Planches: comment les réussir?

Publié par Jiri Pragman
Dans Edition

Un des deux premiers livres de la nouvelle collection de Dervy Les outils maçonniques du XXIe siècle est consacré à l’Art de la Planche… même si le livre ne porte pas ce titre qui était celui d’un ouvrage fort connu de Philippe A. Autexier. Il titre simplement Planches: comment les réussir?

L’auteur est présenté comme membre de la « loge anglaise 204, qui a été créée, à Bordeaux, en 1732, aux premiers temps de la franc-maçonnerie française », une affirmation qui ne manquera pas de faire réagir ceux qui souhaitent différentier mythe et histoire. Pierre Audureau a aussi été enseignant et il essaie ici de transmettre une méthode, des techniques pour maîtriser cette technique de la Planche.

L’auteur s’adresse tout simplement et directement au lecteur avec, en fin de chapitre, un récapitulatif intitulé Nous sommes-nous bien compris? C’est clair même si on peut ne pas être nécessairement d’accord avec lui sur la distinction qu’il effectue entre Planche et Morceau d’Architecture.

Par ailleurs, on rappellera que de telles Planches n’existent pas dans tous les Rites et, par ailleurs, que des différences peuvent exister au sein d’un même Rite d’un pays à l’autre. On lit: Elle (La planche) doit être lue en vingt minutes maximum, dix minutes dans certaines loges. C’est bien plus court que les Morceaux d’Architecture délivrés en Belgique au sein du GOB où une intervention de 20 minutes paraît « un peu peu ». Pour ce qui concerne la lecture confortable de la Planche, l’auteur ne mentionne pas les Loges où l’intervention se fait à l’ordre, sauf si le Vénérable Maître permet de quitter l’ordre. Cette position permet de maîtriser ses passions; rien à voir donc avec l’utilisation d’une gestuelle telle qu’évoquée par l’auteur. Et quand Audureau évoque les échanges entre le conférencier et un membre de l’assistance, on a envie de rappeler cette règle de fonctionnement en Tenue: la triangulation de la parole.

  • Planches: comment les réussir? de Pierre Audureau (Dervy, Les outils maçonniques du XXIe siècle, 96 pages, 2013) disponible chez Amazon ou à La Cale Sèche
mercredi 3 avril 2013
  • 13
    Kaner
    16 février 2016 à 17:48 / Répondre

    20 min, 10 min, 1h ? Du haut de mon grade de compagnon je me pose une question : est-on payé au poids ?
    Le contenant est une chose mais le contenu en est une autre.
    Peu importe la longueur de ta planche mon frère, je n’attends qu’une chose : qu’elle m’apporte un peu de toi.
    Alors affranchissez vous de ces considérations de longueur énoncez et parlons en !!

  • 11
    Roland
    16 octobre 2014 à 18:24 / Répondre

    Je suis un apprenti de 62 ans, je viens d’être initié
    Quand je vois la longueur de certaines planches sur internet, je me dis mon vieux, toi à qui on a toujours demandé de faire des rapports de visites en clientèle le plus cout possible, qu’ il fallait aller à l’essentiel et que ça puisse être compréhensible de tous, là je me dis qu’il y a des gens qui aiment se faire mousser, ça ressemble à des joutes philosophiques entre intellos, quand tu as fini de lire tu te rappelles plus du début, et en plus tu ne comprends rien, c’est lassant, ou alors il faut être un brin maso

  • 10
    irongirl
    8 avril 2013 à 12:28 / Répondre

    Je l’ai acheté, je me suis régalée, il m’a aidé énormément …

  • 9
    Egin Hacau
    3 avril 2013 à 22:59 / Répondre

    « Réussir une planche » voilà une bien grande ambition. Sans vouloir paraphraser certains commentaires j’ajouterai que la forme d’une planche varie d’une loge à l’autre tout simplement car l’esprit de la loge influence les pratiques de ces membres. Certaines loges préfèrent les planches longues, d’autres courtes, certaines très formelle, d’autres moins… C’est ce qui fait la richesse de la FM et surtout ce qui rend intéressant les visites.
    Réussir sa planche est donc une histoire personnel mais avec un contexte collectif particulier.

