Les Grades de Vengeance

Par Jiri Pragman dans Sites maçonniques

Ces 2 livrets autour des Grades de Vengeance ne doivent pas être mis entre toutes les mains! Parce qu’il n’y a aucun intérêt à étudier ces 3 Grades (Maître Elu des Neuf ou 9e, Illustre Elu des Quinze ou 10e et Sublime Chevalier Elu ou 11e), notamment le discours historique du Grade, la décoration de la Loge, le Tableau de la Loge, les personnages et titres, les Décors du Maçon, l’instruction du Grade,… avant de les avoir atteints!
 
Ce sont des Grades qui peuvent être très mal compris parce que macabres ou violents puisqu’il s’agit de venger le meurtre d’Hiram. Bien entendu, comme le rappelle Percy J. Harvey, il s’agit de récits allégoriques. Harvey permet donc aux « Vengeurs » de prendre le temps de réfléchir à des Grades et y ajoute des considérations « physiques ». 

Percy John Harvey a été interviewé à propos de ces livres lors du Salon Maçonnique du Livre de Paris 2013.

 
  • Les grades de vengeance. Tome 1 de Percy John Harvey (MdV Editeur, 2013) disponible chez Amazon
  • Les grades de vengeance. Tome 2 de Percy John Harvey (MdV Editeur, 2013) disponible chez Amazon 
samedi 07 décembre 2013 23 commentaires

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  • 23
    Désap. 10 avril 2019 à 11:41 / Répondre

    22 – Comme tu l’as bien compris, je ne suis pas contre les degrés de perfection, éviter la contradiction est la moindre des choses, de plus toute forme de travail et de réflexion maçonnique est respectable et doit être respectée.
    Je maintiens cependant que tout est dit en loge bleue.
    Toute la maçonnerie se trouve également représentée dans le Cabinet de réflexion. il ne doit, ni être négligé parce que s’adressant au profane, ni être considéré comme une représentation partielle parce qu’on ne serait pas capable de comprendre et faire fonctionner les éléments ensembles. VITRIOL, c’est bien à l’intérieur de chacun sans distinction que se trouve, non seulement les outils de la compréhension, aussi la vérité impalpable qui nous constitue. Le profane n’existe pas (tout émane de la vérité, le bien comme le mal), il n’est qu’une construction, fruit de l’oisiveté objet de l’incompréhension.
    Par ailleurs, les personnes ayant appris un métier artisanal comprennent combien il est nécessaire de dévoiler toute la théorie du métier à l’apprenti sans tenir compte de son niveau de compréhension, ceci de manière à éviter que soient prises pour vérité des erreurs qui en ont l’apparence.
    Entendons-nous bien, le voile Shatan, loin d’être ce qu’en a fait la religion, est une mise à l’épreuve permanente visant à permettre de nous rectifier si tant est que nous ayons une attention de tous les instants. Celle-ci est un soucis permanent et encombrant lorsqu’on est App:., elle devient naturelle et indolore à la maitrise.
    Pour répondre aux métaphores du voyage et du vélo, je rappelle que le Maitre voyage sur toute la surface de la terre et qu’il se trouve entre l’E:. et le C:., principe fondamental.
    La maçonnerie n’à pas de fin en elle-même, il ne s’agit pas de travailler la maçonnerie, il s’agit de travailler avec l’outil maçonnerie dans un esprit maçonnique qui peut se résumer en un mot : objectivité, synonyme de recherche de l’équilibre parfait, seule perfection atteignable.
    Sur la pierre occulte, un symbole et rien d’autre, qui semble te « bassiner », je te renvoie de nouveau à VITRIOL. Mais ! Celui-ci amputé (comme trop souvent ! Attention justement dans les hauts grades) de « rectificando » n’est que forfanterie et ruine de l’esprit.
    Enfin, comme une ironie de cette vérité, inaccessible mais à l’action permanente à laquelle nous sommes soumis, tu corrobores peut-être involontairement que tout est dit en loge bleue en écrivant très justement :  » c’est en arrivant au 12ème que j’ai mesuré que le degré de compagnon était essentiel dans notre construction. » Je rajouterai que c’est au 18è (je suis Français) que l’on mesure combien le grade de Maitre est une réalisation et ainsi, si nous avions su, nous aurions travaillé à ce grade à notre perfection.
    Frat:.

