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La mort annoncée des religions traditionnelles… Coda par Jean-Pierre Bacot

Par Jean-Pierre Bacot dans Divers

Jean-Pierre Bacot a déjà plusieurs fois traité de la fin prochaine des religions, et particulièrement de la religion catholique (ou du moins de sa pratique) dans Critica Masonica. Nous avons notamment déjà repris ici deux articles : Que le dernier curé n’oublie pas d’éteindre la lumière de la sacristie (10 octobre 2015), et 2017-2024, la fin des grandes histoires (25 avril 2016).
Nous publions cette fois la conclusion, le coda, en fait le 5ème article d’une série de 4 récemment publiée sur Critica Masonica et titrée : La mort annoncée des religions traditionnelles françaises.

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Un certain nombre d’événements récents semblent avoir réveillé la méfiance anticléricale et pourraient donner à penser que le déclin du catholicisme en France que nous avons annoncé dans notre série de quatre articles, ne serait que pure spéculation. D’où ces précisions qui nous semblent utiles à désembuer les parebrises.

Le programme de François Fillon qui lui a permis de remporter la primaire de la droite et du centre, les vitupérations de Marion Maréchal-Le Pen sur la défense des valeurs chrétiennes, la soudaine visibilité de Jean-Frédéric Poisson, successeur de Christine Boutin à la tête du parti chrétien-démocrate, ou encore l’élection d’un prêtre à la tête d’une université strasbourgeoises, infèrent-ils nos pronostics ?

Nous pensons à rebours que c’est d’un passé par eux regretté que parlent aujourd’hui ceux des politiques qui promettent peu ou prou le retour à une civilisation paroissiale et aux valeurs catholiques traditionnelles. Le déclin qu’ils regrettent publiquement est en effet, hélas pour eux, inéluctable et, à moins de les prendre pour des idiots doublés d’incultes, il doivent bien le savoir, mais se bouchent les yeux, à la possible exception de celles et ceux qui croient encore à une intervention de la providence.

En dehors des données quantitatives que nous rappellerons ici très brièvement, puisque nous les avons largement détaillées précédemment, principalement dans le premier article, l’effectif des prêtres prévu en France pour 2020 est d’environ 10 à 11000, la population concernée étant dotée d’un âge médian de 75 ans. De l’aveu même de l’Eglise, il faut s’attendre à une quasi disparition du clergé catholique français que nous posons avec un minimum de connaissances arithmétiques acquises à l’école publique, autour de 2030-2035.

On notera que les évêques ne sont pas du tout sur les positions passéistes des politiciens de droite et d’extrême droite qui se trouvent coupés sur ce plan non seulement d’une connaissance du terrain, mais aussi d’une relation possible avec la hiérarchie catholique. Julien Vercel a analysé sur ce blog (Critica masonica) la dernière déclaration de l’épiscopat français, dont il serait difficile de ne pas noter qu’elle est passablement progressiste, pour ne pas dire ouvertement rationaliste et, en tout état de cause, nullement nostalgique.

La plupart de celles et ceux qui disent apprécier les positions réactionnaires de certains hommes et femmes politiques sur le plan religieux ne sont pas eux-mêmes pratiquants et prennent souvent des libertés avec les croyances traditionnelles. Comme on le dit familièrement, ils s’arrangent plus que jamais avec le seigneur. Peut-être est-il pour eux très délicat de faire le deuil de leur enfance, peut-être est-il difficilement pensable de ne pouvoir parler avec l’Islam de religion à religion, mais de post religion à religion, peut-être est-il impossible d’imaginer une nation pure et sans tache sans un ciment religieux. Il faudrait de longues enquêtes pour savoir ce qui se joue dans cette coda, cet écho, ce rebond, ce qu’on appellerait un moment vintage, s’il s’agissait seulement d’esthétique.

Notons un dernier point, qui nous fournira sans doute l’occasion d’autres écrits : ce n’est pas le règne de l’athéisme triomphant que nous annonce la mort clinique prochaine du catholicisme en tant qu’il est catholique, c’est à dire structuré autour d’un clergé, mais un univers que l’on qualifiera provisoirement de post-religieux spiritualiste, très individualisé et donc loin de pouvoir refaire église. Certes, il restera longtemps, surtout dans la partie la plus âgée de la population, un grand nombre de personnes qui se diront chrétiennes, principalement catholiques et que l’on pourra considérer comme des chrétiens culturels et qui, quoi qu’il en soit, seront pour leur grande majorité sortis du dogme et se sentiront libres de penser leur spiritualité sans supporter de contrainte.

