Correspondances

Que la poésie circule, 10, Correspondances

Par Géplu dans Divers

Que la poésie circule !
Car si la franc-maçonnerie sollicite notre pensée logique, ses mythes, rites et symboles stimulent notre pensée analogique, faisant appel à nos émotions et à notre imagination. En ce sens elle est aussi une « démarche poétique ». D’ailleurs, nombreux sont les poètes, francs-maçons ou non, qui ont fait appel à la symbolique et aux valeurs humanistes.

Correspondances

La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles
L’homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers

Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent

Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies
Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,

Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.

Charles Baudelaire

Sans être franc-maçon, Charles Baudelaire écrit ce sonnet, quatrième poème des « Fleurs du mal ». Plus qu’un poème sur les parfums, Baudelaire explique dans ce celui-ci la théorie des correspondances. Cette théorie est la base de la pensée analogique, une des clefs de compréhension de la pensée symbolique maçonnique.

samedi 09 septembre 2017 3 commentaires
  • 3
    boul 20 février 2018 à 08:11 / Répondre

    Deux poésies qui interrogent effectivement sur les maux derrière les maux, et les mots cachés devant les maux affichés

  • 2
    MG RENAULT 12 septembre 2017 à 20:22 / Répondre

    Solitaire et Solidaire sur la Terre

    Petit, la terre mère, j’ai creusée,
    En utilisant mes mains.
    Mes racines j’ai cherchées,
    Caché dans un terrier comme le lapin.

    Seul dans la forêt,
    Les bras vers le haut, en fermant les yeux,
    Vers le haut j’ai encore cherché.
    Car grands sont les cieux.

    De mes doigts, au dessus de ma tête
    La forme magique j’ai rencontrée.
    Là était la véritable fête,
    Ici bas, Aimer l’Humanité dans la Fraternité.

    Si la poésie est notre destin.
    Merci, merci, merci
    Sans toi je ne suis rien..
    Toi qui me lit, voilà ce qui nous lie.

  • 1
    ALJA 11 septembre 2017 à 10:26 / Répondre

    Depuis la mort de Baudelaire, et pas seulement à cause de ce poème, on s’interroge sur l’éventuelle appartenance de Baudelaire à la FM . Si cette appartenance n’a jamais pu etre prouvée, il est avéré que de nombreux membres de la famille et de l’entourage de Baudelaire étaient FM. On peut lire sur ce sujet le très bon article qui vient de paraître sur le blog 3 5 7 .

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