Les pyramides sont-elles des symboles maçonniques?

Par Jiri Pragman dans Dans la presse

Les conspirationnistes le croient fermement comme en témoigne leur analyse du dollar américain « Illuminati ». Mais, sérieusement, la pyramide est-elle un symbole maçonnique? Le magazine français Ca m’intéresse de décembre 2011 a fait sa couverture sur Les nouveaux mystères des pyramides annonçant aussi L’incroyable héritage franc-maçon. 2 pages sont consacrées à Ces mystérieuses pyramides françaises, indiquant que plusieurs d’entre elles ont probablement servi de lieu d’initiation aux francs-maçons. Sont ainsi citées la pyramide du parc Monceau à Paris, celles de Tourves dans le Var et de Maupertuis en Seine-et-Marne.

La parole est donnée à Roger Dachez, président de l’Institut Maçonnique de France qui fait une mise au point: Ce n’est pas officiellement un symbole franc-maçon. Le culte que les francs-maçons d’autrefois ont voué à la pyramide prend sa source dans un roman de 1731, écrit par l’abbé Terrasson, Séthos. Et Dachez de faire allusion à l’égyptomania durant les campagnes napoléonniennes, qui a amené certaines Loges à adopter des Rites liés aux mystères d’Isis. Le lien entre ces mystères et la Franc-Maçonnerie est donc bien une fiction, même si ce mythe fallacieux a été repris en 1811 par Pierre-Alexandre Lenoir dans La Franc-maçonnerie rendue à sa véritable origine ou l’antiquité de la Franc-Maçonnerie prouvée par l’explication des mystères anciens et modernes.

Aucun document n’atteste que ces pyramides françaises aient servi à des initiations; Dachez précise d’ailleurs qu’elles sont assez petites. Cependant, celle du parc Moncieau a bien été construite par le duc de Chartres), Grand Maître du Grand Orient de France.

mercredi 21 décembre 2011 22 commentaires
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    réboussié 21 décembre 2017 à 10:14 / Répondre

    littéralement scié par tant de culture symbolique , un frère -soeur peut il m’indiquer ou se trouve la pire amide de Maslow , et si on peut la visiter …bon et joyeux hiver à tous-toutes ….et les autres R et b……é.

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      Lionel MAINE 20 décembre 2017 à 08:13 / Répondre

      Très intéressante cette idée de « pyramidologie sociale » et de l’urgence d’une « dénatalisation ».
      Bonnes fêtes de fin d’année.

      • 18
        Claudec 20 décembre 2017 à 10:10 / Répondre

        Merci de cette marque d’intérêt ainsi que de vos vœux. À mon tour, je vous souhaite de finir heureusement l’année.

        • 19
          Lionel MAINE 20 décembre 2017 à 15:31 / Répondre

          Merci, dés que possible, j’essaierai « d’aller plus loin » !!!
          Fraternellement.

          • 20
            Claudec 20 décembre 2017 à 20:15 / Répondre

            Bonsoir Lionel
            Si, comme je l’espère, votre intérêt pour la “pyramidologie sociale” persiste et vous engage à aller plus loin à son sujet, je serais très honoré de vous apporter tout éclaircissement qui pourrait vous être utile.
            Bien que ne m’y étant pas impliqué, je me suis toujours intéressé à la pensée franc-maçonne (ce qui peut expliquer ma fréquentation de sites lui étant dédiés) et j’ai le sentiment que ma réflexion d’ordre social, fondée sur l’observation de la pyramide, en a été influencée.
            Je me tiens donc à votre disposition et vous renouvelant mes remerciements pour une attention qui m’est un précieux encouragement –, je vous prie de me croire
            bien cordialement vôtre.
            Claude Courty

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    Claudec 13 juillet 2014 à 09:54 / Répondre

    A propos de pyramide et de tout ce qui s’y rapporte.
    Et si la pyramide avait une signification moins ésotérique et plus simplement en rapport avec la condition humaine, telle qu’ont pu la considérer les civilisations les plus anciennes et les plus reculées ?
    Voir à ce sujet divers articles et schémas du blog :
    http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com