Il y eut des renouveaux catholiques après la Révolution, au début du XXème siècle, accompagnés par des artistes, des écrivains, des musiciens. Rien de cela ne s’annonce aujourd’hui. Dieu est mort depuis pas mal de temps. Le Grand architecte lui a succédé dans certains milieux comme entité dont chaque spiritualiste possède sa petite idée. Quant à l’athéisme, il  progresse tranquillement. Il devrait être majoritaire en France  autour de 2050. Non seulement le petit Jésus ne sera pas revenu, mais nombreux seront ceux à douter de son existence, en dehors d’un fait littéraire.

Signalons pour conclure une étude projective internationale du Pew Forum qui donne, pour la France les résultats suivants :

vendredi 27 janvier 2017 30 commentaires
  • 19
    Fritsch serge 29 janvier 2017 à 08:44 / Répondre

    Comment faire pour enrayer cette chute,envoyer nos enfants au catéchisme, leurs faire la prière du soir , plus grand les instruire sur les différentes religions pour qu ils puissent comprendre les différences
    Je pense que nous devons nous occuper de nos enfants
    Je ne sais pas si j ai raison ou tort
    Aujourd’hui hui je ne sais pas ce qu il adviendra de mon enfant
    Que le G A D l U m’aide à faire au mieux

    • 24
      NEGRIER 29 janvier 2017 à 12:43 / Répondre

      Dans la tradition biblique et comme l’enseigne Genèse 2,10-14 la charité, qui consiste à transmettre à autrui la foi en l’Esprit de vie et l’espérance en l’Etre, était mise en œuvre sous trois formes : la voie des rites, la voie des maîtres, et l’éducation parentale des enfants. On peut éduquer ses enfants de deux manières : d’abord en leur faisant pratiquer les rites (comme le baptême et la messe) dont la symbolique véhicule un enseignement qu’ils auront à découvrir à l’âge de la maturité, et ensuite en les familiarisant avec la voie des authentiques maîtres spirituels (un maître spirituel authentique n’est pas un théologien mais un philosophe).
      P.N.

  • 17
    NEGRIER 28 janvier 2017 à 10:36 / Répondre

    La philosophie notamment maçonnique n’a pas pour fonction de prédire un avenir par nature imprévisible mais de travailler à la mise en lumière de la vérité et en particulier de celle de la tradition biblique dont provient la symbolique maçonnique. Or lorsqu’on fait ce travail de vérité, on s’aperçoit que la religion chrétienne telle qu’elle est actuellement pratiquée dans le monde n’est pas conforme à la vérité de la Bible pour deux raisons : d’abord parce que les chrétiens, perdant de vue le symbolisme ésotérique de l’Ecriture dès le IIème siècle de notre ère, sont tombés dans l’exotérisme ; et ensuite parce que, rompant avec la pratique traditionnelle du « voir » (I Samuel 9,9.11), les chrétiens sont tombés dans la croyance, ce qui a eu pour effet immédiat de substituer une théologie à la philosophie de l’Ecriture. Pour toutes ces raisons on peut dire que le christianisme est moribond, non pas parce que le nombre de chrétiens diminuerait, mais parce que les chrétiens sont intellectuellement et moralement morts en ce qu’ils sont des croyants et des exotéristes au lieu d’être des « voyants » et des ésotéristes. Le seul moyen de rendre vie au judéo-christianisme est d’opérer un retour massif au « voir » et à l’exégèse symbolique et philosophique de l’Ecriture. Et actuellement ce travail ne peut être fait que par deux types de personnes : d’une part les francs-maçons philosophes initiés à la science ésotérique des symboles, et d’autre part les personnes qui suivent la voie des maîtres comme par exemple les gurdjieviens.
    Patrick Négrier

    • 18
      Terrible 28 janvier 2017 à 17:33 / Répondre

      @p negrier – la lecture ésotérique de évangiles est surprenante. Les Noces de Cana par S Jean : une bande de poivrots en manque de pinard ravitaillés on ne sait comment par Jésus qui vient sé joindre à eux ou le passage de le Loi hébraïque où on se purifie a l’eau à la loi chrétienne ou on se purifie par le sang de la crucifixion à venir. Et il a d’autres lectures des paraboles-fables.

