Confédération ‘régulière’: -1

Par Jiri Pragman dans Sites maçonniques

Le Club des 5 devrait donc se transformer en quatuor puisque la Loge Nationale Française décidé de suspendra sa participation au chantier de la confédération. La lettre du Président du Conseil National de la LNF au Grand Maître de la Grande Loge de France datée du 20 février 2013 est publiée dans le blog La Lumière du journaliste de L’Express François Koch.

En cause, la décision d’interdire les prises de parole (du frère) Roger Dachez au sein des loges de la Grande Loge de France (qui) a créé un profond malaise.. C’est vrai que le travail d’historien n’est pas nécessairement bien accepté par certains Maçons qui devraient rompre avec des fantasmes et une vision aussi épique que fausse de l’histoire. Apparemment, certains à la GLDF l’affirmation de Roger Dachez dans Historia selon laquelle l’affirmation de l’existence de la GLDF sans discontinuité depuis 1738 est fausse. Ce n’est pourtant pas la 1re fois que cette légende est dénoncée.

Par ailleurs, la LNF a rappelé qu’elle ne désira pas revenir sur des relations avec les Obédiences de la Maçonnerie française et insisté sur le fait qu’elle n’est pas non plus à la recherche d’une reconnaissance dont elle s’est passée sans en souffrir.

jeudi 21 février 2013 56 commentaires
  • 56
    Yasfaloth 1 mars 2013 à 21:56 / Répondre

    @Gagavepi

    Votre admiration pour R.Dachez vous aveugle…

    Tout ce que je sais, c’est qu’à la Gldf on essaie de suivre la voie ternaire, vous savez : thèse, antithèse, synthèse…

    Pour que cela fonctionne, il vaut mieux que les poids de la thèse et de l’antithèse, s’équilibrent… grosso-modo… si vous y voyez de l’intolérance, je ne peux rien pour vous.

    Venez nous visiter (oui, oui vous le pouvez), vous comprendrez sans doute mieux !

    Cordialement

  • 55
    gagevapi 1 mars 2013 à 21:30 / Répondre

    Il suffisait de prendre la parole après la conférence de Dachez pour exposer un autre point de vue. A moins que cela ne se fasse pas à la GLdF ?!?

    Mais non, il fallait placer le conférencier dans une position impossible, mettre au même plan une contre-conférence, de façon à ce que cette dernière puisse jouir (comme un aspirateur) de la notoriété du premier intervenant. Ce sont des techniques de manipulation bien connues. Bien que j’aie beaucoup d’estime pour la GLdF, ce genre de manipulation est totalement indigne et fait montre d’une très grande intolérance.

  • 54
    Yasfaloth 27 février 2013 à 23:49 / Répondre

    @Gagavepi

    Je me dois quand même de préciser que si vous vous présentez comme la groupie de R.Dachez, je ne suis pas celle de Alain Graesel (même si je l’aime bien). Que si je le cite, c’est que c’est chez lui que j’ai trouvé des références « Gldf » au problème posé qui me vont bien, mais qu’il ne s’agit que de références personnelles que je partage sur le net, et que, manquant légèrement de temps, je n’ai certes pas fouillé plus avant.

    N’étant pas dans les secrets des dieux, je ne sais absolument pas qui était pressenti pour discuter avec R.Dachez !

    Bonne soirée

  • 53
    gagevapi 27 février 2013 à 18:58 / Répondre

    Il reste très évident que la GLdF a montré une étonnante intolérance en empêchant de fait un historien de classe internationale de s’exprimer librement, en exigeant de pouvoir lui opposer son révisionnisme historique défendu par un quidam qui croit encore au père noël (même s’il fut GM).

    C’est un vrai scandale intellectuel et scientifique, … outre maçonnique (mais là, on n’est plus à ça près !).

    C’est comme opposer Einstein et Papus, puis de déclarer: vous voyez bien Einstein a tord, il refuse le débat. Vive Papus et ses théories metaphysiques! (même si pour d’autres choses, Papus est digne d’intérêt)
    On pourrait prendre d’autres exemples moins agréables, mais j’ai préféré m’abstenir par respect.

  • 52
    Yasfaloth 27 février 2013 à 18:32 / Répondre

    @ Alain Mercadier

    « ….. à nous » aujourd’hui c’est une expression du vocabulaire « corporate », allez faire un tour chez IBM ou chez Renault et vous verrez que les spécialistes « maison » sont tous « à nous ».

    Pas très glorieux d’aller attaquer les gens sur leurs tics de langage…

    « On a le droit de ne pas être d’accord avec les thèses de R.Dachez, le malheur est que la GL n’a pas d’historien à lui opposer….. »

    Je vous laisse la responsabilité de votre assertion, surtout que vous n’avez pas pu en juger puisque R.Dachez a refusé de débattre avec celui que le conseil fédéral voulait lui opposer.

    Je continue pour ma part de m’insurger contre le fait de présenter cette affaire comme une simple controverse scientifique alors que l’on sait très bien qu’il y a derrière une forte charge symbolique, voire politique…

    Cordialement.

  • 51
    Alain Mercadier 27 février 2013 à 15:47 / Répondre

    @yasfaloth

    Le Conseil Fédéral de la GL pas plus que le Conseil de l’Ordre du GODF n’a de compétences en matières historiques…..ça se saurait !

    L’expression  » historien à nous  » fleure bon l’époque soviétique…c’est tout.

    On a le droit de ne pas être d’accord avec les thèses de R.Dachez, le malheur est que la GL n’a pas d’historien à lui opposer…..

    C’est aussi simple que ça.

  • 50
    Juste pour sourire 27 février 2013 à 13:15 / Répondre

    !… 
    !!!… 
    !!!!!!!…
    !!!!!!!!!!!!…
    J’ai utilisé tout mon stock de points d’exclamation, donc j’ai raison.
    Mais, en franc-maçonnerie, s’agit-il avoir raison ?
    Surtout si on fait partie de l’une de ses branches qui refuse de la limiter à une pensée rationnelle ?

