SCDF

Le Suprême Conseil de France se présente en vidéo !

Par Géplu dans Divers

Dans trois vidéos publiées récemment sur YouTube (septembre 2017), et titrées « le Très Puissant Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil De France répond à vos questions », on voit Claude Collin répondre aux questions d’une voix off lui permettant de présenter successivement l’Ordre écossais, l’éveil spirituel, et la Tradition. Nul doute que ce découpage ne doive rien au hasard et qu’il a été minutieusement étudié par le Suprême Conseil.

En tout cas une présentation médiatique toute nouvelle, claire et compréhensible, et une mise au point du SCDF très intéressante après les doutes et les atermoiements de la période de la CMF de Marc Henry, où il se disait que c’était le SCDF qui poussait à la roue pour la recherche de la reconnaissance et qu’il était prêt pour cela à des arrangements avec la définition du GADLU et la liberté de conscience, ici réaffirmée. Quelques surprises cependant, comme lorsque l’on entend, à moins que je l’ai mal compris, Claude Collin dire que la maçonnerie des Anciens, dont le REAA se dit l’héritier, est déiste, alors que celle des Modernes, aujourd’hui, est théiste. Le GODF qui se dit héritier de ces Modernes de 1717 n’est à ce que je sache pas théiste, puisqu’il se présente comme adogmatique et prône lui aussi la liberté absolue de conscience…

Résumé des vidéos :

1, L’Ordre Écossais : C’est le rassemblement de tous les adeptes qui pratiquent les 33 degrés du REAA. Le REAA vient fondamentalement de la tradition de métier qui était celle de la maçonnerie écossaise et irlandaise après qu’elle fut codifiée par William Shaw en 1598. Le REAA, comme tout rite maçonnique d’ailleurs est un rite de construction, de construction de soi-même fondé sur la pratique initiatique, c’est à dire la mort à une vie profane pour la renaissance à une vie de l’esprit. Il existe d’autres traditions que l’Ordre écossais, celles-ci sont pour la plupart issues de la maçonnerie que l’on qualifie des Modernes, laquelle fait son apparition dans les années 1720 en Angleterre. La maçonnerie des Anciens est celle qui va utiliser et perpétuer les anciens rituels tels qu’ils furent conservés en Écosse et en Ireland. La maçonnerie des Modernes, qui elle se créée au début du XVIIIe siècle va récupérer ces rituels écossais, mais va les transformer. La différence fondamentale entre la maçonnerie des Anciens et celle des Modernes, aujourd’hui, c’est que l’une est globalement déiste, et l’autre théiste.

2, L’éveil spirituel : La finalité du REAA c’est de reconstruire, après l’initiation, des hommes en parfaite harmonie avec eux-mêmes et avec leur environnement. Travaillant sur l’humain le REAA est humaniste, et d’ailleurs la déclaration des principes du Convent de Lausanne de 1875 dit clairement que l’objet de la franc-maçonnerie, Écossaise en particulier, est d’œuvrer à l’émancipation pacifique et progressive du genre humain. Le REAA travaille à la Gloire du GADLU parce que la maçonnerie traditionnelle initiatique est spirituelle, et qu’elle reconnait l’existence d’un principe créateur qui va s’imprimer dans les consciences des adeptes. Celui-ci va faire en sorte que pour faciliter leur ascension au plan spirituel ils vont symboliquement tenter de se rapprocher du GADLU. L’Ordre écossais est déiste, mais peut admettre en son sein des Frères théistes, car le principe du GADLU est par définition non dogmatique. On peut donc très bien admettre que certains adeptes puissent considérer que le GADLU n’est autre que leur Dieu, celui de leur confession, avec sa vérité révélée. C’est leur droit le plus absolu, mais ils n’ont pas le droit de l’imposer à qui que ce soit. C’est ce que l’on appelle la liberté de conscience. C’est uniquement la perception du GADLU qui différencie la maçonnerie anglo-saxonne de la maçonnerie française. L’une exige que le GADLU soit le Dieu d’une religion révélée, ainsi que la croyance en l’immortalité de l’âme, ce qui n’est pas le cas de la maçonnerie écossaise qui elle prêche la liberté de conscience.

3, la tradition : Il y a diverses phases dans le développement du REAA. Après avoir formé des Apprentis et des Compagnons, le REAA développe à partir du grade de Maître ce que l’on appelle la légende salomonienne, qui va conduire, en suivant l’évolution biblique, jusqu’à la reconstruction puis la nouvelle destruction. A l’issu de cela on passera dans la maçonnerie d’inspiration spirituelle chrétienne. Enfin il y aura le parachèvement par la tradition chevaleresque. La GLDF se charge de la gestion des trois premiers degrés, le SCDF des 30 degrés suivants. La GLDF hérite d’une tradition fondamentalement démocratique, le SCDF, parce qu’il est gardien et conservateur du rite, a conservé la tradition du XVIIIe siècle : il s’agit d’une maçonnerie de cooptation. La GLDF et le SCDF ont la chance de travailler uniquement au REAA. Un Ordre initiatique traditionnel est un Ordre qui par définition se réfère à la tradition. Il est un Ordre parce qu’il possède une règle, et parler d’Ordre écossais veut dire que l’empreinte des grades chevaleresques au sein du rite fait que comme tout Ordre chevaleresque une règle existe, et qu’elle s’impose.

1, L’Ordre Ecossais

2, L’éveil spirituel

3, la tradition

vendredi 10 novembre 2017 75 commentaires
  • 70
    NEGRIER 13 novembre 2017 à 22:23 / Répondre

    Luciole.
    Ce n’est pas en passant dans les Hauts grades et en découvrant de nouveaux symboles qu’on approfondit et comprend les symboles des trois degrés mais en s’en tenant à ceux-ci et en travaillant à les comprendre tant par l’étude (lectures des textes fondateurs de la maçonnerie allant de 1356 à 1751, de la Bible, des philosophes ; visites aux musées d’Antiquités comme le Louvre) que par la pratique collective du rite en trois degrés. En effet ses propres paroles et comportements ainsi que les paroles et comportements des autres frères offrent en eux-mêmes des objets d’étude à tous ceux qui veulent bien en prendre conscience, les noter, les observer et les comprendre. Ces faits posent des problèmes d’éthique qui invitent à remonter à leurs causes et permettent par là d’entrevoir des solutions à ces problèmes. Il est donc inutile de déserter le travail intérieur en loge bleue et de fuir dans les HG : ce serait seulement se fuir soi-même et partant risquer de persévérer dans la superficialité.

    • 74
      Luciole 15 novembre 2017 à 14:58 / Répondre

      Cher Patrick tu as parfaitement raison et ton programme est d’une haute (trop?)ambition intellectuelle.
      Tous n’ont pas les possibilités,l’érudition,le temps,l’envie d’aller aussi loin dans l’étude exclusive des trois premiers.
      Musicien,je pourrais m’en tenir à J.S.Bach et seulement à la « Passion selon St Jean »pour y passer nombre d’années voire ma vie entière mais j’essaie de découvrir le Beau et le Bien aussi ailleurs dans les limites de mon intellect et de mon instruction.
      Celà n’enlève rien à la pertinence de ta remarque ,je pense qu’elle ne peut concerner
      hélas(?) qu’une minorité et nous sommes déjà une minorité.Je ne vois pas de contradiction dans les deux démarches,et bien d’autres.
      Bien fr à toi.

      @ Diderot,Non,non,exemple vécu.

  • 69
    Diderot 13 novembre 2017 à 20:52 / Répondre

    Réponse à la question posée par LUCIOLE en commentaire 68 : « Que penser d’un frère,au demeurant sympathique, qui en est à sa 14e création de loge symbolique et donc toujours Vénérable..?
    Soit cela relève de la psychiatrie soit d’un psychotétapeute car « Il n’y a pas de frustration maçonnique majeure qu’un excellent psy ne puisse faire empirer » comme le dit Jissey.
    Il faut l’assister pour qu’il parvienne à sa 33 ème création Non?
    J’espère que tu blagues Luciole ?

    • 75
      Luciole 15 novembre 2017 à 15:03 / Répondre

      Le Seigneur (celui de la Bible) a créé des êtres innombrables et pourtant il continue, doit on suivre cet exemple ou celui de Patrick Négrier?

