‘Les promesses de l’aube’ tient-il ses… promesses?

Par Jiri Pragman dans Edition

Le Blog Maçonnique a donc pu lire Les promesses de l’aube, un ouvrage dont il avait annoncé fin juillet 2013 la sortie en prophétisant: Avec un peu de chance, peut-etre que les bonnes feuilles fuiteront avant les Convents. Ce sera donc le cas ce 28 août puisque L’Express en publiera des extraits.
 
Les promesses de l’aube a déjà suscité des réactions même de ceux qui ne l’avaient pas encore lu, pointant que les « dénonciateurs » étaient eux-mêmes des « notables ». Même s’ils ont occupé de hautes fonctions dans leur Obédience respective ou justement parce qu’ils ont vécu une certaine évolution non pas de la Maçonnerie mais du comportement obédientiel, le regard d’Alain Bauer, Michel Barat et Roger Dachez est intéressant à saisir. 
 
Ces 86 pages se lisent rapidement et c’est tant mieux. C’est clair, sans surcharge de notes, et invite à réfléchir sur les questions relevées tout en posant les bases de cette réflexion, des éléments historiques qui évitent de se méprendre lorsqu’on utilise des termes comme reconnaissance ou régularité ou lorsqu’on fait appel à une tradition qui n’en est pas une (le traditionalisme fantasmé).
 
Dans l’avant-propos, ils rappellent qu’initialement, il s’agissait de confronter le regard d’une dizaine d’anciens Grands Maîtres, Grandes Maîtresses ou Présidents d’obédiences, ayant, le temps passant, pris la distance nécessaire pour analyser leur parcours, leurs erreurs, leurs actions. Et mettre en commun leurs espoirs au-delà du doute et de la critique. Au final, ils n’étaient plus que 3 et ils n’ont pas laissé du temps au temps pour être davantage, la dégradation très rapide des relations au sein du paysage maçonnique français leur imposant un autre rythme.

Le constat du trio est souvent cruel par rapport à cet autre univers maçonnique: une réplique profane et profanée du monde extérieur, ce monde où règne la « cordonite ». On sent l’apport de Dachez dans l’apport d’éléments historiques sur les Francs-Maçonneries anglaise et française, leurs évolutions, leurs relations, la place des Hauts Grades, en replaçant ces choix dans le contexte du lieu et de l’époque. 
 
On serait aujourd’hui à l’heure du choix. (…) Ce qui est certain, c’est qu’on ne peut pas vouloir, qu’on nous autorise cette expression, le « beurre et l’argent du beurre (note: nos auteurs sont trop polis pour faire état du cul de la crémière). Qu’on y mette toutes les formes que l’on voudra, le résultat sera le même, c’est inéluctable. Il y a un prix à payer pour devenir « vraiment » régulier – c’est-à-dire reconnu par Londres, car la reconnaissance éventuelle par les seules « Grandes Loges » de l’Appel de Bâle ne mènera évidemment pas très loin… Or ce prix est connu: rompre sans équivoque, clairement et définitivement avec toutes les autres obédiences.
 
Un chapitre est consacré à la crise obédientielle en lançant d’abord la question Pourquoi des obédiences? avant d’évoquer l’inflation institutionnelle de l’après-guerre en rappelant la formule d’Alain Bauer sur la scissiparité compulsive et en examinant les causes et les conséquences de cette multiplication des obédiences.

Bien sûr, il y a un côté un peu nostalgique dans ce livre, plus particulièrement lorsqu’il est question de l’éclaircie de 2003 avec « es leçons d’une année prodigieuse. Après avoir analysé le cas particulier de la GLNF, ils abordent la crise du contenu et le fameux clivage sociétal – spirituel réclamant un certain pluralisme. On ne résistera pas à la tention de citer les quelques repères sur les voies du renouveau placés par nos auteurs:
  1. Vers des obédiences « light »: la fin de la bureaucratie maçonnique
  2. Mettre un terme à l’hypocrise maçonnique
  3. Une maçonnerie ni politique, ni mystique, ni sectaire, ni commémorative
  4. Pour une « insurrection initiatique »

On peut imaginer que le sujet soit aussi abordé dans un endroit serein, en Loge par exemple…

  • Les promesses de l’aube. Contre la guerre des obédiences d’Alain Bauer, Michel Barat & Roger Dachez (Dervy, 86 pp., 2013) disponible chez Amazon
mercredi 28 août 2013 58 commentaires

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  • 58
    Jiri Pragman 18 novembre 2013 à 19:21 / Répondre

    L’article date du 28 août et il n’est pas d’usage d’utiliser l’espace des commentaires pour juste fournir un lien vers un autre site.

  • 57
    Alain Bernheim 18 novembre 2013 à 18:53 / Répondre
  • 56
    L 31 octobre 2013 à 11:49 / Répondre

    Jeune initié à la GLF (2 ans), j’observe toute cette agitation avec beaucoup de circonspection, d’étonnements, de sourires et surtout d’ennui. Et tous les jeunes frères de ma génération sont bien loin de s’attacher à vos querelles de clochers mes chers maîtres des « grosses » obédiences. C’est la méthode maçonnique qui nous passionne, nous aide, nous forme et nous tournons notre regard certes vers la lumière, mais surtout vers l’avenir. La FM de demain sera ce que nous en feront, intimement et fraternellement, dans cet éternel va-et-vient entre aventure personnelle et commune. Si les institutions doivent mourir, et bien qu’elles meurent. La méthode survivra…

  • 55
    G.Verval 31 août 2013 à 21:45 / Répondre

    Cher Frank Masson,
    Nous sommes en 2013, pas en 1929.
    Bien d’eau a coulé sous la Tamise depuis et comme l’a dit Héraclite, rien ne sera plus jamais pareil.
    On peut dire la même chose de la Seine et de la Senne !
    Laissons pisser le mérinos, disait ma grand mère. On verra bien ce qui arrivera.

  • 54
    Frank Masson 31 août 2013 à 20:04 / Répondre

    Cher Guy Verval, il faut bien reconnaître que la GLUA a été moins regardante sur ses « Basic Principles » lorsqu’ il s’agissait d’apprécier la régularité et d’accorder leur reconnaissance à des Grands Loges « exotiques », et l’on pense bien sûr à nombre de Grandes Loges africaines où le GM est également ( pure coïncidence) le leader dictateur du pays !

    Peut être les anglais ont ils été « pressés » ( pour employer le terme de Lord Northampton ), « pressés » de répondre favorablement aux demandes de la GLNF qui est la Grande Loge « mère » de toutes ces Grandes Loges « ministérielles » ?

    Ou alors il faut bien imaginer que peut être entrent aussi en jeu des considérations de nature politique et diplomatique pour expliquer la plus ou moins stricte rigueur apportée à l’examen des résultats du contrôle de qualité préalable à l’admission au sein (saint) de la Franc Maçonnerie « mainstream » ?