  • 21
    Désap. 9 avril 2019 à 13:33 / Répondre

    20 « vous avez exactement l’état du Maître. Il reste sur sa faim, sans connaître la fin. »
    Ceci est rigoureusement faux, tout est dit en loge bleue.
    D’autant plus faux que je ne vois pas quelle « fin » il y aurait à connaitre ?
    Serait-ce dire que la vérité apparaitrait au 33è, ou mieux encore au sin-numéris M:. F:. D:. T:. H:. ? Tout juste une vérité d’ordre inférieure, car si la vérité apparaissait elle ne serait qu’emprunte d’apparence et partielle si ce n’est fausse, n’étant aucunement d’un quelconque ordre de manifestation.
    Hors de la vérité, il n’y a aucune fin de la réflexion.
    Le reste du commentaire est à l’avenant.
    Je regrette de devoir être si abrupte mon TCF, mais l’enjeux est de taille, il s’agit de démentir l’idée selon laquelle la loge bleu ne serait qu’une initiation, or c’est une réalisation complète, je te renvoie au rituel de M:. et à la responsabilité du V:. M:..
    Le principal de cette erreur d’appréciation réside dans le fait qu’en loge bleue le rituel du 3è n’est absolument pas travaillé.
    Les grades de perfection ne sont qu’une explication (qui a certes son mérite) de ce qui n’a pas été travaillé et/ou compris au grade de Maitre.
    La connaissance se manifestera d’autant juste par le travail du rituel de Maitre qu’elle se souffrira pas d’une direction donnée et de notions et principes bibliques que l’on a trop souvent le tord de prendre comme tels, ce malgré les mises en garde est précisions clairement exprimées à chacun des grades qui clôturent une séquence.
    J’engage fermement les maçons a cesser de faire des morceaux d’architecture, à lire, relire et travailler leur rituel du 3è grade et à en rendre compte en Ch:. du M:. par la circulation de la parole, principe opératif de la maçonnerie moderne.
    Je les engage également à se méfier des gourous de toute sorte et tout grade comme de mauvais compagnons.

    • 22
      DELMORAL 10 avril 2019 à 01:03 / Répondre

      je rejoins l’essentiel de ce commentaire et regrette aussi le manque de travail au 3eme degré. Sur la méfiance envers les gourous itou. Mais de là à dire que les 330 degrés qui suivent le grade de Maître nne servent à rien, j’avoue que le bouchon va un peu loin. J’en veux pour preuve que tous les auteurs de la littérature qui occupent les rayons de toutes les librairies maçonniques sont 33eme degré. Aucun des FF qui n’est pas passé par les degrés de perfection, puis du Chapitre et de l’Areopage ne peut imaginer la quantité de travail nécessaire. Je reconnais qu’il faut être un peu cinglé pour consacrer un minimum de 20 à 30 heures par semaine hors des Tenues à la maçonnerie et pour cela qu’il faut être soit rentier soit retraité. En activité je ne pouvais pas consacrer plus de 10 heures par semaine. Je comprends et engage même les FF en activité à bien réfléchir avant de s’engager pour le 4eme degré. Nos familles sont plus précieuses que tout. Mais si vous consacrez moins de temps vous franchirez le degrés moins vite…et alors ? il n’y a pas de course ni de but à atteindre. Mais si vous faites du vélo, aimeriez vous faire la même sortie chaque semaine et pédaler avec les mêmes compagnons sans se frotter à d’autres qui vous ferons progresser.
      En règle générale les opposants visceraux aux hauts grades sont ceux qui à un moment où un autre ont tenté et essuyé un échec. Un peu comme certains de mes collaborateurs qui raillaient les énarques… en creusant un peu on apprenait qu’ils y avaient été collés …
      Tout n’est pas dit dans les 3 premiers degrés loin de là. Le REAA est une mécanique de précision et je prend un plaisir inouï à scruter chacun des degrés qui à lui seul est un voyage fantastique.
      Que diriez vous d’un voyage au cours duquel vous aurez l’occasion de rencontrer les mauvais compagnons ou encore de voir la Pierre Occulte dont on vous bassine depuis l’épreuve de la Terre… Embarquez vous vous verrez du pays !!!