  • 62
    Diderot 13 novembre 2017 à 10:48 / Répondre

    JP BOUYER a eu raison de citer Jean Verdun et l’un de ses ouvrages « La nouvelle réalité maçonnique ». Il faut lire aussi, parmi les livres dont il est l’auteur, « le Maçon récalcitrant ».. Jean Verdun fut GM de la GLdF de 1985 à 1988. Mal à l’aise, il prendra sa plume d’écrivain pour dénoncer les dangers d’une oligarchie qui se remettait en place avec les hauts-grades au sein de son obédience. Il sera traduit en justice maçonnique de son obédience et suspendu 1 an, avec interdiction d’encore publier sur la GLdF. PUNI POUR UN CRIME DE DÉLIT D’OPINION,  il préfèrera démisssionner ce qui était la bonne décision à prendre. Même JL Turbet la voix de son GM (de tous les GM de la GLDF) écrirra à ce propos :
    « Je dois dire que je suis de ceux qui pensent que la GLDF aurait peut-être pu s’épargner à l’époque de suspendre Jean Verdun de ses droits maçonniques pendant un an, à la suite de la publication d’un livre peu amène, ce qui a entrainé ensuite sa démission et son adhésion au GODF ».C’est dire!!
    Voici quelques citations de La nouvelle réalité maçonnique (2001)- pages 200 à 221
    « Hauts Grades, petits horizons. C’est bien dommage, mais c’est ainsi. »
    « Chacun des grades successifs, et j’en ai reçu 33, sert de carotte. »
    « L’école de la modestie devient perchoir aux vanités. »
    « Ils se veulent initiatiques. Qu’ils le restent. »
    « Loin de moi l’idée, qui serait sotte et très injustifiée, de condamner tous les hauts-grades et de les rejetter en bloc. C’est leur usage que je mets en cause et, plus grave encore que l’usage, la manière dont ils deviennent instruments de pouvoir et finissent par restreindre à presque rien le champ de la liberté maçonnique. » !!!
    Et c’était écrit en 2001 ! C’est de plus en plus la liberté maçonnique ET LA SOUVERAINETÉ de la GLDF que le Suprême Conseil restreint à rien comme on le constate 16 ans plus tard!

    • 64
      JP Bouyer 13 novembre 2017 à 11:38 / Répondre

      Voici le texte complet (où je ne vois pour ma part ni haine, ni rancœur) d’où sont extraites les citations données par Diderot :
      .
      Hauts grades. Petits horizons. C’est bien dommage, mais c’est ainsi. Comme pour tant d’autres activités de l’esprit, le système des hauts grades se retourne contre lui~même et il finit par se nier. L’école de la modestie devient perchoir aux vanités. Les degrés symboliques d’ascension spirituelle, qui devraient constituer les marches d’un contre-élitisme actif comme ont pu l’être certains des ordres religieux, devient une manufacture de petites élites bien modelées. Le haut lieu de la libre conscience finit en lieu d’aisance du conformisme. Chacun des grades successifs, et j’en ai reçu trente-trois, sert de carotte. Oui, c’est dommage.
      L’écossisme, système des hauts grades souché sur les loges de Rite écossais ancien et accepté, fait des ravages dans la véritable franc-maçonnerie, celle qui travaille exclusivement aux trois degrés d’apprenti, de compagnon et de maître. Des ravages insidieux, que la plupart des maçons concernés ne voient pas ou ne veulent pas voir.
      Je laisse à d’autres que moi, que passionnent les détails de l’histoire, le souci d’expliquer comment, au début du XIX° siècle et par-dessus les rites existants, se sont élevés ces échafaudages de hauts grades : sept ou trente-trois ou même quatre-vingt-dix-neuf, selon les rites. Loin de moi l’idée, qui serait sotte et très injustifiée, de condamner tous les hauts grades ou de les rejeter en bloc. Ils ont de l`épaisseur, de la poésie, du contenu et de l’utilité. C’est leur usage que je mets en cause et, plus grave encore que l’usage, la manière dont ils deviennent instruments de pouvoir et finissent par restreindre à presque rien le champ de la liberté maçonnique.
      Je ne dirai donc pas comment et pourquoi ils sont nés. Qu’ils gardent leur mystère ! Je les détaillerai encore moins. Ils se veulent initiatiques, qu’ils le restent ! Tout processus initiatique impose des degrés successifs, séparés et distincts. Je crois qu’il faut respecter cette séparation et préserver ainsi la virginité de celles et de ceux qui les découvriront un jour. Je ne m’en prendrai donc à aucune de ces échelles de degrés non plus qu’à aucun des systèmes particuliers de hauts grades. Je dirai seulement qu’après expérience, une longue expérience, il me paraît tout à fait abusif de confondre dans un même ensemble les diverses juridictions de hauts grades et la franc-maçonnerie elle-même.
      Les hauts grades tiennent aux loges comme le lierre tient au chêne. Je les vois et je les ressens comme des parasites. Les juridictions qui gèrent les divers ateliers de hauts grades, Suprêmes Conseils, Grands Prieurés, je ne sais quoi encore, même s’ils sont constitués exclusivement de francs-maçons, forment des systèmes bien séparés des directions d’obédience et c’est heureux. La question qui se pose est donc de savoir si ces juridictions demeurent assez séparées et en toute circonstance. Or, il arrive fréquemment que les détenteurs de hauts grades se donnent le ton et prennent la posture de maçons supérieurs, qui en savent plus que les autres ou qui ont mieux compris le sens de la vie maçonnique. Je n’aime pas cette posture que le simple respect des textes traditionnels condamne formellement.
      Chaque maçon, bien entendu, garde le droit d’appartenir hors de sa loge à toute association qui lui plaira, si elle ne défend pas des idées contraires aux grands principes traditionnels de la franc-maçonnerie. Je ne conteste donc absolument pas le droit de tout maçon d’aller dans les hauts grades et de s’y complaire. Moi-même, j’y suis allé dans ma jeunesse maçonnique et j’y suis demeuré très longtemps, sans grand enthousiasme, il est vrai, mais avec une grande tolérance et le respect de ceux que je retrouvais en atelier de perfection, en chapitre ou en aréopage.

      • 65
        Diderot 13 novembre 2017 à 12:55 / Répondre

        Merci Am d’avoir pris soin de nous proposer cet extrait dont je retiens cette formule : »Les hauts grades tiennent aux loges comme le lierre tient au chêne; » C’est tellemnt pertinent ! Le lierre qui grimpe autour d’un arbre si grand et solide soit-il finit par le faire crever s’il en atteint le sommet. C’est un processus lent, sournois, obstiné qui permet au lierre de toujours sortir vainqueur d’un combat inégal. En sera-t-il ainsi pour la GL-AMF ? En sera-t-il ainsi pour la GLDF. Quand on veut tuer l’action du lierre il faut prendre une scie et faire une entaille de 20 cm au moins au tronc du lierre qui peut devenir au fil du temps presque aussi gros que l’arbre lui même. Ensuite « la chair quitte les os » au dessus. . Le courage des Loges souveraines c’est de se munir d’une scie et d’agir !

        • 66
          Lionel MAINE 13 novembre 2017 à 13:25 / Répondre

          Comment expliquer au lierre que ce n’est pas lui qui soutient le chêne ?

          • 67
            NEGRIER 13 novembre 2017 à 14:18 / Répondre

            C’est au Vénérable maître (quand il n’est pas corrompu) et aux frères lucides et responsables de s’opposer fermement en loge aux autres frères qui, dans les tenues aux trois degrés, tiennent des propos ou font des insinuations relatifs ou relatives aux hauts grades. Ce sont là des dérives qu’on ne peut tolérer (la maçonnerie n’est pas la chevalerie) et qu’on doit dénoncer et réprimer avec la plus grande vigilance à l’exemple de Gustave Mesureur et de Paul Goumain-Cornille. Vive « Le maçon libre dans la loge libre » !

            • 68
              luciole 13 novembre 2017 à 18:26 /

              Ce serait tout à fait exact si 90% des tenues n’avaient pas lieu au grade d’apprenti et que les sujets tournent tellement en rond que pour avoir une nouveauté il faut se rabattre sur l’événementiel.Hélas3.
              Comment s’étonner que le malheureux dans sa 7e ou 8e année de présence souhaite entendre et discuter d’autre chose.Les HG lui en apportent la possibilité.
              Pour le reste c’est une affaire d’hommes (et de femmes) avec leur appétit de puissance,de manipulation,de vouloir conserver le plus longtemps possible un poste de décision.Que penser d’un frère,au demeurant sympathique, qui en est à sa 14e création de loge symbolique et donc toujours Vénérable..