  • 53
    G.Verval 31 août 2013 à 18:38 / Répondre

    Nous considérons la Franc Maçonnerie comme un intense voyage personnel à la découverte de soi même, de connaissance et de développement personnel.
    Nous espérons que chaque Franc Maçon, pendant son voyage, intègrera les principes et les fondamentaux de la Franc Maçonnerie, jusqu’à ce qu’ils deviennent une partie de sa nature.
    Dans cette optique il pourra contribuer à améliorer la société.
    Si un homme, pénétré des principes de la Franc Maçonnerie, ne travaille pas pour le bien de la société, on peut alors se demander si la Franc Maçonnerie a bien rempli son but.

    C’est notamment ce que l’héritier des héritiers des héritiers a dit.
    Qu’a-t-on redire là-dessus ?

  • 52
    André Vattier 31 août 2013 à 16:24 / Répondre

    @Fabrice

    Je vous le concède : la L.N.F. n’est pas un mouvement de masse…….et ce n’est pas son but !
    A chacun sa façon de voir…….

    Et si vous êtes tombés très jeune entre les colonnes, sachez que c’est aussi mon cas…

  • 51
    G.Verval 31 août 2013 à 15:59 / Répondre

    Pourquoi tant de haine ?
    En souvenir de 14-18 ?

  • 50
    Fabrice 31 août 2013 à 12:44 / Répondre

    @André Vattier

    Je suis tombé très jeune entre les colonnes. Je ne suis donc plus dupe des postures des uns et des autres. Quant à la LNF, vous me concéderez que ce n’est pas un mouvement de masse.

    Ces trois (excellents) frangibus prennent la pose. C’est tout.

    Le jour où ils se poseront la question de leur responsabilité dans les faits qu’ils déplorent, ce jour là, oui, les poules auront des dents.

    Laissons-les jouer avec les outils même si, à titre personnel, j’apprécie Dachez qui est un merveilleux vulgarisateur (mais un suiveur).

    Quant à la branlette intellectuelle sur la régularité… Ca n’a rien à voir avec la tradition. C’est un principe politique de zone d’influence qui n’a rien d’initiatique.

    Les anglais n’ont pas supporté « l’aventure napoléonienne » soutenue par le GODF. Ils ont trouvé plus tard dans le rapport défendu par Desmons le prétexte qu’ils cherchaient désespérément pour rompre en 1877. Dieu, le Grand Architecte et tout le bastringue, ils n’en avaient rien à cirer de toute façon puisqu’ils ont continué à reconnaître de très longues années le GO d’Italie pourtant, lui aussi, connu pour son anticléricalisme et son attachement à une laïcité d’Etat.

  • 49
    Flupke 31 août 2013 à 11:37 / Répondre

    « Lord Northampton
    Pro-grand Maître de la GLUA »
    Tout est symbole, celui-ci est pas mal !
    Discours du rejeton d’une longue lignée d’héritiers d’héritiers d’héritiers venant se mélanger à la laborieuse roture pour échapper à l’ennui (ses nombreux mariages n’étant pas suffisants)
    On sourit beaucoup en FM.

  • 48
    Declic 31 août 2013 à 00:56 / Répondre

    @Horus,

    « Rule Britannia ! »

    Rather global and universal rule … !

  • 47
    Yasfaloth 30 août 2013 à 22:20 / Répondre

    @Franck Masson

    Merci pour ton travail !

    Finalement nous sommes peut être plus nombreux que nous le pensons à être des Franc-Maçons « Anglais » !

    :=)

    Et on comprend que ceux voient dans la FM la possibilité d’être une levier pour un parti politique, quel qu’il soit, puisse craindre tout alignement sur ces « Basic Principles ».

    C’est là aussi qu’on comprend encore moins quelle mouche a bien pu piquer F. Stifani… mais bon…

    Cordialement

  • 46
    G.Verval 30 août 2013 à 22:17 / Répondre

    Tant qu’à faire, pourquoi ne pas finir le discours de Northampton ?

    La reconnaissance est un acte bilatéral entre deux puissances souveraines.
    Ce n’est pas, par conséquent, un droit de régularité_,
    mais un privilège. L’Angleterre a été critiquée dans les années
    récentes pour ne pas reconnaître immédiatement des Grandes Loges
    nouvelles ou rétablies, même quand elles avaient été régulièrement
    formées ou rétablies par des Grandes Loges avec lesquelles nous
    avions depuis longtemps des relations d’amitié. La raison est simple.
    En tant que plus ancienne Grande Loge, sans le chercher, on
    nous a mis sur le dos la charge d’être les gardiens de la régularité.
    C’est une lourde responsabilité que nous prenons au sérieux. En outre
    la reconnaissance par la GLUA apporte un plus qui accélère la reconnaissance
    par les autres Grandes Loges.
    Pour ces raisons, nous devons nous assurer que ce que nous reconnaissons
    n’est pas seulement régulier, mais a des racines fermes dans un
    pays stable, libre d’interférences politiques, maintiendra sa régularité et a de bonnes chances de survire et de grandir. En bref, nous ne pouvons pas nous tromper.
    Dans au moins trois occasions, nous avons subi des pressions pour reconnaître des Grandes Loges, mais nous nous sommes tenus à nos règles habituelles et les faits
    nous ont donné raison. Dans deux cas, les Grandes Loges ont subi des
    dissensions menant à l’éclatement, et dans le troisième, mêm la
    Grande Loge mère rejeta son enfant et retira la Charte qu’elle lui
    avait conférée.
    La dernière remarque que je voudrais faire concerne la place
    de l’Angleterre dans la Franc-Maçonnerie mondiale. Dans son
    discours à la conférence mondiale de Paris l’année dernière (2006), le
    Grand Maître d’Autriche exprima sa croyance que la GLUA avait abdiqué ses responsabilités dans la Franc-Maçonnerie Européenne, et que l’on ne ressentait plus rien de son autorité.
    Je voudrais non seulement manifester mon désaccord, mais demander
    aussi quelles responsabilités nous avons en Europe, ou dans le reste du monde.
    Nous sommes toujours prêts à donner un avis, une information ou à
    partager notre longue expérience, mais nous ne pouvons pas et necherchons pas à nous mêler des affaires internes d’une Grande Loge souveraine.

    Lord Northampton
    Pro-grand Maître de la GLUA

  • 45
    Frank Masson 30 août 2013 à 22:14 / Répondre

    … allez pour finir la suite et fin du discours du Pro GM de la GLUA , discours qui je le pense permet de mieux comprendre les tenants et aboutissants de ce qui est en jeu particulièrement en ce moment en France entre tous les acteurs du « Paysage Maçonnique Français » .

