Le vrai pouvoir des Francs-Maçons en poche

Publié par Jiri Pragman
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jeudi 15 septembre 2011
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  • 24
    Gabaon
    23 septembre 2011 à 12h09 / Répondre

    @ fly tox : mon intention n’était nullement de mettre en doute vos arguments, mais bien de m’enrichir spirituellement d’autres textes ou indications dont vous auriez pu disposer. j’ai trop le respect de mes frères initiés et frères du genre humain pour vous imposer « la charge de la preuve »

  • 23
    Fly Tox
    22 septembre 2011 à 21h33 / Répondre

    @ Gabaon
    le fait que le RER émane de la tradition française lui confère, à mes yeux, une série de valeurs que ne possède pas la maçonnerie anglo-saxonne. Mais ceci risquerait de devenir polémique, donc, stop.

    Je lis dans votre intervention autant d’erreurs que de réalités. Pour les erreurs : les marchands de décors, en effet, vendent à qui mieux mieux des tabliers de VM au RER avec des taus, en fait des leviers britanniques tête en bas, et nombre de loges dites rectifiées d’aujourd’hui sacrifient à cet usage prétentieux. D’ailleurs, des loges rectifiées sont aujourd’hui mixtes, obédientielles, (c’est à dire sacrifiant par obéissance aux ukazes de la GLUA notamment,) et donc anglicisées. Mais elles ne suivent pas toutes cette pente glissante.

    Pour répondre à votre question, il n’y a pas lieu d’inverser l’obligation de la preuve. Je vous retourne votre question : qu’est-ce donc qui impose le port de « taus-leviers » sur les tabliers des VVMM du RER ? La reponse est RIEN ni PERSONNE.

    D’abord, référez-vous à l’entrée au RER du candidat VM en loge : arrêté au porche, nu et sans le moindre signe distinctif, il frappe et s’entend dire :  » Qui s’élève sera abaissé. Qui s’abaisse sera élevé ». Voici un bel exemple, entre autres, de l’humilité que professe le RER comme le RF du reste. Primus inter pares, à titre provisoire…

    Ensuite, reportez-vous au Code des Loges Réunies et Rectifiées de 5778-5779, c hapitre X; alinea 4 ; je cite :  » les Apprentifs ont le tablier de peau blanche sans doublure ni bordure, la bavette haute ; les Compagnons ont le même tablier, avec des rubans bleus ; les Maîtres ont le même tablier doublé et bordé de bleu, la bavette abattue ; les Maîtres Ecossais ont le tablier comme il sera expliqué plus au long dans la suite de ce chapitre ».

    Si je lis bien, le tablier du VM est blanc, bordé de bleu, et voilà tout. Les rosettes seront un ornement surajouté ultérieurement, pour ceux qui tiendront à ce genre de frivolités, par esprit grégaire.

    Le RER n’a pas existé en France, encore moins en Belgique, au XIXe siècle. Il a disparu grosso modo de la Terreur à 1913, réfugié en Helvétie, d’où il reviendra intact et préservé des corruptions du XIXe siècle.
    Le RER, comme le Rite Français (dans certains de ses avatars à tout le moins) incarnent la maçonnerie d’esprit, de goût et de style français, et c’est un Belge qui vous le dit. Mais ils ont tous deux dû subir les influences de rites dominants qu’ils jouxtaient, tels le Rite Ecossais Philosophique et le Rite Ecossais Ancien Accepté. Cette contamination a suscité les originalités hétéroclites que vous avez remarquées dans les loges que vous avez visitées dans ces deux pays. Ce n’est sans doute pas un enrichissement.

    Quant aux composants du RER, un honorable intervenant a mentionné la Stricte Observance, dite templière. Soit, cela est certain, Willermoz s’est laissé tenter par les fantasmes de von Hund. Mais ce n’est pas tout, et sans doute pas l’essentiel. La maçonnerie lyonnaise était la maçonnerie française, mais elle a rencontré les Elus Coëns, et Martinès de Pasqually y a joué un rôle essentiel au sens étymologique du terme. Et puis, on le sait moins, la maçonnerie suédoise y a laissé des empreintes très fortes mais moins « ostensibles », dirait le bon Jean-Baptiste W.