  • 61
    Willermoz 59 13 novembre 2017 à 10:12 / Répondre

    Pour prolonger la réflexion de Lionel (54) et mettre un peu de rock’n’roll attitude on peut évoquer le regretté Bashung et son vertige de l’amour (humour) : « Dieu avait mis un kilt. Y a dû y avoir des fuites ».
    Ceci dit question rock, la mise en scène de la vidéo semble un peu datée (zoom sur le sautoir et ses ornements, lecture du livre..) c’est plus musée Grévin que christine and the queens si je puis dire mais bon show must go on et chacun son petit architecte de son univers…

  • 56
    Altec 12 novembre 2017 à 20:42 / Répondre

    Bien sûr!
    Les FF.du RSE ou Rite d’Ecosse apprécieront (?) Les FF.d’Ecosse aussi probablement.

  • 52
    Altec 12 novembre 2017 à 17:28 / Répondre

    Des soeurs â la Gd Loge d’Ecosse?
    Le RSE est pratiqué en France dans plusieurs Gdes Loges sans kilt ou rarement et pas de soeurs non plus
    En Ecosse il ne doit pas se nommer standard ?

    • 53
      Diderot 12 novembre 2017 à 18:49 / Répondre

      Sans rancune c’était de la pure invention avec …humour Enfin j’ai essayé !!
      Vois sur Wikipedia les réponse aux questions que tu te poses c’est plus évident

      • 54
        Lionel MAINE 12 novembre 2017 à 20:04 / Répondre

        À bas la culotte !!!

  • 50
    Diderot 12 novembre 2017 à 16:19 / Répondre

    Ce qui est « NOUVEAU » cher JP Bouyer c’est que ces chrétiens de la via APIA REEA ANTICA sortent de leurs catacombes pour délivrer publiquement leur Vérité et ukase. Et ce message est POLITIQUE autant que théologique.
    Bien entendu tous les 26000 membres de la GLDF persistant à rester uniquement dans leurs Loges Symboliques, savent que pour les milliers de croyants escaladant les hauts grades, le REAA et la GLDF sont considérés comme « déistes. » Et tu as bien fait de reprendre cet extrait de l’ouvrage de Jean Verdun pour démontrer cela. Merci.
    Rien de nouveau en ce domaine, c’est d’accord.
    Par contre que le T/P/G/C Colin en vienne à se mettre dans la lumière profane pour délivrer sa table de la Loi à Commandement unique « Tu glorifieras Dieu, le Très-Haut », voilà qui est NOUVEAU. Sais-tu que la Juridiction était jusqu’à ce jour « planquée « sous forme d’une association 1901 s’appelant : « Suprême Conseil de France ». devenue propriétaire, au sens INPI, de la marque déposée le 23 octobre 2015 :
    « Suprême Conseil du 33ème en France – DEUS MEUMQUE JUS» ?
    Alors s’exposer sur Youtube quand on vit dans le secret !!!
    L’objet déclaré de cette association est : « Éducation ; formation ; activités culturelles; informations en matière de divertissement ou d’éducation ». D’accord pour parler de « divertissement » mais que viennent faire les autres mots dans cette définition ?
    (C’est facile de pratiquer l’humour maçonnique quand tant de Dignitaires travaillent à cela ! – Momasite)
    Le message est théologique certes, mais il est aussi politique car il s’adresse aux GM actuel et futurs, aux membres des pouvoirs exécutifs et législatifs actuels et futurs, pour dire : « Voici notre ukase : cessez d’être implicites dans vos propos et de tournicoter des genoux quand vous parlez du GADLU. Vous devez être explicites et conformes aux fondamentaux du REAA auxquels vous êtes SOUMIS PAR SERMENT. Dites que c’est Dieu, Tabernacle ! »

    • 55
      Lionel MAINE 12 novembre 2017 à 20:12 / Répondre

      Amusants, ces Frères qui confondent I.N.R.I avec … I.N.P.I ! Une petite recherche sur le site de l’I.N.P.I, sur le dépôt de la marque (rien à voir avec la Maçonnerie de la Marque !) « tenues d’été », est, pour le moins édifiante ! S’agirait-il du « signe vénal » ?

  • 49
    altec 12 novembre 2017 à 15:24 / Répondre

    C’est quoi le rite d’Ecosse ?

    • 51
      Diderot 12 novembre 2017 à 16:29 / Répondre

      Le Rite standard d’Écosse est pratiqué exclusivement en Écosse au sein de la Grande Loge d’Écosse.
      Il a cette particularité d’exiger des Frères qu’ils soient en kilt et des Soeurs qu’elles soient en pantalon.
      (e se no e vero e bene trovato)

  • 47
    JP Bouyer 12 novembre 2017 à 12:15 / Répondre

    Mais enfin, tout cela ne me semble pas bien nouveau …

    Il suffit pour s’en convaincre de relire ce que, dans « la nouvelle réalité maçonnique », en écrivait Jean Verdun (qui fut Grand Maître de la GLdF avant d’en être poussé dehors) en 2001, à propos d’un événement vieux à ce moment de plus de 10 ans selon ses dires :

    (citation)

    … Le temps passant et mes fonctions en Grande Loge augmentant, j’ai reçu le plus haut degré. C’était de bonne politique pour le Suprême Conseil qui était seul habilité à décider de cette élévation.

    Ce dernier degré du Rite écossais ancien et accepté, le 33°, tel qu’il est pratiqué rue Puteaux dans un rituel remis à jour et en pratique depuis peu d’années m’a horrifié. Il identifie formellement le Grand Architecte de l’Univers à Dieu. Cette annonce au bout du chemin est présentée à l’impétrant comme un scoop. Le ton est celui d’une révélation confidentielle : Tu as bien travaillé, mon petit, et je vais tout te dire, car te voilà enfin prêt à tout comprendre. Le Grand Architecte est Dieu.

    Il y avait là in fine une information solennelle qui allait tellement à l’encontre de ce que les participants à la cérémonie savaient de mes positions personnelles et de ce qui était dit à tous ceux qui entraient en Grande Loge, que deux ou trois de ceux qui avaient reçu le degré avant moi m’ont fait immédiatement un clin d’oeil avec l’air de me dire : «Tu as joué coeur et c’est carreau qui sort. Tu as perdu, Grand Maître. Rien de grave. ››

    Je me sentais piégé. A ce degré ultime, dont on m’avait dit pendant des années qu’il était administratif et qu’il avait été réanimé comme degré initiatique depuis peu, voilà que j’apprenais à ma totale stupéfaction que ma liberté absolue de conscience et d’interprétation des symboles, celui de «Grand Architecte» comme les autres, n’avait plus cours. Au-dessus d’un certain niveau, il n’y aurait donc plus de langage symbolique ?

    Que faire ? Protester ? Hurler ? Claquer la porte ? Non, j’ai remercié, souri, bu le champagne qui m’était offert après la cérémonie pour fêter mon élévation et je n’ai pas bronché. J’avais beaucoup plus important à faire dans ma fonction en Grande Loge que de batailler avec les représentants du Suprême Conseil. D’autant qu’ils semblaient tout heureux de m’avoir conféré le plus haut grade.

    Eu égard à l’imbrication historique entre loges et ateliers des grades prétendus supérieurs au sein de la rue Puteaux, une aussi violente réaction du Grand Maître en exercice aurait fait plus de mal que de bien.

    Au reste, à qui m’en prendre? L’usage et les serments prêtés interdisent de s’entretenir d’un degré avec qui ne l’a pas reçu. Que cet usage et ces serments aient été maintes fois violés, et violés dans des livres, n’était pas une raison pour que j’aille me répandre en protestations hors de ce petit groupe de buveurs de champagne. Je ne l’avais jamais fait pour aucun degré. Je le fais à présent pour la première fois, mais après y avoir réfléchi plus de dix ans. À chaud, je me suis tu.

    J’avais à cela mille et une bonnes raisons en plus de celle du respect des usages. Il me fallait éviter avant tout un conflit ouvert entre le Grand Maître et le Suprême Conseil. Ce n’aurait pas été la première empoignade de ce genre dans l’histoire de la Grande Loge et la dernière, qui remontait à 1963, avait durement secoué toutes les loges. J’estimais beaucoup par ailleurs le Grand Commandeur du Suprême Conseil, dont je savais qu’il négociait alors un rapprochement éventuel avec le Grand Collège des rites de la rue Cadet. Tout éclat de ma part sur la question de l’identité du Grand Architecte de l`Univers serait apparue comme une volonté de torpiller ces négociations très secrètes… (fin de citation)

    • 58
      Yasfaloth 12 novembre 2017 à 23:29 / Répondre

      Merci de nous rappeler ce passage de ce livre plein de haine et de rancœur et qui m’a fait comprendre peut être pour la première fois à quel point on pouvait être (parfois) parvenu au sommet d’une « carrière » maçonnique et n’en être pas moins resté un être immature, c’est drôle j’en ai encore eu une petite démonstration cet après-midi…
      .
      Merci aussi en tout cas de nous dévoiler par l’écriture du grand Verdun que le GADLU c’est bien « Dieu »… mais je pense que nous sommes un paquet à le savoir intimement… même sans être 33èmes… ce qui aurait été plus intéressant c’est qu’il nous dévoile qui est au juste ce « Dieu » dont il parle, mais là je crois qu’il va nous falloir attendre un peu 🙂 !