  • 49
    Yasfaloth 27 février 2013 à 10:42 / Répondre

    Bonjour

    Cela m’ennuie de continuer à lire que la Gldf a interdit ses loges à R.Dachez. Voilà la réponse publiée par F. Koch à ces allégations :

    « Il n’a jamais été question d’interdire à Roger Dachez d’accéder à nos temples, réagit Marc Henry, le Grand Maître de la GLDF actuellement en déplacement en Alsace. Le Conseil Fédéral s’est ému de l’article d’Historia, factuellement faux, et j’ai proposé aux deux loges ayant invité Dachez d’y associer un historien à nous. »

    Tout ce que semble souhaiter le Conseil Fédéral c’est de pouvoir apporter sa contradiction à une thèse dont la froideur un peu abrupte, environ une colonne et demie d’un magazine grand public, évidemment sans appareil de notes, et le titre « définitif » mets gravement en cause la façon dont la GLDF considère sa propre histoire, et ce à un moment qui pourrait justement constituer un tournant de cette histoire.

    Il ne m’appartient pas de me substituer à quiconque, mais sur ce sujet, en tant que membre de la Gldf, je ne peut que conseiller la lecture des 45 premières pages du Que-sais-je de Alain Graesel (N° 3791) qui expose de façon plus exhaustive la thèse qui permet de rattacher la GLDF de 1894 à l’arborescence initiée par la Grande Loge des années 1730.

    On pourra aussi se référer au texte plus polémique de ce même Alain Graesel qui expose les vicissitudes des relations entre le Godf et la Gldf autour du REAA et de son héritage, téléchargeable sur son site :

    http://www.alain-graesel.fr/
    Onglet « Rite écossais – REAA », document : « La maçonnerie écossaise et le Godf du 18éme siècle à nos jours »

    Cordialement

  • 48
    jacques 26 février 2013 à 18:50 / Répondre

    Pour un retournement historique ou « hystérique » pour certains vu le nombres de blog que cela suscite !!!!
    Tout les Frères comprendrons très bien que R.D. rentre dans le rang des progressistes après avoir essayer habillement de prendre le train de la confédération des traditionnels !!!!
    il sauve comme cela sont fond de commerce au détriment des ses Frères de la L.N.F. a qui l’on n’a, a aucun moment demandé leurs avis !!!
    IL est pourtant sur que pour la plupart d’entre eux ils se sentent plus proche des idéaux de la confédération traditionnelle , plutôt que les visés progressistes du Grand frère du G.O.D.F. amen la messe est dite.

  • 47
    Menas 26 février 2013 à 10:04 / Répondre

    Rappelons-nous de marius Lepage lorsqu’il disait que « L’Ordre n’est pas les obédiences ».

  • 46
    Aurea 26 février 2013 à 08:18 / Répondre

    Allez un dernier pour la route …….. Il ne faut pas oublier que, au risque de me tromper …. La Maçonnerie Anglaise voir Anglo Saxonne dans son quasi ensemble et donc partant la Maçonnerie Internationale extra Européenne est une Maçonnerie dont les Buts sont la Bienfaisance et la Charité et la récupération auprès de ses membres des financements pour ce faire.
    Dans rien a voir avec la Maçonnerie Symboliste et Spirituelle Européenne.
    Peut être y voir une relation de cause a effet ?????

  • 45
    Aurea 26 février 2013 à 08:02 / Répondre

    Amis (…) relisez « Histoire et cause d’un échec » aux Éditions Maçonniques de France sous l’excellente plume de Corneloup se déroule l’histoire des Obédiences les plus bêtes du Monde et dont nous assistons a un remake aujourd’hui. A lire et méditer

  • 44
    Aurea 26 février 2013 à 07:51 / Répondre

    (…) bonjour,
    Pour ceux qui doute du caractère GLNF bis de la Glamf ils n’ont qu’à décortiquer les organigrammes organisationnels de la Glamf pour constater la mise en place d’un système pyramidal egemonique qui sous côuvert de démocratie concentre entre les même mains les pouvoirs de décision ….. On prend les même et on recommence. le MM de base n’aura a therme rien a dire. Le verrouillage entre les autoproclames des Maison et des différents organes de l’Obedience sont patent………

  • 43
    PB 25 février 2013 à 15:20 / Répondre

    L’information à l’en-tête de ce „forum“, Confédération ‘régulière’: -1, comme les autres nouvelles en rapport avec La Déclaration de Bâle aboutit à un débat réfléchi sur la notion de la régularité , et cela non seulement ici, mais aussi sur d’autres sites et dans des Loges. C’est bien, nous revenons aux fondamentaux de la franc-maçonnerie moderne.

    En lisant Thot (contribution 42) que la FM a préexisté plusieurs siècles avant les obédiences je pense à mes échanges, par courriels privés mais qui ont déjà donné un débat dans une Loge de la GNLF, avec un frère de cette Obédience qui fait partie de la Loge de recherche Villard de Honnecourt. Ce frère m’a écrit la même chose et attiré mon attention sur Regius de 1390. Voici ma réponse: „On pourrait situer la naissance de la franc-maçonnerie à cette date, ou quelques siècles plus tôt, ou dans l’antiquité égyptienne, ou encore en Mésopotamie d’où vient une grande partie de notre culture, y compris religieuse… mais les historiens n’ont trouvé aucune trace de filiation directe entre la franc-maçonnerie résumée dans Regius avec la maçonnerie recréée en 1723. Bien sûr, cette dernière date est arbitraire. A la fin du Moyen-Age, la maçonnerie opérative était moribonde, mais indirectement elle a inspirée sa récréation sous une autre forme dite spéculative. Ce processus a durée toute la deuxième moitié du XVIIe siècle. Les Constitutions d’Anderson et de Désaguliers, publiées en 1723, sont juste une borne dans le temps, marquant le renouveau de notre mouvement et son adaptation à une nouvelle étape de l’évolution de l’humanité.“

    Cette maçonnerie a été formulée comme universaliste (et indépendante des religions de ses membres, ce qui n’exclue évidemment pas les questionnements métaphysiques, ni la concentration d’une partie des loges et d’obédiences sur ces questions). Elle a d’emblée engendré une Obédience car aucun petit groupe isolé ne peut atteindre l’échelle planétaire. Nos ancêtres du XVIIIe siècle ont prévu le développement de la maçonnerie et posé les bases organisationnelles d’une communication entre ses Loges.