  • 20
    JPDM 9 avril 2019 à 08:36 / Répondre

    Mes TTCCFF détracteurs des degrés dits supérieurs,
    Prenez un bon roman policier, et supr.rimer les 50 dernières pages : vous avez exactement l’état du Maître. Il reste sur sa faim, sans connaître la fin. Si je reconnais, que certaines légendes sont un peu indigestes, elles n’en demeurent pas moins une construction minutieuse intellectuelle, en tout état de cause jusqu’au 30ème degré, puisque je n’ai pas été plus loin à cet instant. Jamais le REAA des grades supérieurs ne m’a déçu et jamais il n’est venu contredire les acquis des 3 premiers degrés. Dire que toute la FM se situe dans les 3 grades symboliques revient à dire que tout l’enseignement d’un écolier est dans l’apprentissage de la lecture et de l’écriture et que tout le reste est masturbation intellectuelle !
    Un fait est certain : le travail que réclament les degrés de perfection en particulier n’ont rien à voir avec celui demandé dans les degrés symboliques. Etant passé un peu vite du 2ème au 3ème degré, c’est en arrivant au 12ème que j’ai mesuré que le degré de compagnon était essentiel dans notre construction. Aucun des degrés n’est exclusif d’un autre. Il est parfaitement juste de dire que les bases de notre parcours sont dans les 3 premiers degrés, mais il est totalement absurde de prétendre qu’il n’y a rien après.
    Dès notre initiation il nous est dit que la Maçonnerie comprend 33 degrés. Si l’on s’en tient aux 3 premiers pourquoi s’engager ? Au 2ème degré, nous glorifions le travail. Vivez cette glorification et poursuivez votre route. Je vous affirme qu’elle est jubilatoire et passionnante. Pas le moindre élitisme : c’est le REAA qui nous élève et nous construit et pas un savoir universitaire qui peut être un plus, mais qui ne remplace jamais l’imprégnation du REAA qui nous fait nous élever spirituellement et nous renforcer dans notre recherche d’amélioration et de l’application de VITRIOL (voilà un acronyme qui ne vous lâche jamais, à aucun grade). Courage, le voyage vaut le coup si vous avez envie de travailler. Avec toute mon affection et mes encouragements fraternels dans votre futur parcours d’humilité. La couleur des tabliers et le beaux cordons ne flattent que les crétins et ne rendent envieux que les imbéciles. Mais ça n’existe pas en Maçonnerie !

  • 19
    STOLKIN 15 décembre 2013 à 14:53 / Répondre

    Ce qui n’est pas prévu dans les rituels , c’est (heureusement) le vécu. Moi , j’ai découvert par le biais des grades -soi-disant – de Vengeance la mine d’or du Pardon.
    Pour ceux qui se limitent au troisième degré : Tout dalle noire (Vengeance) du pavé mosaïque est entouré de dalles blanches ( Pardon).

  • 18
    Peter Bu (qui aurait Pu être Better, donc meilleur) 13 décembre 2013 à 16:39 / Répondre

    Pardon pour le malentendu que j’ai commis: j’ai répondu à deux contributions différentes en croyant qu’il s’agissant de deux textes de Floriano. Je n’ai pas bien déchiffré la ligne:
    « 13.Posté par Le Renard le 12/12/2013 17:59 @ Floriano ».

    L’affirmation « Je maintiens – en des termes plus directs – que les hauts-grades ne sont qu’une masturbation de l’esprit » revient au Renard qui, sur ce sujet, ne me semble pas être très malin. Ici, il caquette: aurait-il trop fréquenté des poulaillers?

  • 17
    Le Chien 12 décembre 2013 à 21:24 / Répondre

    @Beter Pu

    C’est là le propre des « Hauts-Gradés » : l’art du verbiage ampoulé de citations livresques ; de ma masturbation cérébrale, vous dis-je ! On en oublie le cœur… là où la pointe du compas aurait dû percer !

