Debats Laiques 260518

Les Premières Rencontres « Débats Laïques »

Par Géplu dans Divers

Gérard Delfau, Directeur de la collection Débats Laïques nous a envoyé cette invitation :

Chers amis,
Françoise Laborde et moi nous vous invitons à participer aux Premières Rencontres Débats Laïques, qui auront lieu le 26 mai à partir de 9 heures au théâtre du Lucernaire, 53 rue Notre Dame des Champs, Paris 6e.
Vous y retrouverez les auteurs de la Collection, réunis pour la première fois, ainsi qu’un certain nombre de personnalités engagées dans le combat laïque.
Ensemble nous débattrons de deux sujets rarement abordés : Comment assurer l’apprentissage de la liberté de conscience à l’école ? Et Quels sont les rapports entre Croyances, convictions et citoyenneté ?
A coup sûr l’actualité politique nous offrira des clés pour la discussion. Vous pouvez vous inscrire directement sur le site www.debatslaiques.fr, à la diligence de Pascal Hocante, ou bien en utilisant le formulaire ci-joint.

Mais n’attendez pas : seulement 112 places (et 80 pour le repas). Ensemble, ce jour-là, nous montrerons que les laïques sont, plus que jamais, mobilisés et prêts à faire face.
A bientôt, Amitiés.
Gérard Delfau

Téléchargez le programme de la journée : 26maiProgramme complet
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L’objectif de la collection Débats laïques, c’est d’ouvrir une discussion de fond sur la dimension historique et philosophique de ce principe universel ; mais aussi de faire le point sur un certain nombre de sujets controversés, liés à sa mise en oeuvre : le Concordat ou encore la plus grande visibilité de l’islam, qu’on ne saurait con-fondre avec son dévoiement en attentats terroristes.
Les auteurs de la collection s’inscrivent dans la tradition humaniste, celle des Lumières, de la Révolution française, et des lois de laïcisation de la III ème République. Or ce mouvement d’émancipation se heurte aujourd’hui au « retour du religieux » chaque fois que les citoyens tentent d’élargir les libertés individuelles, en affirmant l’égalité des droits pour les femmes et les minorités sexuelles ou la maîtrise de la fin de vie, par exemple.
Et l’on se pose alors la question, entre citoyenneté et croyance religieuse, quelle hiérarchie des normes ?
Ou pour le dire autrement : qui de la République ou d’une Eglise est légitime pour imposer sa loi à la communauté nationale ? Septembre 2016  

lundi 23 avril 2018 11 commentaires
  • 2
    Nestor Makhno 23 avril 2018 à 10:15 / Répondre

    ……Et évidemment « le principe laïque » s’installe par magie dans ce monde….

  • 1
    Jean_de_Mazargues 23 avril 2018 à 09:43 / Répondre

    « qui de la République ou d’une Eglise est légitime pour imposer sa loi à la communauté nationale ? » Personne, voyons ! La République n’impose pas sa loi ! La loi est votée par le Parlement et promulguée par le Président de la République. La loi n’est pas imposée dans une démocratie représentative.

    « La république impose » : voilà bien une illustration du fanatisme laïcard dont « Débats laïques » est un des canaux de diffusion.

    La FM n’a rien à voir là dedans: le principe de laïcité est fondamental à notre société mais l’interprétation sectaire de religion laïque qu’en font certains adeptes du GO devient franchement une tache qui souille la franc-maçonnerie. C’est insupportable.

    • 3
      Yasfaloth 23 avril 2018 à 13:47 / Répondre

      Dans un autre post je parlais de la promotion manifeste par le gouvernement actuel des éléments « structurants » de notre société.
      .
      Le plus stupide dans l’affaire c’est que par ces positions de nature purement idéologique la Franc Maçonnerie, dans son ensemble, risque de se voir écartée de ce mouvement, alors qu’elle devrait en être l’allié et le partenaire naturel !