    Quant aux léger soupçon que les notions traditionalistes et progressistes (…)i [enferment aussi]i, pour moi traditionaliste signifie attaché particulièrement à la tradition, pas figé. Et progressives (je me garde bien d’utiliser le terme progressistes !) n’exclut point la tradition (sinon comment les Loges et Obédiences pourraient-elles se rattacher à la franc-maçonnerie?).

    La petitesse des humains complique les relations entre les Obédiences, mais au fond il s’agit d’admettre que
    – la diversité d’approches en maçonnerie est utile et même indispensable,
    – le respect des autres démarches que la sienne est nécessaire,
    – la franc-maçonnerie ne peut pas se passer des échanges fraternelles.

  • 42
    Thot 25 février 2013 à 10:01 / Répondre

    @PB

    Hélas, j’en ai vu. Des visiteurs qui pestent en Loge, qui font des commentaires sur la façon dont s’est déroulée la Rituélie. Qui affirment en tant que visiteurs dans une Loge spiritualiste qui ouvre au GADLU, que toute croyance quelle qu’elle soit relève d’une superstition. Qui ne respectent pas la tenue vestimentaire souhaité par l’Atelier. Bref. Qui perturbent l’égrégore. Ce sont des cas très isolés, je reconnais. Mais j’en ai vu.

    Pour ma part je ne m’intéresse pas aux inter-visites ou aux accords entre obédiences. Je ne me fie qu’au Tuilage. Pas juste les signes, mots et attouchements, un Vrai tuilage en règle. Bien peu de maçons savent y répondre, et encore moins savent le faire correctement à tous les Rites. Et puis il me semble que ça ne se fait pas de venir en visite au débotté comme ça. On préviens par courtoisie le vénérable de l’Atelier que l’on a envie de visiter. Cela permet de s’assurer en amont de toutes les qualités requises. Si nous avions tous les connaissances suffisantes et la politesse nécessaire, nous n’aurions plus besoin de ces « foutus » accords inter obédienciels. Souvenons quand même que la maçonnerie a préexisté plusieurs siècles avant les obédiences.

    J’aime bien les notions traditionalistes et progressistes. Mais elles enferment aussi. Donc quelqu’un qui est dans la tradition ne pourrait jamais progresser et quelqu’un qui progresse ne pourrait le faire qu’en dehors de la tradition. Ca ne colle pas avec l’idée première de notre ordre qui veut que l’on progresse justement en s’appuyant sur la Tradition. C’est une belle tentative de faire tomber dans l’abîme la notion de Régularité. Notion si mal comprise. Mais je comprend l’intention louable d’apaisement que cette nouvelle terminologie souhaite porter.

    Complètement d’accord avec le post 22 et 40. Nous savons tous que c’est la clé pour retrouver une maçonnerie moins métallique. Ca commence doucement. L’idée fait son chemin. De plus en plus d’Ateliers ouvrent les yeux et redécouvrent qu’ils sont libres et souverains. Ca prendra du temps. « Festina Lente ».

  • 41
    Vieux Julien 24 février 2013 à 21:48 / Répondre

    PB: Ta référence ne me semble pas pouvoir tenir debout, la Maçonnerie n’est pas une Eglise. Une Loge est un endroit fermé. Ses membres y acceptent qui ils veulent, sur les critères qui sont les leurs.
    Un Franc-Maçon traditionaliste (je reprends ta terminologie) n’attend pas du visiteur qu’il soit poli mais qu’il participe au rituel en toute sincérité, et le GADLU est un élément essentiel de ce rituel dans les Loges traditionalistes.
    Désolé du hors-sujet mais je tenais à réagir juste sur la référence employée.

  • 40
    PB 24 février 2013 à 15:54 / Répondre

    P.S. à ma précédente note:
    Tous les francs-maçons, dans les loges de toutes les Obédiences, rêvent de la fraternité universelle – universelle réellement. Seuls certains de leurs „présidents élus“ sèment la discorde. La contribution 22 ci-dessus pourrait être écrite en majuscules „Quand les Maîtres Maçons vont ils prendre en main leur destin ?“

  • 39
    PB 24 février 2013 à 15:36 / Répondre

    Aucune église ne ferme ses portes aux croyants d’une autre religion, ni même aux athées, à condition qu’ils se conforment à ses rites. Pourquoi les loges maçonniques devraient-elles continuer à refuser de recevoir les membres de certaines Obédiences ? Je n’ai jamais vu un visiteur manquer de respect aux us et coutumes de ceux qui le recevaient.

    Pour favoriser l’entente entre différents courants de la franc-maçonnerie, il serait grand temps de renoncer à des termes comme Obédience régulière et Obédience a-dogmatique ou libérale. Ne serait-il pas plus juste de les nommer Obédience traditionaliste, dans le sens attachée particulièrement à la tradition, et Obédience progressive – qui admet l’évolution de la tradition?

    Les unes et les autres pourraient continuer à se fédérer, cela n’empêcherait pas nécessairement une entente avec les autres Obédiences dans le respect de leurs différences.

  • 38
    Peter Bu 23 février 2013 à 17:44 / Répondre

    Espérons qu’il y a parmi les négociateurs qui se réunissent suite à la „Déclaration de Bâle“ quelques très sages frères, capables de mener la franc-maçonnerie vers un indispensable apaisement, condition de la redécouverte de son caractère universaliste et de l’approfondissement de ses travaux.
    L’espoir fait vivre.
    Mais quand je vois à quel point les travaux préparatoires sont improvisés, je commence à être sceptique.

  • 37
    André LACAVIRE 23 février 2013 à 16:02 / Répondre

    La théorie du complot est un peu mince. Par ailleurs je rappelle que la gldf proclame l existence d un principe créateur mais n appelle pas ses adeptes à la croyance, c est infiniment différent . Enfin pour l instant elle n appelle pas ses adeptes à

  • 36
    Bruz 23 février 2013 à 14:25 / Répondre

    Le problème de la confédération, ce n’est de toutes façons pas la GLDF, la LNF ou la GLTSO, mais la GLAMF qui fait preuve d’une extraordinaire duplicité. Sur le terrain, tous peuvent notamment constater que, dans la très grande majorité des cas, les intervisites sont interdites avec qui que ce soit (sauf quand les micro-loges de la GLAMF seraient incapables d’ouvrir sans l’apport d’autres frères). La GLAMF est peut-être un corps maçonnique, mais il n’est sans doute pas fraternel. Le fait qu’elle ait été intégrée si tôt dans la confédération alors que tout laissait penser qu’elle n’était qu’une GLNF-pire reste un mystère.