    Au bleu, le RER se pratique en Belgique dans une loge du nord de Bruxelles, qui vit à l’heure de Wilhelmsbad, et qui maintient le flambeau de l’Ordre haut et clair. Adhuc Stat. Elle possède de rares correspondants en France, et se développe dans la discrétion et l’humilité, propres aux rites rectifié et français. Si vos pas vous mènent vers le Septentrion, je vous mènerai vers elle, si tel est votre désir.

  • 22
    calvariam
    21 septembre 2011 à 10h36 / Répondre

    Sur la question de distinguer entre S.COIGNARD, C.BARBIER et F.KOCH : pourquoi ? Je ne compte pas faire une planche sur l’antimaçonnisme au vingtième siècle ! (encore que…)
    Ce que je constate simplement c’est que nous sommes nous-mêmes pris dans cet antimaçonnisme, nous interdisant certains actes relevant de la fraternité simplement par peur de prêter le flanc, renonçant au principe du secret (au sens large), ouvrant les temples, communiquant en imaginant naïvement que cela fera taire tout phantasme !étalant nos principes et nos symboles dans une vulgarisation à outrance, clamant que nous sommes « comme les autres » (alors pourquoi diable toutes ses salamalecs en ce cas ! mais certains parmi les plus atteints par les métaux y pensent déjà, militants pour réduire le rituel à sa plus simple expression, sous couvert de réforme ou de modernité)
    A ce mot d’ordre fleurant le renoncement : Soyons fiers d’être franc-maçons, ne nous cachons pas, soyons transparents, je réponds : oui ! Soyons fiers d’être franc- maçons, demeurons invisibles, respectons nos traditions et nos principes envers et contre la morale publique, qui est à la morale ce que la musique militaire(ou le top 50) est à la musique et laissons enfler la rumeur sur le parvis…
    Et cessons d’y prêter excessivement l’oreille !
    Pour en revenir à ta citation, je constate qu’elle est de Talleyrand, homme ô combien admirable, celui dont Chateaubriand disait : «quand M. de Talleyrand ne conspire pas, il trafique. » ou que Hugo décrivait ainsi : « On pourrait dire que tout en lui boitait comme lui ; la noblesse qu’il avait faite servante de la république, la prêtrise qu’il avait traînée au Champ de Mars, puis jetée au ruisseau, le mariage qu’il avait rompu par vingt scandales et une séparation volontaire, l’esprit qu’il déshonorait par la bassesse »
    Un frère me direz vous, Initié à la loge « L’Impériale des Francs-Chevaliers ». Il resta Apprenti toute sa vie, c’est dire son assiduité !
    Puisqu’il y a des amateurs de citations je citerai d’abord William BLAKE : « La route de l’excès mène au palais de la sagesse. » et aussi celle-ci :
    « bonne citation n’est pas bon argument » (Calvariam )

  • 21
    Gabaon
    20 septembre 2011 à 17h27 / Répondre

    @ fly tox : Désolé, mais dans tous les ateliers RER que j’ai visités en Belgique et en France, les Vénérables Maîtres portaient un tablier tel que figurant sur l’illustration, pointe en haut, parfois sans penderillons. Maintenant, je serais heureux que vous me communiquiez la base sur laquelle votre argumentation se pose, car c’est peut-être moi qui suis dans l’erreur.