    ; ) Le Chien aboie quand Le Renard jappe et Peter Bu leur prétend des âneries : quelle ménagerie !

  • 16
    Floriano 12 décembre 2013 à 21:05 / Répondre

    Mon Très Cher Peter,

    Trois fois Oui, toute la franc-maçonnerie est contenue dans les trois premiers grades. Quant au talent, à la chance et aux efforts assidus auxquels tu fais allusion et qui permettent d’en tirer toute la « substantifique moelle » c’est mon appellation voyage d’une vie et je n’ai rien dit de plus.

    Lorsque je dis « chemins de traverse », tu dis « changer l’angle de notre regard » et « réentendre ce que nous avons souvent fini par ne plus percevoir ».

    Ton changement de regard complète la lumière qui frappe nos yeux afin de mieux comprendre et mieux voir.

    Comme je le disais plut tôt nul ne sait, en amont, s’il accédera à la Voie du Cœur ni même si ses travaux seront récompensés, car celui qui sème, ne récolte pas toujours.

    Quant à ceux qui naissent accomplis tandis que d’autres n’y arrivent souvent pas même après une vie de durs labeurs, je te suis également.

    Je me souviens de cette maxime que j’avais fait mienne, en son temps : « Il n’est point besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ».

    C’est même un Devoir.

    Pour le reste, il ne me semble pas avoir avoué quoi que ce soit, ma dernière question étant purement académique et récréative.

    Enfin, je t’écoute avec attention et déférence et avec la ferme résolution de te comprendre et d’accueillir ton opinion.

    Mais bon, il est tard et la nuit commence, il me faut retourner à mes travaux (Pas Travaux même si je bosse fort).

    Bonne soirée.

  • 15
    Peter Bu 12 décembre 2013 à 19:30 / Répondre

    Très cher Florian,

    Il est imprudent de parler de ce que, de ton propre aveux, tu ne connais pas.

    « Je maintiens – en des termes plus directs – que les hauts-grades ne sont qu’une masturbation de l’esprit qui pourrait être épargnée au Maître ayant pleinement vécu – et compris – les 3 premiers degrés » est une ânerie.

    Un peu plus haut, je ne me suis pas exprimé assez clairement. Pour moi aussi, toute la franc-maçonnerie est contenue dans les trois premiers grades et avec beaucoup de talent, un peu de chance et un effort assidu on peut en tirer toute la « substantifique moelle ».

    Cependant les « sides degrees » produisent ce que Bertolt Brecht appelait, au théâtre, « Verfremdungseffekt », à savoir impuls qui rend les choses étranges, habituellement traduit en français par « effet de distanciation ». En changeant l’angle de notre regard, les rituels des « sides degrees » nous incitent à réentendre ce que nous avons souvent fini par ne plus percevoir… et approfondit notre compréhension de la franc-maçonnerie. C’est pour cela je comparais les « hauts grades » (je n’aime pas ce terme…) à une spirale montante (ou descendante) qui tourne autour des trois premiers degrés et nous aide à les examiner sous des aspects toujours renouvelés.

    Quant aux prophètes – aux « grands initiés » que tu cites, il en va comme avec les artistes: certains naissent accomplis tandis que d’autres n’y arrivent souvent pas même après une vie de durs labeurs. Ce n’est pas une raison pour renoncer, en art comme en maçonnerie.

  • 14
    Floriano 12 décembre 2013 à 18:28 / Répondre

    @Le Renard

    Certes.

    J’en connais pourtant des humbles et lumineux qui ont quitté l’état « d’ayant été initiés » pour celui « d’Initiés ».

    Un Jésus, un Bouddha, ont atteint l’éveil, et beaucoup d’autres encore, sans doute, agissant discrètement et accomplissant humblement leur devoir d’Homme.

    Encore une fois, la recherche de la Voie du Cœur est le voyage d’une vie et si certains ont fait ce chemin jusqu’à son terme, cela signifie que cette quête n’est pas inaccessible.

    Le REAA n’est qu’une voie de traverse.

