à ta demande : Mon livre « Devenir Franc-Maçon » est désormais disponible en version numérique aux Editions Numérilivre.
    Gilbert GARIBAL

    • 43
      357 4 juin 2017 à 15:35 / Répondre

      Merci pour cette information.

    • 49
      Corinthien 4 juin 2017 à 17:11 / Répondre

      Mon TCF Gilbert, je n’imaginais pas, en achetant à la fin des années 1990, un petit livre intitulé « Devenir Franc-Maçon » d’un certain G.Garibal, que celui-ci me ferait faire mes premiers pas en Maçonnerie. Ce livre, le premier d’une longue série, je l’ai lu et relu, me permettant de me rendre compte des efforts à fournir pour essayer de comprendre le sens même du chemin initiatique. Je sais que l’on ne remercie pas en FM cependant, je ferais ici une exception. Sans toi ainsi que nos Frères Jean Verdun, Daniel Béresniak, Jean Mourgues, Daniel Ligou et tant d’autres Chercheurs de Vérité dont la liste donnerait une idée d’un infini tant recherché, la perception du chemin Maçonnique à parcourir serait une bien triste ballade et notre vision des premières lueurs de l’Aube sur nos chemins manquerait de joies et de clarté …

  • 32
    Corinthien 4 juin 2017 à 09:07 / Répondre

    J’attends avec impatience des pilules permettant de passer les degrés.
    Une pour l’Apprenti, à prendre le matin au réveil, une pour le Compagnon à midi et une pour le Maitre le soir avant le coucher avec la tisane. La question de la couleur mérite aussi d’ être posée. La couleur bleue, pour loge du même nom, est déjà prise, menant à une sorte de Nirvana, donc exit le bleu… Pour les hauts Grades peut être la couleur verte ou tout simplement reprendre les couleurs du temps, reprendre les couleurs du Monde… On trouve de tout sur le marché Maçonnique, aux chalands qui passent de bien faire leurs choix…

  • 29
    Alpha2180 3 juin 2017 à 20:53 / Répondre

    J’aimerais bien savoir combien parmi les commentateurs éclairés de ce cursus pensé pour les membres de la LNMF et de la LMF sont membres de l’une ou l’autre de ces obédiences …

    • 31
      Désap. 3 juin 2017 à 21:20 / Répondre

      Ils sont membres de la Franc-maçonnerie et pensent ainsi qu’il est de leur devoir de dire des choses dans son intérêt -ce qui ne doit pas manquer de te rappeler quelque chose- notamment lorsque celle-ci est instrumentalisée.

      • 35
        Benjamin Rathery 4 juin 2017 à 10:30 / Répondre

        Pourquoi cette question ? Seuls les musulmans ont le droit de parler de l’Islam ? Seuls les membres d’un parti ont le droit de parler de leur idéologie ? Il n’y a que dans les « systèmes clos », totalitaires, voire sectaires qu’il en est ainsi.
        A ma connaissance, la fm n’est pas un système clos et la parole y circule librement…

        • 37
          Alpha2180 4 juin 2017 à 12:09 / Répondre

          J’ai posé une question simple : « parmi les commentateurs ici, combien sont membres de la LNF ? » Et vous lisez : « hé là, tous ceux qui ne sont pas membre de la LNF, motus ». Ce qui m’amène à l’interrogation suivante : ai-je mal formulé ma question ?

          J’en profite pour.poser une seconde question : les maçons de la LNF / LNMF sont moins de 400 en France. S’ils ont envie de faire leur truc dans leur coin, que ce soit en tenue ou sur les parvis, qu’est ce que ça va changer pour les 120 000 maçons français ?