      • 59
        Lionel MAINE 13 novembre 2017 à 06:08 / Répondre

        Une vue de l’esprit !

        • 60
          yasfaloth 13 novembre 2017 à 09:14 / Répondre

          Un petit reste d’éducation chrétienne avec cette belle évocation du ternaire trinitaire, Lionel ? 😉

          • 63
            Lionel MAINE 13 novembre 2017 à 11:36 / Répondre

            Mon cher Yasfaloth, pas une once de propagande chrétienne depuis ma naissance, je puis te l’assurer !
            Heureusement que mon Père et moi étions en harmonie, sur ce plan-là, car, s’il pouvait aujourd’hui te lire, il se retournerait dans sa tombe !
            Peut-être n’avais-tu pas remarqué l’usage d’un « e » minuscule ?
            Par contre, sincèrement pour toi : « Que ton gadlu te vienne en aide, amen, amen, amen » !!!

  • 45
    Diderot 11 novembre 2017 à 22:48 / Répondre

    Les votes des Députés représentant démocratiquement les Frères des Loges de la GLDF au Convent de 2014, ont été bafoués par la prise de position du SCDF sur le déisme du REEA.
    Ces Députés parfaitement libres de leurs votes et rendus plus libres que jamais dans leurs prises de postions grâce à la Présidence du Frère Notton, ont clairement réaffirmé :
    – le caractère intangible à la liberté de conscience des frères de la GLDF
    – la liberté d’appréciation du GADLU par chaque Frère de l’obédience votée à 95%,
    – la « liberté de voyager » (inter-visite) votée à 81%, les frères de la GLDF n’ayant aucune interdiction de visiter les loges dites « irrégulières » (GODF, FFDH, GLMF, GLMU…).
    – l’Indépendance. de la GLDF votée à 95%. « Sous-entendu indépendance vis-à-vis du Suprême Conseil du REAA » comme le signalait le journaliste de l’Express dans son cr diffusé sur La Lumière.

    Que font les Doctrinaires pour la Foi réunis un samedi matin au 3ème étage de la rue Puteaux? ls décident de s’adresser directement aux PROFANES dans une démarche marketing sur Youtube pour leur dire :  » « Devenez adeptes du REAA à 33 degrés si vous êtes DÉISTES voire théistes ».Mais (note personnelle) athées, agnostiques, femmes ou transsexuels allez voir ailleurs!
    Ce faisant, ils enjambent avec dédain la liberté de conscience des membres actuels de la GLDF, leurs principes réaffirmés par leurs Députés au Convent. Ils balancent un vrai soufflet au pouvoir exécutif et au Grand Maître. Ils confirment ce que disait Roger Dachez sur son blog à propos des turbulences qui ont suivi l’Appel de Bâle :
    « Que des Frères – mais aussi des Sœurs, qui qu’en grogne dans le « REAA-qui-est-fait-pour-les-hommes » (sic) ! – s’accomplissent dans les grades bleus du REAA est une chose respectable en soi, elle n’appelle aucun commentaire. Mais que la volonté impérialiste de ce Rite, dont les plus « hauts gradés » considèrent volontiers, et enseignent à leurs adeptes, que c’est le seul Rite maçonnique digne de ce nom, ait conduit aux désordres qui ont pendant deux ans pollué l’atmosphère de la maçonnerie française, est une chose beaucoup moins acceptable. »
    Ils osent recommencer 5 ans après en voulant cette fois, imposer formellement le « déiste REAA » à la GLDF afin qu’elle devienne à terme une obédience PIEUSE. Vous qui avez aimé « la pollution » et les désordres subis par votre obédience de 2012 à 2014 vous adorez le labyrinthe de ronces vers lequel on veut vous engager, si vous n’y mettez pas le holà!

  • 44
    NEGRIER 11 novembre 2017 à 21:13 / Répondre

    A Desap
    Les Basic principles de 1929 mentionnent “the open Volume of the sacred law by which is meant the revelation from above”, et cette révélation c’est ce que les Basic principles évoquent en parlant de “a belief in the GAOTU and his revealed will”. Or en maçonnerie et cela depuis l’aube du Mason word (un peu avant 1628) le Volume de la loi sacrée est la Bible et dans ce contexte culturel le GADLU désigne le Dieu de la Bible que les Basic principles présentent comme un objet de «croyance » (believe), vocabulaire et attitude qui sont strictement exotériques et font des Basic principles une simple expression de l’exotérisme religieux.
    Vous prétendez que le texte des BP de 1929 emploie le verbe «symboliser». C’est une simple hallucination de votre part. Le texte mentionne la phrase suivante où il n’est nulle part question de l’acte de symboliser : «That all Initiates shall take their Obligation on or in full view of the open Volume of the Sacred Law, by which is meant the revelation from above which is binding on the conscience of the particular individual who is being initiated”. En anglais le verbe «mean» veut simplement dire «signifier», «vouloir dire» et non pas symboliser. Apprenez à lire un texte en vous bornant à ce qu’il dit sans extrapoler.

    • 46
      Désap. 12 novembre 2017 à 00:38 / Répondre

      Votre ton est détestable cher Négrier, hautin et condescendant,
      enfin, ça vous regarde.
      Le verbe « mean », qu’on le traduise par « signifier » ou « vouloir dire » ne peut se comprendre que comme une représentation de la révélation, le VLS, dans le contexte des Basic principles 1929 symbolise bien la révélation, pas plus.
      Et ceci pour quelques raisons somme toute assez simple : d’une part, la Franc-maçonnerie ne saurait prétendre détenir la vérité de la révélation, d’autre part s’il s’était agit d’affirmer la Thora, la Bible, le Coran ou tout autre Livre comme expression véritable de la révélation, encore aurait-il fallu préciser selon quelle obédience religieuse puisque au sein même de chaque religion l’interprétation de ladite révélation diffère.
      N’est-ce pas d’ailleurs le sujet en débat ici ?
      Non, je régrette, les Basic principles de 1929 n’expriment rigoureusement aucun principes religieux, on remarquera que les termes « Bible » et « Dieu » n’y sont pas employés.
      L’interprétation justifiée par ce qui n’est pas écrit et qui vous est si chère, c’est un peu le moyen de faire dire ce que l’on a envie d’entendre.
      Bonne soirée.

  • 37
    altec 11 novembre 2017 à 14:17 / Répondre

    Pas si jeune DIDEROT, pas si jeune ni dans le métier ni dans l’âge! Et également membre d’une GL… parmi d’autres.
    J’avais ajouté que j’avais bien compris.
    Puis-je me permettre d’être « agacé » par l’expression? Et de le dire? Au risque de froisser les Anciens Maîtres du métier de …ou en GL. Nous avons tous nos petites habitudes.
    Ceci dit je lis avec attention tes commentaires, il me semble même en avoir reconnu qq fois la pertinence.
    Sans rancune.
    TF

  • 35
    Diderot 11 novembre 2017 à 12:09 / Répondre

    Ne dites pas à Alain Graesel qu’à la GLDF le GADLU c’est Dieu car il croit qu’il est le passé GM d’une obédience qui laisse la « LIBRE INTERPRÉTATION » du symbole à chaque membre de l’obédience, comme le montre cet extrait d’un courrier adressé à JL Turbet :
    Extrait du blog de JLT- Publié par Jean-Laurent Turbet sur 16 Décembre 2014, 17:30pm

    « Alain Graesel sur la question du Grand Architecte de l’Univers ou « la libre définition et la conception non dogmatique du GADLU en Grande Loge de France ».

    Alain Graesel a lu l’article « Oh Lord my God, ou la question de Dieu en Grande Loge de France ». que j’ai publié il y a quelques jours. Il m’a en envoyé le mot et le texte suivants que je publie avec grand plaisir!