    Et le fait que ce rite soit émané de la maçonnerie française et non anglaise (et inspiré par les rites allemands d’ailleurs) n’enlève rien à la qualité du rite, je pense…

  • 20
    Ronan
    20 septembre 2011 à 13h06 / Répondre

    Tout ce qui est excessif est insignifiant…

    voilà qui décrit parfaitement la phrase : « le livre de Koch est un rejeton des œuvres de Léo Taxil, il n’y a rien de plus à en tirer. « 

    Par ailleurs, l’amalgame n’a jamais constitué une clé de compréhension efficace: distinguer Koch de Coignard, Barbier de Koch permet de mettre les responsabilités en perspective.

  • 19
    Fly Tox
    19 septembre 2011 à 18h46 / Répondre

    @ Gabaon
    Désolé, mais la personne figurant sur la couverture de ce livre n’est pas au Rite Ecossais Rectifié. A ce rite, qui est un avatar de la maçonnerie française et non anglaise, les Vénérables en chaire ne portent pas de tabliers ornés de niveaux (levels) et en aucun cas de taus grecs. Le tau, lettre grecque, est tout à fait étranger à la maçonnerie dont les références sont judéo-chrétiennes. Et de toute façon, le tau, qu’arborent volontiers les Britanniques, et puis les humbles de tous rites qui veulent montrer ostensiblement qu’ils ont été installés « ésotériquement », s’écrit avec la barre horizontale en haut, et non en bas.
    Ces décors de la photo sont des décors anglais.
    Au RER, à tout le moins celui qui est resté fidèle à ses origines et donc proche de Wilhelmsbad, le Vénérable en chaire ne porte rien sur son tablier, ou, à la limite, trois rosettes de teinte gris-bleu, comme tout maître maçon.
    Enfin, le tapis de loge (au seul RER, les autres rites ont des « tableaux » de loge) n’est pas bordé de carrés noirs et blancs alternés comme sur la photo, mais bien de carrés posés sur pointe, ce qui donne à l’ensemble un aspect de « bordure dentée », que d’aucuns prennent aussi pour des triangles…O Parole vraiment bien perdue !

  • 18
    calvariam
    19 septembre 2011 à 16h13 / Répondre

    @Ronan,
    Je persiste et je signe,d’abord,parceque collectionnant les marronniers j’en ai lu une bonne part; ensuite,que cet ouvrage contienne des faits et non de simples rumeurs ne change rien au fait qu’il a pour but de véhiculer une image sulfureuse de la FM et, en ce sens il s’inscrit donc dans la longue histoire de l’anti-maçonnisme (aussi longue que la maçonnerie).
    Et sur quoi devrais-je réfléchir, sur le fait que nous sommes un réseau? La belle affaire! Comme si nous étions le seul réseau existant, comme si, en France une grande part des transactions de toutes sortes ne passait pas par les réseaux! Moi, à ta place, je m’interrogerais sur le fait que la FM serait le seul réseau qui serait illégitime! Alors que d’autres sont prospères! Tel celui de la « jet set » (pourtant le QI moyen n’y est pas celui de pilotes de chasse!) où l’on en est, facile, à la seconde génération des « filles et fils de » (marrant comme le talent est héréditaire!, et l’on a rejeté les théories de Trofime Lyssenko !imbéciles que nous sommes !), ou celui de la grande bourgeoisie, je te conseille« Dans les beaux quartiers (éd. Seuil). Sociologie de la bourgeoisie » de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot.
    Tiens, la grande bourgeoisie ! Avec les affaires en cours, (sinon en Béthencourt) voilà un sujet intéressant pour notre ami François, il pourra même garder sa quatrième de couverture quasi au mot près, lui qui aime le copier/coller !
    Cela donnerait (il peut même me pomper sans me citer, d’autres l’on déjà fait (voir l’affaire Jonathan, un FM dans secret story) :
    « En apparence désuet, cet immense réseau de plus de 528 000 membres (nombres d’imposables payant l’ISF) pèse sur notre monde moderne de manière très organisée. François Koch, journaliste à L’Express, mène l’enquête depuis neuf ans. Il livre ici des révélations inattendues sur le pouvoir réel des «bourgeois » au sein de notre société. En politique d’abord. De quelle manière les bourgeois peuvent-ils faire basculer de grandes élections (avec des valises ?)? Être à l’origine de l’élaboration et du vote de lois(celles sur les niches fiscales ?) ? Dans la politique, la justice, l’économie, leur influence est incontestable. Et, surtout, dans les affaires, via le fameux bottin mondain, le bal des débutantes, rallyes et autres Clubhouses. Un business structuré et tabou, qui monte en puissance…
    Réponses dans cette contre-enquête passionnante. »
    Mais cela n’arrivera pas car Monsieur KOCH bosse pour eux ! Jusqu’en 2006 pour le groupe Dassault, depuis pour le groupe Roularta (belge, car la haute bourgeoisie, comme les FM est internationale…)
    Quant à l’outing , qu’il en parle à son ami et chef Christophe Barbier , responsable de l’outing de Xavier Bertrand !
    Ce qui ennuie ce petit monde, c’est que la FM est un réseau paradoxalement ouvert à toutes les couches sociales (ou presque) qui vient contrecarrer d’autres réseaux, pas plus légitimes.
    Pour ma part, sans être dépourvu de sens critique à l’égard de la FM, je ne me rendrai pas à la maçonnophobie du monde profane, entretenue par une certaine presse à laquelle François KOCH appartient, je tiens au secret d’appartenance qui nous protège et nous renforce, je ne renoncerai pas au principe de fraternité au nom de je ne sais quelle pseudo morale, je me refuse également à vouloir que la FM ne cherche plus à peser, discrètement, sur les débats de société , en bref à tout ce qui nous est reproché.
    La seule limite est la Loi à l’égard de laquelle nous devons nous montrer respectueux et nos constitutions et rêglements, pour le reste nous sommes libres, en tout cas nous devrions l’être…