  • 35
    Raphael Imbert 23 février 2013 à 10:21 / Répondre

    Je m’inquiète de la situation culturelle et intellectuelle maçonnique française si la raison profonde du retrait de la LNF du « club des cinq » est le dossier d’Historia/le Point. J’ai le plus grand respect pour le travail de Roger Dachez, mais le risque majeur de l’historien qui choisi comme mission le « debunking » historique (la chasse aux mythes tenaces de l’histoire, ce qui est en soit parfaitement louable), c’est de commettre en retour autant de contresens que ceux qu’il est censé combattre. Franchement, le dossier Historia est un monument du genre. Qui pourrait croire que « L’église n’a jamais condamné la maçonnerie » (p. 17) ou « Les catholiques n’ont jamais cru au complot maçonnique » (p. 24) sont des questions usuellement posées au point de devenir des « idées reçues » contre lesquelles ce numéro hors série se positionne? Je ne crois pas que ce numéro ait des visées politiques liées au paysage maçonnique français, mais c’est clairement, par l’outrecuidance des titres assez orientés, un numéro marqué intellectuellement pour asseoir une certaine idée de ce que l’on doit penser de l’histoire maçonnique. Au point de se prendre les pieds dans le tapis. J’en veux pour preuve la page consacrée à Duke Ellington (p.63), sujet que je connais un peu mieux, je l’avoue, que la continuité de la Grande Loge de France. Trois des mythes les plus courants concernant le jazz et la franc-maçonnerie y sont affirmés sans aucun scrupule, du moins sans qu’il y ait eu la plus essentielle vérification historiographique : Louis Armstrong était maçon de Prince Hall – I’m beginning to see the light est une chanson maçonnique – par conséquent, Duke Ellington a écrit de la musique maçonnique. L’auteur – qui n’est pas Roger Dachez – prend pour argent comptant les rumeurs les plus visibles sur internet. On s’éloigne du sujet qui nous préoccupe ici, mais cela éclaire un peu tout de même un travail éditorial qui, aussi louable soit-il, se fait avoir par exactement les mêmes « idées reçues » que celles qu’il affirme combattre avec virulence. D’où ma première remarque, au début de mon commentaire. Que doit on penser de querelles institutionnelles nationales qui prendraient pour base ce genre de travaux journalistiques?

  • 34
    Alouette lulu 23 février 2013 à 10:03 / Répondre

    Amusant de voir le déchaînement des portes-flingues de la GLdF (l’ami Jacquot a bien retenu la leçon et il trouve le mot gouleyant) contre le GOdF.

    Mais cela n’a rien à voir !

    C’est un problème interne au consortium et à ses équilibres. La discussion concernant les soeurs en est symptomatique.

    Mais il est tellement plus simple de trouver des coupable ailleurs que dans sa propre assiette !

    Comme vous le savez que j’aime l’histoire, un petit extrait de Henri Jullien:
    « Il n’était plus possible à la GLdF de rompre avec Luxembourg (aujourd’hui on dirait les « 5 étrangères »). Elle aurait pu ne pas y adhérer. Cela lui aurait permis de conserver les relations internationales, nombreuses déjà, qu’elle possédait. Elle y avait adhéré et ne pouvait plus rompre, sous peine de perdre toutes ses relations internationales, y compris celles qu’elle avait et aurait conservés sans adhérer à Luxembourg, mais qui ne pouvait se maintenir dans le cas d’une rupture avec Luxembourg. »

    Et bien sûr le problème de l’interprétation du GADLU est également au centre de la problématique à résoudre par la GLdF, et par elle seule, et les difficultés de le faire…

    Jullien fut GM adjoint de la GLdF durant les années 1950, il écrit cela en 1959, quelques semaines après la rupture décidé par la GLdF avec le GOdF: il sait de quoi il parle.

    Vous trouverez un scan complet de cet opuscule bien intéressant sur le blog, consacré à la « régularité ». (documents 2)

    NB pour l’ami Jacquot et ses affidés: que j’aimerais être une petit porte-flingue du GOdF … mais mais mais … je ne suis pas du GOdF 😀

  • 33
    Gwaenon 23 février 2013 à 09:55 / Répondre

    Il est évident qu’il y a en France au moins 2 types de Maçonneries différentes.
    Lorsque je vois qu’il existe encore des loges voire des obédiences de « bouffeurs de curés », combat révolu d’un siècle largement passé, je ne puis reconnaître comme tels ces personnes ou clubs et encore moins les admettre en Loge, espace sacré par définition.

    Lorsque je lis sur ce blog qu’une loge lyonnaise demande l’exclusion du Maire de Lyon du GODF, leur ingérence politique me dérange profondément car il donne une image de la maçonnerie qui est en décalage avec la réalité internationale. Non, la Maçonnerie n’est pas un club politique et il est grand temps de séparer les genres.

    Alors oui cette confédération est une formidable opportunité qui permettra de réunir la famille maçonnique traditionnelle. Et même si aucune reconnaissance étrangère n’est gagnée, quel formidable élan d’union fraternelle !

    La GLDF court elle après la reconnaissance de Londres ? Assurément pas et je pense même que le jeu de la GLDF est bien plus subtil. C’est la sous estimer que de croire qu’elle court après Londres… Pourquoi le ferait elle ? Quel serait son intérêt ? Londres ? Cela fait longtemps que le centre de la reconnaissance maçonnique ne passe plus par Londres…
    Je pense que la France va devenir comme l’Italie à savoir que nous aurons une confédération reconnue par les obédiences Européennes et US (quoiqu’en dise la cogmina), et nous aurons la GLNF reconnue seulement par Londres.