    • 4
      guilllaume 23 avril 2018 à 19:00 / Répondre

      JEAN DE MAZARGUE a trouvé la faille pour s’en prendre à la laïcité, apparemment dans la phrase de Gérard Delau:  » Ou pour le dire autrement : qui de la République ou d’une Eglise est légitime pour imposer sa loi à la communauté nationale »
      Chacun comprend ce que Gérard Delfau a voulu dire. C’est à nous de dire que la LOI de la République s’impose à la loi d’une religion a déclaré Hervé Mariton, c’est ce que Gérard Delfau veut dire.
      Il y a tout au plus un petit lapsus calami mais JEAN DE MAZARGUE en profite pour parler de « fanatisme laïcard et d’interprétation sectaire de religion laïque ». La religion n’a rien à voir avec la laïcité, c’est un concept « politique », pas une croyance religieuse.
      Les religions monothéistes détruisent de plus en plus la laïcité et ceux qui contribuent à cette « catastrophe » minent leur propre liberté, égalité, sécurité et fraternité.
      Dans les 57 pays musulmans le concept politique « laïcité » est tabou, aucun de ces pays n’accepte la démocratie, le seul législateur étant Allah.
      Quand une religion (secte) prend le pouvoir même les croyants de la secte au pouvoir perdent leur liberté. Ce ne sont pas les religions qui procurent la liberté, la première chose qu’elles font c’est de la supprimer. Les religions répètent que la laïcité veut effacer la religion du domaine public, parce que les prières de rue sont critiquées et inadmissibles, ce que le gourou Jésus » lui-même confirme: « Matthieu 6:5-8: « 5 Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.
      6 Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.
      Est-ce que les croyants ne devraient pas respecter les paroles de leur Dieu, sinon que doivent-ils encore respecter? La religion ne se pratique pas dans la rue selon ce gourou, il appelle cela de l’hypocrisie. JEAN DE MAZARGUE devrait relire attentivement les propos introductifs de la Commission Stasi »: La laïcité n’est pas une opinion, c’est la liberté d’en avoir une ».

      • 5
        Daniel Depris 23 avril 2018 à 20:49 / Répondre

        Parfaite réponse. Le monotheisme implique la theocratie et la theocratie est le parfait contraire de la démocratie. Les religions monotheisme sont, depuis toujours, génératrices de guerres et de crimes. L’histoire est la pour nous le rappeler. C’est ainsi depuis Akhenaton dont l’idée à été reprise par un certain Moshe,alias Moïse. Le monotheisme fut, des le départ, une combiné politique.

      • 6
        Jean_de_Mazargues 24 avril 2018 à 09:06 / Répondre

        Ce raisonnement part d’une confusion : il fait comme si il pouvait exister, dans notre République, une loi religieuse face à laquelle la loi de la république devrait s’imposer. Mais lorsque nous parlons de loi en religion, ce mot n’a pas du tout le même sens que celui qu’il a en droit. La loi religieuse, sauf pour le croyant, ce n’est rien.
        Sinon, bien d’accord pour dire que le principe de laïcité n’est pas une opinion, encore moins une valeur, mais que c’est un principe d’organisation, une modalité. c’est exactement ce que j’ai écrit d’ailleurs.
        Enfin, je persiste et je signe : le principe de laïcité ne peut être ni un anticléricalisme, ni une promotion de l’athéisme.

        • 9
          Gérard Plu 24 avril 2018 à 10:11 / Répondre

          « le principe de laïcité ne peut être ni un anticléricalisme, ni une promotion de l’athéisme. »
          .
          Tout à fait d’accord avec la seconde partie de la phrase, le principe de laïcité ne peut et ne doit pas être une promotion de l’athéisme pas plus que d’une religion, mais pas du tout avec la première partie. Oui, la laïcité peut et doit être un anticléricalisme quant il y a attaque et intrusion des religions – et donc évidemment des religieux – pour tenter d’imposer leurs vues sectaires et restrictives de liberté à la collectivité.

      • 7
        Jean_de_Mazargues 24 avril 2018 à 09:09 / Répondre

        Ce sont les gens comme les laïcards fous qui font de la laïcité une religion d’Etat et qui mettent le principe de laïcité lui-même en danger mortel.