     » (…) Le dernier point que je voudrais aborder est celui de la place de l’Angleterre dans la Franc Maçonnerie mondiale.
    Dans son discours à la Conférence de Paris l’année dernière, le Grand Maître d’Autriche a exprimé son point de vue selon lequel la Grande Loge Unie d’Angleterre aurait abdiqué ses responsabilités par rapport à la Franc Maçonnerie Européenne et que presque plus rien ne ressortirait aujourd’hui de son autorité.
    Je ne voudrais pas seulement dire que je suis bien sur en désaccord avec cela mais j’aimerais poser la question : quelles responsabilités avons nous donc en Europe, ou en quelque autre partie du monde ?
    Nous sommes toujours disponibles pour donner des avis, des informations et pour partager notre longue expérience , mais nous ne pouvons pas, ni ne cherchons à interférer dans les affaires internes d’une Grande Loge souveraine.
    Nous pouvons montrer la diection , fournir confort et soutien en temps de difficultés , et donner une assistance pratique aux nouvelles Grandes Loges, mais l’Angleterre ne peut pas être une sorte de policier international Maçonnique qui arbitrerait les problèmes à l’intérieur ou entre des Grandes Loges souveraines.
    Nous pouvons et voulons clarifier notre position sur les sujets de la régularité et de la reconnaissance , mais c’est ensuite de votre ressort de décider quels sont vos propres points de vue sur ces questions.
    Nous ne pouvons , et nous ne cherchons pas, à imposer nos vues aux autres et nous ne croyons pas qu’ aucune autre Grande Loge ne le voudrait non plus.
    Cependant nous réservons notre droit de décider qui nous considérons comme régulier et susceptible d’être reconnu.
    Mes très chers frères, nous avons une merveilleuse diversité de pratique Maçonnique en Europe.
    Nous sommes attachés aux mêmes principes de base, fondements et landmarks mais chacun les a développé selon sa propre voie.
    Nous continuerons à célébrer cette diversité, aussi longtemps qu’elle restera à l’intérieur des limites de la Régularité.

  • 44
    HORUS 30 août 2013 à 22:00 / Répondre

    Dans les conditions de l’ Angleterre, pour être régulière une Grande Loge doit se conformer à chacun de nos  » Principes de Base pour la Reconnaissance d’une Grande Loge » ou alors elle ne peut être considérée comme régulière.

    Rule Britannia !

    Il n’y a plus rien à méditer, tout est dit.

  • 43
    Frank Masson 30 août 2013 à 20:36 / Répondre

    … la partie du discours du Pro GM sur la régularité et la politique ( à méditer ! ) :

    « La régularité est un absolu. Elle ne peut être partielle ou conditionnelle. Une Grande Loge est soit régulière soit elle ne l’est pas.
    Dans les conditions de l’ Angleterre, pour être régulière une Grande Loge doit se conformer à chacun de nos  » Principes de Base pour la Reconnaissance d’une Grande Loge » ou alors elle ne peut être considérée comme régulière.
    Ces « Principes de Base », ont été codifies et publiés en 1929 en accord avec les Grandes Loges d’Irlande et d’Ecosse, mais n’étaient pas quelque chose de nouveau.
    Ils ont été développés et affinés pendant plus de 150 ans alors que la Franc Maçonnerie se diffusait autour du monde et que les Grandes Loges commençaient à émerger à l’extérieur de ces îles.
    Nous croyons qu’ils sont fondamentaux et inchangeables, en tant qu’ils définissent ce qui pour nous est l’essence de la Franc Maçonnerie régulière.
    Les Principes furent par la suite confirmés par les trois Grandes Loges Britanniques en 1938 dans la déclaration que chacune a émise intitulée  » Buts et Relations du Métier (craft) « 
    Nous croyons fermement que si un quelconque de ces « Principes de Base »venait à être retiré ou changé, ce retrait ou changement altèrerait sustantiellement la nature de la Franc maçonnerie.
    Il y a eu des suggestions comme quoi les « Principes de Base » pourraient être susceptibles d’être redéfinis d’une génération à l’autre, mais ceux qui font de telles suggestions semblent réticents à révéler lequel des « Principes de Base » ils souhaitent redéfinir.
    Je suis enclin à penser qu’un domaine qu’ils aimeraient bien redéfinir est la prohibition de toute discussion sur la religion ou la politique lors des réunions Maçonniques, et l’obstacle qui est fait aux Grandes Loges ou à un Franc
    Maçon individuel de faire des commentaires publics sur des sujets de religion, de politique ou sur le gouvernement en leur qualité de Franc Maçon.
    Dans ce contexte, j’ai été assez surpris d’apprendre que certains d’entre vous avaient participé à des discussions sur le rôle de la Franc Maçonnerie dans les changements de l’Europe et comment la Franc Maçonnerie peut influencer, pour le bien commun, le développement social et moral de la nouvelle Europe.
    Les Grandes Loges Britanniques – Angleterre, Irlande et Ecosse – voudraient répondre que la Franc Maçonnerie n’a aucun rôle en dehors de la Franc Maçonnerie et que la seule influence que l’on peut rechercher est celle qui concerne soi même et les membres de la Franc Maçonnerie.
    Nous considérons la Franc Maçonnerie comme un intense voyage personnel à la découverte de soi même, de connaissance et de développement personnel.
    Nous espérons que chaque Franc Maçon, pendant son voyage, intègrera les principes et les fondamentaux de la Franc Maçonnerie, jusqu’à ce qu’ils deviennent une partie de sa nature.
    Dans cette optique il pourra contribuer à améliorer la société.
    Si un homme, pénétré des principes de la Franc Maçonnerie, ne travaille pas pour le bien de la société, on peut alors se demander si la Franc Maçonnerie a bien rempli son but.
    La Franc Maçonnerie régulière n’est pas, et ne sera jamais autorisée à développer en son sein, un groupe de lobbyIng – même pour une cause fusse t elle universelle et noble.
    Une des grandes forces de la Franc Maçonnerie régulière réside dans le fait qu’elle s’est toujours tenue en dehors des affaires politiques comme de tous les sectarismes, dans le droit fil des paroles mémorables du Dr James Anderson appelant à former « le centre de l’union entre des hommes de bien et de vérité, et l’ heureux moyen de forger une amitié conciliante entre des hommes qui sans cela seraient demeurés perpétuellement séparés »
    Ceux qui ont fondé et développé la Franc Maçonnerie savaient de première main pour l’avoir expérimenté eux-mêmes combien les affaires de politique et de religion étaient des facteurs de division entre les hommes.
    En interdisant toute discussion sur ces sujets dans les réunions Maçonniques et en n’autorisant pas leurs Grands Maîtres ou d’autres parmi leurs membres, dans le cadre de leur fonction Maçonnique, de faire des déclarations publiques sur ces sujets, ils cherchaient à unir les hommes de bien en leur permettant de mettre de côté leurs différences pour travailler ensemble pour le bien commun.
    Il s’agit là assurément d’un landmark de la Franc Maçonnerie, et si nous faisions des concessions la dessus nous altérerions substantiellement la nature de la Franc Maçonnerie. « 

  • 42
    G.Verval 30 août 2013 à 17:44 / Répondre

    Tous mes remerciements à Frank Masson.
    Comme il le souligne très justement, la phrase essentielle concerne l’accord espéré entre deux grandes loges occupant le même territoire.
    Mais il a raison que beaucoup, sur le continent, refusent de lire cette phrase.