  • 17
    Ronan
    18 septembre 2011 à 18h59 / Répondre

    @calvariam
    Je ne peux pas laisser dire que le bouquin de François Koch est un rejeton des « œuvres de Taxil ». C’est scandaleusement faux et injurieux à l’égard d’un journaliste qui ne mérite pas cela, quelque puisse être l’avis que l’on puisse avoir sur son travail.
    Ce petit livre contient des éléments factuels sur lesquels nous serions bien inspirés de réfléchir, et peu d’âneries. Et ceux qui le liront avant de le critiquer (ce qui est quand même la moindre des choses) constateront avec intérêt que les positions de l’ami François sont très éloignées de celles d’une Sophie Coignard par exemple, sur des questions fondamentales comme celles de l' »outing forcé ».
    Je suis extrêmement choqué qu’on puisse se livrer à des critiques aussi débiles et méprisantes sans avoir, à l’évidence, ne serait-ce que feuilleté le bouquin qui mérite beaucoup mieux que cela. Si on voulait le qualifier d’une phrase, on pourrait dire quelque chose dans le genre de « le regard d’un profane honnête, non dénué d’intérêt et de curiosité, et pas d’avantage de sens critique, sur les dimensions publiques de notre petit monde ». Comme tel, il mérite d’être lu par les maçons et de recevoir des réponses construites, voire de susciter des remises en cause de certains de nos dysfonctionnements.

  • 16
    calvariam
    16 septembre 2011 à 15h40 / Répondre

    Soyons honnêtes: le livre de Koch est un rejeton des œuvres de Léo Taxil, il n’y a rien de plus à en tirer.
    Mais d’un autre coté il faut bien reconnaitre que chez les frangins eux mêmes, nombres d’ouvrages sont de l’ordre de l’alimentaire (car la maçonnerie alimentaire n’est pas là où l’on s’y attend), combien d’auteurs FM creux et médiocres pour un jean Verdun ou un Henri Tort-Nougues?
    D’ailleurs plus ils sont prolifiques, plus il y a des raisons d’être lucides et donc de se méfier.
    certains redécouvrent l’eau tièdes, d’autres créent carrément de nouveaux concepts voir carrément une nouvelle maçonnerie, une maçonnerie new age, telle la maçonnerie libérative , bonjour la modestie !! Réduisent l’initiation à du coaching ….
    Bien souvent, à l’examen, l’on se rend compte que toutes ces nouveautés ne sont que de pâles reflets des conceptions traditionnelles développées, déjà, et plus profondément, par les initiés des siècles précédents.
    Mieux vaut donc s’en tenir aux classiques….