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    Claudec 5 juillet 2013 à 22:01 / Répondre

    L’article qui suit est inspiré du blog : http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com

    Pyramide sociale et pyramides antiques

    Faire de la pyramide une représentation schématique de la société, avec ses niveaux de plus en plus peuplés depuis son sommet vers sa base ; ses différences et superpositions entraînant autant de ces suprématies et infériorités – naturelles ou non – qui font si peur ; ses relations de dépendance et d’autorité, ses inégalités de richesse matérielle, de savoir et de pouvoir …, relève pour certains de la pure intuition, quand ce n’est pas de l’invention, voire de la fantaisie. L’idée en est par eux purement et simplement rejetée, oubliant que sans ces sources de toute créativité que sont la curiosité, l’intuition et l’imagination nos connaissance seraient bien peu de chose. Et d’ailleurs, ceux qui contestent une telle représentation lui préférant, le rhomboïde ; qu’ils le nomment toupie, diabolo ou sablier – faits de cônes opposés par des bases ou des sommets non sans analogie avec celle et celui de la pyramide ; ou encore le cercle, la sphère, ainsi que les polyèdres les plus divers, omettent tout bonnement que ces figures et volumes se ramènent toutes, pour l’usage qu’ils en font, à la pyramide ou au triangle. En effet, au degré de précision près et abstraction faite des indices et autres paramètres qui en justifient les formes plus ou moins justifiées, toutes ces représentations s’accordent au moins sur la distribution de populations ou de valeurs, selon une segmentation allant du plus rare, positionné en un sommet ou un centre, au plus nombreux, occupant une base, un pourtour, ou un segment de celui-ci.

    L’économie d’un polémique peut donc être faite et la pyramide antique ainsi que son ésotérisme évoqués, au risque d’accroître le risque de rejet de la représentation pyramidale de la société, a fortiori dans sa relation avec la démographie. N’est-ce pas en effet ajouter l’occulte à l’extravagance, spécialement selon ceux qui ont pour habitude d’esquiver la remise en cause de leur propre vision de ce rapport, pour autant qu’ils l’admettent et s’en soucient ? En tout état de cause, est-il possible de faire sérieusement référence à la pyramide – quelle que soit la représentation à laquelle elle prétende – sans évoquer la part de mystère attachée à cette construction depuis la découverte et l’exploration des premières d’entre elles ? Voici en tout cas implicitement posées quelques questions subsidiaires.

    Alors que l’esprit de leurs constructeurs n’était pas encore influencé par le progrès ni asphyxié par des savoirs tellement abondants et diversifiés que nul n’est plus en mesure d’en faire la synthèse ; quand nous en sommes réduits à constater qu’en dépit de tant de connaissances accumulées nous n’en savons pas davantage qu’eux à propos du jeu de la vie dont nous avons la vanité de nous croire les pions ; pourquoi se sont-ils aussi universellement attachés à ce volume plutôt qu’à un autre ? Au-delà de la simple continuation d’une pratique architecturale remontant à la préhistoire, telle que pouvant résulter de la simple édification d’une amas de terre et de pierres, ou de la construction d’une hutte de branchages revêtus de peaux ou de feuillages, quelles considérations ont-elles pu guider leur choix parmi les autres formes possibles dont témoignent tant de monuments ? Pour quelles raisons les témoignages de ce choix nous sont-ils parvenus aussi nombreux et d’endroits si divers ? Quelle relation immatérielle pourrait exister entre la vision qu’ont pu avoir de la pyramide nos lointains ancêtres, et une humanité dont la condition et l’organisation, demeurées inchangées pour l’essentiel depuis la nuit des temps, s’y inscrivent avec autant d’évidence ?