  • 41
    Frank Masson 30 août 2013 à 16:32 / Répondre

    … à la demande de Guy Verval, une traduction rapide par mes soins de ce fameux discours … et j’espère ne pas avoir fait de contre sens !

     » J’ai bien noté qu’au Forum de Prague à la fin du mois d’Avril, avait été faite une suggestion comme quoi nous pourrions faire un ajout aux « Principes de Base pour la Reconnaissance d’une Grande Loge » – en particulier celle qui concerne « l’exclusivité territoriale », en d’autres mots le fait qu’il ne peut y avoir qu’une Grande Loge par territoire ou par pays.
    Cette suggestion entraine l’implication qu’ une Grande Loge ne serait pas souveraine à moins qu’ elle n’ait le contrôle exclusif du « Métier » (Craft) dans son territoire ou pays.
    Nous ne voyons pas la souveraineté en terme de territoire; pour nous le mot souveraineté désigne une Grande Loge qui a l’autorité exclusive sur toutes ses loges constituantes et sur ses membres, où que les loges ou les membres puissent être situés, et qui ne partage pas cette autorité avec une autre organisation comme par
    exemple un Suprême Conseil.
    Pour des raisons historiques et pratiques, les Grandes Loges Britanniques et d’autres GL ne peuvent pas considérer la juridiction de l’exclusivité territoriale comme un des « Principes de Base pour la Reconnaissance ».
    Depuis plus de 250 ans les Grandes Loges Britanniques ont partagé le territoire tout autour du monde et continuent de la faire aujourd’hui.
    En effet, dans certaines zones nous partageons le territoire avec une Grande Loge locale fondée depuis que les Grandes Loges Britanniques ont introduit la Franc Maçonnerie dans leur territoire.
    Aux Etats Unis – où la juridiction de l’exclusivité territoriale était un principe de régularité – ils ont du changer leurs points de vue, compte tenu que dans de nombreux Etats, la Grande Loge de l’Etat doit maintenant partager son
    territoire avec une Grande Loge Prince Hall, comme d’ailleurs les Grandes Loges Britanniques le font aux Bahamas, aux Caraïbes et aux West Indies.
    Le facteur commun dans tous ces exemples de partage d’un territoire est que le partage est fait par consentement mutuel, et c’est là assurément la clef.
    Si deux Grandes Loges ou plus souhaitent partager un territoire, pourquoi devrions nous leur imposer une Interdiction arbitraire pour faire cela ?
    Une Grande Loge envahissant le territoire d’une autre Grande Loge est un problème totalement différent.
    Une telle action serait intolérable, contraire à tous les principes qui régissent les relations Maçonniques internationales, et mettrait la Grande Loge envahissante en situation d’être déclarée irrégulière et inévitablement de voir sa reconnaissance retirée.
    La reconnaissance est un acte bi lateral entre deux puissances souveraines. (…) « 

    http://www.freemasons-freemasonry.com/ugle.html

    Ah si en France certains (?) avaient en son temps accepté de partager le territoire … le paysage maçonnique français en eut été changé … mais que voulez vous c’est toujours à celui qui a la plus grosse !

    … je vous conseille d’aller lire également dans ce discours ce qui concerne les Francs Maçons qui prennent en tant que Franc Maçon des positions politiques ou sociétales en public … certains vont avoir les oreilles qui vibrent … et à juste titre, c’est mon avis !!!

  • 40
    Guy Verval 30 août 2013 à 12:06 / Répondre

    Enfin deux entités « Reconnues » dans un même pays ne sont plus semble-t- il inenvisageables pour la GLUA, écrit Frank Masson.

    Pourquoi ne pas lire le discours de Lord Northampton, pro-GM de la GLUA, aux GM européens en 2007 ?

  • 39
    André Vattier 30 août 2013 à 11:32 / Répondre

     » qui dirige en sous-main la LNF (une cabine téléphonique composé au maximum de 10 loges chétives et de quelques « loges de recherches » dont la majorité n’existe que sur le papier « 

    @Fabrice

    Que voilà une affirmation sans fondement colportée par ceux qui ont quitté la L.N.F. en général pour de graves manquement à l’éthique maçonnique…..en seriez vous ?

    Encore une fois, prenez le temps de lire ce livre…..même si vous ne serez jamais  » de toutes les conférences « ..tout le monde n’en a pas les capacités.

  • 38
    Fabrice 30 août 2013 à 11:04 / Répondre

    Sans doute le constat est-il juste à bien des égards, mais je me méfie de ce trio coutumier des critiques et des coups éditoriaux. Il serait intéressant de rappeler les liens qui ont uni Barrat et Pasqua et qui ont permis au premier d’être bombardé directeur général du Pôle Universitaire privé Léonard de Vinci. Et que dire de Bauer qui a largement profité de ses accointances avec Nicolas Sarkozy ? Et Roger Dachez alors ? Président ad vitam honoraire d’honneur de l’Institut Maçonnique de France (un machin qui lui permet d’être de toutes les conférences et de tous les serrages de paluches) et qui dirige en sous-main la LNF (une cabine téléphonique composé au maximum de 10 loges chétives et de quelques « loges de recherches » dont la majorité n’existe que sur le papier ?

    Attention, je ne dis pas que ces trois excellents frères sont malhonnêtes ! Loin de moi cette idée. En revanche, qu’il me soit juste permis de rappeler qu’ils ont aussi bien profité du système qu’ils dénoncent aujourd’hui en prenant un ton de vierge effarouchée.

    C’est du parisianisme. Rien de plus.

  • 37
    Flupke 29 août 2013 à 23:26 / Répondre

    En FM comme ailleurs les bons petits soldats apprécient peu ceux qui les regardent défiler derrière leurs chefs avec un sourire goguenard.
    Mais est-ce vraiment maçonnique de se regrouper derrière quiconque quelque soit ses qualités ?
    Peut être … finalement ! d’où les guerres des boutons !