    Que la LNF parte si tel est son désir ou son destin. Mes pensées en revanche se tournent vers les Frères du GODF qui ont la fibre traditionnelle et qui sont restés fidèles à l’aspect initiatique de la Maçonnerie. Eux ont bien du courage…

  • 32
    eMeReK 23 février 2013 à 08:22 / Répondre

    J’ai beaucoup d’estime et d’admiration pour RD que je connais …
    Je regrette amèrement la décision de la LNF .
    Je m’interroge cependant sur les raisons profondes de cette séparation et ce qui s’est passé au sujet des conférences me semble être un épiphénomène.
    Sans user de la théorie du complot ,je remarque cependant la simultanéité de l’intervention de Bauer et ce retrait de la LNF….
    Car on ne quitte pas une structure simplement pour une querelle(?) de clocher …Il y a du y avoir des pressions fortes du puissant voisin .
    Dommage ,mais comme prévu cette confédération ne plait pas,mais pas du tout « à la plus importante obédience française « 
    Mais il faut continuer à avancer ……

  • 31
    jacques 23 février 2013 à 07:48 / Répondre

    c’est un des principes fondateur de la confédération!!!!
    pas de mixité comme au G.O.D.F. présence des trois G.L. ,croyance a un principe créateur,aucunes discutions politique ou religieuse…
    Désolé,mais le fait de recevoir des Soeurs en tenue ne peut être conforme a la règle de la confédération…
    Le reste n’est coups bas et pressions,orchestrés par les portes flingues du GODF!!!!

  • 30
    Jiri Pragman 22 février 2013 à 23:59 / Répondre

    Pas d’accord. Une Loge masculine qui reçoit des Soeurs n’est pas mixte pour autant. Et je n’ai rien voir avec la LNF.

    Je ne pense par ailleurs pas que focaliser sur cette Loge de Recheche aide à comprendre quoi que ce soit.

  • 29
    Catherine 22 février 2013 à 23:56 / Répondre

    @ did

    Cette loge de la LNF serait donc une loge masculine qui reçoit des femmes ! Mais pas une loge mixte !
    Si ça c’est pas jouer sur les mots !

    Je te renvoie au dictionnaire de l’Académie Française:
    MASCULIN: Qui est propre à l’homme, relatif à l’homme, par opposition à Féminin.
    MIXTE: Qui comprend ou accueille des personnes des deux sexes.

    Que je sache cette loge accueille des personnes des deux sexes.
    Elle est donc mixte.
    Peut-être mixte non-assumée, mais mixte.

    Ah ! Il est difficile de jouer sur tous les tableaux.
    Mais maintenant que la LNF ne court plus après la chasteté de régularité, peut-être acceptera-telle d’appeler un chat un chat et une chatte une chatte !

  • 28
    gwaenon 22 février 2013 à 22:47 / Répondre

    @cosmos : tu ne vas pas nous resservir l’histoire déviante d’une GLDF issue de loges prétendument écossaises (donc supposées « anciennes ») implantées en France au 18e siècle ? Je te rappelle que les loges de 1728 dont l’actuelle GLDF se réclame étaient « modernes ».

    Il y avait un article très drôle en deux parties sur le sujet dans une revue plutôt sérieuse (le maillon) il y a deux ans. Son auteur était juste un poète, rêveur mais certainement pas un historien… il n’argumentait rien et n’apportait aucun élément concret sinon une jolie théorie, presque une légende maçonnique.

    alors faut savoir. .. la GLDF descend légendairement de 1728 ou légendairement des Loges Écossaises (d’Ecosse, cela va de soi…) ?

  • 27
    dld 22 février 2013 à 21:53 / Répondre

    @ Catherine : la loge ESL est une loge masculine autorisée à recevoir des soeurs visiteuses (seule et unique exception à la LNF). Ce n’est pas une loge mixte (qui est une loge loge qui compte dans ses rangs des Soeurs et des Frères hors visiteurs)

  • 26
    Marc 22 février 2013 à 20:49 / Répondre

    @ jacques

    Tu dis vrai, Jacques. Les frères de base de la LNF, j’en témoigne, n’ont pas été consultés. Ils auraient pu attendre la tenue de loge nationale qui se tient bientôt, ouvrir un débat, mais ça ne se passe pas comme ça à la LNF. A la LNF, un seul pense et décide, quelques uns disent oui et les autres appliquent. Je dois dire que ça commence à bien faire…

  • 25
    Catherine 22 février 2013 à 20:34 / Répondre

    @ did
    Ca s’appelle comment une loge avec des femmes et des hommes selon toi ?
    La LNF possède une loge mixte. C’est une honte ? Faut pas le dire ? Faut trouver un mot plus acceptable ?

  • 24
    jacques 22 février 2013 à 19:55 / Répondre

    Dommage pour les 300 ou 400 Frères de cette obédience !!!
    cette décision les concerne au premier plan et aurait du être prise pendant leur convent de 2013 !!!!pourquoi autant de précipitation!!!!A qui profite le crime !!!!

  • 23
    andre lacavire 22 février 2013 à 18:14 / Répondre

    je tiens Marc Henry en grande estime. C’est un homme de grande valeur au plan maçonnique et au plan humain. il n’en reste pas moins vrai qu’il a toujours existé au sein de la GLDF une tendance frustrée du manque de reconnaissance. La question est de savoir que nous apporterait une telle reconnaissance au strict plan initiatique ? A mon avis rien sauf l’inter visite avec les obédiences reconnues à l’étranger. C’est un peu mince si nous devons y perdre ce qui fait notre spécificité. De plus l’inter visite internationale concerne un très petit nombre de frères. Quant à la révision de l’histoire, le problème peut paraître sans conséquence mais en réalité quand on en vient à réécrire sa mythologie pour se donner une légitimité par l’ancienneté une chute fatale nous attend. J’ai même entendu un ancien grand Maître affirmer que la GLDF avait donné naissance au DH. Il n’est pas grave d’être comptable de type d’erreur en tant que jeune maçon mais pas en tant que Grand Maître. Toute cette histoire n’est qu’une histoire politique et de pouvoir de représentation en France. Il est triste de voir se préparer une grave crise qui aura les conséquence de voir partir des Frères attachés à leur atelier. La diversité qui fait la spécificité de la GLDF risque d’en prendre un coup c’est dommage pour l’avenir. Mais toutes les institutions humaines comme toutes les créatures doivent mourir un jour. Quelque chose de nouveau sortira de cette crise c’est certain, car au fond les membres désireux de poursuive un chemin initiatique le feront de toute façon. Reste à savoir si la GLDF qui était globalement une obédience apaisée sortira grandie en termes initiatiques de cette aventure. Certains partirons d’autres avec de nouvelles idées animeront cette nouvelle obédience.