    Autant de questions ne pouvant qu’encourager un supplément de réflexion prenant en compte quelques données appartenant tout simplement à l’histoire des hommes. Si les enseignements pouvant en être tirés paraissaient vains, qui niera les attraits du mystère? Et puis, quels sont les moyens restant à l’ignorant pour exercer sa curiosité, sinon cette imagination qu’il lui arrive de se voir reprochée ? Doit-il se priver de l’employer ; de s’y laisser aller ne serait-ce qu’un instant ; ou est-il condamné à subir la toute puissance de la science et de ses démonstrations, ou pour le moins celle de certains de ses représentants à qui il arrive pourtant aussi de se tromper ?

    C’est en tout cas se référer à un fait connu que de rappeler qu’en de nombreux endroits du monde existent des tertres et des cairns plus ou moins érodés, vestiges de constructions résultant de l’empilement de terre et de pierres et dont l’intérieur est parfois aménagé. En France, et plus précisément en Bretagne, le grand tumulus de Carnac et une trentaine d’autres datant de 4500 ans environ avant notre ère indiquent que parmi les premières constructions monumentales à avoir été édifiées par Homo sapiens, figurent celles faites de ces empilements rudimentaires. Si certains y voient l’origine de toutes constructions de forme pyramidale, ils devrait savoir que des pyramides – qui ne sont pas seulement égyptiennes – sont antérieures aux tumulus les plus anciens que nous connaissons. Il paraît donc peu probable que la pyramide soit simplement une sorte de perfectionnement de ces amas coniques de matériaux et la question reste entière. Qu’elle ait été ou non d’abord naturellement conique, à la manière de n’importe quel tas de terre ou de cailloux, pourquoi la pyramide ? Sont-ce les limites des moyens techniques dont ils disposaient qui ont amené les constructeurs des premières d’entre elles à adopter une forme si caractéristique ? La tentation est grande d’opter pour cette hypothèse, mais les édificateurs des grandes pyramides, notamment d’Égypte, se sont montrés capables d’autres prouesses architecturales. Les spécialistes nous diraient peut-être s’il existe d’autres raisons, mais il est suffisant ici de retenir que la pyramide est apparue sous toutes les latitudes aux époques les plus reculées.

    Leur notoriété renvoie d’abord aux égyptiennes, qui sont incontestablement les plus célèbres. Parmi celles dont l’existence est prouvée, bien que certaines n’aient pas encore été explorées, plusieurs dizaines ont été et sont toujours étudiées, alors qu’une centaine, restant à tirer de l’oubli, a été localisée entre les sources et le delta du Nil, aux confins de ces régions réputées être le berceau de l’humanité. Mais de nombreuses constructions pyramidales sont présentes ailleurs dans le monde. En Amérique centrale comme en Amérique du sud, du Mexique au Pérou, elles ont été découvertes avec le continent et les civilisations qui le peuplèrent avant son investissement par les Européens. D’autres encore ont été recensées : en Afrique, au Soudan ; en Europe, comme à Visoko en Bosnie. En Chine, il en existe de plus nombreuses, plus monumentales, plus riches et plus anciennes encore que celles d’Égypte, qui témoignent de la puissance et du raffinement de ceux qui les édifièrent. Aucun des continents où ont vécu les civilisations ayant participé de près ou de loin à l’avènement de l’actuelle société des hommes n’a échappé à ce qui constitue un véritable phénomène. Et de nos jours, l’architecture continue d’attester de son intérêt pour ce volume. Pourquoi cette forme pyramidale plutôt qu’une autre et que peuvent signifier une telle ancienneté, une telle universalité, un tel engouement ?

