Outils et arts libéraux

Publié par Jiri Pragman

Diplômé de Sciences-Po, sculpteur, auteur, éditeur (Editions de Midi), Franc-Maçon initié au Droit Humain et membre d’une Loge du Grand Orient de France, Francis Frankeski a rempli à plusieurs reprises la charge de Vénérable Maître et a écrit plusieurs livres notamment sur les Officiers en Loge.
Son livre Outils & arts libéraux part du constat suivant: A l’instar des étudiants qui « téléchargent » dans leur cerveau une somme de connaissances à restituer en fin d’année afin d’être reçus à leurs examens, de nombreux maçons confient à leur seule mémoire leur instruction et la restituent le soir venu. Ils obtiennent généralement leur « passage » mais la substance du cours ou de l’instruction maçonnique n’ayant été évaluée et validée que par leur mémoire et non par leur propre intelligence, elle ne s’est pas intégrée à leur système personnel de pensée, et donc, ni ne l’enrichissent, ni ne l’élargissent.
 
Il propose ainsi de reprendre les outils, de les examiner, de réfléchir à leur fonction, à leur utilisation en fonction du Grade. Ces outils, ce sont l’équerre, le compas, la règle, le fil à plomb, le niveau (des symboles de mesure), le maillet et le levier (des symboles d’activité), le ciseau et la truelle et il a ajouté l’épée, un accessoire de la plus haute valeur symbolique.
 
Il nous invite aussi à considérer les arts libéraux à savoir le trivium (la triple voie avec la pratique de la grammaire, de la dialectique ou de la rhétorique) et le quatrivium (la quadruple voie avec l’arithmétique, la musique, lz géométrie, l’astronomie).
 
A propos de la rhétorique, on ne résiste pas à la tentation de citer le 1er paragraphe de ce chapitre: La rhétorique a sa place bien sûr en Franc-Maçonnerie, bien que l’art de parler dans un espace sacré est souvent celui de parler le moins possible, avec des mots choisis. Il n’y a pas de place dans un temple pour les effets oratoires et les joutes verbales, il n’y a place que pour le mot juste qui fait avancer ou s’interroger. La rhétorique nous propose d’ailleurs le plus souvent l’usage de l’humour ou du… silence plutôt que la vanité d’ornements oratoires propres à démontrer sa raison dans un univers ou la raison est nulle part et la vérité partout.
 
jeudi 22 août 2013
  • 1
    eMeReK
    22 août 2013 à 22:47 / Répondre

    Courageux que d’aborder les arts libéraux
    Le terme « libéral « a une si mauvaise presse dans un certain monde maçonnique se disant « a-dogmatiques » …..que les rituels ont été parfois bricolés .
    Puisque l’on confond tout,on a remplacé par autre version….. en ne présentant que les arts-tout court- ,ce qui ne veut absolument plus rien dire.
    Car la référence, c’est évidemment la tradition ancienne ,et en maçonnerie les manuscrits Cooke et Régius ….
    Mais, surtout, l’essentiel c’est d’être moderne et surtout,surtout, politiquement correct …et……………….. ne pas dire de gros mots….!!!
    Hélas,hélas …..mon travail est perdu… doit se dire Anderson !!!

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés. Les règles en matière de diffamation, de calomnie, d’insulte, d’incitation à la haine ou de discrimination sont applicables. Les formules de salutation maçonnique et les abréviations ne sont pas autorisées.

Code vérification
Signaler un contenu abusif