    Quant aux guerres fratricides : J’ai toujours préféré un Maçon sans tablier à un tablier sans Maçon …

  • 13
    Le Renard 12 décembre 2013 à 17:59 / Répondre

    @ Floriano

    On reconnait l’Arbre à ses fruits ! J’ai moi-même refusé l’accès aux Hauts-Grades : les Frères les fréquentant n’étant pas les plus « éclairés » ou les plus humbles de cœur…

    Et quand on voit ces guerres fratricides qui naissent souvent au-delà des loges bleues, on se demande ce qu’ils font de la « voie du cœur » !

    Je maintiens – en des termes plus directs – que les hauts-grades ne sont qu’une masturbation de l’esprit qui pourrait être épargnée au Maître ayant pleinement vécu – et compris – les 3 premiers degrés.

    … Triste héritage de la Stricte Observance Templière (et je ne parle même pas des 99 degrés égyptiens !).

    Le Chien sous sa peau de Renard.

  • 12
    Floriano 9 décembre 2013 à 13:00 / Répondre

    @Ronan

    Je te suis quant au système d’origine et l’appellation anglaise « Side-Degrees ».

    Je souhaitais seulement signifier ma préférence pour cette appellation peu emprunte de cordonite aiguë potentielle.

    Grades de sagesses et philosophiques me conviennent ainsi que Hauts Grades une fois cette petite mise au point effectuée.

    Comme tu le soulignes justement les enseignements et les travaux de ces grades pourraient être effectués à bon droit au grade de Maître en loge symbolique. Pour autant, les 3 degrés symboliques sont généralement gérés par la Grande Loge indépendante du Suprême Conseil qui gère les grades à partir du 4ème jusqu’au 6ème, 8ème, 33ème, 90ème ou 99ème selon 🙂

    Je me suis d’ailleurs toujours interrogé sur ce qu’il adviendrait d’un Maître prétendant assister à une tenue au 4ème par exemple :

    A quel titre exactement lui interdira-t-on l’accès au Saint des Saints ?

    F.

  • 11
    Ronan 9 décembre 2013 à 00:05 / Répondre

    Le terme « side degrees » est propre au système anglais. Que ce soit dans le REAA ou le RF (les quatre Ordres plus un que l’on semble bien vite passer par profits et pertes!:=)) le système originel ne sépare en rien les grades symboliques et les « hauts grades » ou grades « de sagesse », même si, aujourd’hui, il est de bon ton de critiquer les hauts grades sans avoir la plus petite idée de ce qui s’y passe.
    Au RF par exemple, le premiers et le deuxième Ordre prennent directement la suite du grade de Maître en tirant les conséquences de l’assassinat d’Hiram. Bien entendu, le travail effectué dans ces deux Ordres pourrait être effectué à bon droit au grade de Maître. Mais qui le fait? Le premier intérêt des hauts grades est d’offrir un espace et un temps de réflexion pour effectuer cette réflexion et cet approfondissement.

  • 10
    Peter Bu 8 décembre 2013 à 22:18 / Répondre

    Puis-je revenir un instant, un peu tardivement, au passionnant débat linguistique de Floriano (poste 7) ?

    « Il n’en reste pas moins que la vindicta in liberta, ou réclamation de mise en liberté, de passage sous le régime de la liberté, était une cérémonie d’affranchissement de l’esclave qui ne contenait aucune violence. On se portait garant de la conduite que pourra tenir l’ancien esclave. » J’ajouterais juste : libérer son esclave pour qu’il puisse tenir le rôle de l’accusé à la place de l’accusé était peut-être généreux – à condition que l’esclave survive à la punition qui aurait dû être infligée à son (ancien) propriétaire. (Pardon si je dis des bêtises. Je n’ai que des souvenirs vagues de l’histoire romaine.)

    Si je reviens à ce débat, c’est pour exprimer mon regret d’être passé aux « sides degrees » assez tardivement. Ce système est très complexe, il mériterait d’être étudié plus longtemps qu’il ne l’est quand on commence à 60 ans… et plus fréquemment que par une à trois réunions par trimestre.