     » Bonjour Jean-Laurent,

    Les lectrices et les lecteurs de ton bloc-notes pourront trouver ci-dessous un texte sur la libre conception du Grand Architecte de l’Univers (GADLU) à la Grande Loge de France.
    À la fois principe et symbole, il permet aux Frères de toutes origines, qu’ils soient croyants ou non croyants, de travailler en référence aux principes fondateurs de la maçonnerie de tradition. Il respecte toutes les sensibilités et croyances sans imposer une croyance particulière.
    Je crois qu’il n’y a pas la moindre ambiguïté.
    Une telle conception ne peut que médiocrement intéresser ceux qui veulent travailler « A la Gloire du Très Haut » et ce n’est pas possible dans les loges de la Grande Loge de France.
    Et elle ne peut pas satisfaire non plus les obsédés de l’anticléricalisme qui terminent leur tenues par « À bas la calotte » – si, si, ça existe encore …-. Et ça non plus ce n’est pas possible dans les loges de la GLDF. » fin de citation

    Si VOUS croisez un soir rue Puteaux un homme criant « À bas la calotte », il est possible que ce soit un passé GM secoué par une annonce de son GM en chaire, signalant une modification à venir de la Constitution de la GLDF, la formule « À la Gloire du GADLU  » étant remplacée par « À la Gloire de Dieu, le Très Haut ».

    • 36
      Lionel MAINE 11 novembre 2017 à 14:08 / Répondre

      Le blog du « Père TURBET », AGITPROP Du R.E.A.A ?

      • 39
        Jean Aymar 11 novembre 2017 à 16:42 / Répondre

        C’est surtout un pseudo-historien du tout, aboyant dans le sens du vent (de la GLDF) quand on lui demande, ou quand il a l’impression de rendre service au SCDF. Brave toutou.
        Le tout avec un ego surdimensionné, et qui aime se montrer en photos partout où il peut. Peut-être qu’il se trouve beau ?… 🙂

    • 38
      NEGRIER 11 novembre 2017 à 16:31 / Répondre

      Dans la tradition biblique, Dieu est simplement « l’Etre » (YHVH), principe ontologique qui, comme le reconnurent Gurdjieff et Martin Heidegger, apparaît dans l’histoire du monde sous la forme de la manifestation des phénomènes sensibles et sous la forme de la révélation des vérités de ces phénomènes. Et cet Etre, qui n’est donc qu’un ensemble de phénomènes immanents au monde, ne constitue pas un objet de croyance mais un ensemble de phénomènes qui se proposent tant à la perception qu’à l’intelligence humaines.

      • 40
        Hep 11 novembre 2017 à 17:07 / Répondre

        Le Dieu de la bible est à la fois transcendant et immanent. Une lecture trop littérale peut le faire paraître comme uniquement transcendant, une lecture trop psychologique peut le faire paraître comme très immanent. Mais il est les deux.

        • 57
          Désap. 12 novembre 2017 à 23:21 / Répondre

          Je crains qu’il faille choisir,
          un principe ne peut être de même nature que ce qu’il engendre car il perdrait alors immédiatement le titre de principe.
          En l’espèce, YHVH est au mieux immanent, il est même à craindre que la Bible ne décrive qu’un homme, ce qui expliquerait la divinité du Christ, dans ces conditions bien réelle, mais ainsi pas plus que nous tous.
          Le niveau de la Bible est très inférieur, il est même, je pense, une conception partiel de Aton.
          Dans tous les cas c’est une dévotion, ce qui n’est rigoureusement d’aucune utilité dans la compréhension de l’Univers, pas même de la nature humaine.

          • 71
            Hep 15 novembre 2017 à 10:00 / Répondre

            @désap
            YHWH est Tout dans la Bible. Il n’y a rien en dehors de lui a priori. La création est finalement juste une pensée matérialisée par un acte de parole.
            Il est extérieur à la création (dès le verset 1 de la genèse) mais aussi intérieur à la création et plus spécialement aux hommes puisque les hommes sont matière+souffle de Dieu (ruah) à je ne sais plus quel verset de la genèse. Il est donc bien en dehors de l’univers (non soumis à l’espace et au temps qui sont ses créatures) mais au dedans de sa création et spécialement des hommes qui sont parties de son souffle.
            Le Christ, par son incarnation est le symbole même de ce Dieu qui est à la fois lointain et puissant mais aussi proche et fragile et il permet à l’homme d’accéder au père de manière efficace au travers de lui.
            Après si le niveau de la Bible est inférieur, dommage car la maçonnerie a été bâtie sur cette Bible très inférieure 🙂

            • 72
              NEGRIER 15 novembre 2017 à 10:53 /

              Vous faîtes une lecture littérale d’une Genèse qui était un texte symbolique et qui contrairement aux apparences n’était pas un récit de création du monde mais un traité sur les trois vertus théologales. Etudiez l’ésotérisme de Genèse 1-2 (Ma’aseh Bereshît, « Oeuvre du commencement »). Vous comprendrez alors que YHVH ‘Elohîm n’est pas transcendant au monde, d’autant plus que YHVH en hébreu désigne simplement « l’Etre » au sujet duquel Heidegger a montré qu’il est simplement « nature » (phusis) et « vérité » (aletheia).

            • 73
              Désap. 15 novembre 2017 à 11:12 /

              Non, pas du tout,
              je ne pense pas du tout que la maçonnerie soit bâtie sur la Bible, celle-ci n’en est que le décor.
              Le rituel fonctionne à l’inverse des trois religions du Livre, à l’inverse.
              Bâtir la maçonnerie sur la Bible serait revenu à faire un ersatz de religion parfaitement inutile ; judaïsme, christianisme et islam ont des écoles où sont étudiés la théologie de manière infiniment plus valable que n’importe où ailleurs ; un maçon va expliquer la Bible intérieure et extérieure à Joseph Ratzinger par exemple, bon courage.
              Les premiers acceptés viennent en maçonnerie parce qu’ils s’interrogent sur les civilisations antiques ; ils viennent en maçonnerie parce qu’ils y trouvent des symboles et une herméneutique.
              Les Maçons opératifs se réfèrent à Vitruve ; s’ils n’en n’avait pas été ainsi ils n’auraient rien réaliser de l’ordre d’une cathédrale.
              La religion et la Bible sont contestées dès le bas moyen-age.
              Les opératifs qui sont de piètres pratiquants se voient régulièrement retirer leurs franchises pour ce motif.
              Etc, etc, etc 🙂

  • 34
    Lionel MAINE 10 novembre 2017 à 20:58 / Répondre

    Demain, sur Arte, un documentaire : « Demain, tous crétins ? ». 😀

  • 31
    altec 10 novembre 2017 à 19:49 / Répondre

    La GL ! dans ce cas laquelle ?
    J’ai bien compris mais n’est-ce pas « prétentieux » ou la GL est elle plus grande que les Obédiences GL … ou GL… ou GL.. etc

    • 33
      Diderot 10 novembre 2017 à 20:58 / Répondre

      jeune dans le métier ALTEC ? Tous les anciens ont l’habitude de dire « GL » pour désigner la GLDF! De toute façon il y une construction logique dans mon petit exposé dont on saisit sans erreur que j’évoque uniquement la GL …pardon la GLDF !

  • 30
    Diderot 10 novembre 2017 à 18:43 / Répondre

    À un très vieux Frère de la GL initié dans les années 50 et qui depuis longtemps ne peut fréquenter le temple pour cause de maladie, et à qui je contais cette dernière marque de la dérive religieuse de l’obédience s’exclama : « mais quand j’ai adhéré la GL à l’époque c’est parce qu’elle acceptait les « libres penseurs » comme moi ! ». Pour bien comprendre ce qu’il disait j’ai consulté le texte de la Constitution de la GLDF- 1963- et j’ai lu ceci, page 26
    CONSTITUTION- Chapitre premier. La Franc-Maçonnerie universelle et ses principes
    « La Franc-Maçonnerie n’impose aucune limite à la recherche de la vérité, et c’est pour garantir à tous cette liberté complète de la pensée dans toutes les directions de l’esprit qu’elle s’interdit de formuler des dogmes ou d’exiger de ses adeptes une croyance déterminée. »
    « Tout Franc-Maçon est un homme essentiellement libre, qui ne relève que de sa conscience »
    « Ils pratiquent la tolérance la plus large à l’égard des opinions, aussi bien dans le domaine philosophique et religieux qu’en matière politique et sociale ».
    Ce vieux Frère (92 ans) disait vrai : l’athée, le libre penseur, le libertaire pouvait donc être admis dans les Loges Souveraines d’une Puissance Maçonnique Souveraine, comme le croyant ou l’agnostique. Mais je vous parle ainsi d’un temps que les Frères de la GLDF de moins de 70 ans ne peuvent pas connaître ! GÉMISSONS trois fois pour eux ! Et ESPÉRONS que leurs Députés mettront le holà à ces carabistouilles déistes comme au Convent 2014.

