Bernard Roger
Bernard Roger

Paris et l’alchimie

Par jissey dans Contributions, Interviews

C’est un témoignage historique que cette interview de Bernard Roger par Jacques Carletto à propos de la réédition de son ouvrage Paris et l’Alchimie.

Franc-maçon de la GLDF à la loge THEBAH (la loge de René Guénon et de René Alleau), Bernard Roger est le dernier survivant (92 ans) des adeptes de Fulcanelli et Canseliet. Il a travaillé avec René Alleau qui l’a attiré de l’Alchimie vers la Franc-maçonnerieIl est architecte à la retraite. Il a longuement fréquenté André Breton et les surréalistes et conservé leur amitié. Il a travaillé à la traduction et à la réédition d’ouvrages anciens d’alchimie. Amoureux de Paris, il consacre 50% de son ouvrage aux devinettes alchimique des monuments de cette ville qu’il dit construite comme un Temple Maçonnique.
La première partie du livre est un voyage dans l’intemporel. La seconde le récit de la vie de grands alchimistes, et la troisième partie est une plongée dans le labyrinthe des monuments alchimiques de Paris.

Paris et Alchimie aux Editions Dervy, chez Amazon ou de préférence dans la librairie la plus proche de chez vous.
ISBN : 979-1024202167

jeudi 25 janvier 2018 18 commentaires
  • 16
    michel 1 février 2018 à 21:24 / Répondre

    J’ indique clairement que je ne confond pas les 2 termes.
    On devrait écrire la qabbalah avec ses lettres hébraïques, cela éviterait des confusions, de plus elle ne peut s’appliquer que sur certains textes hébraïques, la Thorah par exemple et je laisse le soin à nos amis juifs pour la pratiquer dans les règles de l’art.
    Mais le mot français cabale n’est pas seulement la traduction du terme hébraïque, il possède d’autres sens…
    A dessein j’ai employé la formule à cheval sur les consonnes. Il y a de nombreux livres d’alchimie écrits en latin ou français qui sont codés par ce procédé ou d’autres…
    De plus , je n’ai jamais relié le mot cabale avec hermétisme, vous me prenez pour un souffleur !
    En tout cas, le frère Bernard Roger, de façon discrète mais certaine, nous laisse deviner qu’il a oeuvré au laboratoire, c’est pour cela que j’ai salué le « cherchant ».

  • 14
    Désap. 1 février 2018 à 16:47 / Répondre

    @ Emmanuel – 13
    Revenons à plus … authentique :
    La Kabbale hébraïque est contemporaine de la Thora, le mythe dit qu »elle fût écrite par le prophète Élie.
    Comme le Soufisme pour l’Islam lui aussi contemporain du Coran, elle est la face ésotérique du Judaïsme.
    Elle « sort » la première fois au grand jour lors du retour de Babylone, elle est étouffée, voire interdite parce que trop proche des Pensées antiques, par ce qu’on appelle le rabbinisme en opposition au  » judaïsme synagogal ».
    La Kabbale est un résumé de ce que les Hébreux ont conservé et compris de la métaphysique Égyptienne.
    Ce que l’on nomme « Kabbale chrétienne » est la création de Pic de la Mirandole, directement inspirée de la Kabbale hébraïque, de manière à combler le manque cruel d’ésotérisme chrétien ; l’un des fondement de l’anti-sémitisme qui prétend que tout juif qui étudiera les deux Kabbales ne pourra que se convertir au catholicisme qui est la seul Vérité.
    Ce que tu nomme « Cabale » est la « langue des oiseaux » ; ce mot est lui-même un « hiéroglyphe » de manière à exprimer qu’il s’agit d’un code, en l’occurrence de langage.
    Elle ne reste néanmoins qu’un ersatz de la Kabbale hébraïque, elle seule utilisée par les disciple d’Hermes, c’est peut-être ce que DACIER (7) à voulu exprimer, dans ce cas je l’approuve.

    • 17
      Emmanuel 1 février 2018 à 23:37 / Répondre

      Je vous laisse volontiers à vos certitudes doctorales. Pic de la Mirandole n’est que l’un des auteurs possibles.