    A propos : « sides degrees » est effectivement mieux que « hauts grades » : la première de ces expressions est sans prétention, elle n’implique de pas hiérarchie… Ces grades m’évoquent l’image d’un escalier en colimaçon tournant autour de la base de la franc-maçonnerie ce qui permet, en changeant d’angle au fur et à mesure qu’on s’élève, de mieux la comprendre.

  • 9
    Floriano 8 décembre 2013 à 20:18 / Répondre

    @Le chien

    Il ne me semble pas qu’il s’agisse là, d’une voie initiatique devenue malade, bien au contraire.

    D’ailleurs, l’appellation anglo-saxonne  » Side-Degrees  » ne serait-elle pas bien plus adéquate ?

    Le travail proposé à l’initié par la méthode progressive du REAA ne me paraît  » qu’un tremplin « , un outil, un véhicule complémentaire favorisant l’accès à la Voie du Cœur par l’appel de l’Être intérieur.

    La recherche de la Voie du Cœur est le voyage d’une vie et nul ne sait, en amont, s’il y accédera, ni par quelle voie de traverse.

     » La nature et l’intensité de ce voyage varient en fonction de chaque être et de sa capacité à se transformer « . (Voyage vers le Maître de la Puissance de Muhyiddin Ibn’Arabi)

    PS : Que choisir entre la malignité du Renard et la fidélité du Chien ?

    F. Bavard comme un Perroquet 🙂
    I

  • 8
    Le Chien 8 décembre 2013 à 18:17 / Répondre

    Dites 33 !

    Ces Hauts-Grades ne sont-ils pas le fruit d’une voie initiatique devenue malade par trop d’intellectualisme ?

    « On ne voit bien que par le Coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux ». (Le Petit Prince de Saint-Exupéry »).

    … Tel est le Secret.

    V’là que Le Chien se prend pour le Renard, maintenant…

  • 7
    Floriano 7 décembre 2013 à 17:26 / Répondre

    Bien évidement, Peter, je te l’accorde volontiers, les romains n’étaient pas les meilleurs des humanistes et je ne peux qu’acquiescer à ton analyse et ton parallèle parfait quant à la caution vivante que nous devenons.

    Il n’en reste pas moins que la vindicta in liberta, ou réclamation de mise en liberté, de passage sous le régime de la liberté, était une cérémonie d’affranchissement de l’esclave qui ne contenait aucune violence. On se portait garant de la conduite que pourra tenir l’ancien esclave.

    (Quelques siècles) plus tard le retournement sémantique prenait forme et La Rochefoucauld évoquait dans ses « Maximes » une vengeance mise en œuvre en dehors de toute décision ou contrôle judiciaire. Il écrivait qu’elle « procède toujours de la faiblesse de l’âme » en tant qu’elle recherchait une satisfaction individuelle, souvent arbitraire et cruelle, de revanche à son tour injuste. Elle procédait alors d’un désir de faire souffrir autant qu’on le peut celui qui a causé au vengeur un mal estimé grave.

    Bossuet rattachait la « vengeance » du sang d’Abel à l’ancienne loi tout au plus matériellement réparatrice et lui oppose, en son « Panégyrique de saint Paul », le sang, si souvent invoqué depuis le « de notre Sauveur qui fait descendre la miséricorde universelle ».

    C’est ce sens, celui d’une attitude injuste, qui a fini par prendre le pas dans les dictionnaires, en raison d’un usage devenu prévalent et qui a correspondu à la montée des valeurs privées dans les déterminations d’une conscience.

    La vengeance n’a plus alors été regardée que comme une passion déraisonnable.

    C’était là le seul sens de ma (bien trop longue) digression linguistique sur le retournement du mot vengeance … N’y voir aucun angélisme.

    Le profane que nous avons été a frappé à la porte du Temple et a été initié à un monde nouveau avec lequel, pendant les premières années, il a appris à se familiariser et, surtout, à engranger souvent à son insu, tout ce que les trois premiers degrés contiennent en potentialités non encore révélées.

    C’est ainsi que nos rituels du 4ème au 14ème, participent également à faire de nous des Hommes ne laissant dans leurs coeurs aucun accès à l’iniquité, à la vengeance ou à l’injustice ; et toujours prêts à faire le bien.

