DH esclavage

10 mai, journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition

Par Géplu dans Divers

Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition

Le 10 mai 1802, le colonel Louis Delgrès, métis, commandant militaire de Basse-Terre en Guadeloupe, adressa « à l’univers entier le dernier cri de l’innocence et du désespoir ». Cet officier de la Révolution, fervent républicain, appliquant la devise révolutionnaire « vivre libre ou mourir », se donna la mort avec ses hommes le 28 mai suivant, dans leur refuge de l’Habitation Danglemont à Matouba, pour ne pas tomber entre les mains du général Richepance, qui avait rétabli l’esclavage sur l’île.

Pourtant c’est le 10 mai 2006, jour de promulgation de la loi Taubira qui instituait cette journée commémorative, que la République par la voix de son Président choisit comme référence pour sa pérennisation.

Les Francs-Maçons du Droit Humain honorent tous ceux qui œuvrèrent pour l’abolition de cette infamie que fut l’esclavage, et parmi eux le Frère Victor Schoelcher. Ils s’élèvent avec fermeté et intransigeance contre les survivances actuelles de ce crime, dont sont encore victimes de par le monde, mais aussi en France, trop d’hommes, et surtout de femmes et d’enfants. Rappelons nous l’enlèvement des jeunes filles par Boko Haram.

Ils souhaitent notamment que chacun, chacune soit vigilant(e) concernant les conditions de fabrication de ses vêtements, équipements sportifs ou matériel informatique. Par ailleurs, ils suivront les négociations concernant les réparations dues aux descendants de ces personnes pour préjudices subis.

A noter qu’en Outre-mer, les dates de commémoration correspondent aux différentes proclamations des décrets abolissant l’esclavage dans les colonies tout au long de l’année 1848. N’oublions pas !
Le 22 mai en Martinique
Le 27 mai en Guadeloupe
Le 10 août en Guyane
Le 20 décembre à la Réunion

La Fédération française du DROIT HUMAIN

vendredi 12 mai 2017 3 commentaires
  • 3
    Jean_de_Mazargues 12 mai 2017 à 09:04 / Répondre

    S’agissant des réparations financières, c’est une impasse juridique. Il y a bien ici ou là des associations qui lancent ou poursuivent des actions en justice, mais c’est sans issue. Ces contentieux sont et seront perdus.

  • 2
    astronome64 12 mai 2017 à 06:08 / Répondre

    Peut on m’expliquer quelles sont ces négociations concernant des réparations ?

  • 1
    yonnel ghernaouti, YG 12 mai 2017 à 06:05 / Répondre

    A Paris, la rue Richepance est devenue, en 2001 seulement, la rue du chevalier-de-Saint-George…
    Mais combien de rue (général Antoine) Richepance existe-t-il encore en France ?

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