Pour la GLDF, les Droits de l’Homme sont au cœur de la dignité des êtres humains

Publié par Jiri Pragman
Dans Divers

La Commission des Droits de l’Homme et du Citoyen de la Grande Loge de France vient de célébrer le 60e anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme parce que celle-ci constitue, selon elle, une étape décisive pour une amélioration de la dignité des membres de la famille humaine. Elle a notamment à cette occasion, rendu hommage à « la sentinelle des droits de l’homme », René Cassin, prix Nobel de la paix, dont une loge de la GLDF porte le nom.

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : des valeurs portées par tous les Francs-maçons de la Grande Loge de France

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. Pour la GLDF, ce simple article Ier, sur les 30 que compte la Déclaration de 1948, guide chaque franc-maçon qui, plusieurs fois par mois dans sa loge et chaque jour dans sa vie quotidienne, veut contribuer « à l’amélioration de l’humanité et à son émancipation progressive et pacifique », comme le dit le Convent de Lausanne du Rite Ecossais Ancien et Accepté de 1875. Et, selon la Constitution de la GLDF  : La Franc-maçonnerie est un ordre initiatique traditionnel et universel fondé sur la Fraternité et constitue une alliance d’hommes libres, de toutes origines, de toutes nationalités et de toutes croyances ayant pour but le perfectionnement de l’Humanité..

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 : des valeurs à défendre et à promouvoir avec la force de l’esprit et de la raison

Cependant ce « premier manifeste que l’humanité organisée ait jamais adopté » selon l’expression de René Cassin à propos de cette Déclaration n’est-il qu’un idéal ou un voeu pieux tant ses valeurs sont encore aujourd’hui battues en brèche sur tous les continents ? Et malgré l’évolution du droit européen et international comme récemment la création de la Cour Pénale Internationale, certains observateurs vont jusqu’à parler de « régression » des droits de l’homme… Pour la GLDF, le chantier est à l’évidence encore immense contre la torture, la peine de mort, le racisme, la xénophobie et toutes les formes de discrimination. Des signatures de conventions ou traités internationaux, certes mais ne faut-il pas aussi promouvoir, chacun dans sa vie propre, des valeurs actives comme la tolérance, la bienveillance et la fraternité pour cimenter ce socle commun que constitue l’idée « d’humanité » ? Cette idée fut l’essentiel du grand colloque organisé par la GLDF en 2001 sur la dignité humaine. Elle fut aussi au cœur des échanges du colloque de janvier 2008 sur la nécessité du dialogue entre laïcité, religions et spiritualités.

En mars 2009, à la Maison de la Mutualité, la GLDF s’interrogera sur la question : Les valeurs peuvent-elles être universelles ?

Et la GLDF d’indiquer : Sans anticiper sur les réponses des philosophes et intervenants attendus, nous pouvons au moins à ce jour travailler à ce qu’elles soient « universalisables ».

lundi 15 décembre 2008

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