          • 38
            Jules 4 juin 2017 à 12:14 / Répondre

            Sauf que le beau site « Académie machin truc » , bien qu’émanant de la LNF et de sa photocopie mixte la LNMF semble avoir été fait pour un public un peu plus large que les 400 membres du binôme précité…

  • 25
    Elie May 3 juin 2017 à 17:06 / Répondre

    Ce que dit le blogueur de 3 5 7 de L’image intellectuelle de la FM française selon Roger Dachez
    http://357.hautetfort.com/archive/2015/01/31/de-l-image-intellectuelle-de-la-franc-maconnerie-francaise.html

  • 22
    Gilbert GARIBAL 3 juin 2017 à 15:14 / Répondre

    Je souscris totalement à tes propos, Mon Très Cher Emerek Le Fol,

    J’ajoute que : LE FRANC-MAÇON EST COMME LE VIN : CE N’EST PAS SON DEGRÉ QUI FAIT LE NECTAR!

    Gilbert GARIBAL

    • 24
      Emerek le Fol 3 juin 2017 à 15:27 / Répondre

      L’air de rien, l’universitaire Michel Maffesoli, qui n’a pas grand chose à prouver en termes de reconnaissance, remet certaines pendules à l’heure sur ce sujet dans son ouvrage « Le trésor caché ».

  • 19
    Gilbert GARIBAL 3 juin 2017 à 11:19 / Répondre

    Y a t-il une culture maçonnique ? La question est récurrente. Ce n’est pas insulter le passé que de constater qu’elle est surtout dans les cimetières! En bloquant le projecteur de l’Art Royal sur nos glorieux aînés, à coup de biographies sans cesse augmentées, nous en oublions le présent et le futur! Laissons- les dormir en paix, avec tout le respect que leur devons. Ils nous ont montré le chemin qui nous invite à marcher devant nous. Pas à enclencher la marche arrière. Soyons les acteurs, ici et maintenant, d’une maçonnerie vivante! Et montons chaque matin sur nos propres épaules pour découvrir l’horizon. L’automobiliste qui conduit les yeux rivés sur le rétroviseur, ne voit pas l’enfant qui traverse!
    Gilbert GARIBAL

    • 21
      Emerek le Fol 3 juin 2017 à 14:52 / Répondre

      Mon BAF Gilbert ,
      Comme toi je note la tendance de certains FF, surtout lorsqu’ils fréquentent les « hauts grades », à confondre la « maçonnologie » avec la franc-maçonnerie. Ceux-là sont des adeptes le plus souvent d’une franc-maçonnerie « mondaine » que fustigeait, avec raison selon moi, le F Bruno Etienne. Ce sont là deux dérives de ce qu’est à mon sens la franc-maçonnerie. « Etre fidèle à la tradition, ce n’est pas être fidèle aux cendres, mais être fidèle à la flamme » a écrit Jean Jaurès qui n’était pas franc-maçon mais vrai humaniste. Pour être les acteurs d’une maçonnerie vivante, comme tu le dis justement, il convient en premier lieu de ne pas faire des discours sur le « fraternalisme » mais de pratiquer concrètement la fraternité. « La franc-maçonnerie est une ânesse porteuse de vieilles reliques bien vivante qu’elle ignore ». Les divers apparatchiks de la fm, à commencer par l’initiateur de cette « pompeuse » académie l’ignorent avec une superbe suffisance. Pourtant, les braises sont toujours vivantes sous la cendre et tant que des FF et SS s’interrogeront avec sincérité sur le sens des mythes, des rites et des symboles, la franc-maçonnerie sera « vivante ». Heureusement que dans nombre de loges, il existe des FF et des SS qui ne se contentent pas de réciter le catéchisme de leur « gourou » ni de répéter les paroles mortes de leur vocabulaire convenu, conventionnel, conformiste. Ceux-là sont encore des « maçons libres dans des loges libres ». Tu es l’un de ceux-là et un certain nombre, dont moi, te reconnaissent comme tel. C’est ce qui importe, car c’est ainsi qu’Hiram est grand …
      Un académicien sans académie.