  • 6
    Peter Bu 7 décembre 2013 à 15:15 / Répondre

    « La caution vivante fournie par le défendeur » était le plus souvent son esclave. Les Romains ont vécu avant l’époque humaniste. Nos puissants qui font souvent de nous « la caution vivante » de leurs méfaits, n’ont même plus cette excuse, mais ne nous égarons pas…

    Par quel mot la « vengeance » dans son sens actuel était-elle désignée chez les Romains, si l’expression à l’origine de ce terme désignait une autre action ? Ils devaient, eux aussi, bien connaître et pratiquer la réaction violente à la violence subie.

    Ces échanges linguistiques sont très intéressants, mais correspondent-ils à la réalité de nos At.eliers ? Ne soyons pas trop angéliques.

    Si on prend nos rituels du 4e au 14e au pied de la lettre, ils sont très violents et de ce fait assez incompréhensibles par rapport à nos idéaux humanistes. Mais si on arrive à les comprendre dans leur sens symbolique, ils sont étonnamment riches.

  • 5
    Floriano 7 décembre 2013 à 12:16 / Répondre

    Vindex, dans la langue publique latine, était la caution vivante fournie par le défendeur, qui se substituait à l’homme responsable d’un dommage devant le tribunal et se déclarait prête à subir les conséquences d’un procès.

    Dans la langue privée, c’est le défenseur, le protecteur ; par suite, ce pourra être le « vengeur », celui qui se propose de rétablir le droit menacé ou bafoué d’une personne.

    Le vindex revendique (vindicat) alors d’être considéré comme partie prenante d’une cause juste dont il se proclame solidaire.

    Vindicare c’est littéralement faire fonction de vindex qui pourra se dresser comme le champion d’une cause qui lui apparaît juste dans le sens de la meilleure vie de la nature d’un être ou selon la convention passée dont il exige le respect.

    On revendique pour sien : vindicat pro suo.

    L’on rachète la liberté de sa fiancée à des pirates : vindicat sponsam in libertatem.

    D’où le sens, pour vindicare, de libérer et délivrer, mais toujours avec l’idée d’une convention ou d’une décision de droit.

    L’idée habituelle que nous avons de la vengeance est donc loin de rendre compte du sens initial de ce mot.

  • 4
    Ronan 7 décembre 2013 à 10:27 / Répondre

    Ce sont aussi et surtout des grades « d’Elu », l’élection (au sens de désignation par l’autorité légitime) permettant de passer de la vengeance à à la justice… Mébon !:=))

  • 3
    eMeReK 7 décembre 2013 à 08:48 / Répondre

    Bien d’accord avec Floriano ….

    Certains mots maçonniques deviennent maintenant des « gros mots »…
    C’est le cas pour » vengeance »
    On peut citer aussi « Charité »…trop chrétien
    « Diacre » …interdit pour certains
    mais aussi dans certaines obédience : « Malheur » , « Horreur », »Jurer »…… et où l’on apprend que certains coupables se suicident au lieu d’être exécutés !!! Et j’en passe …..
    On ne parlera pas des mots  » Dieu » ou « GADLU » qui déclenchent carrément l’hystérie….
    En bref …tout ce qui peut heurter la pensée bisounours sociétale unique est banni….
    Le résultat est un affadissement, préoccupant ,dans certaines obédience des rites ….
    Heureusement certaines structures résistent fortement et reviennent aux anciens textes ,redonnant ainsi aux cérémonies la puissance initiatique initiale…..

    Ce bouquin me semble intéressant !!!

  • 2
    Floriano 7 décembre 2013 à 07:58 / Répondre

    Pourquoi l’idée sous-tendue par ce mot, qui fut si à l’honneur dans l’ancien lexique et dans les anciens rites
    de la Franc-maçonnerie, a-t-elle fini par apparaître comme une malformation barbare de l’idée de justice ?

  • 1
    Floriano 7 décembre 2013 à 07:57 / Répondre

    Le mot Vengeance s’est trouvé en porte-à-faux dans le vocabulaire maçonnique par suite de
    l’évolution de son sens dans la langue générale française.

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