    • 32
      Lionel MAINE 10 novembre 2017 à 19:50 / Répondre

      Effectivement, mon « parrain » en Franc-Maçonnerie, qui aurait eu cent ans, l’an dernier, était athée, matérialiste (au sens philosophique du terme !) ancien du Comité central du Parti communiste français, et comme un « poisson dans l’eau » dans une Loge de la G.L.d.F, à l’Orient de Lille.
      Lorsqu’il m’a présenté, en 87, à la Grande Loge de France, déistes et théistes étaient bien plus ouverts que leurs successeurs sur le Chantier !

  • 27
    Alpha2180 10 novembre 2017 à 16:41 / Répondre

    Quand je lis « ordre écossais » et « 33 degrés du REAA », je n’en suis que plus heureux de travailler au GODF au rite français en Loge bleue et d’avoir continué mon cheminement au 4-14 au REAA … Cela me conforte dans l’idée d’une grande plasticité du REAA qui ailleurs qu’en France n’est d’ailleurs pratiqué qu’au delà de la maîtrise et reste (avec quelques rares exceptions) totalement inconnu dans les 3 premiers degrés …
    C’était d’ailleurs le cas au XVIIIe siècle avec le rite de perfection, continuité naturelle de ce qui est devenu le rite français. C’était aussi le cas au XIXe siècle aux USA dont les loges bleues travaillaient essentiellement au rite York.

  • 25
    NEGRIER 10 novembre 2017 à 16:25 / Répondre

    Le déisme est la doctrine de philosophie de la religion qui, ne s’appuyant pas sur les données de l’Ecriture, use des seules facultés naturelles de l’entendement comme la raison hypothético-déductive pour démontrer deux choses : d’une part l’existence de Dieu, et d’autre part l’immortalité de l’âme. Ce déisme, qui fut illustré principalement par des philosophes du XVIIème siècle comme Descartes (Méditations métaphysiques) et Spinoza (Ethique), est aujourd’hui complètement dépassé car il fut avec raison critiqué par les philosophes postérieurs. D’abord Kant a démontré dans sa Critique de la raison pure que la raison pure n’a accès qu’aux phénomènes sensibles et à leur intelligibilité, ce qui exclut toute possibilité de démontrer l’existence de ce que les déistes appelaient Dieu. Et ensuite Heidegger a dit avec raison qu’on ne peut affirmer l’existence d’un dieu et définir l’essence de ce dernier qu’après avoir éclairci la nature de l’Etre. Or l’Etre est simplement deux phénomènes : d’une part la manifestation des phénomènes sensibles, et d’autre part la révélation des vérités. Et dans la mesure où le Dieu biblique est « l’Etre » (en hébreu : YHVH), il n’est qu’un phénomène, à savoir la manifestation des phénomènes sensibles et la révélation des vérités de ces phénomènes. Et c’est pour ces deux raisons d’ordre phénoménologique (avec Kant) et ontologique (avec Heidegger) que le Dieu des déistes doit être dénoncé comme une supercherie (car Dieu n’est pas transcendant au monde) et comme une illusion (car Dieu est simplement l’Etre qui est immanent au monde).
    La maçonnerie des Antients (1760 : Les Trois coups distincts) était-elle déiste ? Son rite était celui du Mot de maçon (hérité de la GL d’Angleterre) mixé avec des matériaux des Anciens devoirs : sa symbolique était donc tirée de la Bible et c’est pourquoi ce rite ne participait pas du déisme, lequel ne recourt qu’aux seules lumières de la raison hypothético-déductive à l’exclusion des données de l’Ecriture. Autre raison par laquelle le rite des Antients n’était pas déiste : sa symbolique était d’origine biblique ; or le Dieu de la Bible ne fut pas perçu par la raison hypothético-déductive (comme dans le déisme) mais par la raison phénoménologique, ce que les Anciens appelaient le « voir » (I Sam. 9,9). Quant à la Constitution des Antients (Ahiman rezon : 1756), était-elle déiste ? Non car le déisme est une doctrine de philosophie qui se propose à la raison et non à la croyance alors que les Constitutions des Antients présentaient Dieu comme un objet de « croyance » : « A mason is obliged by his tenure to believe firmly in the true worship of the eternal God as well as in all those sacred records which the dignitaries and fathers of the Church have compiled and published ».

  • 20
    Désap. 10 novembre 2017 à 15:21 / Répondre

    Les deuxième et troisième vidéos sont la même …
    .
    C’est vraiment surréaliste cette initiative,
    à quand un spot de pub à la téloche ?
    .
    Pour le reste … les Bâtisseurs de l’époque médiévale ont réalisé environ 250 cathédrales en Europe en quelques trois siècles, ils n’ont pas fait tout ce pataquès autour de leur Métier, il l’ont pratiqué, une pratique sous le sceau du secret et de la rigueur pour un résultat qui ne nécessite pas d’éloges.
    La filiation, ni n’est de fait, ni ne s’hérite de droit, se décrète moins encore.
    C’est la particularité de la maçonnerie, elle se transmet par la dignité, celle vis à vis du Métier.
    Aucune transition ne s’est opérée, c’est une vue de l’esprit, les mêmes exigences produisent les mêmes résultats si tant est que l’on comprenne ce qu’est le Métier, non de tailleur de pierre qui n’en est qu’une étape, mais d’architecte.
    Quant à se rapprocher de celui de l’Univers, c’est une idée que nous nous faisons de la perfection, prenant soin de la débarrasser de tout messianisme.
    Elle relève de la responsabilité de chacun, sa valeur sera fonction du niveau où l’on placera notre satisfaction.
    Celle-ci ne saurait être du domaine de notre jugement, mais du meilleur dont nous soyons objectivement capables, ceci déterminé par la maîtrise des fondamentaux du Métier, notre capacité à les appliquer avec rigueur, puis à les sublimer.
    On comprendra que ce rapprochement ne saurait être de l’ordre de la dévotion ou d’une élévation définie par un degré quelconque.
    C’est bien au pied du mur que l’on voit le maçon, le reste est de la littérature.

    • 22
      Géplu 10 novembre 2017 à 15:45 / Répondre

      Merci de ta vigilance Désap. J’avais effectivement par inadvertance collé deux fois la seconde vidéo au lieu de mettre la troisième. C’est corrigé.

      • 23
        yasfaloth 10 novembre 2017 à 15:52 / Répondre

        Ce qui prouve au moins qu’aucun de ceux qui ont écrit sur ce fil (dont moi-même – mais je les avais vues via FB) n’ont pris la peine de visionner ces vidéos (à part Desap) 🙂

        • 24
          Géplu 10 novembre 2017 à 15:53 / Répondre

          C’est aussi ce que je me suis dit…. 🙁

          • 26
            Désap. 10 novembre 2017 à 16:35 / Répondre

            You’re welcome dear Géplu and Yasfaloth,
            comme disent nos Frères Anglais.
            🙂

    • 43
      brutuspitbull 11 novembre 2017 à 20:21 / Répondre

      en fait , rien de neuf au SCDF et sa succursale , une filiation et une histoire et surtout une maçonnerie a géométrie variable pour le GLADU et la revendication d’un rite ( très minoritaire dans le monde ) qui daterait de 1582 du manuscrit shaw , cela doit être un historien a eux comme dirait DACHEZ .
      mais que les mauvaises langues arrêtent de dire que le SCDF verrouille la GL enfinnnnnn!
      a quand une pub a la TV