      • 30
        Désap. 3 juin 2017 à 21:01 / Répondre

        C’est étonnant cette obstination à vouloir inscrire la Maçonnerie dans le Temps,
        c’est le principe résolument inadapté de la recherche universitaire,
        dès lors on passe inexorablement à côté de la réalité.
        Ce qui a fait le succès des loges au XVIIIè, ce qui a provoqué ce développement exponentiel, est la capacité du rituel à extraire l’Homme du Temps, lui qui en est le produit.
        La Maçonnerie parle de Principes, la mettre dans le Temps c’est en faire une religion, ce dont rêvent certains académiciens bigots qui, à chaque voyage en Angleterre, ne ratent pas une messe.

        • 33
          Emerek le Fol 4 juin 2017 à 10:06 / Répondre

          Les universitaires sont des « chercheurs », les initiés des « cherchants ». Difficile d’avoir un langage commun et plus encore d’être en même temps chercheur et cherchant. D’autant que, s’agissant du sujet central du temps, les historiens en ont une vision linéaire alors que les initiés en ont une conception circulaire. Pour l’initié le temps est immobile. Il est censé vivre dans un éternel présent, ponctué par midi-minuit. Peut-être que l’historien peut le comprendre « intellectuellement » mais de là à le ressentir et à le vivre !!!! Pour l’un le temps passe, pour l’autre c’est lui qui passe dans le temps. C’est pourquoi j’ai écrit que le maçonnologue ne fait pas forcément le maçon, d’autant que, en sciences humaines, l’histoire est loin d’être la plus éclairante pour comprendre le fait initiatique maçonnique. L’histoire n’a pas le monopole de la « maçonnologie ». La sociologie, l’anthropologie et la psychologie des profondeurs sont, à mon sens, plus éclairantes. Mais ce sont les historiens qui tiennent le haut du pavé. Les Frères Gilbert Durand et Bruno Etienne, entre autres, nous manquent.

    • 26
      Chicon 3 juin 2017 à 17:09 / Répondre

      @gilbert Garibal – un exemple, pour comprendre et vivre en profondeur le rite Ecossais rectifié, il faut se plonger dans son histoîre : Willermoz, Martines de Pasqually et Autres. A défaut on voit l’apparence du rite mais pas son contenu qui lui est formateur. L’Histoire n’est donc pas une fin mais le bon moyen pour eviter de se perdre dans des spéculations personnelles dont la littérature maçonnique déborde.

      • 27
        Elie May 3 juin 2017 à 17:54 / Répondre

        Oui, comme tu l’écris « l’histoire n’est pas une fin mais un moyen ».
        Il n’empêche que, pour de plus en plus de FF, elle a tendance à devenir LE seul but ce qui, tu l’admettras, est le meilleur moyen de passer à coté du cheminement initiatique qui, à mon sens, est le but essentiel.
        En ce sens, passer son temps et dépenser son énergie à débusquer les vieux grimoires peut se révéler être une « voie de substitution » comme le souligne l’article. Et ne parlons même pas de la prétention de certaines « Académies ». C’est à se demander à quoi servent les loges ?

  • 15
    Chicon 3 juin 2017 à 09:39 / Répondre

    « pour savoir où l’on va il faut d’abord savoir d’où l’on vient ». C’est tout l’intérêt de l’étude de l’histoire maçonnique. Nous sommes « formatés » par les différents apports de notre passé souvent inconsciemment.

  • 11
    Désap. 2 juin 2017 à 20:56 / Répondre

    J’ai visité sa loge WP quatre fois, à Émulation il est Orateur et présente ses travaux, j’ai pu constater le melon gonfler crescendo, cette initiative complètement nanarde n’a donc rien d’étonnant, le frangin se prend pour 15 et a une interprétation de l’histoire maçonnique désespérément profane qui nuit plus qu’elle ne sert, évidemment.
    Dommage, le VM est un Frère très affable qui ne s’en laisse pas conter …

    • 20
      Darius 3 juin 2017 à 14:51 / Répondre

      R. Dachez n’est pas orateur de la loge William Preston et il y intervient de temps à autre…

      Il faudra que vous expliquiez ce que vous entendez par « interprétation de l’histoire maçonnique désespérément profane »….à moins que vous ne méprisiez les travaux universitaires qui sont très utiles à l’étude de l’histoire maçonnique.. mais encore faut il lire d’autres auteurs que Dan Brown….