  • 8
    mrk
    3 avril 2013 à 22:49 / Répondre

    Qui peut suivre une planche dense de plus de 20 minutes, comprendre le cours de la pensée de l\’orateur, goûter sa richesse et suivre ses rebondissements ? Je laisse les planches d\’une heure inutile à ceux qui aiment s\’entendre parler…

    • 12
      flober
      15 février 2016 à 16:44 / Répondre

      tout à fait, l’interêt d’une planche est de susciter le questionnement, et le débat. elle est mieux courte, et synthétique (sinon soit on dort, soit on décroche) et c’est plus intéressant d’avoir le temps de discuter, questionner.

  • 7
    pierre noel
    3 avril 2013 à 21:16 / Répondre

    Suffit de lire l’article pour comprendre que la loge s’est divisée en plusieurs composantes, à la GLDF, à la GLNF voire à la GLTSO (au XX° siècle)
    Mais cela n’empêche pas la filiation d’origine, bordelaise, et sans attache obédientielle.
    Il était bien plus aisé, à cette époque de navigation à voile, d’atteindre depuis Dublin ,les rivages de la Gironde ou du Tage, que de remonter le Channel vers Dieppe ou Dunkerque.

  • 6
    Jiri Pragman
    3 avril 2013 à 18:14 / Répondre

    @Pierre Noël

    On sait quand a été fondée L’Anglaise mais l’actuelle Loge qui porte ce nom n’est pas la même. Il y aurait un abus, affirment certains. Cf. https://www.hiram.be/GLNF-Une-nouvelle-declaration-de-la-Loge-L-Anglaise-204-n-2_a4757.html

  • 5
    pierre noel
    3 avril 2013 à 17:58 / Répondre

    Consultez Bernheim A. (1981) Notes on early Freemasonry in Bordeaux. Ars Quatuor Coronatorum 101: 33-120 .

    L' »Anglaise » fut bel et bien fondée le 27 avril 1732, par le capitaine Martin Kelly, (vénérable) maître, Mr Nicholas Staunton et Mr Jonathan Robinson, surveillants, tous trois irlandais. Ils tinrent loge ce jour-là dans une maison privée de Bordeaux et reçurent James Bradshaw, marchand à Bordeaux, au grade de maître et le capitaine Patrick Dixon, de Dublin, à celui d’« interprentice & fellow-craft »
    Ainsi débuta la maçonnerie bordelaise, dans une loge anonyme, seulement désignée sous le vocable the English Lodge parce que la langue vernaculaire y était l’anglais, nonobstant l’origine irlandaise des fondateurs.

  • 4
    Pilou
    3 avril 2013 à 17:32 / Répondre

    Bonjour,
    Mais il n’y a pas de recette pour réussir une planche. Chacun y « va » avec son tempérament, sa facilité à s’exprimer, son… trac, quelques talents de comédien… et puis « ça » passe ou « ça » lasse.
    Vingt minutes ? C’est bien court jeune homme… Certes, je pense que partout on a tendance à parler moins longtemps, mais 20 minutes, cela devient une planchette.
    Quant à parler en étant à l’Ordre, de toutes les Loges que je connais, c’est la Tradition qui s’applique d’ailleurs à tout qui prend la parole.

  • 3
    SEVIN Pierre
    3 avril 2013 à 17:22 / Répondre

    Pour qu’une planche soit réussie, il faut qu’elle soit compréhensible par tous les Frères présents sur les Colonnes et qu’elle apporte un éclairage sur un sujet particulier qui n’est pas forcément abordable par tous. Il faut se garder d’être précieux, trop intellectuel ou abscons ! Bref ! il faut intéresser et parfois surprendre – sans choquer si possible – c’est-à-dire en restant « bienséant ».
    C’est mon avis…de vieux « jeton » !

  • 2
    Thomas
    3 avril 2013 à 14:33 / Répondre

    Bonjour,
    Je rebondis au « réussir ». Pourquoi pas ? Nous pouvons réussir pour nous, à nos yeux, dans une démarche guidée, mais sans jugement extérieur. C’est peut-être une question de point de vue.

  • 1
    Chaboud
    3 avril 2013 à 11:14 / Répondre

    Le terme « réussir » peut-il s’appliquer à une planche maçonnique ?
    Il me semble que toute prise de parole maçonnique vient « de l’intérieur » et rien que de l’intérieur, avec ce que l’on sait, ce que l’on est.
    Tout le reste n’est que « vanité des vanités ».
    Je crois que je vais publier un ouvrage intitulé « les pas au 1 / 2 /3, comment les faire avec justesse et élégance » : best seller annoncé.
    Pardon pour l’ironie, c’est compulsif chez moi.
    Jack Chaboud

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