    L’économie, nom pudiquement jeté comme un voile sur un ensemble de pratiques par ceux qu’elles enrichissent et qui ne fut le commerce qu’après avoir été le troc, a de tous temps ouvert les chemins d’une exploration qu’ont empruntés, autant pour la soutenir que pour en profiter, les soldats et les porteurs de la bonne parole, laïque comme religieuse. Les sciences humaines balbutiantes, qui participaient ainsi à la démarche, ont vite été débordées par un appétit matérialiste soutenu par les sciences dites exactes et cette révolution industrielle dont nous connaissons aujourd’hui le flamboiement, pour le meilleur et pour le pire. Cet appétit pouvant être précisément la cause d’un déficit d’humanisme, la perte définitive des repères élémentaires dont ont usés nos ancêtres ne peut-elle pas lui être imputée ? Il est en tout cas permis de s’interroger sur le fait que la sociologie, la démographie, l’économie, la politique …, mises ici en relation avec la pyramide sociale en tant qu’héritières de cet humanisme exercé à une époque où l’homme était un individu encore respecté par le nombre, s’exercent encore au nom de cet humanisme. La pyramide, qui symbolise l’organisation dont traitent ces disciplines – parfois sans paraître s’en rendre compte – ne fut-elle pas considérée comme telle en d’autres temps, au point qu’à travers elle et l’usage qu’en a si abondamment fait en tant d’endroits une lointaine antiquité, nous ait été délivré un message oublié depuis ou que nous serions devenus incapables de déchiffrer et de comprendre ? C’est l’un des objets des mathématiques, et de la géométrie en particulier, que de fractionner, disséquer, analyser, mettre en équations figures et volumes ; que de raisonner à leur sujet et en tirer des lois permettant d’avancer vers la compréhension en tout. Bien avant que les hommes aient connu les plus élémentaires de ces lois, et pour les découvrir, ils ont donc nécessairement vécu livrés à leurs seules facultés d’observation et à leur intuition, lesquelles les ont conduits à l’astronomie, à la géométrie, à la philosophie, etc. À quel moment de ce long parcours, et à quel titre, la pyramide a-t-elle retenu leur attention ? Et qui a été le premier à s’en préoccuper ?

    Quoi qu’il en soit, livrée à la rigueur scientifique comme aux supputations les plus hasardeuses, la pyramide semble avoir été de tous temps l’objet d’une considération particulière. Est-ce seulement parce qu’elle a été l’une des premières constructions monumentales de l’homme ? Ceci suffit-il à expliquer cela ?

    Qu’un empilement de terre et de pierres ait pu être l’élémentaire façon de construire de tous les hommes, plutôt qu’aller jusqu’à croire que des civilisations aussi éloignées les unes des autres dans le temps que dans l’espace aient pu échanger leurs savoirs de bâtisseurs, leurs penseurs peuvent avoir accordé à la pyramide, sans se connaître et encore moins se consulter, une signification qui a ensuite évolué, jusqu’à revêtir ces rôles allant du sépulcral au sacré que nous lui connaissons, même si une telle supposition n’élude pas d’autres questions quant aux raisons du choix de cette forme architecturale. Son ésotérisme ne peut qu’en être avivé et donner lieu à l’échafaudage de théories les plus invraisemblables, mais la simple réflexion peut aussi conduire à une hypothèse plus pragmatique.
    Sans ôter quoi que ce soit à son caractère universel et outre sa fonction de tombeau réservé aux grands, la pyramide ne peut-elle pas être considérée sans le mystère, voire la magie que lui prêtent certains ? La coïncidence entre sa forme même et des aspects fondamentaux de l’organisation dans bien des domaines, à commencer par ceux où règne une hiérarchie, naturelle ou non, ne suffit-elle pas à éveiller l’attention ? Est-il contestable que l’organisation humaine puisse être ramenée à la structure pyramidale, avec son apex et sa base ? Constat d’une simplicité qui décevra un grand nombre d’amateurs de mystère mais qui justement, par une évidence que la superstition et notre vanité ont pu nous faire négliger pendant que le temps y ajoutait la banalisation et l’oubli, pourrait avoir conduit d’anciennes civilisations disposant d’un sens de l’observation intact, à attribuer à la pyramide une signification en accord avec cette coïncidence de portée universelle, liée à notre condition d’êtres organisés depuis toujours – parce que la nature le veut ainsi et que la nature humaine y ajoute – en sociétés pyramidales, qu’il s’agisse de la famille, du clan, de la tribu, de la nation ou de quelqu’autre structure que ce soit, dès lors que s’y exercent un pouvoir et des relations de dépendance.