  • 22
    Aurea 22 février 2013 à 16:40 / Répondre

    Houlala pour l’avoir vécu de l’intérieur GLNF = GLAMF = GLDF ……. Un clou chasse l’autre et et rassemblant tout ce qui est épars il semblerait que le GM de la GLDF veuille remplir le vide laisse par la GLNF tant dans la forme que dans le fond ……. Médiatisation de ses intervention, conférences, colloques, conférences, déplacements, Blog La Lumière, interviews, tout comme GLNF pour moi ils ont été a la même école
    LES OBEDIENCES LES PLUS BÊTE DU MONDE ……….sachant que les Obédiences ne font pas le Maître Maçon. Quand les Maîtres Maçons vont ils prendre en main leur destin ?

  • 21
    Jiri Pragman 22 février 2013 à 16:23 / Répondre

    @Cosmos

    Ce projet de dossier n’est pas neuf. La décision de le faire paraître n’a pas attendu que l’on soit « en plein milieu de discussion très importantes ». Pour ce qui me concerne, j’ai été contacté par Historia pour les aider à trouver certaines photos… le 15 novembre 2012 !

  • 20
    dld 22 février 2013 à 16:09 / Répondre

    La LNF n’a pas de loge mixte !!!! Une seule loge (la RL de recherche Elizabeth St. Leger) les accueille avec l’accord de l’obédience.

  • 19
    Cosmos 22 février 2013 à 16:06 / Répondre

    Quelle que soit l’opinion des uns et des autres, et en particulier celle de la GLDF, sur son histoire, personne ne s’est encore posé la question de savoir pourquoi Historia publie cette vision, réductrice et matériellement fausse elle aussi sur certains ponts, en plein milieu de discussions très importantes pour l’avenir de la franc-maçonnerie française, y compris pour les obédiences qui n’y participent pas!

  • 18
    jacques 22 février 2013 à 15:11 / Répondre

    sortie honorable pour la LNF!!!!
    les vrais raisons sont très certainement ailleurs!!! effectivement tout comme le GODF la LNF a en sont seins des loges mixtes ,ce qui est une des condition formelle contraire ,pour pouvoir faire partie de la confédération de loges régulières Française!!!!!
    la LNF ne voulant pas se défaire de ces loges mixtes elle n’a d’autres choix que de quitter la confédération…le reste n’est que cinéma !!!!GCM et AB peuvent se taper sur le ventre de joie ,ce n’est pas pas pour autant que la LNF va les rejoindres !!!!

  • 17
    raphodon 22 février 2013 à 14:22 / Répondre

    L’Ordre Maçonnique Mixte International Le DROIT HUMAIN, a toujours occupé, depuis sa création en 1893, une place singulière dans le paysage maçonnique français, par ses trois caractères : la mixité, l’internationalité, et la continuité initiatique.
    Des évolutions sont perceptibles autour de nous, c’est une évidence, et même si elles ne nous concernent pas directement, les changements de ce paysage maçonnique national ont un effet indirect et très salutaire : celui de nous inciter à approfondir le travail sur ce que nous sommes, sur nos assises identitaires, sur notre conception de la démarche initiatique, sur notre histoire aussi, parce que celle-ci n’est pas banale.

    Nous sommes ce que nous sommes, parce que nous sommes nés ni de la scission d’une autre obédience, ni de la mutation d’une obédience existante, et encore moins d’une décision de justice.
    Nous sommes nés d’un manque.

    Ce manque, nos fondateurs, l’ont perçu dans la modernité naissante de la première révolution industrielle du XIXème siècle.
    Ils ont deviné que cette première modernité entraînerait des bouleversements sociaux et culturels considérables par leurs conséquences tant au niveau des individus que de la collectivité.
    Leur combat s’est appuyé sur l’appropriation de cette modernité pour imaginer une société idéale qui place l’homme et la femme à égalité en droits et en devoirs, à égalité en humanité.
    Et cette société idéale, c’est à partir des principes de la Franc-maçonnerie qu’ils l’ont imaginée, considérant que les francs-maçons au-delà de leurs divergences, ont toujours été convaincus de la perfectibilité de l’humanité et travaillé à son progrès et son bonheur.
    Cet idéal est et demeure le fondement de notre Ordre.

  • 16
    Yasfaloth 22 février 2013 à 14:19 / Répondre

    @Alain Bastien

    « Reconnaissez quand même que l’expression employée par Marc Henry  » historien à nous  » est plutôt inquiétante …et révélatrice d’un certain état d’esprit. »

    Bah cela appartient au vocabulaire « corporate », et en tant que tel j’y suis habitué… mais bon, je conçois que cela puisse gêner…

    Si on se fie à la réponse de Marc Henry, tout ce que désirait la Gldf c’était de pouvoir avoir, au sujet de la thèse de R. Dachez, un débat contradictoire, et il est bien évident que vu le « calibre » du frère Dachez cela n’aurait pas été équilibré sans l’intervention d’un spécialiste « maison ».

    Cordialement

  • 15
    Andre Lacavire 22 février 2013 à 12:30 / Répondre

    Je suis membre de la GLDF. Je suis d’accord pour dire que nous ne sortons pas grandi de ce sujet. Souhaitons que cela ne soit pas prodrome d’une crise du type de celle qui a tristement secoué la GLNF. Et que cette volonté absolue de reconnaissance ne nous conduise pas à rompre les relations avec les autres obédiences. Cela me paraitrait parfaitement contre initiatique d’une part, et d’autre part je redoute que la prochaine étape de ce programme soit l’imposition de croire en dieu pour les membres de la GLDF motif pris des exigences de Londres.. Enfin nous verrons bien. Mais je reste persuadé que nous nous portions mieux – avec notre spécificité – avant cet désir impérieux d’être reconnu par Londres.

  • 14
    Gwaenon 22 février 2013 à 12:22 / Répondre

    Intéressant ce qui est en train de se passer.

    Il est bon pour la confédération que la LNF parte ; elle ne représente pas beaucoup de membres et les positions de Roger Dachez sont parfois étonnantes. Il a cependant raison. La vérité est ailleurs !