      • 23
        Vincent Molay 3 juin 2017 à 15:23 / Répondre

        Darius, à ma connaissance R. Dachez est médecin et professeur d’histoire de la médecine. Et un historien de la maçonnerie amateur. Compétent et éminent, connu et, à juste titre, reconnu d’ailleurs. Il existe par ailleurs des universitaires historiens de la FM (Yves Hivert-messeka par exemple)
        Mais comme le souligne un certain nombre de commentateurs (Gilbert Garibal entre autres), s »il est utile de connaître l’histoire de l’institution maçonnique, l’histoire n’est pas le but essentiel de ce qui est d’abord, essentiellement, une « authentique voie initiatique » (la dernière de l’Occident, précisait l’éminent universitaire, le F Bruno Etienne). Il ne faut pas confondre « maçonnologie » et franc-maçonnerie. Et si l’on veut parfaire ses « connaissances » (non pas La Connaissance), mieux vaut lire des ouvrages de francs-maçons, à commencer ceux de Bruno Etienne, plutôt que ceux des « maçonnologues » historiens.
        Quant à « l’académie de la Connaissance maçonnique », cela relève du simulacre, pour ne pas dire comme René Guénon qu’il s’agit de « Contre-initiation ». A part cela, l’histoire de la FM est passionnante.

      • 28
        Désap. 3 juin 2017 à 17:58 / Répondre

        Non mais il plaisante le Darius ?
        Dachez pas Orateur de WP ?
        Faut informer Marc M. son VM, vieux, si t’es au courant d’une inversion récente des plateaux à l’O:., le genre Emulation 1.1
        pour le reste c’est du même niveau …
        Essaye les billes, tu veras c’est jeu très ludique … Un peu comme le club créé le 06/24/1717 d’après les mêmes recherches universitaires.
        T’as l’boujour de Dan 🙂 🙂

        • 34
          Darius 4 juin 2017 à 10:26 / Répondre

          Mon cher Désap,

          Je maintiens ce que j’ai dit….

          Lors de ma dernière visite à WP le F. Roger Dachez était Chapelain….

          J’ai du mal voir ou alors ce n’est pas la même Loge.

          Et je ne pense pas que ton style agressif soit très maçonnique…..
          Je n’ai pas l’honneur de connaître « Dan »….. mais personne n’est parfait.

          • 39
            Désap. 4 juin 2017 à 12:41 / Répondre

            Mon style agressif,
            il sympathique l’ami Darius,
            je le cite et précise ainsi à quoi j’ai répondu : « mais encore faut-il lire d’autres auteurs que Dan Brown ».
            La politesse m’empêche de te préciser exactement ce que tu m’inspires.
            Par ailleurs et sans plus de précision, il semble que tu fréquentes depuis peu WP, ce qui démontre, fallait-il là le préciser et ceci ajouter à cela, toute l’attitude péremptoire qui est la tienne, une certaine idée de la maçonnerie sûrement, qu’en effet je ne partage pas.

            • 42
              Darius 4 juin 2017 à 15:11 /

              Mon cher Désap, je fréquente la loge WP depuis plus longtemps que toi sans aucun doute…
              Tu peux te dispenser de « politesse » avec moi car en fait, je ne saisis pas ton propos (merci pour les billes, ça c’est la grande classe…).

              Pour ton idée de la Maçonnerie, je pense que tu n’en a pas, c’est effectivement plus facile pour toi…

              C’est curieux, si je ne connais pas « Dan » tu me fais penser irrésistiblement à un ancien Frère qui a quitté WP dans des circonstances un peu tumultueuses….