  • 14
    NEGRIER 10 novembre 2017 à 14:08 / Répondre

    Cette présentation est mensongère du point de vue historique. La maçonnerie dite des Modernes n’est pas apparue en Angleterre en 1720 : c’était la maçonnerie de la Grande loge de Londres née en 1717 et qui pratiquait le rite écossais du Mason word apparu un peu vant 1628, rite que lui avait transmis le pasteur écossais James Anderson à la fin de l’année 1714 (c’était en fait le rituel du Mason word pratiqué par la loge écossaise d’Aberdeen dont le père d’Anderson était membre). Les Constitutions de 1723 de la Grande loge de Londres reprirent les matériaux des Anciens devoirs, et en 1730 le rituel de la Grande loge de Londres inclura un matériau des Anciens devoirs comme la mention de la géométrie (Samuel Prichard, Masonry dissected). Quant à affirmer que la maçonnerie des Modernes était théiste, c’est manquer de précision. Une maçonnerie c’est deux choses : un rite et une Constitution. Voulait-on parler du rite ou de la Constitution ? Ce n’est pas la même chose. Le rite des Modernes était le Mason word qui puisait sa symbolique dans la Bible. La Bible est-elle théiste ? Pour le savoir il faudrait d’abord définir le théisme et le risque est grand de commettre un contresens si l’on n’est pas parfaitement au fait de la nature véritable de la pensée biblique qui était une philosophie, le Dieu de la Bible étant simplement « l’Etre » (qui en hébreu se dit Yehovah) qui est immanent au monde, et les deux récits bibliques de Gen. 1-2 n’étant pas des récits de création du monde mais des traités portant sur les étapes psycho-morales des trois vertus théologales. Quant aux Constitutions de 1723 et de 1738 de la Grande loge de Londres puis d’Angleterre, elles étaient adogmatiques et laïques (elles n’obligeaient les maçons qu’à la seule orthopraxis morale et non à une doctrine quelle qu’elle soit) et n’étaient par conséquent ni déistes ni théistes. Les erreurs historique et doctrinale du Suprême conseil sont-elles dues à l’ignorance ou à un mauvais parti pris ? Dans les deux cas elles sont inexcusables.
    Patrick Négrier

    • 28
      Stella-Matina 10 novembre 2017 à 16:42 / Répondre

      Absolument d’accord ! D’ailleurs ce rapprochement avec le travail de William Shaw laisse supposer au profane que le REAA date de 1598… ce besoin de s’inventer des sources historiques… Le REAA tel qu’il est structuré n’est pas antérieur au début du XIXe siècle. Combien de 33e au XVIIIe siècle ?! Et puis le REAA bleu ne ressemble plus vraiment au Rite d’Ecosse tant il a été remanié en France au XXe siècle, donc de quoi parle-t-on ?!

    • 48
      brutuspitbull 12 novembre 2017 à 14:37 / Répondre

      @Negrier
      vous croyez qu’ils sont a un mensonge prés, après s’être inventé une filiation, ils inventent un REAA qui serait la résultante du manuscrit SHAW, c’est dire.
      le problème de la GL et du SCDF c’est de n’être pas reconnu comme Régulière et la on s’invente une histoire.

  • 8
    Diderot 10 novembre 2017 à 11:29 / Répondre

    Est-ce qu’un adepte du SCDF qui fréquente une loge symbolique où se trouvent des non croyants doit démissionner de sa Loge ? La réponse est semble-t-il OUI si l’on se réfère à la MISE EN GARDE du Grand Commandeur Greven faite devant 800 membres de l’Ordre Écossais (voir ci-dessous). En effet une Loge avec des membres non croyants a de facto une « pratique déviante » « apostasique » , car elle ne respecte pas le Principe de la croyance en Dieu, base déiste de l’Ordre Écossais annoncée urbi et orbi sur Youtube. Rappelons que la GLDF affirme que que le SCDF est le garant de la régularité du REEA pour la France.

    « MONOGRAPHIES
    LES GRANDS PRINCIPES DU RITE
    Zénith de Paris, le 15 décembre 2000
    À tous les membres de la Juridiction
    Mes Très chers Frères, en vos grades et qualités,
    Interrogé par de nombreux membres de sa Juridiction à propos des principes et critères fondant la spécificité du Rite Écossais Ancien et Accepté, le Suprême Conseil de France, réuni en Tenue plénière le 15 décembre 2000, tient à apporter les précisions suivantes.
    …………………………………………………………………………………..
    Tout Franc-Maçon du Rite Écossais Ancien et Accepté a le devoir de respecter un ensemble de principes et critères qui fixent la spécificité du Rite, à savoir :
    • la devise du Rite, Ordo ab Chao
    • la proclamation de l’existence d’un Principe créateur sous le nom de Grand Architecte de l’Univers
    • le travail sous l’invocation et à la gloire du Grand Architecte de l’Univers
    • la présence du Volume de la Loi sacrée ouvert sur l’autel des serments, ce volume étant la Bible par référence à la Tradition et aux rituels des différents degrés
    • l’adhésion au principe de la non-mixité, conformément au texte des Anciens Devoirs
    • le respect de la démarche initiatique, la préservation et la conservation des rituels, expression orale et gestuelle du Rite, et leur parfaite exécution du 1er au 33e degré.
    …………………………………………………………………………………………………………………………………..
    Ceux d’entre eux qui auraient pu ou qui pourraient être tentés de renoncer, ne fût-ce qu’à un seul des principes intangibles rappelés ci-dessus, doivent se ressaisir en se souvenant des engagements solennels qu’ils ont pris aux différents degrés où ils ont été élevés. Le cas échéant, le Suprême Conseil les engage à démissionner des loges qui ne respecteraient pas scrupuleusement les principes du Rite et de ne prêter en aucune façon leur concours aux pratiques déviantes qui pourraient se faire jour.
    Le Suprême Conseil de France espère que sa mise en garde fraternelle sera entendue et suivie d’effets pour le plus grand bien de l’Ordre.
    Soyez assurés, mes Très chers Frères, de nos sentiments affectueux et fraternels. Le Souverain Grand Commandeur
    Hubert GREVEN »

    • 12
      yasfaloth 10 novembre 2017 à 12:24 / Répondre

      Il a quand même fallut que Diderot aille chercher une communication d’il y a 17 ans, qui correspondait à la problématique de l’époque, pour déverser son fiel, extrapoler et trouver quelque chose à redire à cette belle tentative de Claude Collin d’explication de notre rite :).
      .
      Notre ordre et « déiste » voilà qui est au moins clairement dit et revendiqué, toute ambiguïté (vis à vis du public, car en interne je crois que c’était clair pour tous les frères) sur ce plan est levée et c’est une très bonne chose !

  • 7
    Emmanuel 10 novembre 2017 à 11:06 / Répondre

    Bof! Rien que de très convenu…
    Le REAA est peut être un Ordre…. mais pas sûr que le SCDF y contribue… qui se permet, contrairement à ses propres RG d’intervenir dans le gouvernement des loges et en brimant la liberté des membres…
    Sic transit…

    • 13
      luciole 10 novembre 2017 à 12:27 / Répondre

      Des exemples SVP,en 50 ans pas vu une brimade de ce genre et comment intervient-il dans le gouvernement des loges?

      • 15
        Condorcet 10 novembre 2017 à 14:19 / Répondre

        Allez demander aux FF d’Ar Vreur….vous aurez la réponse.

      • 18
        Emmanuel 10 novembre 2017 à 14:24 / Répondre

        Tant mieux pour toi. Ce ne fut pas mon cas et c’est ce qui a justifié ma démission de la juridiction après 37 ans de présence assidue dont 25 dans les HG.

  • 3
    Joël 10 novembre 2017 à 09:50 / Répondre

    Coquille à « Ireland ». Très belle synthèse.

  • 2
    Diderot 10 novembre 2017 à 08:47 / Répondre

    Voici ce qu’on pouvait lire sur le blog La Lumière le 2 janvier 2015
    « A la GLDF, au contraire, toutes les loges font référence au Gadlu… mais ce dernier y est un symbole interprétable. « Il n’est pas recommandé d’y voir Dieu, confie Dachez. Lorsque j’ai été initié à la GLDF il y a 35 ans, on me recommandait de ne pas parler de Dieu afin de ne pas heurter la sensibilité des non-croyants. »
    Donc en 1982 Dachez qui est théiste ne « DEVAIT pas parler de DIEU au sein de la GLDF AFIN DE NE HEURTER LA SENSIBILITÉ DES NON-CROYANTS »
    Comme le dit Lionel cette fois les choses sont claires le T/P/G/C Colin n’hésite pas à heurter la sensiblité des non croyants au sein de la GLDF ce qui doit représenter environ 5000 Frères. Le message que délivrait en flou le GM Charuel à savoir que les athées n’ont pas leur place au sein de la GLDF, le Grand Commandeur leur dit clairement cette fois : on peut tolérer les théistes mais pas les athées.. Mais en ce troisième millénaire ce qui ‘était un secret de polichinelle au siècle dernier est révélé AUX PROFANES sur Youtube !!!

    • 4
      luciole 10 novembre 2017 à 10:24 / Répondre

      Il dit aussi à deux reprises, « Liberté de conscience ». C’est ce que je retiens.
      Bien que la devise du Rite telle qu’affichée soit: « Dieu et mon droit » Il n’est pas question de prières ni de référence religieusedans la pratique
      Ce qui permet à un agnostique voire un athée d’être dans le Reaa sans contraindre sa conscience en quoi que ce soit. Du moins tel est mon avis.