    Hormis son caractère sacré, qui semble au demeurant ne pas avoir été le seul lui ayant été conféré, ni honoré de la même façon par les divers peuples en ayant édifié, la pyramide pourrait alors être simplement la représentation de ce concept fondamental, reconnu comme tel par des peuples n’ayant vécu ni aux mêmes endroits ni aux mêmes époques et n’ayant pu échanger d’informations, sauf hypothèse improbable d’une transmission par des voies et des moyens qu’il nous resterait à découvrir.

    Si des civilisations précolombiennes ont usé de la pyramide comme outil de représentation de la société telle qu’elles la percevaient, il a pu en être de même à d’autres époques, en d’autres lieux et à des degrés divers, de la part d’autres peuples. La simple observation et le raisonnement des uns et des autres ont pu, de manière parfaitement plausible, les conduire à considérer que bien des phénomènes, à commencer par leur propre organisation, pouvaient être rapportés à la pyramide. Celle-ci aurait ainsi été, à des siècles de distance et au-delà des océans comme des montagnes, le symbole universel et universellement partagé de la condition humaine, par le seul effet d’une évidence qui aurait fini par nous échapper depuis. Entre temps, ce sens aurait pu lentement évoluer en conservant un caractère sacré, lié à cette idée de Vérité associée aux croyances successives de l’homme, depuis les divinités spécialisées, hiérarchisées et vivant chacune au sommet de leur propre structure (pyramidale elle aussi) jusqu’au monothéisme s’attaquant à une angoisse universelle, qu’il ne restait plus à ses prophètes qu’à codifier pour tenter de la rendre plus supportable.

    La pyramide ne lève effectivement pas l’angoisse existentielle de l’homme, elle ne fait au contraire que l’accentuer, en représentant avec un réalisme implacable l’univers structuré et clos dont il est prisonnier, privé de plus des promesses explicites de compensation dans l’au-delà, que sauront lui promettre les nouvelles religions. Pour aborder cet au-delà, les morts occupant le sommet de la pyramide ne s’y préparaient-il pas, par la momification s’opposant à la corruption de leur chair, comme en se munissant de ce qui serait nécessaire à leur subsistance durant leur dernier voyage ?
    Des divinités peuvent avoir coexistées avec la pyramide et elle a pu être le lieu de cultes célébrés en leur nom ainsi que celui d’autres pratiques aussi bien religieuses que profanes, avant de devenir les témoins de secrets enfouis avec elles sous les sables. L’apparition puis l’expansion du monothéisme sont-elles pour quelque chose dans le déclin de la pyramide ? Laissons aux historiens le soin de nous renseigner, la réponse n’étant pas nécessaire ici. Mais les grandes religions, à travers le judaïsme pour ce qui est de l’occident, ne peuvent-elles pas s’interpréter comme des réactions envers une malédiction sociale dont la pyramide fut longtemps et partout la représentation dénonciatrice ? L’aggravation de l’angoisse qui pouvait en résulter pour l’homme ne pouvait aller sans susciter un besoin de reconnaissance, d’espoir et d’amour dont la Bible – refoulée par une Égypte dominée par la pyramide – portait les germes.

    Des religions salvatrices, fondées sur la révélation et une crédulité encouragée par les peurs et la superstition, n’auraient-elles pas ainsi pu se substituer à des croyances résultant de l’observation de la réalité, telle qu’y engage une vision pyramidale de toute organisation ? L’homme, ébloui par sa foi telle que l’ont sublimée des religions se voulant chacune universelle avant d’emprunter le chemin chaotique d’une unification en cours, puis des idéologies laïques visant les mêmes buts, peut leur avoir ainsi fait oublié d’anciennes vérités, non pas révélées mais simplement observées. En d’autres termes, la propagation de vérités révélées n’aurait-il pas annihilé la faculté démontrée auparavant par les hommes de penser sans dogmes ?