        • 11
          guillaume 24 avril 2018 à 11:41 / Répondre

          Est-ce que JEAN DE MAZARGUES ne s’exprime que « par des insultes » à l’égard de ceux qui ne sont pas des croyants comme lui, faute d’arguments? Qu’il explique une fois ce qu’est un « laïcard fou », et qu’il donne des exemples. Les athées, les libres-penseurs, sont exécutés dans 13 pays musulmans et discriminés partout dans le monde (rapport de l’IHEU) et par qui Jean DE MAZARGUES? Par des gouvernements religieux islamiques, chrétiens, etc. et même ici en Europe l’Irlande impose 25.000€ d’amende pour des paroles blasphématoires, mais le délit de blasphème existe aussi en Iran, Irlande, Italie, Portugal, Allemagne, Turquie et actuellement même en Russie etc., d’ailleurs partout dans le monde les sectes persécutent ceux qui ne croient pas dans leur gourou. Ce sont des « croyants » au pouvoir DE MAZARGUES qui interdisent à ceux qui ont une autre croyance qu’eux, ou sont non-croyants (athées, agnostiques, libre-penseur) de s’exprimer, d’avoir une opinion autre que ces croyants, qui imposent des lois anti blasphèmes médiévales pour empêcher toute critique de leur religion. Aux Etats-Unis 8 Etats interdisent aux athées, aux agnostiques, libres-penseurs d’occuper un mandat ou une fonction publique. Qu’en pensez-vous DE MAZARGUE? Les USA ne sont pas une démocratie mais une théocratie de facto. Mais les athées qui critiquent toutes ces lois iniques sont persécutés, poursuivis, emprisonnés ou tués, mais DE MARZARGUE n’en a que contre ces « laïcards fous »? Seul en Europe des pays démocratiques ont supprimé le délit de blasphème, plusieurs pays européens le maintiennent et ne sont pas démocratiques.
          L’art. 6 de la CEDH précise: Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion, mais la Cour Européenne permet aux pays européens d’y déroger pour les athées. Elle a jugé que les pays peuvent voter des lois anti- blasphème. L’athée n’a donc pas la protection prévue par l’art. 6. En Arabie saoudite on décapite des « athées, des apostats », au sabre sur la place publique, parce que l’athéiste y est considéré comme un « terroriste ». Voilà DE MAZARGUE ce qui arrive lorsque la loi de Dieu prime sur la loi des hommes et sachez qu’aucun dieu n’a jamais écrit un seul mot, que des lois divines cela n’existe, pas plus que les « millions de dieux inventés par les hommes » et qui »meurent lorsque les hommes ne croient plus en eux ».

    • 8
      Gérard Plu 24 avril 2018 à 10:01 / Répondre

      Non, ce n’est pas insupportable. Les religions, toutes les religions quelles qu’elles soient, veulent imposer leurs principes moraux, leurs dogmes, à tous, sans respect de la liberté de conscience des individus. C’est Dieu, ou Allah ou un autre qui a dit, c’est « la » vérité et tu dois t’y conformer et y obéir.
      Défendre la laïcité contre les tentatives insidieuses répétées et multiples des religieux et des religions de faire valoir leurs différences pour imposer leurs préceptes est un devoir si l’on veut rester des hommes libres dans une République laïque.
      .
      La laïcité est une liberté. Il n’y a pas de sectarisme à défendre nos libertés, juste une impérieuse obligation. Ce sont les religieux qui sont sectaires et qui veulent restreindre ces libertés.
      .
      Quant à « la République impose », il faut bien entendu comprendre les lois de la République, votées démocratiquement par les hommes. C’est un raccourci. Et une fois votée, elle s’impose effectivement, même aux religions…

      • 10
        Désap. 24 avril 2018 à 10:21 / Répondre

        Ah non ! La laïcité ce n’est pas une liberté,
        c’est LA liberté justement, de croire, de ne pas croire, de croire à moitié, un tiers, un quart …
        Et comme l’écrivait Wirth : L’Esprit qui anime les constructeurs d’un monde meilleur est saint par excellence, n’en déplaise aux adorateurs de divinités plus vulgaires, prometteuses de félicités posthumes.

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