      • 10
        Diderot 10 novembre 2017 à 11:52 / Répondre

        Cher Luciole tu sais bien que « liberté de conscience » signifie pour ces « déistes  » la liberté de croire au Dieu de ton choix, même si, comme le disait le GM Juillet c’est de croire au « Dieu du Soleil » . Tu sais également que le nouvel initié à la GLDF peut refuser de prêter serment sur la Bible et dans ce cas on lui laisse le choix de retenir un « livre sacré » d’une autre religion parmi ceux qui figurent dans une liste qu’on lui impose!! Passé cette fois là, les serments qui suivront dans le temps seront pris sur la Bible obligatoirement ouverte sur le Proloque de Jean.

      • 17
        Condorcet 10 novembre 2017 à 14:21 / Répondre

        « la franc-maçonnerie, Écossaise en particulier, est d’œuvrer à l’émancipation pacifique et progressive du genre humain… »et pour se faire on réclame la soumission totale…tu parles d’une émancipation.

    • 6
      Hep 10 novembre 2017 à 10:44 / Répondre

      Ah … il y a 5000 non croyants à la GLDF ?

      • 11
        Diderot 10 novembre 2017 à 12:01 / Répondre

        C’est mon estimation. Par ailleurs plus de 80% des Députés des Loges de la GLDF ont voté au Convent de juin 2014 pour maintenir le caractère symbolique du GADLU et refuser ainsi qu’on l’assimile à Dieu. Quant à Marc HENRY il a précisé au GM A Juillet qu’il avait suspendu ses projets en décembre 2014 afin de ne pas prendre le risque du départ de 5 à 10% des effectifs de l’obédience là ou je l’estimais à 15% au moins.

        • 19
          Hep 10 novembre 2017 à 14:30 / Répondre

          Ok. Cela dit le caractère symbolique est juste le fait de ne pas imposer l’une ou l’autre vue sur Dieu qui serait assimilée automatiquement au GADLU qui du coup reste générique, mais qui est bien là.
          Au moins la vidéo a le mérite de rendre les choses claires pour les futurs adhérents. Les message est : si vous êtes athées, allez voir les irréguliers. Sinon venez chez nous.

  • 1
    Lionel MAINE 10 novembre 2017 à 00:18 / Répondre

    Ça a le mérite d’être clair : « C’est évident, l’Ordre écossais est déiste … les théistes peuvent être admis !!! »
    Faut-il comprendre que les agnostiques ou , pire encore, les athées ,( Ah seigneur mon dieu !!!), n’ont qu’à circuler ???
    Effectivement, proclamer dogmatiquement « l’existence d’un principe créateur connu sous le nom de « gadlu » ,annonce d’emblée la couleur !
    Si, en 1875, la notion de « principe créateur » , tout en terrorisant Albert PIKE (le phallus sur l’autel des serments !!!), pouvait apparaître comme un « progrès » par rapport à l’idée sectaire de « dieu », aujourd’hui, en 17, c’est plutôt une régression vers le « dessein intelligent » et, un pas vers le créationnisme !
    Enfin, étonnante cette présence du T.P.G.C du S.C.D.F sur « Youtube » et les « réseaux sociaux » !
    Depuis quand, la « Juridiction » parle-t-elle directement aux Profanes ,
    A quand, sur ces médias, l’excellent DVD de « l’intronisation » de « Cloclo », avec cette inoubliable scène à la « Cécile B de Mille » , du couronnement de « l’Empereur », à mourir de rire !!!
    Gageons que l’an prochain, en juin, avec les progrès de la « 3D », son successeur nous en mettra, encore plus, « plein les yeux » !
    Mais, dirons les esprits chagrins : « Ici, tout est symbole » !!!

    • 5
      Hep 10 novembre 2017 à 10:42 / Répondre

      Cloclo pourrait te dire que si ton obédience est hérétique (pardon irrégulière) c’est ton problème 🙂

      Certains pensent qu’adhérer au principe de dessin intelligent est un recul, d’autres un progrès spirituel.
      Ce qui est sectaire en 17 est d’imposer sa vérité.

      Quant à la communication, qui ne communique pas de nos jours ?

      • 9
        Lionel MAINE 10 novembre 2017 à 11:40 / Répondre

        Que savez-vous, Cher HEP, de mon Obédience actuelle pour tenir un propos aussi péremptoire ?

        • 16
          Hep 10 novembre 2017 à 14:19 / Répondre

          En réalité, je n’en sais rien. Je constante juste que l’absence de principe créateur est un signe d’irrégularité. Donc il me parait logique qu’une obédience régulière impose la régularité à ses membres. Si certains ne se sentent pas bien avec la régularité, je suppute que rien ne les retient d’aller plutôt vers une obédience irrégulière.
          C’est juste une question d’être honnête envers soi-même et envers les autres.

          • 21
            Jules 10 novembre 2017 à 15:35 / Répondre

            Régularité, irrégularité…
            Ça commence à bien faire. Ce que vous appelez « régularité » comme vous diriez « légalité » n’est que la soumission à la « règle », les règlements protectionnistes qu’on édicté les anglais dès le début du 19e siècle pour étendre leur impérialisme maçonnique qui accompagnait le même économique sur leur « empire », après la chute de Napoléon et la perte d’influence consécutive de la maçonnerie française.
            .
            Ces règlements, encore appelés « landmarks » ont varié avec le temps en fonction des intérêts de l’Angleterre, et la dernière mise à jour date de 1929.
            Cet acte d’inféodation docile, que maçonniquement rien ne justifie n’a pas grand chose à voir avec les principes maçonniques des premiers temps. Combien de temps va-t-il encore falloir pour que les « reconnus » et ceux qui courent après se libèrent de cette emprise sclérosante ?…
            .
            La maçonnerie c’est autre chose que ces règles. Comme le rappelle ici Claude Collin son but n’est-il pas, au REAA comme à tout autre rite de travailler « à l’émancipation pacifique et progressive du genre humain » ? Hors toute dépendance politique ou confessionnelle ?
            L’obligation du théisme britannique est une tyrannie, le déisme c’est déjà mieux, mais la vraie liberté de conscience fait qu’il faut aussi considérer que rien ne s’oppose à ce que les athées puissent aussi être des francs-maçons.

            • 29
              Désap. 10 novembre 2017 à 18:21 /

              Il faudrait qu’un jour les maçons français se décident à lire précisément les Basic Principles de 1929 et, au lieu de s’en remettre aux idées reçues et/ou à une terminologie telle qu’elle apparait de manière brute, prennent en compte la réalité de ce qu’ils contiennent, de ce qui est effectivement exprimé.
              En l’occurrence, s’il est fait état d’une croyance et d’une révélation, il n’est non seulement pas question d’un Dieu quelconque et de la révélation associée mais bien du GADL’U, de plus il est précisé au sujet de la Bible, je cite : « de manière à symboliser la révélation d’en haut qui lie la conscience de l’individu particulier qui est initié » ; de manière à symboliser et non de manière à exprimer.
              Peut-être y-a-t-il matière à mener
              une réflexion ?
              peut-être qu’accuser les Anglais de vouloir obliger à une croyance religieuse
              est-ce abusif ?
              Un point reste néanmoins vrai : il n’est pas envisageable, pour les Anglais, de pratiquer, faire, vivre (on choisira le terme qui convient le mieux)la maçonnerie si l’on considère que l’Univers est le fruit du hasard.
              Mais ceci n’est-ce pas en relation avec la notion de responsabilité ?
              Si l’Univers n’est pas l’objet, le fruit d’une responsabilité, qu’est-ce qui peut l’être ?
              Nota : je n’affirme rien ni ne critique ou juge quiconque ou quelque idée que ce soit, je propose une réflexion autour de certaines phrases que l’on a tendance à rejeter aussi facilement que rapidement.

            • 41
              Hep 11 novembre 2017 à 17:15 /

              @Jules
              Je ne vais pas entrer dans la bagarre (i)rrégulière mais il faut bien se rendre à l’évidence. La FM a subi un schisme qui l’a partagé en deux familles où chacun y est l’hérétique de quelqu’un d’autre.
              Et finalement ces deux familles semblent de moins en moins compatibles. Les athées au GO & avatars et les autres au GL(NF) & avatars. Je trouve ça un peu malheureux, mais c’est la vie.
              Oui, d’accord il reste encore le père Vésin au GO, mais il me semble que cela deviendra rare …

            • 42
              Jules 11 novembre 2017 à 18:04 /

              HEP,
              Et la GLDF, tu la place où entre « les deux familles » GODF et GLNF ? 🙂

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