    « Tu ne t’éteindras pas, tu ne finiras pas. Ton nom durera auprès des hommes. Ton nom viendra à être auprès des dieux. » Cette assurance de vie éternelle adressée à Pépi 1er (-2289/-2247) et gravée sur les parois de son appartement funéraire appartient à l’un des plus anciens recueils de textes de l’humanité. Il est probable que ces incantations, qui aidaient le souverain à renaître dans l’au-delà, furent récitées par les prêtres jusqu’à la Ve dynastie égyptienne. Cf. Wikipedia.

    Quelles autres incantations les prêtres récitaient-ils, sans que le rôle de tombeau fut encore nécessairement dévolu à la pyramide ? Quelle que soit la réponse à cette question, le texte gravé sur les parois de la chambre funéraire de Pépi 1er est du plus grand intérêt dans sa première phrase, laquelle peut s’adresser aussi bien à la pyramide qu’au défunt pharaon. La formule ne pourrait-elle pas être antérieure à la fonction funéraire de l’édifice ? D’éternel à universel il n’y qu’un pas que les anciens ont pu franchir, concernant le caractère de la pyramide, en partant des observations auxquelles ils avaient pu se livrer, expliquant leur choix architectural. Il n’est pas impossible qu’ils en aient tiré une conclusion. Une vision pyramidale applicable à toute organisation hiérarchisée, comme l’a toujours été par nature celle de toutes les espèces, a fort bien pu conduire les premiers penseurs à voir avec réalisme l’humanité condamnée à subir son sort sans espoir de rémission. Voici en tout cas, ce qui précède de peu et même coïncide avec l’avènement et le succès des grandes religions modernes, promettant a contrario, à tous, la vie éternelle, et la compensation de leurs peines, telles qu’endurées de leur vivant à l’intérieur d’une abominable pyramide sociale dont il n’est plus question.

    Les clercs de l’époque ont-ils entendu et compris ce message au point de nous laisser par leurs pyramides, un avertissement que nous n’aurions pas perçu ou oublié ? Ou encore, que nous aurions dénaturé par nos peurs et un progrès matériel déshumanisant ?

    Par les temps qui courent ; à une époque où les idéologies tendent à tout submerger et à priver l’individu de ce qui lui reste de sa curiosité et de son libre arbitre, est-il encore temps de se poser la question ? L’efficacité de la lutte contre la pauvreté par une réduction des inégalités sociales – dans la mesure du possible – est pourtant à ce prix. Mais lutter efficacement contre qui ou quoi que ce soit, nécessite d’abord de le connaître, sans pour autant se perdre dans la sophistication d’une recherche qui ne fait le bonheur que de ceux qui s’y adonnent.

  • 13
    jean moutet 24 décembre 2011 à 09:14 / Répondre

    d’ Enfer Stolkin !

    … quand va t on pouvoir lire à nouveau ta parole libre sur la déliquescence actuelle et les roses qui pourraient naitre de cette putréfaction ? …

  • 12
    Rethy 22 décembre 2011 à 22:32 / Répondre

    Sacré Stolkin !

  • 11
    Denis Cliche 22 décembre 2011 à 21:33 / Répondre

    @Stolkin

    :-)))))

  • 10
    STOLKIN 22 décembre 2011 à 20:26 / Répondre

    Tiens. Un peu de récré:
    On parle de : ILLUMINATI
    Inversez les lettres , ce qui nous donne : ITANIMULLI
    Rajoutez devant : www.
    Rajoutez derrière : .com
    Ce qui nous donne : http://www.itanimulli.com
    Alors là…. vous allez être étonnés ou vous arrivez. C’est autre chose que le billet de dollar !