              A bon entendeur, salut.

            • 48
              Désap. 4 juin 2017 à 16:56 /

              @ Daruis,
              à bon entendeur rien du tout

      • 41
        Vincent Molay 4 juin 2017 à 15:01 / Répondre

        A Darius,
        Il y a beaucoup de mépris dans cette phrase: « Encore faut-il lire d’autres auteurs que Dan Brown ». Heureusement l’alternative ne se résume pas à Dan Brown ou Dachez. Nombreux sont les ouvrages de niveau universitaire.
        Vous voulez une bibliographie sérieuse ?
        Cela vous permettrait d’élargir et d’approfondir vos savoirs et d’ainsi penser par vous-même.

        • 44
          Darius 4 juin 2017 à 15:56 / Répondre

          Mon cher Vincent Molay,

          Je suis preneur d’une bibliographie sérieuse….

          J’attends donc vos conseils éclairés de vieil érudit maçonnique.

          • 46
            Vincent Molay 4 juin 2017 à 16:18 / Répondre

            Darius, Je ne suis que quelqu’un qui prétend savoir lire
            En matière d’histoire, en plus de Dachez, qui est compétent dans ce domaine, vous pouvez lire les quatre tomes L’Europe sous l’acacia » de Hivert-Messeca.
            Mais s’agissant de Franc-maçonnerie, vous pouvez lire Jean Mourgues, Claude Saliceti, Henri Tort-Noguès, Le trésor caché de Maffesoli, Bruno Etienne, Gilbert Durand et puis pour étendre le propos Accès à l’ésotérisme occidental d’Antoine Faivre, pour commencer. Je vous rassure, ils sont tous universitaires.

  • 10
    Gilbert GARIBAL 2 juin 2017 à 16:04 / Répondre

    La multiplication de ces structures aux noms pompeux qui naissent dans les obédiences et autour, n’a qu’une seule raison évidente : faire du Fric, encore du Fric! La nouvelle appellation du Grand Architecte de l’Univers! Il s’agit notamment pour quelques opportunistes de faire profession de vendeur du « passé maçonnique » en s’auto-proclamant gardien ou conservateur de rites, spécialiste voire historien de l’Art Royal ou « découvreur » de telle archive écrite à la plume d’oie et à l’encre de suie. Sur laquelle, ordinateur aidant, ces conteurs ajoutent leur broderie verbale, lors de conférences payantes. Ce qui s’appelle avoir trouvé un filon!
    Parler du passé est facile, le film est en boîte, il suffit de le coloriser avant de le projetter. Beaucoup moins de ces « Hauts-parleurs » , pour ne pas dire aucun, ne se risque à évoquer la franc-maçonnerie du futur. C’est à dire celle que nous devons transmettre à nos enfants!

    Il serait temps que maçons et maçonnes dignes de ce nom – qui travaillent, donnent une part de leur vie et toujours plus de leur argent à des « administrations maçonniques » se ré-approprient l’authentique franc-maçonnerie. Celle, généreuse, qui permet les inter-visites, hommes et femmes, entre toutes Obédiences et Suprêmes Conseils. Celle, ouverte, qui ne gère pas une police d’appartenance. Celle, égalitaire, qui permet à chacun et chacune l’accession à tous les degrés du rite en cause, sans systèmes de privilèges. Celle, désintéressée, qui ne confond pas valeurs boursières et valeurs spirituelles….en transformant la pierre en briques!

    Le regretté Bruno Etienne disait – vu le changement de nature de la franc-maçonnerie – qu’il conviendrait maintenant, de vendre les immeubles des « puissances maçonniques », en remettre le produit aux nécessiteux et revenir au concept de loge!. A méditer.

    Réveillons-nous, Mes Soeurs, Mes Frères, retrouvons la raison des Lumières : Osons penser et agir – certes en douceur et vraie fraternité – avec notre propre entendement!

    Il n’y a pas de forteresses imprenables : il n’y a que des forteresses mal assiégées!