  • 36
    Guy Boulhomme 29 août 2013 à 19:40 / Répondre

    Il est curieux (!) de voir l’acharnement de certains à affirmer que le projet de la Confédération serai d’obtenir la reconnaissance de Londres. Certes, la GLIF, et la GL-AMF dans une certaine mesure, ont cet objectif, et c’est parfaitement leur droit.
    Mais la GLDF, suivie par la GLTSO, ont initié le projet pour répondre à l’appel de Grandes Loges européennes, certes reconnues par la GLUA mais suffisamment libres pour avoir fait preuve d’indépendance en ayant avant Londres suspendu puis annulé leurs traités d’amitié et de reconnaissance avec la GLNF.
    La Confédération doit être comprise comme un espace de liberté, qui laisse chacune de ses composantes maîtresse de ses objectifs et de son évolution historique, comme du fait d’assumer les liens que l’histoire a tissé avec d’autres structures maçonniques, tant françaises qu’étrangères.
    Il est logique que des Frères qui ont vécu heureux dans le monde maçonnique organisé autour de la GLUA et dirigé par elle soient désireux d’y retourner.
    Et il n’y a rien de surprenant à ce que des Frères qui ont vécu heureux dans un autre
    monde maçonnique depuis un demi-siècle ou deux siècles et demi ne fassent pas une priorité de se placer sous une tutelle quelconque, si fraternelle soit-elle…
    Quant à accepter des diktats, ce serait une toute autre histoire.
    Le G.O. a peur de voir sa suprématie contestée, au plan numérique comme au plan historique. Curieuse vision ! Il ne me semblait pas que le parcours initiatique était une compétition. La devise « Si tu diffères de moi, loin de me léser tu m’enrichis » qui orne le grand escalier du G.O. s’est-elle vidée de son sens ?

  • 35
    Alain Bastien 29 août 2013 à 18:27 / Répondre

    Est ce qu’il ne serait pas logique d’attendre la parution de ce livre avant de le critiquer ?
    Curieuse attitude chez certains que celle qui consiste à vouloir descendre en flammes un ouvrage qu’ils n’ont pas lu ( et pour cause )…..

    Ce qui m’étonne c’est que les noms de Dachez, Bauer et Barat agissent comme un chiffon rouge chez plusieurs intervenants….mais , hélas, il est vrai que les aigris et les médiocres supportent difficilement les gens intelligents…..et connus…et ce, même en maçonnerie….quelles que soient leurs appartenances obédientielles……

  • 34
    Flupke 29 août 2013 à 17:31 / Répondre

    Le sous-titre « La guerre des obédiences » implicitement laisse penser qu’en FM comme dans le monde profane il y a les chefs et des soldats ne demandant qu’à en découdre.
    …. et certains de croire qu’ils sont des maçons libres !

  • 33
    JB31 29 août 2013 à 16:12 / Répondre

    Merci à Jiri d’avoir donné le lien avec le blog de Dachez.
    J’avoue que son explication du titre dont voici ci-dessous le texte me parait désinvolte. Du crépuscule à l’aube il n’y a naturellement que la nuit . C’est léger. Ou alors l’absence de Bauer ?
    La FM en son absence, leur absence (de nos compères), laissée dans l’obscurité.
    Mais après tout … si Dachez trouve cette explication lumineuse, grand bien lui fasse !

    Et puis finalement le sujet n’est pas l’élégance mais le contenu du livre n’est ce pas ?
    Surtout qu’il soit acheté.
    Alors attendons de pouvoir le feuilleter … éventuellement mais en se gardant des effets du séné associé à la rhubarbe (que notre médecin ne saurait ignorer)

    Bref je préfère Romain Gary dont je recommande la lecture en en restant là.
    ………

    PS: Pour ceux qui s’interrogent sur ce titre, Les promesses de l’aube, c’est un simple clin d’œil vers l’ouvrage signé par Alain Bauer, il y a déjà quelques années, qui dénonçait des dérives dont nous mesurons aujourd’hui les effets. Il s’intitulait Le crépuscule des Frères…

  • 32
    Yasfaloth 29 août 2013 à 12:26 / Répondre

    Bonjour

    Le livre n’est toujours pas disponible (et c’est très frustrant), mais j’ai pu lire le court article qui y fait référence dans l’Express de cette semaine.

    Comme d’habitude F. Koch y brosse en préambule un tableau péjoratif, voire apocalyptique de l’état de la FM d’aujourd’hui… suivi de « morceaux choisis » à peine plus consistants que ceux de son article dans la Lumière.

    Pour ce qui me concerne je ne parlerai que de la Gldf. Pour ce que j’ai pu y vivre jusqu’à présent, je ne vois rien qui corresponde au tableau qui y est fait des « magouilles obédientielles », l’immense majorité des frères y sont, me semble t’il, heureux de travailler et la gouvernance respectueuse de leur opinion. Qui a déjà entendu de leur part (je parles des 2 derniers GM, avant je n’y étais pas) des « phrases assassines », des attaques sournoises vis à vis des autres obédiences ?

    Il me semble que ce livre est le fruit de l’hybris qui règne au sein du Godf depuis 2010, et peut être même avant, depuis le (faux) départ fracassant d’A. Bauer et l’échec de la « Franc Maçonnerie Française » qui lui reste en travers de la gorge. Echec imputable, n’en déplaise à Mr Dachez, d’après beaucoup de témoins de l’époque à une attitude arrogante voire irrespectueuse du GODF dont le GM était… A. Bauer (cf par exemple l’épisode du dépôt de la marque qui a beaucoup choqué), .

    Hybrys entré en collision avec la débâcle Stiffanniene, le tout étant pain béni pour certains chroniqueurs « qui se refusent à entrer dans la maison » mais qui font leur beurre sur notre dos.

    Je vous demande, et là je m’adresse aux maçons qui me lisent, de réfléchir au fait que cet article de l’Express sera lù à 95% par des non maçons. Croyez vous vraiment qu’il s’adresse à nous ?

    Cordialement.

  • 31
    Chaboud 29 août 2013 à 10:34 / Répondre

    Mon cher Jiri,
    Différent, hum ! Hum ! Bien sûr avec un petit singulier ou un pluriel on échappe au « vol » au sens légal, ou encore en ajoutant ou retranchant un mot. Ce que je visais, c’était le manque d’élégance.

    Amitiés.

    Jack

  • 30
    Jiri Pragman 29 août 2013 à 10:14 / Répondre

    Il ne peut être question de « vol » d’un titre pour un titre différent.

  • 29
    Chaboud 29 août 2013 à 09:59 / Répondre

    Mon cher Jiri,

    Non, ce n’est pas chipoter que de s’indigner devant le vol du titre de Romain Gary. Je l’écris à titre d’auteur et surtout d’éditeur, jamais je ne permettrais une telle chose. Quand on a l’imagination nécessaire pour écrire tant de livre, on peut avoir celle de trouver ses propres titres et ne pas se réfuiger derrière la beauté de la découverte d’un autre. Et je n’évoque pas les problèmes légaux, tournés par un pluriel.
    Quant à l’argument présenté par R. Dachez il est bien peu crédible.
    Il faut défendre le droit d’auteur, et lutter contre les pilleurs de tombe.
    Amitiés.
    Jack

  • 28
    André Vattier 29 août 2013 à 09:27 / Répondre

    @ Romain Gary

    Connaîtriez vous bien  » l’obédience  » de R.Dachez ?