      • 20
        Chicon 29 janvier 2017 à 09:11 / Répondre

        @terrible : la résurrection de Lazare, vieillard décédé en cours de décomposition simplement ressuscité pour rendre service à sa voisine. Est ce plutôt la mort achevée et sans retour du judaïsme , renaissant dans la nouvelle loi du christianisme ?
        Cela s’appelle des « paraboles » et ce n’est pas pour rien

        • 21
          Terrible 29 janvier 2017 à 09:33 / Répondre

          @p négrier – la mort et la resurrection d’hiram ont peut etre un sens caché

          • 25
            NEGRIER 29 janvier 2017 à 12:46 / Répondre

            La légende d’Hiram n’était en maçonnerie qu’une reformulation allégorique de la mort et de la résurrection de Jésus de Nazareth. Le symbolisme de la légende d’Hiram gît donc dans le symbolisme de la mort et de la résurrection de Jésus.
            P.N.

            • 30
              Chicon 30 janvier 2017 à 15:54 /

              Reformulatiom allégorique de la mort et de la resurrection de Jesus, certainement ,car a l’époque de l’invention de la f.m. tout le monde était chretien ou a défaut par convenance sociale.

  • 9
    Chicon 27 janvier 2017 à 17:08 / Répondre

    Peut être que ce sont les rituels des églises, qui ne sont plus adaptés à nos modes de connaissance.

    • 14
      Chicon 28 janvier 2017 à 09:20 / Répondre

      La grâce, la révélation, le verbe, la foi, des catholiques doivent etre eventuellement reformulées clairement , compte tenu du progres scientifique depuis le XVIII siècle. La querelle entre Rome et Theilhard de Jardin n’aurait jamais du arriver, et on ne parle même pas de Galilée. La pensée scientique evolue et la pensee religieuse devrait s’adapter a ces realités crées…par Dieu lui même.

  • 8
    Jean_de_Mazargues 27 janvier 2017 à 16:32 / Répondre

    Cette annonce prophétique de la fin des religions – en fait de la seule religion catholique et seulement en France – est proprement ridicule. Le fait religieux doit être appréhendé d’une manière globale et pas seulement dans un pays donné.
    La déchristianisation est un phénomène qui a déjà quelques années : elle s’est amorcée dans les années 1960 et a touché à titre principal les pays catholiques économiquement avancés : Catholiques du Canada, d’Italie, de France, d’Autriche puis après la fin des dictatures, Espagne et Portugal.
    La déchristianisation opérée avec le communisme, qui a touché autant les catholiques que les protestants en Allemagne de l’Est, Hongrie, ancienne Tchécoslovaquie, n’a pas été enrayée après la chute du mur. Toutefois, ce phénomène de déchristianisation est assez limité. La Pologne demeure profondément catholique. En France, finalement, la pratique catholique résiste dans l’Ouest, dans les grandes villes.
    La pratique de l’Islam augmente. Les spiritualités orientales séduisent toujours plus de personnes …
    Aux Etats-Unis, il est devenu impossible pour un responsable public de se proclamer athée, voire pire, de ne pas déclarer ni pratiquer de manière visible son culte !
    En Asie, en dehors de la Chine, la pratique religieuse progresse partout.
    Alors stop ! cessons de nier l’évidence! nous pouvons nous désoler de ce que la Raison ne triomphe pas, moi le premier, mais de là à nier la réalité du phénomène religieux dans notre monde, il y a un pas stupide que je ne ferai pas.

    • 11
      Jean-Pierre Bacot 27 janvier 2017 à 17:43 / Répondre

      Merci JDM pour le ridicule et le stupide…
      J’ai l’habitude de débattre sur un autre ton, surtout dans des espaces qui se veulent fraternels
      Si tu veux bien regarder de près les études, tu verras que même en Pologne, cela recule, même si cela part de plus haut. Pour ce qui est des différences régionales en France, il y en a, mais lire pour la Bretagne le livre déjà ancien d’Yves Lambert « Dieu change en Bretagne » pour voir que là aussi, ça descend et pas d’aujourd’hui.
      Concernant l’Europe centrale, la tchéquie est un des pays les plus athées du monde. Il faut regarder pays par pays. L’orthodoxie résiste dans les pays slaves, liée aux nationalismes.
      Aux Etats unis, l’athéisme progresse partout, l’extrême nord et la Californie sont sur des bases européennes, en revanche, le sud, comme le disait un chercheur US a une religiosité du niveau de celle de l’Afghanistan. Cela dit, nous vivons en France et en Belgique.
      Dernier commentaire, il est désolant de proposer à la critique des travaux sérieusement menés et de se voir répondre par l’invective.
      Si c’est de facto la loi des blogs, il faudrait qu’elle change.

