Du média training pour Francs-Maçons ?

Par Jiri Pragman dans Divers

La Franc-Maçonnerie connaît des formes d’extériorisation à travers le web, des livres ou, dans la Cité, via des expositions, des conférences, des parcours,…

Les organisateurs de ces derniers évènements peuvent se contenter d’annoncer leur information via des publicités (payantes) ou à travers une communication en direction de la presse. Bien sûr, il peut s’agir d’une communication à sens unique avec juste une diffusion d’infos… et le secret espoir qu’elles seront reprises !

Mais les journalistes ne sont pas payés pour simplement reproduire des communiqués de presse ou jouer les porte-micros. Ils souhaiteront assez naturellement en savoir plus et, enfin, poser les questions auxquelles leurs lecteurs/auditeurs/spectateurs (ou eux-mêmes) aimeraient trouver réponse.

Répondre à la presse n’est pas un exercice aisé. Déjà il faut trouver parmi les organisateurs de manifestation, un Maçon qui veule bien répondre en « avouant » (révélant, dévoilant,…) sa qualité de Franc-Maçon; d’autre part, l’interviewé potentiel ne doit pas être craintif par rapport à des médias qui peuvent effectivement être intimidants. Par ailleurs, les Maçons – conscients de leurs limites – savent qu’ils ne peuvent répondre à tout, personne n’étant en mesure de jouer les encyclopédies universelles de la Franc-Maçonnerie.

Mais à quelles questions s’attendre/se préparer ? Il existe une série de questions classiques et d’autres parfois plus étonnantes/désarçonnantes ? Un petit inventaire :

  • A quand remonte la Franc-Maçonnerie ?
  • Qu’est-ce que le secret maçonnique ? Pourquoi ce(s) secret(s) encore aujourd’hui ?
  • Pourquoi chaque Franc-Maçon ne dit pas son appartenance ?
  • La Franc-Maçonnerie ne devrait-elle pas être plus transparente ?
  • La Franc-Maçonnerie a-t-elle encore sa place au XXIe siècle ?
  • Ces Rituels et ces Décors ne sont-ils pas ridicules ?
  • Que fait-on lors d’une Tenue maçonnique ? Est-ce en « travaillant » dans vos Temples que vous allez travailler au progrès de l’humanité ?
  • Pourquoi la Franc-Maçonnerie ne prend-t-elle pas position sur des grandes questions pour faire évoluer la situation ?
  • Quelle est la différence entre une Loge et un service-club ?
  • Quid des affaires (en France, en Belgique) où des Francs-Maçons ont été cités ?
  • Les Francs-Maçons se soutiennent-ils en toute circonstance ? Que prévoit leur serment ?
  • Quid de l’affairisme en Loge ?
  • La Loge décide-t-elle des majorités dans la municipalité ?
  • Les Obédiences masculines sont-elles sexistes/machos ?
  • Les Francs-Maçons sont-ils anticléricaux ?
  • Les catholiques sont-ils admis en Loge ? Peut-on être catholique et Franc-Maçon ?
  • Est-il vrai que, dans telle Loge, on mangeait du cochon le vendredi saint ? (note : il s’agit d’une question qui a, elle aussi, été réellement posée).
mardi 06 mars 2007 4 commentaires
  • 4
    Philippe Benhamou 7 mars 2007 à 09:44 / Répondre

    Je crois qu’i ne faut pas confondre deux choses :

    D’une part il y a l’atitude face aux médias en général, tout domaine confondu. Dans ma boîte, la direction de la communication édite régulièrement de petits manuels destinés à mieux comprendre le métier du journaliste et du coup à mieux comprendre leurs contraintes et donc comment leur répondre et « ne pas se faire piéger ». le pire étant l’interview par téléphone et le pire du pire, l’interview par téléphone en direct sur les ondes…

    D’autre part, il y a la communication sur la FM . Ne laissons pas l es menteurs ou les manipulateurs communiquer à notre place et occupons le terrain. Nous avons des choses à dire et les façons de faire sont immenses. Tout en gardant la tête froide… bien entendu.

    PhB

  • 3
    DrXu 6 mars 2007 à 16:59 / Répondre

    Sur le plan profane, je fais partie d’une organisation professionnelle.

    Au comité de cette organisation, nous partageons (après expérience) une grande méfiance vis-à-vis de média et des journalistes.

    En effet, ceux-ci se croient souvent obligés de résumer une situation complexe par quelques propos à l’emporte pièce, sans toujours avoir compris ce qu’on leur disait, et parfois à travers le prisme déformant de leurs préjugés. Bien sûr, certains sont parfaitement honnêtes, mais nous avons eu des surprises désagréables.

    En tant que maçon, j’aurais encore plus de méfiance. Il n’y a pas que des Jiri Pragman…
    Voyez par exemple le livre « les frères invisibles »…

    Tous le sites qu’il y a sur le Web permettent au profane de se renseigner Et j’estime que cela suffit.

    Frat.

  • 2
    Philippe Benhamou 6 mars 2007 à 12:31 / Répondre

    Et en voila une autre qui m’a été posée à la suite d’une séance de signature de mon bouquin :

    Je cherche des trésors le week-end avec un détecteur de métaux. Est-ce que la franc-maçonnerie pourrait m’aider à trouver le trésor des templiers ?

    Je ne vous dirai pas ma réponse mais elle a déçu le chercheur de trésor.

    Certaines loges américaines organisent des tenues pour apprendre à répondre aux questions des profanes. Je n’aime pas cette idée car on peut imaginer les dérives… Tous le même discours, tous la même pensée,…

    Anecdote : qd j’ai sortie la franc-maçonnerie pour les nuls, la responsable des relations presse de la maison d’édition m’a fait passer un véritable « examen » en me posant des questions sur la fm, sur un rythme soutenu, en changeant de sujet, en attaquant parfois. Je ne me suis pas rendu compte qu’en fait elle me testait pour voir si je tiendrait face à un journaliste. Les interviews, c’est toujours un peu déroutant car, ça va vite, les questions s’enchaînent sans lien, le journaliste reformule votre réponse à sa façon. il faut être concis, précis, utiliser des images simples et surtout ne jamais être agressif. On est tellement loin de nos débats en loge où l’on peut aller au fond des choses.

    Philippe Benhamou

  • 1
    Jacques Cécius 6 mars 2007 à 09:21 / Répondre

    Est-il vrai que dans certaines loges on mangeait du cochon le Vendredi Saint ? C’est ce qu’affirmait mon professeur de religion catholique.
    D’autres afirmaient que le franc-maçon, devait, le jour de son acceptation, marcher sur un crucifix. Ou encore uriner dessus ! Assez curieusement, ces fariboles n’émanaient pas toujours de catholiques bon teint. Parfois des anticléricaux, non maçons, disaient exactement la mâme chose.
    En ce qui concerne le cochon dégusté le Vendredi d’avant Pâques, il est possible qu’il s’agisse d’un confusion entre les banquets gras du vendredi saint, très à la mode dans les cercles de Libre Pensée avant la guerre. Souvent les gens confondaient Libre Pensée et Franc-maçonnerie.

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