    Pour écrire comme vous le faites, il faut y avoir passé un certain temps….avant d’être obligé d’en partir…simple supposition !

    Un simple conseil : la nuit est faite pour dormir…

  • 27
    eMeReK 29 août 2013 à 07:52 / Répondre

    Merci à Jiri pour cette redirection vers le Blog de R Dachez
    Merci à Roger pour ces précisions et ses opinions .
    Je relève cette phrase intéressante à laquelle j’adhère pleinement :
    « La maçonnerie est précieuse, elle mérite bien qu’on souffre un tout petit peu pour qu’elle soit préservée des malheurs auxquels l’exposent les ambitions des uns et les obsessions des autres ».
    Mais je reste persuadé que les motivations des deux autres compères sont beaucoup plus « politiques » que sentimentales ……

  • 26
    Jiri Pragman 29 août 2013 à 06:48 / Répondre

    On a le sentiment que Roger Dachez a parcouru quelques-uns des commentaires puisqu’il a publié ce 28 août dans son blog Pierres Vivantes un article « Les promesses de l’aube »: un pamphlet? » où il explique ses intentions et, également, le titre. Et l’explication n’est pas là où certains avaient cru la trouver.

  • 25
    Romain Gary 29 août 2013 à 03:23 / Répondre

    Dachez devrait plutôt écrire son autobiographie.
    Je propose comme titre: « Comment j’ai donné des leçons à tout le monde sans jamais les appliquer »
    Quand on voit comment il règne sans partage ni contestation possible sur son obédience, ce, depuis plus de 20 ans, on se marre un peu de ses conseils.
    Comme dirait Romain Gary à qui ils n’ont pas hésité à piquer le titre: Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable !

  • 24
    Thot 28 août 2013 à 21:40 / Répondre

    Arrêtez d’ergoter sur des micro-détails. Pour celles et ceux qui ont vu le coq, les promesses de l’aube ne devraient pas êtres si bizarres. Il est très simple de comprendre ce titre sous la forme d’un hommage. Nous construisons tous sur ce que d’autres ont construits avant nous.

    Quand au thème du livre, le constat est connu, les solutions aussi. Voir l’excellent entretien entre Solis et Fontaine sur le même sujet, visible sur Baglis.

    L’expression « Le petit peuple des Loges » est d’ailleurs utilisé par Solis dans cette vidéo. Gageons que les solutions (car il y en a plusieurs) viendront effectivement de ce petit peuple. Ca commence déjà. C’est déjà en cours. Regardez, Humez…

    Les gesticulations des Obédiences ressemblent beaucoup aux soubresauts de l’animal blessé qui sait qu’il n’en a plus pour longtemps. A l’agitation générale je préfère la sérénité du Travail en Loge. Silencieux, immobile et aligné (tiens je cite Burensteinas maintenant…)

    Le Livre ne semble pas prétentieux et il semble être très exactement ce qu’il prétend être. Alors lisons-le et parlons-en ensuite… Du petit bout de ma lorgnette tout ce qui peut contribuer à la prise de conscience du « problème Obédience » car il s’agit bien d’un problème, est bien venu.

  • 23
    Frank Masson 28 août 2013 à 21:08 / Répondre

    En ce qui concerne la Confédération, et pour ce qui concerne la GLDF en particulier, on ne peut que reprendre les propos très justes de Yasfaloth :
    La GLDF ne recherche aucun brevet de régularité, elle porte sa « régularité » en elle même et dans le respect des principes qu’elle énonce.
    Elle cherche « simplement » à rétablir des liens d’échange, d’amitiés, des relations normales avec les structures, des autres pays, qui lui ressemblent et dont elle se sent proche sur le plan spirituel… »

    et je rajouterai, toujours pour la GLDF en particulier :
    Les frères de la GLDF ne renient pas leurs relations fraternelles historiques avec les frères des obédiences dites « adogmatiques », mais ils tiennent à affirmer la spécificité qui est la leur dans la pratique de l’Art Royal, où il n’est pas question « d’assister à une réunion de réflexion maçonnique » … mais bien de participer consciemment au déroulement d’un rituel dans un « espace temps sacré » placé dans la transcendance d’un Principe Suprême symbolisé sous l’appellation de Grand Architecte de l’Univers.

    Il est donc bien naturel qu’ils demandent aux frères qui viennent visiter une de leurs loges d’accepter les « règles du jeu » qui sont les leurs.

    Il n’y a rien d’offensant dans cette demande, et les frères visiteurs en y répondant positivement se montrent tout simplement respectueux de nos différences, ce qui est me semble t il une « valeur » maçonnique !

    Guy Verval , dont les propos sont généralement très autorisés, rappelle que la société anglaise et la FM anglaise avec, n’est plus celle de 1929 … alors pourquoi ne pas imaginer que si le processus va jusqu’au bout avec les GL d’Europe, la GLUA puisse à son tour établir un traité d’amitié avec la Confédération …

    Quant au point de vue de zerobaballe:
     » la GLNF » (…) n’est pas en position de récupérer une reconnaissance qu’elle a laissé filer, et de quelle façon, l’an dernier. L’anglois est méfiant et n’aime pas qu’on trompe sa confiance. Il fera très attention avant de redonner une chance à cette obédience. « 
    … certes mais il me semble que les portes ne sont pas fermées … cependant la GLNF devra auparavant faire un sérieux lessivage du sol au plafond avant de pouvoir l’espérer !

    Enfin deux entités « Reconnues » dans un même pays ne sont plus semble-t- il inenvisageables pour la GLUA.

    Et oui  » the times there are a changing » … même dans la FM « traditionnelle » !!!

  • 22
    Yasfaloth 28 août 2013 à 21:07 / Répondre

    Bonsoir

    Il est difficile de parler d’un livre qu’il n’est pas possible de lire pour l’instant, sauf si on a eu la chance d’en recevoir un exemplaire de presse !

    Alors je pense qu’on chipote sur ce qu’on a à sa portée…

    +1 pour la « Maçonnerie Francaise », marque déposée à l’époque par le Godf au nez et à la barbe de ses « partenaires »…

    Cordialement

  • 21
    G.Verval 28 août 2013 à 21:05 / Répondre

    Pourquoi diable s’agiter sur des obédiences, light ou pas, quand on sait qu’elles n’interviennent pas dans la vie des loges et que la majorité des maçons ne s’en préoccupe pas (combien de maçons du GOB savent seulement qu’il existe un livre de règlements généraux de l’obédience et ce qu’il contient ?).
    Combien savent qu’il y a deux grands surveillants et peuvent les nommer ? Tous s’en fichent et l’obédience reste ce qu’elle est : un organisme administratif qui assure un minimum de coordination entre les loges qui le composent et représente l’ensemble à l’étranger.