    Gilbert GARIBAL

    • 14
      357 3 juin 2017 à 08:27 / Répondre

      C’est chouette de te lire ici. J’avais acheté un joli petit livre que tu avais écrit en 94 ou 95 sur la franc-maçonnerie aux éditions Marabout. Il était très bien fait. Je l’ai malheureusement perdu.

  • 9
    tartuf_rit 2 juin 2017 à 13:02 / Répondre

    Merci de me faire gagner un niveau de connaissance! Avant nous avions notre F Pierre Dac aujourd’hui nous Roger Dac (ainsi est il désigné) intéressant même si moins rigolo. Pour ma part même s’il ne s’agit point d’un manuel de « maçonnologie » je préfère l’ensemble de « L’os à Moelle »

  • 8
    yasfaloth 2 juin 2017 à 12:28 / Répondre

    Bah, quand on lit le « programme obligatoire », on voit qu’il s’agit en fait de lire presque uniquement des livres de R.Dachez ou validés par lui … no comment…
    .
    Ce genre d’initiative doit effectivement faire sourire les loges où on a à cœur de donner aux « jeunes » frères une instruction de qualité à travers les actions des 1er et 2nd surveillants et où on pense que l’initiation maçonnique est essentiellement une affaire de présence en loge et de travail sur soi.
    .
    La culture livresque venant juste en complément, et « l’historicisme » étant un piège pour les débutants.

  • 7
    tartuf_rit 2 juin 2017 à 10:49 / Répondre

    Si cette histoire n’est pas une galéjade alors le futur de nos choix et de nos séances de travail est mal parti. Ce que n’auront pu quelques siècles de vaticanerie, de nazisme, de FNisme Google, Twitter et autres système d’échange inter individus y parviendra. Dans un monde où les « actionnaires » (gros de préférence) sont la seule préoccupation, il est normal qu’un pan de l’activité humaine soit visé. Donc à quand une Obédience cotée au CAC 40, à moins que ce ne soit la création d’un marché des matières premières. Tout ceci montre que le monde des « Lumières » disparaît, et, bientôt, nous avec. Mais qu’attendre de gens qui n’échangent plus qu’en 130 caractères?!?!?!

  • 5
    Alpha2180 2 juin 2017 à 10:29 / Répondre

    Avant de dénigrer il faudrait comprendre. Il ne s’agit pas d’un cursus pour devenir maçon mais d’un cursus destiné aux maçons de la LNF et de la LNMF qui voudrait parfaire leurs connaissances.
    Il ne s’agit pas de transmettre via ce cursus une quelconque « expérience maçonnique » car les maçons de ces 2 obédiences le font déjà très bien en loge. L’objectif de ce cursus est pour ces « déjà » maçons d’acquérir une culture livresque d’un type sensiblement universitaire, ce que les loges ne font pas (ce n’est pas leur objet) et que les maçons ne font pas très souvent.
    Mais peut être vaut-il mieux rester dans l’ignorance et continuer à répandre des certitudes acquises …

    • 6
      Vincent Molay 2 juin 2017 à 10:47 / Répondre

      La culture livresque d’un Franc-maçon ne saurait se résumer à la lecture des oeuvres d’un historien de la FM, fut-il compétent et éminent. Cela donne le sentiment qu’en dehors de cette « doxa », les autres seraient des hérétiques. Ne serait-ce qu’en histoire, il y a des travaux d’universitaires aussi importants que ceux cités. N’avoir qu’un seul « son de cloche » est la meilleure façon de rester dans l’ignorance et de continuer à répandre des certitudes acquises. Ce n’est pas en tout cas la bonne méthode pour aiguiser son esprit critique, ce qui me semble être la base de la démarche d’un franc-maçon libre, fut-il traditionnel. Vous voulez des auteurs ???