    • 21
      yasfaloth 21 décembre 2017 à 00:52 / Répondre

      Une recherche basique permet de savoir que le possesseur de ce nom de domaine est un certain « John Fenley », apparemment connu sur la toile pour être une sorte de « super-anar » hyper-ultra libéral.
      .
      Quand on possède un nom de domaine il est facile de le faire pointer sur n’importe quelle IP connue, par exemple… la CIA, le Vatican, Hiram.be… etc…

  • 9
    calvariam 22 décembre 2011 à 17:13 / Répondre

    AAAAaargh!!! nous sommes découverts!!!! Espèrons qu’ils ne découvrent pas que les dites pyramides, bien que non maçonniques (en fait atlantes comme chacun sait…enfin les initiés!) vont être utiles à notre plan de domination mondial post diluvien… Espèrons qu’ils ne vont pas découvrir qu’elles constituent (avec les pyramides mayas) un réseau permettant de déclencher la fin du monde (comment croyez-vous que Mu et l’Atlantide ont disparus?) …Espèrons qu’ils ne se rendent pas compte que le jour « oméga » est le 21 décembre 2012…Enfin, si il font appel à Lara CROFT, je suis tout prèts à me rendre…

  • 8
    maat-ieu 22 décembre 2011 à 15:59 / Répondre

    –  » Donc la pyramide n’est pas un symbole franc-maçon!  »
    Ben non, d’ailleurs la plupart des soeurs et frères en sont bien conscient

    – « Ca prouve bien le n’importe quoi de la secte franc-maçonnerie »
    premier non sens : la franc-maçonnerie n’est pas une secte. elle n’a pas de gourou, n’empêches pas ses adeptes de s’en aller s’il le souhaite.
    – « qui a pourtant adopté ce symbole, comme d’autres aussi délirants dans son culte! »
    Non justement ca n’est pas un symbole maçonnique, et nos rites ne sont pas des cultes.

    – « Et ils seraient 150 000 franc-maçons aujourd’hui à avaler la couleuvre… »
    160.000, merci.

    -« l’élite » de notre société!… le corps intermédiaire de notre République! »
    Fantasme, relayé même par quelques frangins il est vrai. Certaines loges sont élitistes mais la majeure partie sont des gens simples et de toutes couches de la société, j’en suis un exemple (hélas)

    -« On peut ouvrir de nombreux hopitaux psychiatriques! ou alors il y a autre chose de caché, d’inavoué, d’inavouable! »
    Inutile. La liberté d’esprit n’a rien à voir avec un trouble psychique.

    -« Ma dernière définition de la franc-maçonnerie est la suivante:
    Une pseudo religion crée de toutes pièces pour éliminer toutes les autres dont le but est de permettre à une poignée d’individus auto-sélectionnée de dominer tous les autres humains sans qu’ils le sachent… Une nouvel esclavage, une nouvelle dictature, qui se cache..
    .Ca c’est votre point de vue. Il ne regarde que vous. Mais j’ai vu des athées, des catholiques, des juifs, des musulmans en loges. Il n’ont pas l’air d’avoir renié leur religion ou de vouloir la remplacer.

    -« La franc-maçonnerie, c’est la pire de toutes les dictatures car travaillant les cervaux et cachée »,
    Non, une dicature est incarnée en un homme et vise réduire les autres au silence au sens propre ou au figuré, en plus une dictature possède une personne, ou un petit groupe de personnes, qui dirige le reste. Personne ne dirige les Franc-Maçon.

    -« anonyme! « 
    Oui et alors ? On a tous droit à une vie privée. Je ne vous demande pas quels sont vos loisirs, vos activités, vos opinions.

  • 7
    Denis Cliche 22 décembre 2011 à 01:07 / Répondre

    La pyramide en effet, n’est pas maçonnique, cependant le triangle lui, est maçonnique.

    La Franc-Maçonnerie étant d’origine chrétienne (quoiqu’on en dise ou en pense)…

    Et le triangle, fait en premier lieu référence au nombre 3, Dieu en tant qu’entité unique (1) et en tant que trois (3) entités, le Père, le Fils et le Saint-Esprit…. 1 et 3 étant des nombres premiers…

    Que de belles planches ont été faites sur ce sujet.