  • 20
    eMeReK 28 août 2013 à 20:55 / Répondre

    Pour ma part..J’avais lu au premier coup d’œil « Promesses de l’ombre » …à cause du souvenir du film….de Cronenberg …. C’est signifiant!
    Jiri, je ne blâme pas ,chacun est évidemment libre …je dis simplement que je ne suis pas du tout nostalgique de cette Maçonnerie Française version 2003 sécrétée par Bauer -Barat …dont on a oublié les ressorts réels …et la finalité …Retournez dans les archives….!!!
    La seule chose qui reste de cette époque et qui fonctionne bien c’est l’IMF, Présidé par R.Dachez…mais c’est une structure dédiée essentiellement à la littérature, donc universelle et indépendante…Bravo
    Pour le reste la MF était un marché de dupes…..

  • 19
    Jiri Pragman 28 août 2013 à 20:16 / Répondre

    N’y a-t-il pas autre chose à dire que chipoter sur le choix d’un titre? Si quelqu’un peut s’en irriter, ce serait Micheline Duff (ou ses ayant-droits), l’auteure du roman Les Promesses de l’aube ou Bisikisi Tandundu qui écrivit Les promesses de l’aube, une pièce en 3 actes.

  • 18
    JB31 28 août 2013 à 20:08 / Répondre

    Je suis scandalisé que le titre de ce livre « les promesses de l’aube » soit, au pluriel près, ( La promesse de l’aube) le même que celui d’un ouvrage d’un auteur et résistant illustre, Monsieur Romain Gary.

    Je ne sais si Dachez, Barat et Bauer sont responsables de la chose, peut être n’ont ils jamais lu Romain Gary, peut être même n’en connaissent ils pas l’existence ( ce qui serait étonnant de Dachez) en tous cas l’éditeur ne pouvait manquer lui de savoir lorsqu’il a proposé le titre.

    Un bon coup de communicant ? de Bauer peut être pas surprenant, mais de Dachez tout de même laisser passer une telle cuistrerie.

    Il est vrai que c’est sans risque … Romain Gary n’est plus et sans descendant.

  • 17
    Jiri Pragman 28 août 2013 à 20:05 / Répondre

    Certainement pas en quelques jours puisque, initialement (j’en avais des traces), il s’agissait d’un projet à 10. Visiblement, certains n’ont pas poursuivi le travail pour des raisons qu’ils pourraient sans doute exposer; faut-il pour autant blâmer les 3 qui se sont exprimés?

    Et il s’agit bien d’un document qui correspond à la définition du « livre ».

  • 16
    eMeReK 28 août 2013 à 19:59 / Répondre

    86 pages ce n’est pas un livre c’est un pamphlet
    Un pamphlet écrit en urgence en quelques jours d’été par trois maçons qui savent pourtant écrire.
    ……ça ne fait pas beaucoup par co-auteur.
    Le moteur de ce livre semble être la nécessité urgente de flinguer la Confédération.
    Et sans avoir lu….. Il semble que la nostalgie de la Maçonnerie Française habite cet ouvrage …Faut-il rappeler que cet association était malheureusement un piège hégémonique au seul profit du Grand Orient …

    Tout cela n’est pas très clair …

    J’aime beaucoup Roger mais je me demande quel est son but ?
    C’est bien la première fois que je n’ai pas envie d’acheter un de ses textes…

  • 15
    Chaboud 28 août 2013 à 19:55 / Répondre

    Cher blog,

    J’espère que sur la deuxième de couverture du livre les auteurs adressent leurs remerciements à Romain Gary, car « La promesse de l’aube » est une de ses oeuvres qui doit avoir dans les trente ans.
    Bande de paresseux.
    Jack Cha

  • 14
    Jiri Pragman 28 août 2013 à 17:56 / Répondre

    @Flupke

    Même si les auteurs ne sont pas des « Maçons de base » et ne sont pas les premiers à avoir fait ce constat, ils ont au moins le mérite d’avoir su écouter « le petit peuple des Loges  » (note: c’est mon expression, pas la leur, pas la peine de les agresser à ce propos) et surtout ont été capables de le formuler de manière compréhensible, argumentée, étayée.

  • 13
    Philippe 28 août 2013 à 16:16 / Répondre

    L’essentiel n’est-il pas synthétisé ici:

    1.Vers des obédiences « light »: la fin de la bureaucratie maçonnique
    2.Mettre un terme à l’hypocrise maçonnique
    3.Une maçonnerie ni politique, ni mystique, ni sectaire, ni commémorative
    4.Pour une « insurrection initiatique »

    Merci Jiri pour cette lecture et ton avis plus pertinant et moins « buzz » que du sieur Koch (fidèle à lui-même). Koch est un peu le morandini de la maçonnerie non?

    Bref, y-a-t’il de l’espoir qu’ils comprennent un jour….

  • 12
    Flupke 28 août 2013 à 15:42 / Répondre

    A la « base », chez ceux qui considèrent que la loge est première et l’obédience très secondaire, cela fait longtemps que le constat fait dans ce livre est connu.
    Ces auteurs qui respirent depuis longtemps, trop longtemps dans les « hauteurs » obédientielles semblent au bord de l’asphyxie, le mieux serait qu’enfin ils descendent !

  • 11
    Guy Verval 28 août 2013 à 15:19 / Répondre

    Pourquoi à bout de souffle ?
    La GLUA est une obédience comme les autres, avec ses problèmes, dirigée par des hommes qui sont arrivés à l’âge adulte dans les années d’après-guerre, dans un pays qui avait perdu son empire et ses illusions.
    Ils sont à cent lieux de la génération de 1929, contrairement à ce qu’on peut penser.
    La société anglaise a changé du tout au tout depuis cette époque, la fm a suivi avec un certain retard.
    L’église officielle n’y joue plus aucun rôle depuis 1688 et la déchristianisation y est aussi évidente que dans les pays scandinaves (bien plus qu’à Paris).
    Suffit d’aller à Londres et de comparer la ville actuelle au souvenir de ce qu’elle était autrefois.
    Les adogmatiques parlent de cette société (et de la GLUA) comme si la reine Victoria était encore là.

  • 10
    Christophe 28 août 2013 à 14:11 / Répondre

    Je ne peux qu’abonder dans le sens des remarques lues plus haut. Quand je discute autour de moi, la reconnaissance de l’UGLE ne fait franchement pas partie des objectifs prioritaires des maçons membres des obédiences de la « conférération ». De ceux que je connais en tout cas. En général, ils tiennent plutôt l’UGLE pour une obédience certes respectable, mais à bout de souffle et plus du tout indispensable.