      • 13
        Jean_de_Mazargues 27 janvier 2017 à 23:37 / Répondre

        Le ton que j’emploie est particulièrement mesuré. Mais si contredire ton point c’est déjà pratiquer l’invective pour toi, alors tout débat est impossible à moins que l’on soit d’accord avec toi.

      • 15
        Jean-Pierre Bacot 28 janvier 2017 à 09:46 / Répondre

        Si « ridicule » et « stupide » sont des termes mesurés, c’est que nous n’avons pas la même conception du langage. Cela dit, rendez vous dans vingt ans pour voir si j’avais raison et sur ce, je pars en voyage voir comment la religion se porte loin de chez nous.

    • 22
      lamouline 29 janvier 2017 à 12:25 / Répondre

      Tu as raison, la déchristianisation de nos pays est un phénomène tout à fait limité. Les religions progressent et sont de plus en plus agressives.L’URSS, supposée athée, se réveille ultra-orthodoxes comme par miracle. Rappelons nous que ce fut le cas en France après une révolution soit disant athée. Qu’y faire? C’est la seule question. Si j’avais la réponse, j’expliquerais. Inch Allah!

      • 27
        Chicon 29 janvier 2017 à 19:21 / Répondre

        @lamouline : peut etre qu’esperer et croire sont des besoins qu’on ne peut effacer

  • 7
    Kaner 27 janvier 2017 à 15:55 / Répondre

    Je suis toujours un peu rêveur devant ce genre de tableaux de chiffres…
    Il s’agit ici de données tentant de modéliser des comportements humains sur 40 ans. Ces chiffres se basant, pour partie, sur des données statistiques (par essence sujettes à de nombreux aléas) ils ne reflètent qu’une tendance actuelle.
    En d’autre terme il faut bien insister sur le « si rien ne change dans le monde d’ici à 2050″… sauf que voilà : tout va changer d’ici 2050 à en croire ce même type d’études statistiques !!! (9 milliards de personnes, je ne sais combien d’espèces animales disparues, plus la moindre goutte de pétrole … et j’en passe …).

    Au lieu de miser sur la disparition de telle ou telle religion, je préfère m’atteler, à mon échelle, à l’amélioration matérielle et morale de l’humanité…

    • 10
      Jean-Pierre Bacot 27 janvier 2017 à 17:35 / Répondre

      Bonjour Kaner,

      Je travaille sur ces sujets depuis assez longtemps pour savoir que les projections faites, notamment par Gallup dans les années 1980 se sont avérées justes et que l’écroulement des croyances et des pratiques s’est même avéré plus fort que ce qui était prévu.
      Cela dit, les statistiques par tranche d’âge montrent que plus on est vieux, plus on est croyant, non pas par ce que l’on s’approche de la fin, mais parce que l’on a baigné dans sa jeunesse dans une ambiance plus ou moins religieuse.
      Le fait d’être lucide sur ce qui se passe n’empêche nullement de se consacrer au bonheur de l’humanité, hors de toute illusion.

      • 12
        Kaner 27 janvier 2017 à 19:59 / Répondre

        Ho je ne prétendais pas remettre la crédibilité de ces études en doute.
        C’est vraiment ce dernier tableau qui me gène… mais au même titre que sur de nombreux autres sujets.
        L’emballement de l’histoire actuelle me semble un paramètre central à prendre en compte.

        Ton analyse sur le rapport entre âge et croyance me semble parfaite.
        Mais le retour (dans toutes les religions) au radicalisme s’explique par des phénomènes en grandes parties externes à ces mm religions. (À mon sens)

        Maintenant… tes constats… quelles en sont les applications/conséquences ? (Pas du tout vaste comme question 🙂 )

        • 16
          Jean-Pierre Bacot 28 janvier 2017 à 09:48 / Répondre

          La radicalisation peut aller avec une déshérence, il y a même un lien. C’est d’avoir peur de disparaître que certains se crispent. Mais cela mériterait une autre étude. que nous mènerons peut être un jour dans la revue que j’ai le plaisir d’animer.