      • 18
        Désap. 2 février 2018 à 00:20 / Répondre

        Ni subjectivité, ni doctrine dans ce que j’expose.
        La langue des oiseaux n’est pas initiatique, c’est ce qui s’exprime à travers elle qui l’est, qui est en relation directe avec la Kabbale hébraïque et plus loin avec la Tradition de Thot, le singe en marche …
        Jean-Julien Champagne c’est très bien,
        Hermes Trismégiste, Paracelse, Basile Valentin, Jolivet Castello c’est bien mieux.
        Quant à Canseliet, il n’a rien à dire.
        L’important est de transmettre, j’ai donc transmis, si vous ne percevez pas et doutez de ces fondamentaux, je vous laisse à la croyance qui n’a aucune fonction dans l’Art.

  • 7
    DACIER 31 janvier 2018 à 16:33 / Répondre

    Il y a beaucoup de choses intéressantes dans les propos de l’auteur, notamment son assimilation
    du grade de maître à « l’Homme véritable » de la tradition taoïste mais franchement, pourquoi reprend-il
    à son compte les élucubrations d’un Paul Le Cour (entr’autres) sur la « Cabale », assimilée à un cheval (!)
    alors qu’il n’y a qu’une Kabale qui relève de l’ésotérisme hébraïque ?

    • 8
      Emmanuel 31 janvier 2018 à 17:23 / Répondre

      « … il n’y a qu’une Kabale qui relève de l’ésotérisme hébraïque… »

      Vrai et faux. Vrai en ce qui concerne la Kabbale hébraïque encore qu’il y ait plusieurs écoles. Faux en ce qui relève de la Cabale hermétique avec laquelle on peut déchiffrer nombre de monuments. Tu devrais lire Rabelais, Béroalde de Verville, Colonna… et plus récent Grasset d’Orcet… éventuellement tes rituels depuis le premier degré qui comportent de nombreuses référence à cette manière d’écrire.

      • 10
        Désap. 31 janvier 2018 à 21:08 / Répondre

        Hmmm ………………………..
        Il me semble bien qu’une s’inspire de l’autre …
        🙂

        • 11
          Emmanuel 31 janvier 2018 à 23:30 / Répondre

          @Desap 10
          Non pas du tout. C’est bien la raison pour laquelle on écrit Kabale pour l’une et Cabale pour l’autre. Mais il peut arriver que la Cabale qui est plastique utilise des termes de la Kabale, du Grec, du latin…

      • 15
        DACIER 1 février 2018 à 16:47 / Répondre

        Je persiste et signe. Il n’y a qu’une kabale.
        La cabale hermétique, cela n’existe pas d’un
        point de vue traditionnel. La Kabale est un
        enseignement de maître à disciple qui permet
        de connaître le sens caché de la Bible, en particulier,à partir de l’hébreu qui est une
        langue sacrée. Voir le Zohar et Henri Corneille
        Agrippa qui donne des exemples de la méthode.
        L’hermétisme ne procède pas de la même
        manière et certains procédés, utilisés par Rabelais et aussi par Platon, se rapprochent
        plutôt du Nirukta hindou que de la Kabale. C’
        est pourquoi ce terme de « Cabale » me paraît
        inadapté dans ce domaine. Je doute, par ailleurs, que « cette manière d’écrire » que l’on trouve dans certains rituels, permette
        de retrouver la Parole perdue! Surtout en
        épelant des termes hébreux en français qui
        n’est pas une langue sacrée. Il y aurait matière à dire beaucoup de choses sur ce thème…

    • 9
      michel 31 janvier 2018 à 19:53 / Répondre

      Ce n’est pas du tout comparable à la Kabale hébraïque.Je reconnais que le terme Cabale porte à confusion ou comparaison hasardeuse.
      A cheval sur les consonnes des mots serait peut-être plus adapté…on jongle avec les consonnes pour cacher un autre sens…
      L’oeuvre de Rabelais est très représentative de cette démarche comme le signale Emmanuel.

      • 12
        Désap. 1 février 2018 à 09:18 / Répondre

        @ Michel & Emmanuel,
        Admettons …
        Pouvez-vous nous indiquez les sources de la Cabale ? Qui, nous serons d’accords sur ce point je pense, du moins espérons, n’est pas une création ex-nihilo.