  • 15
    Polybe
    16 septembre 2011 à 14h01 / Répondre

    @ Baptiste : Tout à fait d’accord avec toi. Sauf que ces sujets n’intéressent pas la presse, qui préfère ce qui se vend, c’est à dire les éternelles balivernes sur « le vrai pouvoir des francs-maçons ». D’ailleurs, à la lecture des commentaires laissés sur le blog de François Koch (et dont il se garde bien de limiter les excès), ces âneries semblent aussi passionner un certain nombre de frères…

    @ Fournier Glbert : Merci de relever notre humour. C’est d’autant plus méritoire qu’il ne peut que t’échapper. C’est pourquoi, en effet, il n’amuse que les francs-maçons (et encore, beaucoup d’entre eux sont hermétiques au mien).

  • 14
    fournier glbert
    16 septembre 2011 à 11h44 / Répondre

    Quel humour, ces francs-maçons! un peu répétritif… qui ne peut qu’amuser que les francs-mac!

  • 13
    Largo
    16 septembre 2011 à 11h11 / Répondre

    Il faut de tout pour vendre. Mais ils n’ont pas encore pensé au Monopoly maçonique et 7 familles de la régularité :)!!!

  • 12
    Baptiste
    16 septembre 2011 à 8h37 / Répondre

    @polybe: Un Maçon peut s’exprimer sur le symbolisme, la psychologie du rituel maçonnique, de la vie maçonnique, détailler l’idée qu’il a du sens des rituels (de tels livres existent), les liens qu’il entrevoit avec notre histoire occidentale, nos références culturelles, architecturales, toutes choses passionnantes, sans trahir ce qui se passe en Loge, c’est à dire, sans trahir l’intimité de ses Soeurs et Frères. Ceci peut même être fait sans citer le contenu des rituels (bien que cela ait été maintes fois fait, par de nombreux auteurs).

  • 11
    Polybe
    16 septembre 2011 à 3h20 / Répondre

    @ Baptiste : que les auteurs des articles sur la franc-maçonnerie soient ou non des nôtres n’est pas indifférent. Soit ils le sont et, dans ce cas, ils savent de quoi ils s’agit mais ne peuvent rien dire. Soit ils ne le sont pas ; ils peuvent alors dire ce qu’ils veulent mais ne savent rien et se rabattent sur des queues de cerises. En général, ils ne le sont pas. Ils ont même une tendance, plus ou moins décelable, à l’antimaçonnisme.

    Le jour où Koch nous entretiendra de symbolisme, Stifani sera devenu moine trappiste. Tu peux toujours essayer de lui fourguer une planche sur le delta lumineux, comme d’autres la liste nominative des administrateurs du Grand Orient, tu verras bien ce qu’il en fait…

    De même qu’on n’est pas obligé d’être socialiste pour relater l’actualité du PS ni curé pour écrire dans « La Croix », on peut tenir une rubrique sur la franc-maçonnerie en restant profane. Koch ayant réussi à imposer son business dans le monde maçonnique, il attire à lui tous les râleurs, les malintentionnés, les ambitieux déçus ou encore pleins d’espoir, qui se font une joie de l’informer de nos petits et grands potins. Sans eux, il serait muet, ce qui renvoie la balle dans notre camp.