  • 9
    Yasfaloth 28 août 2013 à 12:53 / Répondre

    @Jiri

    Je ne parlais pas du contenu de ce livre, que je n’ai pas encore lu.

    Par contre il est sûr qu’a partir du moment où quelqu’un comme A.Bauer entre dans le jeu, on doit aller chercher la finesse, et les coups de billards à plusieurs bandes…

    Mais enfin il est quand même indéniable que ce terme de « guerre des obédiences » et d’une violence inédite et n’a aucun sens dans le cadre de la démarche qu’à entrepris la Cmf. Il faut quand même se poser la question de savoir pourquoi les « adogmatiques » réagissent avec autant de véhémence dans cette affaire !

    J’ai ma petite idée… mais bon… d’abord lire le livre.

    Cordialement

  • 8
    Guy Verval 28 août 2013 à 12:42 / Répondre

    Avant de parler des sombres desseins de la perfide Albion, il faudrait lire les Constitutions de la GLUA actuellement en vigueur (en vente libre à leur centre stratégique de Great Queen street).

    On y parle de Loi Morale (ce sont les termes d’Anderson) , de Dieu qui est dans le cœur de l’homme, c’est exact, mais ni d’immortalité de l’âme ni de révélation.
    Il n’y est nulle part question de mainmise sur les obédiences étrangères. Ne serait-ce pas un fantasme continental ?

  • 7
    Zerobaballe 28 août 2013 à 12:40 / Répondre

    Bonjour,
    l’Albion perfide a une curieuse tendance à vouloir faire croire qu’en dehors d’elle il n’y a pas de salut. Il s’agit d’une position qui me semble bien démodée aujourd’hui. Elle pouvait se justifier naguère, mais les progrès des modes de communication et d’information jettent au rencard ce type d’attitudes.

    Quant à « l’oeuil amusé de la GLNF », qu’il me soit permis de douter : elle non plus n’est pas en position de récupérer une reconnaissance qu’elle a laissé filer, et de quelle façon, l’an dernier. L’anglois est méfiant et n’aime pas qu’on trompe sa confiance. Il fera très attention avant de redonner une chance à cette obédience.

  • 6
    Jiri Pragman 28 août 2013 à 12:30 / Répondre

    Si on lit bien ce livre, on voit qu’il n’est pas signé par des « vasssaux de Gulino ». Certains constats pourraient le viser (même si les auteurs ne le citent pas, pas plus que d’autres Grands Maîtres).

  • 5
    Yasfaloth 28 août 2013 à 12:16 / Répondre

    @Horus

    Bien sur que non : la CMF ne recherche aucun brevet de régularité, elle porte sa « régularité » en elle même et dans le respect des principes qu’elle énonce.

    Elle cherche « simplement » à rétablir des liens d’échange, d’amitiés, des relations normales avec les structures, des autres pays, qui lui ressemblent et dont elle se sent proche sur le plan spirituel…

    Cette histoire de « Guerre des obédiences » me paraît entièrement fabriquée par la maçonnerie « adogmatique », cherchez une seule déclaration agressive chez les dirigeants des obédiences qui composent la CMF : vous n’en trouverez pas !

    Par contre de l’autre côté c’est le feu roulant, entre Dachez qui conteste la continuité de la Gldf et qui tente de torpiller la CMF en claquant la porte, et jouant à la diva offensée, Gulino et ses vassaux qui menacent, etc…

    Et maintenant ce bouquin… que la présence de Michel Barat va m’obliger à lire… j’espère qu’il n’y suit pas les traces de Jean Verdun…

    Manifestement, et elle en est d’autant plus intéressante, la Cmf dérange sérieusement !

    Cordialement

  • 4
    HORUS 28 août 2013 à 11:43 / Répondre

    @ André Vattier

    Est-il si sûr que la CMF et un certain nombre d’Obédiences cherchent une reconnaissance servile auprès de chapeaux à plumes situés sur les bords de la Tamise?

    Petit rappel : La Régularité s’entend par le respect de la Tradition, par l’observance des textes fondateurs du Rite, (n’est-il pas ?) par la pratique scrupuleuse des rituels.
    La reconnaissance relève de règles administratives inter-obédiences et inter-visites.
    La régularité découle d’une adhésion pleine aux valeurs de la Tradition et aucune autorité maçonnique au monde ne peut la concéder ou la retirer à une Obédience. La reconnaissance est beaucoup plus terre à terre et est le plus souvent inspirée de considérations politiques.

    La régularité telle qu’édictée par Londres en 1929, soit 2 siècles après la fondation « officielle » de la FM, est un pipeau mystificateur qui attire tous ceux qui ont besoin d’un Père qui commande à leur place. Elle sert aussi à perpétuer un impérialisme typique de cette époque, pour garder la mainmise sur la Maçonnerie mondiale. Le brevet administratif décerné a une valeur initiatique nulle et fait preuve d’une certaine hypocrisie, quand on sait que Alpina reçoit les Frères du GODF et est reconnu par la GLUA.

    Mais quand on a besoin de se faire cornaquer …

  • 3
    Jacques Huyghebaert 28 août 2013 à 11:03 / Répondre

    Comme l’aurait dit Alexander Dubček (Printemps de Prague, 1968) ce qu’il nous faut, c’est d’évoluer vers une Franc-Maçonnerie « à visage humain »

  • 2
    Luciole 28 août 2013 à 10:19 / Répondre

    Bonjour
    L’idée étant que se crée une confédération européenne qui fasse contrepoids à l’omnipotence de la Glua,et laisse s’exprimer une vision moins figée de la FM.
    La croyance en Dieu et sa révélation, obligatoires,l’immortalité de l’âme,étant déjà en évolution à Londres.
    Peut-être faudrait-il favoriser cet aspect,qui permet une pluralité de conceptions de la FM,
    avec des relations sympathiques et fraternelles entre des obédiences qui conserveraient leurs spécificités ouvrant un plus vaste choix à ceux qui voudraient se faire initier.

  • 1
    André Vattier 28 août 2013 à 08:54 / Répondre

    « Or ce prix est connu: rompre sans équivoque, clairement et définitivement avec toutes les autres obédiences »

    Voilà le noeud du problème, les tenants de la Confédération doivent le savoir même s’ils disent le contraire, c’est le prix à payer pour obtenir la sacro sainte reconnaissance et sans ça ils ne l’obtiendront jamais…

    C’est aussi pourquoi dans les mois qui viennent, ce projet fumeux va disparaître sans bruit laissant en tête à tête la GLDF et la GL – AMF…sous l’oeil amusé de la GLNF !

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