  • 4
    Vincent Molay 2 juin 2017 à 09:53 / Répondre

    PPPPPPFFFFFF, cette académie est chiche en récompenses. un diplôme et un pin’s !?!?!
    Je suggère donc que tout F ou S qui a lu, à chaque niveau, plus de deux ouvrages de Roger Dachez reçoive en plus du pin’s et du diplôme une édition reliée en Skivertex des « oeuvres complètes » de cette auteur qui vont paraître aux « éditions de Moscou ».

  • 3
    Stella-Matina 2 juin 2017 à 09:44 / Répondre

    Je ne serai pas aussi dur, tranché et caricatural sur le système américain. Pour etre à la fois dans la maçonnerie française et américaine, et pour avoir moi-même reçu « tous les hauts grades en un week-end » je dirais qu’il s’agit d’une façon très différente de percevoir et de transmettre l’initiation maçonnique. La France joue la carte du temps et du travail, en disant que tout Maitre maçon qui s’investit peut un jour atteindre le plus haut grade de son rite. La réalité c’est que c’est faux, pour un tas de raisons : incompatibilité de croyances, passe-droit pour certains, disputes internes, guerres d’égos… Le résultat est qu’un très grand nombre d’obédiences se créent uniquement dans l’objectif d’une liberté totale de la pratique maçonnique de la base au sommet d’un (ou plusieurs) rite(s). Combien quittent leur obédience parce qu’ils sont « coincés à un degré » et hop ils vont ailleurs, car on leur dit « viens chez nous, on n’est pas comme ça, on te passe au 18e dès que tu nous rejoins ! », les mêmes qui une fois 30e ou 33e essayent de se faire régulariser dans une grande obédience jusqu’au plus haut grade reçu ailleurs, et ce parfois dans des conditions à peine dignes de celles qu’on dénonce ici dans la pratique américaine ! Le système des USA n’est pas parfait, bien sûr, mais les Frères savent qu’ils peuvent tous aller en haut de leur rite, car leur compatibilité spirituelle avec le bleu les rend de fait éligibles au plus haut grade de leur voie. L’intérêt ? Ils restent en maçonnerie par conviction, car ils n’ont aucun grade à espérer avoir un jour, ils ont tout très vite ! Résultat ils sont heureux de venir en Loge, ça évite les aigris et autres frustrés qui s’obstinent à rester en maçonnerie parce que « ça fait 20 ans qu’ils sont fidèles et que le sautoir blanc avec écrit 33 ils le veulent et ils l’auront ! »… bien qu’ils voient tous les autres leur passer devant, mais qu’ils résistent au prix de faner et de s’en prendre aux moins gradés qu’eux pour sentir qu’ils ont du pouvoir eux aussi ! Dans la maçonnerie américaine ont ne vous fait rien miroiter, on vous donne tout généreusement dès lors que vous êtes assidu et que vous vous investissez normalement. Pas de vieux barbus qui vous disent « moi je suis 30e, tu verras un jour tu comprendras, tu verras, tu sauras, mais pour l’heure soit sage ! ». Pas de faux prophètes 95e, pas de promesses qui s’éternisent et qui bien souvent s’achèvent en déceptions. Aux USA on vous ouvre toutes les portes, et si vous n’en faites rien c’est votre problème avec vous même ! Si vous êtes 32e ou Knight Templar et que vous êtes un gros nul en maçonnerie c’est votre honte, pas celle de l’Ordre, car aux USA la maçonnerie considère ses membres comme des adultes responsables dont la valeur dépend du travail personnel. En France on considère la maçonnerie comme une école, on reconnaît la valeur d’une obédience, d’une Loge ou d’un rite à la qualité de ses membres. Je ne crois pas que ce modèle ait montré ses preuves. On peut juger la maçonnerie américaine, mais je crois qu’avec nos 300 et quelques obédiences nous devrions apprendre à nous taire, comme lorsque nous étions apprenti et nous demander pourquoi les américains ont encore de nos jours une maçonnerie aussi forte et unie, contrairement à nous… peut être parce qu’ils transmettent avec simplicité, sans prétention, car là réside l’amour fraternel.