    La prétendue presse d’investigation ne se nourrit que de ce flot de délation, fourni par des mouchards de tout calibre, aux motivations les plus diverses. Le « Washington Post » n’aurait jamais rien su de l’affaire du Watergate sans les révélations en cascade du mystérieux « Gorge profonde ». En fait d’investigation, les journalistes concernés se contentent de quelques coups de fil pour recouper ou tenter de vérifier une information apportée par un quidam. Dans le cas de la franc-maçonnerie, ils ne se donnent même pas cette peine, puisque le sujet est réputé occulte.

    Toujours est-il qu’à la longue, Koch est devenu un spécialiste assez crédible. Mais seulement du bruit de fond. Les sujets qui nous intéressent vraiment lui passent très au-dessus de la tête et, d’ailleurs, il n’en a cure. Lorsqu’il a amassé assez de denrées dans son arrière-boutique, il en fait un bouquin, ce qui lui permet d’arrondir un peu son salaire de « L’Express », sûrement pas mirobolant. Le format poche suffit bien, vu l’insignifiance.

    Il n’y a pas lieu de le conspuer, ni de lui tresser des couronnes, même s’il se pose assez ridiculement en vestale de la liberté de la presse. Il fait juste son boulot de style « France-Dimanche », en essayant d’en vivre le moins mal possible. Rien ne l’oblige à être objectif, ni à élever le débat, ni à se montrer complaisant envers le monde de ses fournisseurs. Ce serait peu rentable.

    En contrepartie, nous qui savons ce qu’est réellement la franc-maçonnerie, nous avons le droit de mépriser cette littérature, qui ne nous empêche ni de continuer à maçonner, ni de pisser contre le vent, comme le révèle Papy Grincheux. La multiplication des marronniers signale même l’excellente santé de notre activité.

  • 10
    Kalilooela
    16 septembre 2011 à 2h57 / Répondre

    Je viens d’économiser 6,65 euros en lisant la critique approfondie de Jiri sur la première édition du livre de Koch, 6,65 euros que j’utiliserai avec profit, pour aller acheter au GM de la GLNF des rouleaux de papier toilette qu’il doit avoir en surnombre (comprend qui veut), et éviter ainsi les désagréments que suggère Stéphane DC dans son commentaire 9.

    Je pense que le titre du livre a été tronqué pour des raisons de marketing, au départ, ça devait être un truc genre : « Le vrai pouvoir des francs-maçons en France, c’est de se taper sur la gueule à coup de maillet pour n’en exercer aucun (de pouvoir, pas de maillet, imbécile) », et puis bon, un type de la rédaction a dû passer dans le bureau et dire « Nan coco, trop long, ça marchera jamais, essaye plutôt ‘Moi, Martine, 13 ans, droguée, prostituée, franc-maçon’, c’est bon ça ». A la suite de la courte lutte qui s’en est suivie, un accord a été trouvé qui nous a donné le titre lamentable qu’on peut admirer plus haut. Naturellement, comme tout compromis le résultat est insatisfaisant pour les deux parties, mais donne l’occasion à Jeanmi de dire des choses très justes et à JB31 de se couvrir une fois de plus de ridicule (et pas seulement parce qu’il ne sait pas conjuguer le verbe « cesser » à l’impératif ou qu’il n’ose pas écrire « embêter » – c’est bien ça que tu voulais écrire JB hein ?).

    Allez, cordialement quand même,

    Kalilooela

  • 9
    Stéphane DC
    15 septembre 2011 à 17h53 / Répondre

    Le problème de cette édition au format de poche est qu’il est plus difficile de se torcher avec…

  • 8
    Papy Grincheux
    15 septembre 2011 à 16h14 / Répondre

    Encore une fois on ne nous dit pas tout: ils sont très forts ces francs maçons!
    Savez vous qu’ils sont les seuls au monde qui peuvent pisser contre le vent?
    Hé oui! Quand ils font ça le vent change de direction.
    Mais ne le répétez pas: c’est un secret.