        • 13
          Emmanuel 1 février 2018 à 15:20 / Répondre

          @Desap 12

          Admettons dis-tu. Pour la Kabale on sait que son origine date du 10ème siècle environ et qu’elle n’est valable que pour la langue hébraïque. Pour la Cabale des auteurs comme Grasse d’Orcet la disent très ancienne pouvant remonter à l’Egypte et capable de s’adapter à toutes les langues. ainsi dans la langue des hiéroglyphes une PLuMe peut-elle évoger ce qui est léger, le vol, un oiseau, la parole, mais aussi ce qui est lourd, pesant comme le PLoMb. Ce sera le déterminatif hiéroglyphique qui donnera le sens.
          Ainsi de notre devise LiBeRTé EGaLiTé FRaTeRNiTé qui écrite LBR:T:GL:T:FR:TRNT peut se lire LiBèRe Tes éGaLs Tes FRères en éTeRNiTe.
          Encore du mot d’Apprenti qui peut s’entendre « Bases » or que fait-il sinon d’apprendre les bases (BZ) alors que le Compagnon peut dire qu’il les connait (JKN).
          Lors de mon voyage à Compostelle )un prêtre de la cathédrale de Jaca m’a conduit devant « le pilier des initiés » ainsi nommé m’a-t-il dit parce que le pied de ce pilier est enserré par une chaine portant « six boulets »… Bon j’en ai trop dit.
          Bon courage « lis, lis, relis et prie » auraient dit les anciens selon Fulcanelli.
          Un dernier pourquoi appelle-t-on « tympan » le haut armorié des porches d’églises?… Réponse : parce qu’ils sont fait pour des yeux qui « entendent » (qui savent les lire, qui en entendent le sens).

  • 6
    Zorobabel 26 janvier 2018 à 00:07 / Répondre

    La loge de Rene Guenon et de Rene Alleau… mais oui mais c’est bien sûr. Et la tradition irrigue ses adeptes par capillarité sans doute. Je propose que l’on décrive les magazines Carrefour en nommant leurs clients.

  • 4
    MG RENAULT 25 janvier 2018 à 21:25 / Répondre

    Pour dire MERCI à Bernard ROGER pour son « PARIS et l’alchimie » :

    ALCHIMIE, PHILOSOPHIE, POESIE

    Voici trois mots
    Comme ils sont beaux

    Ils font la farandole
    Ils tourbillonnent

    Franc-maçonnerie et alchimie
    Franc- maçonnerie et philosophie
    Franc-maçonnerie et poésie

    Quel joli tableau
    Serait-ce le monde des oiseaux ?

    En tout cas ici bas
    Ils avancent à grands pas

    Donnons pour recevoir
    Dans l’avenir gardons espoir

    Travaillons de haut en bas et de bas en haut
    A rendre le monde plus beau

    FRATERNITE

  • 3
    luciole 25 janvier 2018 à 19:57 / Répondre

    Cinquante ans après avoir connu Bernard Roger à la GLdF je me souviens de son érudition et de la gentillesse de son contact avec les jeunes FM de l’époque.Merci Bernard.

  • 2
    Emmanuel 25 janvier 2018 à 15:52 / Répondre

    Feu mon beau-père qui était journaliste disait : « il y a des bavards qui parlent pour ne rien dire et des bavards qui parlent pour ne dire rien… ». Comprennent qui voudra…
    Au fait quand apprendra-t-on en maçonnerie que le nom de la matière est donné de manière cryptée dès le premier degré et que ce n’est pas celui qui est donné à un haut degré qui n’est encore qu’un mot substitué.
    Voilà j’ai fait mon bavard ;-))))))

    • 5
      Désap. 25 janvier 2018 à 21:50 / Répondre

      Excellent !
      Toute la maçonnerie est dite dans le Cabinet de Réflexion et au premier grade, à l’exception du symbole dévoilé au second, bien que celui-ci concerne surtout le récipiendaire.
      Il y en a qui suive, ça fait plaisir et c’est rassurant.
      Lorsque tout sera galvaudé, par des bondieuseries bibliques, de la politique ou des « Popôle de tradition » à la noix, la Maçonnerie perdurera.
      Frat !

  • 1
    michel 25 janvier 2018 à 14:59 / Répondre

    Je tiens à saluer un cherchant remarquable , avec son humilité et ses connaissances il nous transmet une belle image de l’alchimie. Loin de ces souffleurs modernes qui veulent vous vendre ce qui est incommunicable sans des années de recherche..

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