          • 26
            Kaner 29 janvier 2017 à 13:35 / Répondre

            La peur de disparaître…
            Si seulement ils comprenaient qu’évoluer et changer n’est pas disparaître mais progresser !!

            Quand je vois certains des commentaires sur ton article (en dehors du ton dont il y aurait bcp à dire) je pense que les vérités révélées ont encore la vie dure et qu’elles sont tellement plus pratiques et réconfortantes que les vérités recherchées…

      • 28
        Jean_de_Mazargues 30 janvier 2017 à 08:50 / Répondre

        Et voilà : l’argument qui tue « je travaille sur ces sujets depuis assez longtemps pour savoir que … » Donc nous autres, qui ne travaillons pas depuis assez longtemps, nous ne pouvons avoir de position, d’avis, d’analyse pertinentes sur le sujet.

        • 29
          yasfaloth 30 janvier 2017 à 13:52 / Répondre

          Surtout que ce travail s’effectue manifestement dans un esprit particulièrement « neutre » 🙂 !
          .
          Plus sérieusement, que les anciennes formes de pratiques religieuse soient en train de tomber en désuétude c’est une chose, mais de là à penser que les religions dans leur dimension spirituelle soient menacées je pense que cela relève de la méthode Coué, ou de la courte vue… cf les ouvrages de Frédéric Lenoir par exemple !
          .
          Et sur le plan des institutions elles s’adapteront aux nouvelles conditions, suffit d’évoquer, par exemple, la relative « explosion » du diaconat.

  • 6
    fouineur 27 janvier 2017 à 15:37 / Répondre

    Tiens, vu sur le blog critica masonica le 24 janvier, l’annonce d’un article d’Adon Qatan sur le nouveau pater noster, on va encore rigoler.
    « L’annonce d’un « nouveau Pater » par une Église catholique en perte de fidèles nous interroge sur l’origine et la forme de l’oraison dominicale. Cela nous ramène à ce que nous savons de la version méconnue de Marcion et à sa légitimité. Nous passerons ainsi de la question théologico-morale de la 6ème demande, à celle du « nom » ou de « l’esprit » dans la 1ère demande, impliquant une version à la fois hébraïque et « gnostique radicale » de la prière. Via le marcionisme et la méthode rétroversive de Bernard Dubourg nous remontons le temps, pour approcher l’idée et la pratique atypique d’un ou plutôt de plusieurs proto-Pater, dont le « nouveau Pater » miraculeusement redécouvert… plaçant l’Église romaine dans une énième contradiction : celle d’avoir été hérétique depuis 2000 ans ».

    • 23
      lamouline 29 janvier 2017 à 12:29 / Répondre

      Cela est sans doute vrai, mais je n’ai rien compris du tout. Une traduction en français serait utile. Sans rancune.

  • 2
    JPB 27 janvier 2017 à 10:34 / Répondre

    Discours de fondamentaliste
    Rien n’est universel, rien n’est intemporel, tout est construction historique, la maçonnerie comprise

  • 1
    Art de vivre 27 janvier 2017 à 10:31 / Répondre

    Je vois difficilement disparaître les propos des évangiles. Ils sont universels et intemporels.

    • 3
      Jules 27 janvier 2017 à 10:48 / Répondre

      Ce ne sont pas les évangiles qui sont « universels et intemporels », mais le contenu de leur message, leur morale qui a façonné notre civilisation « judéo-chrétienne ». Cette morale est comme le dit JPB évolutive, et peut se retrouver dans d’autres textes plus ou moins « sacrés ».
      N’oublions pas que c’est l’Eglise qui a fait, au cours des siècles, le tri dans ces textes pour ne garder et mettre en valeur que ceux qui lui convenaient. D’autres « évangiles » ont été écartés.

      • 5
        Chicon 27 janvier 2017 à 13:17 / Répondre

        @jules – Irénée de Lyon a fait un sacré tri dans les évangiles.

    • 4
      Lionel MAINE 27 janvier 2017 à 10:50 / Répondre

      Une lecture des premiers chapitres du dernier opus de Michel ONFRAY, »DÉCADENCE » sur la « construction » des « billevesées » dites évangéliques est édifiante !
      Par contre,certains apocryphes donnent, du petit Jésus, une vision qui fait froid dans le dos !

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