  • 7
    Baptiste
    15 septembre 2011 à 15h54 / Répondre

    rebelle67 : Pas du tout. Je serais très content de lire des choses « intelligentes » sur la Franc Maçonnerie dans la presse ou dans les livres écrits par des Profanes. Mais c’est vraiment rare. Ce qu’on lit le plus souvent, c’est tout un tas d’élucubrations sur le soit disant pouvoir secret des Franc Maçons, les réseaux obscurs, les conspirations cachées, et j’en passe. C’est lassant, c’est sans intérêt, c’est faux, ça induit en erreur les gens intéressés par la Franc Maçonnerie, et ça ne sert qu’a accrocher le passant qui passe dans le kiosque à journaux de la gare. A qui on va encore sortir les même bêtises sans saveur.

    C’est dommage car il y a beaucoup à dire sur le symbolisme, la ou les cultures dont il provient, les apports de la chrétienté là dedans, de l’islam, de l’égypte antique, ou que sais-je…Ca, ça serait intéressant ! Ecrit par un Profane ou par un Maçon, là n’est pas la question.

    Mais les sempiternelles conneries du genre « méfiez vous du juge de la grande ville d’à côté, si ça se trouve il est Franc Maçon et donc c’est pas net car on sait pas bien ce que c’est », ben… ça devient gonflant à la longue…

    Des magouilles, des arrangements, il y en a dans tous les milieux, que ça soit dans la Maçonnerie ou ailleurs. Et dans tous les milieux c’est mal vu, d’une façon générale. Et chez nous aussi, d’une façon générale.

  • 6
    JB31
    15 septembre 2011 à 14h36 / Répondre

    Oui comme le dit très bien JeanMi,
    tout content d’annoncer qu’il fait des conférences au musée de la FM (ce qui lui donne une autorité certaine ! pensez donc Mme Michu … un conférencier !) ce qui est important c’est le monde profane.
    Que faisons nous etc etc… Mais mon cher ami qu’attends tu pour te précipiter dans un parti politique pour faire ? et cesses de nous em… avec cette culpabilisation imbécile des francs-maçons … vas donc « au charbon » assume toi et laisse les autres choisir ce qu’il convient de faire en toute liberté.
    La FM n’est pas un parti politique. Point.

  • 5
    rebelle67
    15 septembre 2011 à 13h24 / Répondre

    Apparemment, tout avis, écrit, étude, réalisés par un profane sur la franc-maçonnerie est un maronnier!
    Moi, je ne veux être ni franc-maçon, ni sous-homme, sous-citoyen.
    Ca va être très dur pour moi et les profanes!

  • 4
    Baptiste
    15 septembre 2011 à 10h56 / Répondre

    C’est moi, ou il y a augmentation du nombre de marroniers sur nous depuis quelques mois ?

  • 3
    jeanmi
    15 septembre 2011 à 10h27 / Répondre

    Pour le grand public le RER est un train de banlieue. Pour faire deux conférences par semaine, au musée de la FM pour les profanes qui viennent le visiter, les questions tournent sur bien d’autres sujets que nos rituels dont ils se moquent éperdument. Ce qui pose question ce sont nos réalisations et notre projets. Que faisons-nous tout de suite pour enrayer la catastrophe annoncée ? Même si nous continuons à nous améliorer et à essayer de perfectionner la société, il faut dire que notre rendement est faible. Je pense qu’il nous faut mettre la godasse sur l’accélérateur.

  • 2
    Gabaon
    15 septembre 2011 à 10h02 / Répondre

    Je suis d’autant plus consterné qu’en couverture figure une personne en décors de Vénérable de loge travaillant au Rite Ecossais Rectifié. Il s’agit d’une composante vraiment très « confidentielle » (au point de vue du nombre) dans le monde maçonnique. C’est comme si on disait que les personnes qui ont les yeux de couleurs différentes qui détiennent le vrai pouvoir …

  • 1
    EMEREK
    15 septembre 2011 à 7h48 / Répondre

    Auri sacra fames !!!

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