    Concernant 1728, toutes les obédiences Française peuvent légitimement se considérer descendre des premières Loges Françaises ; cela montre qu’il y a effectivement eu une transmission. Mais de là à dire que l’actuelle GLDF, née et fondée en 1894, est celle de 1728, cela s’appelle du révisionnisme historique ou du stalinisme historique (au choix).

    Le problème de la GLDF, c’est qu’elle n’a jamais eu d’historien reconnu (mis à part peut être Guy C – écrivain – et François R – le bibliothécaire émérite).

    L’autre problème, c’est que beaucoup croient que ce que dit un 33e de la rue puteaux contient plus de vérité que ce que dit un maître du rez de chaussée. J’ai malheureusement connu un membre du SCDF qui se prétendait historien (il n’a jamais été considéré comme tel par les historiens de l’école classique) et dont la connaissance de l’histoire de son Ordre était un désert vaste et insondable. Le problème est que pour beaucoup il était une référence… et par conséquent répétaient sans vérifier des contre vérités ou des adorables inepties.

    Bon, la GLDF est présente à Kansas City… si, si…

  • 13
    dld 22 février 2013 à 11:51 / Répondre

    1773 : environ 5% des loges (essentiellement des petits boutiquiers parisiens), réunient en grande loge, refusent les changements de statuts (élection des VM par les loges, principe du 1 loge 1 voix) et forment une obédience qui se réclame du Comte de Clermont décédé deux ans auparavant. Les autres loges, la très grande majorité, entérine aussi un nom (la GL de 1728/36/38 n’en avait pas) : Grand Orient de France. La GL de Clermont s’en offusque et se déclare la foulée « Seul et Unique Grand Orient de France ». De toute façon, elle fusionneront toutes deux en 1799 au sein du GO (toujours pas de GL actuelle dans cette histoire)…

  • 12
    Yasfaloth 22 février 2013 à 10:26 / Répondre

    Pardonnez moi d’insister mais :

    « Il n’a jamais été question d’interdire à Roger Dachez d’accéder à nos temples, réagit Marc Henry, le Grand Maître de la GLDF actuellement en déplacement en Alsace. Le Conseil Fédéral s’est ému de l’article d’Historia, factuellement faux, et j’ai proposé aux deux loges ayant invité Dachez d’y associer un historien à nous. »

    Peut être que, par souci d’exactitude, et vu le lynchage médiatiquo-bloggesque qui a l’air de se préparer vis à vis de la Gldf, il serait intéressant que Jiri se renseigne lui même auprès des partis en présence…

    Cordialement

  • 11
    jvillant 22 février 2013 à 10:19 / Répondre

    Une fois de plus, on voit comment, les grosses obédiences sont intolérantes et ne pensent qu’à exclure tous ceux qui ne défendent pas les thèses officielles même complètement fausses comme la date historique de la création des obédiences.

    Jean-Claude Villant

  • 10
    Alain Bastien 22 février 2013 à 10:13 / Répondre

    @Yasfaloth

    Reconnaissez quand même que l’expression employée par Marc Henry  » historien à nous  » est plutôt inquiétante …et révélatrice d’un certain état d’esprit.

    @patrick37
    Je ne savais pas qu’il y avait deux sortes de dates : les institutionnelles et les essentielles…

    Et je ne vois pas en quoi la GLDF serait félicitée pour avoir provoqué le départ de la LNF…elle va voir ce que c’est que de discuter-sans filet-avec des obédiences qui l’attendent au tournant….

  • 9
    gagevapi 22 février 2013 à 10:07 / Répondre

    Ce révisionnisme historique, à un niveau plus discret, des dirigeants de la GLdF était déjà à l’oeuvre lors de la fameuse conférence de Londres de 1959 (Livre Blanc 1960 Pays-Bas). Nos anglais, sans jamais contredire directement leur interlocuteur (le défenseur de la GLdF), en ont joué avec un brio époustouflant.
    http://sifodierisinvenies.overblog.com/document-6-la-technique-du-noeud-coulant

    Car celles et ceux qui croient que les anglais, comme les américains, ne connaissent pas leur histoire maçonnique, sont dans l’erreur.

    La leçon n’a manifestement pas été retenue.

  • 8
    librepenseur99 22 février 2013 à 09:57 / Répondre

    En tant que membre de la GLDF, je suis navré de cette prise de position de l’obédience vis à vis d’un historien et pas des moindres. Les deux dates figurent en effet sur le sceau de la GLDF et les posts des autres contributeurs expliquent clairement le pourquoi de ces deux dates. Je constate un activisme de la part de l’obédience mais dans quel but? Entre le comportement des hommes qui dirigent l’obédience et ce que nous sommes censés véhiculer comme valeurs, il y a un hiatus entre ce qui est écrit et la réalité et cela me révolte toujours autant même après 36 ans de boutique.

  • 7
    Yasfaloth 22 février 2013 à 09:49 / Répondre

    Bonjour

    Le controverses entre historiens sont vieilles comme le monde…

    Comme souvent il est probable que selon le postulat de départ les deux aient raison.

    Ce qui est particulièrement désagréable dans cette histoire ce sont les propos de R.Dachez qui manifestement refuse de débattre, lance des accusations à la limite de l’insulte, et a dans cette affaire une attitude de diva.

    Selon « La lumière » la seule chose qu’aurait demandé M. Henry c’est d’avoir la possibilité d’avoir lors des deux conférences un débat contradictoire…

    Mais comme l’écrit Menas la vérité est probablement ailleurs, la Lnf qui aurait représenté 0,6% des effectifs de la confédération, s’est rendue compte qu’elle n’avait rien à y gagner, et le Godf a bien dû lui faire comprendre qu’elle avait beaucoup à y perdre !