    • 12
      michel 2 juin 2017 à 22:33 / Répondre

      Je vous remercie d’apporter ce point de vue sur nos maçonneries respectives. Du point de vue français cela sonne vraiment juste !
      Un de mes frères de coeur a trouvé une formule pleine d’humour :les grades de perfection c’est fait pour s’améliorer soi-même, pas pour essayer d’améliorer les autres.

  • 2
    Benjamin Rathery 2 juin 2017 à 09:34 / Répondre

    A lire la bibliographie nécessaire pour intégrer ce cursus , on se rend compte que pour accéder à la « connaissance maçonnique » (rien que cela), il suffit de lire les « oeuvres complètes » de Rog.Dac. C’est dire en quelle estime il tient les centaines d’auteurs qui ont écrit et écrivent sur la FM. Dans le cas de figure, il est à la fois juge et partie puisqu’il corrige les copies en tant que membre du « comité académique » !
    Je suggère donc à ces académiciens de prendre comme devise « à la Gloire du GARD » et de créer un nouveau landmark à la LNMF et à la LNF : « tout F ou S qui n’aura pas lu les oeuvres complètes de Rog.Dac et n’en aura pas fait un commentaire élogieux ne sera plus reconnu comme maçon traditionnel libre ».
    Hiram, réveille-toi, ils sont devenus fous !
    Vanitas vanitatum omnia vanitas. Sic transit gloria mundi.

  • 1
    Patrice 21 2 juin 2017 à 07:47 / Répondre

    Serions nous encore le 1er Avril !
    Si non je vais pouvoir accrocher dans mon bureau un nouveau diplome, puis un second et un troisieme. Cela va me donner de la joie, un peu plus de force et faire beau au mur !

    • 13
      astronome64 3 juin 2017 à 07:36 / Répondre

      Si ça peut t’intéresser, je propose un diplôme encadré en bon état (gravure or, vernis sélectif, papier vélin) de « Souverain Sublime Prince secret, Grand inquisiteur maniaque, Chevalier élu de la voute sacrée, Grand pélican illustre » au 40éme degré du rite bayonnais rectifié au pastis sacré. Sont fournis décors, cordons avec leds (piles non fournies) . Outre l’assurance d’un certain succès auprès des FF et SS ce diplôme garantit le retour d’affection, le succès dans les affaires, réussite au permis de conduire, la réparation à distance des disques durs et des mobylettes.
      Faire offre sur le bon coin, annonce 15688899.

      • 16
        Marius Vincent 3 juin 2017 à 09:50 / Répondre

        Monsieur l’Astronome de Bayonne est un hérétique. Avec de tels propos blasphématoires, il est à craindre qu’il ne soit jamais reconnu comme « Maçon Traditionnel Libre » (appellation d’origine protégée).
        Comme « pensum », il devra lire les oeuvres complètes de « l’académicien de la Connaissance maçonnique » qui a le monopole de la dite connaissance.

        • 17
          Désap. 3 juin 2017 à 10:32 / Répondre

          Oui exactement !
          Non au blasphème, vade retro Satanas,
          non à la marchandisation des diplôôômes, encadrés de surcroit,
          Saint Roger priez pour nous,
          non à l’Astronome de Bayonne ……………
          que j’embrasse !

        • 18
          astronome64 3 juin 2017 à 10:34 / Répondre

          Fort heureusement, certains FF et SS (enfin, celles et ceux comme dirait notre nouveau PDG, qui, en même temps (termes sous copyright), pratiquent le second degré… (grade maçonnique secret) me reconnaissent comme tel !
          Ouf !!
          Comme pensum, je m’astreins à relire Nietzsche, Cioran et Philippe Murray…. Montaigne et Montesquieu sont bien évidemment fréquentables… Pour le bucher d’hérétique je propose d’arroser les bois d’armagnac… ça donne du gout à la viande

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