  • 6
    Rethy 21 décembre 2011 à 17:58 / Répondre

    @ Bleu-Ciel,
    Je ne vois vraiment pas en quoi intervenir sur les délires de cet asilé est intéressant.
    Mes meilleurs voeux de bonheur à tous.

  • 5
    Baptiste 21 décembre 2011 à 17:39 / Répondre

    asile psy: je comprends mal pourquoi vous dites que nous « avons adopté ce symbole » alors que vous reconnaissez que ce n’est pas un symbole Franc Maçon. Nous ne l’avons pas adopté, il n’y a aucune trace de pyramide dans aucun des rituels que je connais. Nous ne l’avons pas adopté, ça n’est pas de chez nous.

    Par contre la pyramide avec un oeil, le truc du billet américain, était à la base un symbole chrétien. Il se retrouve dans de vieilles églises en europe. Il représente Dieu ou certaines qualités de Dieu, et a été utilisé par certains Maçons à de nombreuses époques, lorsqu’ils voulaient symboliser le Grand Architecte (= Dieu, pour certains maçons). Mais c’est un emprunt au monde chrétien, et ça a quasiment disparu de nos jours.

  • 4
    Bleu-Ciel 21 décembre 2011 à 17:13 / Répondre

    @asile psy
    Vous remarquerez que notre frère Jiri ne manque pas de tolérance pour laisser passer de telles inepties que des intégristes certainement moins tolérants vous ont mises dans votre cerveau dont je n’ose m’imaginer la dimension!
    Bref…j’espère que les frères qui vont intervenir vont vite vous oublier!

  • 3
    quén affère à Lidje 21 décembre 2011 à 14:04 / Répondre

    @ Stéphane

    Excellentissime !
    Tu l’ignorais ? Sans doute est-ce dû à ces trop nombreuses couleuvres que l’on t’a fait avaler, voire de toutes ces vierges que nous avons égorgées 😉
    Mes meilleurs voeux pour cette fin d’année… de l’ère vulgaire :-D)

    @ asile psy

    J’aime ce genre de post, asile psy. Il me conforte dans mon libre choix. Il paraît que « la témérité des jugements que nous portons sur les autres est en raison directe des illusions que nous avons sur nous-mêmes ».
    (Pensées et Maximes, Théophile Funck-Brentano).
    Je ne puisque vous féliciter pour votre pseudo. Il vous sied à merveille.

  • 2
    stephane 21 décembre 2011 à 12:51 / Répondre

    punaise !! je ne savais pas qu’en étant ouvrier, je pouvais me proclamer « l’élite de la société » !!! mon année 2011 se finit bien alors …

  • 1
    asile psy 21 décembre 2011 à 12:14 / Répondre

    Donc la pyramide n’est pas un symbole franc-maçon!
    « la pyramide prend sa source dans un roman de 1731, écrit par l’abbé Terrasson »…
    Ca prouve bien le n’importe quoi de la secte franc-maçonnerie qui a pourtant adopté ce symbole, comme d’autres aussi délirants dans son culte!
    Et ils seraient 150 000 franc-maçons aujourd’hui à avaler la couleuvre… « l’élite » de notre société!… le corps intermédiaire de notre République!
    On peut ouvrir de nombreux hopitaux psychiatriques! ou alors il y a autre chose de caché, d’inavoué, d’inavouable!
    Ma dernière définition de la franc-maçonnerie est la suivante:
    Une pseudo religion crée de toutes pièces pour éliminer toutes les autres dont le but est de permettre à une poignée d’individus auto-sélectionnée de dominer tous les autres humains sans qu’ils le sachent… Une nouvel esclavage, une nouvelle dictature, qui se cache…
    La franc-maçonnerie, c’est la pire de toutes les dictatures car travaillant les cervaux et cachée, anonyme!

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