    Ce qui est triste c’est qu’il ait fallu à la Lnf un tel prétexte pour se retirer, cela manque singulièrement d’élégance. Je ne commenterai pas plus avant sur R.Dachez, mais une réflexion de sa part assez récente, comme quoi l’appartenance maçonnique relève pour beaucoup de la peur de la mort m’avait laissé dubitatif…

    Cordialement

  • 6
    Alain Mercadier 22 février 2013 à 09:31 / Répondre

    Deux remarques :

    1/ La GLDF préfère visiblement l’histoire  » officielle  » et légendaire à la vérité historique.
    De plus tout le monde sait que son Conseil Fédéral n’est composé que de spécialistes de l’histoire maçonnique…

    2/ Dans cette affaire de Confédération, la GLDF ne pourra jamais en faire autant que la GLAMF, qui est disposée à signer n’importe quoi pour récupérer la reconnaissance de la GLUA…

    La GLDF devrait méditer sur le fait que GLNF et GLAMF sont présentes toutes les deux à Kansas City….mais pas elle !

    La LNF a sans doute pris conscience que ce projet de Confédération était bien mal engagé et que le mieux était de s’en retirer avant la catastrophe finale ! ( aucune discussion sur le problème des intervisites n’a encore eu lieu ).

    Affaire à suivre.

  • 5
    patrick37 22 février 2013 à 09:30 / Répondre

    Date(s) de création du GODF : d’abord 1773, puis 1736 et, enfin, pour faire « coller » le GO à la « Maçonnerie française » (marque déposée INPI): 1728 !

    La GLDF met deux dates sur son Sceau: 1728 et 1894 et elle dit bien que la GLDF actuelle est née en 1894; si elle ajoute 1728, c’est bien pour montrer que ses fondamentaux « remontent » à cette date (il ne faut pas oublier qu’en 1773, date de Création du GODF constitué alors des Frères de la GL, c’est vrai, de nombreuses Loges ont refusé de se joindre à ce GO naissant et ont continué la GLDF sous le nom de « GL « de Clermont« ; le reste pourrait être développé, mais celà phagocyterait ce post).

    Alors, les dates de la GL et du GO peuvent toujours être contestées mais il me semble que la GL est honnête en citant deux dates, l’une « institutionnelle », l’autre « essentielle ».

    Concernant le départ de la LNF: bien joué de la part de la GL !

    Cordialement

  • 4
    gagevapi 22 février 2013 à 09:06 / Répondre

    Analyse intéressante que celle de l’ami Menas. Un prétexte sans doute, mais une incroyable maladresse des dirigeants de la GLdF, dirigé de fait par un triumvirat: Graesel, Dubar, Henry, ce qui amène ce flou et ces imprécisions.
    Nous aimerions savoir quel est l’hiérarque qui a voulu imposer un « commissaire politique » aux conférences de Roger Dachez ?
    Tout ceci ne va pas redresser l’image de la GLdF au niveau international, dont le révisionnisme historique commence à agacer de nombreux historiens de la franc-maçonnerie non français.

  • 3
    Menas 22 février 2013 à 00:52 / Répondre

    Quoique… Suite à mon précédent message on peut voir les choses autrement.

    Tout le monde sait que la GLDF de 1738 n’a absolument rien à voir avec la GLDF créée en 1894. C’est un fait établi et que relève très justement Roger Dachez;

    Mais alors pourquoi cette prise de position de la GLDF pour un fait que nul maçon digne de ce nom ne peut ignorer ? alors pourquoi ce « coup de sang » de la LNF ?

    Raisons politiques et stratégiques de la part de la LNF, certes ! mais si la GLDF avait tendue la perche à la LNF ? Elle lui donne tous les motifs pour quitter la bande des 5.

    Cela fait deux heureux :
    La bande des 4 (GLDF, GLTSO, GLAMF et GLIF) de voir une toute petite obédience dérangeante les quitter. La LNF possède il ne faut pas l’oublier une loge mixte.
    Et le 2e heureux c’est la LNF, qui part avec « honneur » et sauvegarde ainsi ses relations (et l’IMF) avec la bande des 6 dont le GODF

    Mais à jouer sur les deux tableaux on finit par y perdre son tablier et sa lisibilité.

  • 2
    Menas 22 février 2013 à 00:03 / Répondre

    Incroyable ! Tout ça pour ça !

    La LNF fait preuve d’une grande prudence…. politique et stratégique, après toutes ces démonstrations de « régularité » auprès de la « Confédration ».

    Je ne retiens pas les excuses des intervisites et de l’interdiction « de la prise de parole de notre frère Roger Dachez ». Non ce ne sont que de faux prétextes qui ne trompent personne.

    il est sage en effet que la LNF songe, tout à coup, de ne pas « revenir sur ses relations avec les obédiences de la maçonnerie française ». Il ne faut pas oublier les liens profonds entre elle et le GODF. La LNF a toujours été, quelque part, la caution intellectuelle du GODF, qui l’a toujours soutenue. Et le frère Roger Dachez comme il se qualifie lui-même, et avec raison, « d’historien international de la franc-maçonnerie », n’oublie pas qu’il est aussi le président inamovible depuis 2003 de l’Institut Maçonnique de France.
    La LNF (l’IMF ?) a compris que cette alliance serait mortifère pour elle (eux). S’alliant avec la bande des 5 elle se coupait de ses soutiens historiques avec le GODF, avec le DH….

    On voit que dans son courrier le Président du Conseil National de la LNF fait preuve d’une grande sagesse.
    Il n’en reste pas moins que ça reste un retournement de tablier historique qui marquera le paysage maçonnique français. Je ne doute pas que les quatre obédiences sauront apprécier cette délicatesse.

  • 1
    dld 21 février 2013 à 22:39 / Répondre

    La GLDF (1894, issue de la fusion des loges symboliques du SCDF et d’une parties de celles de la GLSE, et non de la GL de 1728, qui, elle, a donnée naissance directement au GODF, pour rappel) n’aime pas que l’on remette en cause « leur » histoire officielle, pourtant dénoncée par TOUS les historiens sérieux de la franc-maçonnerie. Une nouvelle fois un historien fait les frais de cette réappropriation de l’Histoire.

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Les règles en matière de diffamation, calomnie, injure, incitation à la haine ou à la discrimination y sont d'application. Les formules de salutation et abréviations maçonniques ne sont pas admises.

Les pseudonymes sont libres, mais pour être publié un commentaire doit provenir d'une adresse authentique et vérifiable. Lors de la première proposition d'un commentaire vous recevrez une demande de confirmation d'adresse, à valider.

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Signaler un contenu abusif
vel, massa ut at tempus elit. quis, quis libero mattis et, accumsan