Mare Nostrum

La Première Guerre mondiale entre histoire et mémoires

Par Géplu dans Manifestations

En cette année du centenaire de la fin de la Grande Guerre, il nous parait important de savoir comment se souvenir, comment raconter la guerre (en tant que phénomène) et les guerres (en tant qu’événements). De se demander comment se croisent, se complètent ou se contredisent, l’histoire (les histoires) racontée par les victimes, les civils, les militaires, les politiques, les historiens.
Et quoi de mieux qu’un mémorial pour réfléchir à comment restituer la mémoire d’un conflit, à la fonction des musées de la guerre, de l’armée, des monuments aux morts, des sanctuaires, des cimetières, …
Si l’histoire est toujours (ou pas) racontée par les vainqueurs, quelle est la place du devoir de mémoire, et qu’en est-il de Dieu et de la guerre, et de la guerre dans la religion ?
Et les francs-maçons dans la guerre, victimes, complices, acteurs, entre patriotisme et pacifisme ? …
Nous vous convions à venir en parler ensemble ce samedi 24 mars, de 9h à 17h au Mémorial du Camp des Milles d’Aix-en-Provence :

• 9h Café d’accueil,
• 10h Visites privées, en petits groupes accompagnés par les guides du musée,
• 13h Buffet de la Fraternité,
• 14h30 Conférence La Première Guerre mondiale entre histoire et mémoires par François Icher, historien, chercheur associé au CNRS, inspecteur d’académie, auteur, référent pour la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale, lieutenant-colonel de la réserve citoyenne de la Gendarmerie nationale.
François Icher dédicacera ses ouvrages à l’occasion de cette conférence.

La journée est ouverte à toutes et à tous, dans la limite des places disponibles.
Inscription obligatoire sur Helloasso.com (Forfait Visite privée + Buffet + Conférence : 50€ seulement). 

Attention : contrôles d’accès individuels (dispositif Vigipirate renforcé). Une pièce d’identité peut être exigée à l’entrée. Contact et renseignements : marenostrum@sefer.fr

lundi 19 février 2018 3 commentaires
  • 3
    lazare-lag 21 février 2018 à 12:02 / Répondre

    Dire que la Grande Guerre expliquée aux Provençaux est oeuvre utile par ce qu’ils ont eu la chance de ne pas la vivre de près me paraît être, excuse-moi Chicon de le dire ainsi, typiquement un propos de nordiste ou de picard à courte vue.
    Certes, sur leur sol, les Provençaux et autres sudistes ont été épargnés, mais pas dans leur chair ni dans leur famille.
    Le nombre de monuments aux morts dans nos villes et nos villages, et la liste souvent trop nombreuse (par rapport à la taille du village) des noms qui y sont gravés prouvent une chose: que les cimetières militaires des départements 80, 02, 59, 62, etc… sont pleins de gars d’Aquitaine, de Midi-Pyrénées, de Languedoc-Roussilon, de Provence-Alpes-Côte d’Azur, etc…
    J’ai eu l’occasion de passer quatre années à Amiens, et j’ai donc eu l’occasion de voir un certain nombre de cimetières militaires de 14-18.
    J’en avais même un en plein zone urbaine aux milieux des lotissements, à 150 mètres de là où je travaillais, avec environ 60 ou 70 tombes « uniquement ».
    Il me revient même m’être perdu du côté d’Abbeville, dans le Marquanterre vraisemblablement et d’être tombé par hasard sur un cimetière d’apparence chinois, au milieu de nulle part, avec des vaches de type normand dans les prés alentours.
    Totalement surréaliste comme découverte…
    Il s’agissait de supplétifs vietnamiens, essentiellement décimés par la maladie (la grippe espagnole?).
    Ceux-là non plus n’étaient ni nordistes, ni français d’ailleurs, uniquement issus de nos colonies de l’époque.
    Donc je crois que, comme les autres, les sudistes venus mourir à 20 ans dans le Nord ont droit aussi au respect et, a minima, à quelques nuances dans l’expression, et bien sûr à quelque décence.
    Faire « oeuvre utile », ne veut pas dire que l’on s’adresse à des ignorants de leur propre passé, et de leurs propres histoires familiales.
    On peut mourir pour la France, même avec l’accent chantant et ensoleillé….
    Pendant quatre ans en Picardie, j’ai du parfois m’en expliquer avec quelques « bêtes de Somme » (l’expression n’est pas de moi, elle m’a été apprise sur place par les autochtones eux-mêmes).
    Leur ouvrir un peu les yeux, et leur horizon, un peu plus loin que leur paillasson, ça aussi ça peut-être été « oeuvre utile ».

  • 2
    Aumont 21 février 2018 à 11:27 / Répondre

    Des loges militaires de « campagne » accompagnaient les combats. Par exemple la « Haughfoot Lodge » dont il est fait référence dans un texte d’époque. Il y en avait d’autres même des Allemandes dans l’Est. Il y a eu une conférence sur le sujet à Bruxelles à la GLRB. En Irak il y a peu de temps, une loge militaire américaine se réunissait, j’en ai reçu la photo.
    Apparemment les loges « militaires » suivent les régiments.
    Si un Frere avait des compléments sur le sujet, ils seraient les bienvenus.

  • 1
    Chicon 21 février 2018 à 09:38 / Répondre

    La 1ère Guerre Mondiale expliquée aux Provençaux qui ont eu la chance de ne pas la vivre de près, c’est œuvre utile. J’espère qu’il y aura des photos des villages dévastés, des champs de batailles ravagés, des « gueules cassées ». Cette guerre à fait plus de morts que la seconde. C’était une « boucherie » , l’actuelle guerre en Syrie, c’est du « petit jeu » pour occuper les journalistes.: il. n’y a pas eu famille où il n’ait un ou plusieurs tués.

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