tablier Oudinot

Le Tablier du Maréchal Oudinot

Par Pierre Mollier dans Contributions

Le Musée de la franc-maçonnerie préempte le Tablier du Maréchal Oudinot

La maison de ventes Artcurial dispersait hier soir – dans son magnifique hôtel du Rond-point des Champs Elysées – le mobilier et les collections du Château de Malicorne (Sarthe), résidence, pendant plus d’un siècle, de la famille du Maréchal Oudinot (1767-1847). Avec le soutien actif du Service des Musées de France, le Musée de la franc-maçonnerie a pu préempter les lots 145 et 146 relatifs à la vie maçonnique du Frère Oudinot.

Comme différents membres de sa famille, Nicolas-Charles Oudinot a probablement été initié dans une des Loges de Nancy, peut-être dès les années 1790. Il s’affilie en 1805 à la Loge d’Arras L’Amitié. Au gré de son itinérance militaire, il est aussi élu Vénérable d’honneur de la Loge Saint-Napoléon d’Amsterdam en 1810-1811. Après 1814, il est nommé Grand Officier du Grand Orient de France et le reste jusqu’à sa mort en 1847. Le lot 145 regroupait un ensemble de papiers dont une magnifique lettre manuscrite qui commence par « Le F:. Oudinot, Maréchal de l’Empire… » et différents documents relatifs à l’administration du GODF et de son Grand Collège des Rites-Suprême Conseil dont le Maréchal était membre. Le lot 146 était un magnifique tablier. Son style parait typique des Pays-Bas – notamment dans la broderie et les franges – , il s’agit donc probablement d’un tablier d’hommage de la Loge d’Amsterdam.

Rappelons que, surnommé « le Bayard français », Oudinot est le Maréchal de l’Empire qui reçut le plus de blessures au combats (34 !), souvent dans des actions héroïques où il se révèle un incomparable meneur d’hommes. Canrobert, qui le rencontre en 1830, rapporte : « ce n’était qu’une passoire », tellement il était couturé ! Le duc de Reggio fut aussi Grand Chancelier de la Légion d’honneur de 1839 à 1842.

______________________________

Musée de la Franc-Maçonnerie 16 rue Cadet 75009 Paris.
Ouvert du mardi au vendredi : 10h00-12h30 / 14h00-18h00, samedi : 10h00-13h00 / 14h00-19h00,
dimanche : 10h00-12h30 / 14h00-18h00. Fermeture les lundis et jours fériés.

mercredi 14 juin 2017 4 commentaires
  • 4
    Ours_Blanc 18 juin 2017 à 10:52 / Répondre

    Bonjour,
    « surnommé « le Bayard français » » me parait curieux. Bayard n’était-il pas français ?
    Je pense qu’il est plus juste de dire qu’Oudinot était « le Bayard de la Grande Armée » ou « le Bayard moderne » (cf. http://www.academie-napoleon.com/le-marechal-oudinot-bayard-de-la-grande-armee/ ).

    Sinon, bravo pour cette acquisition.

  • 3
    pierre noel 16 juin 2017 à 19:39 / Répondre

    Si vous vous trouvez jamais dans les locaux de la Grande Loge de Luxembourg, rue de la loge, à deux pas du palais grand-ducal, vous y verrez un tablier de même forme que celui ici présenté. C’était celui que les FF de la loge La Concorde Fortifiée avaient préparé pour le prince Frederik, GM du GO des Pays-Bas (de 1816 à 1881), protecteur de la franc-maçonnerie luxembourgeoise. Il le ne le porta jamais. (Ce frère cadet du futur roi Guillaume II des Pays-Bas avait été initié à Berlin dans la loge « Zu den Drei Weltkugeln » en 1816).

  • 2
    Decreuzep 16 juin 2017 à 13:37 / Répondre

    Philippe Decreuze,

    Le Maréchal Oudinot était venu à Cortaillod/NE, il a diné chez le Colonel Vouga en 1804, après s’être bien restauré et avoir bien bu il est allé se coucher. Le lendemain matin il a voulu monter sur son cheval, est tombé et s’est exclamé : Il est du diable votre vin Colonel ! Et depuis nous avons à Cortaillod une cuvée appelée « Vin du Diable » produite par la famille Vouga. Une plaque rappelle cet événement historique.

  • 1
    martine talavera 14 juin 2017 à 14:52 / Répondre

    bravo d avoir pu y arriver. belle acquisition pour le musée.

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Les règles en matière de diffamation, calomnie, injure, incitation à la haine ou à la discrimination y sont d'application. Les formules de salutation et abréviations maçonniques ne sont pas admises.

Les pseudonymes sont libres, mais pour être publié un commentaire doit provenir d'une adresse authentique et vérifiable. Lors de la première proposition d'un commentaire vous recevrez une demande de confirmation d'adresse, à valider.

 

Signaler un contenu abusif
3196b7f9c0acb5c0b060ed17db1bf36eUUUUUUUUUU