Philippe Foussier, Grand Maître du GODF ce 1er mai 2018 lors du rassemblement au Père Lachaise.
Parmi les nombreux dignitaires présents on aperçoit Christine Sauvagnac, Grand Maître de la GLCS
et Alain Michon, Grand Maître de la FF du Droit Humain.

Philippe Foussier au Père Lachaise : « Les francs-maçons sont des humanistes »

Par Géplu dans Divers

.
Discours de Philippe Foussier, Grand Maître du GODF le 1er mai 2018 au Père Lachaise humanistes
.

Rassemblement pour la République, la laïcité,
en hommage aux Martyrs de la Commune de Paris

Madame la Maire,
Dignitaires des Obédiences maçonniques,
Chers frères et sœurs, chers amis,
Mais tous Citoyens égaux en droits et devoirs,

Dans un monde en proie au chaos intellectuel et moral, dans un monde confronté à la résurgence des idéologies de la haine et défié par des fanatismes religieux qui tuent au nom de leur « vérité », dans ce monde, la réflexion et l’intervention des francs-maçons sont plus que jamais nécessaires. Si, depuis l’instauration de la République et les grandes conquêtes laïques, démocratiques et sociales qui lui sont dues, la franc-maçonnerie a pu parfois donner le sentiment d’un relatif assoupissement, alors l’heure a sonné de son réveil et le temps est venu de la reprise de ses combats. C’est l’humanisme universaliste hérité du siècle des Lumières qui est en péril. Il est menacé par la combinaison convergente d’idéologies qui s’emploient à revenir à une société d’ordres où l’individu verrait son destin déterminé à raison de sa naissance ou de ses origines.

C’est aux Hommes qu’il revient de déterminer leur destin individuel et collectif. (…) La séparation du spirituel et du temporel est la pierre de touche de notre humanisme.

Les francs-maçons sont des humanistes. Il y a parmi eux des croyants et des non-croyants. Mais tous se retrouvent autour d’une idée force : c’est aux Hommes qu’il revient de déterminer leur destin individuel et collectif. Le croyant, dans sa démarche individuelle, peut bien s’en remettre à une vérité « révélée », mais celle-ci ne saurait s’imposer à l’ensemble du corps social. La séparation du spirituel et du temporel est la pierre de touche de notre humanisme.  Cette liberté précieuse a été chèrement conquise. Elle est aujourd’hui à nouveau contestée. Si nous ne voulons pas, demain, en être privés, il est urgent d’en réaffirmer le principe.

Nous n’avons plus droit à l’illusion ou à l’angélisme. Il nous faut désormais reprendre les combats, comme l’ont fait avant nous des francs-maçons célèbres, comme Louis Blanc, Félix Pyat, Louise Koppe ou Gustave Lefrançais que nous honorons aujourd’hui. Nombreux sont ces frères et sœurs qui ont payé de leur vie leur engagement pour défendre notre liberté de conscience et même notre liberté tout court. A leur exemple, il nous faut, à notre tour, mener la guerre des idées face à ceux qui veulent anéantir l’humanisme. Pour la liberté contre l’aliénation et l’oppression, pour l’égalité contre les postulats différentialistes, pour la fraternité contre l’intolérance et le fanatisme, contre le racisme et l’antisémitisme, contre la xénophobie et ces nouvelles formes de ségrégation raciale qui pullulent désormais au sein de l’université française et dans certains syndicats à grand renfort de réunions « racisées ».

C’est le message que, chaque année depuis 1996 et le 125e anniversaire de la Commune de Paris, les francs-maçons viennent rappeler en se souvenant de ces quelque 30 000 morts tombés sous les balles des Versaillais. C’est leur mémoire qu’ils viennent honorer, à ces Fédérés qui ont payé de leur vie la défense de leurs idéaux émancipateurs.

J’évoquais la confusion entre spirituel et temporel et j’en appelle à celui qui est chargé de garantir le caractère indivisible, laïque, démocratique et social de notre République.

Monsieur le Président de la République, le « lien » entre l’église et l’Etat est précisément défini par la loi du 9 décembre 1905. Ferdinand Buisson, Aristide Briand, Jean Jaurès et quelques autres en ont indiqué la nature. Ils voulaient d’abord rompre avec le concordat imposé par Napoléon 1er. Si ce lien devait être « réparé » comme vous l’avanciez devant la Conférence des évêques de France le 9 avril dernier, le risque est grand que cette loi soit remise en question. Ce n’est pas sans raison que le Grand Orient de France, avec d’autres Obédiences maçonniques et associations rassemblées au sein du Collectif laïque national (CLN), souligne depuis des années la nécessité de défendre la loi du 9 décembre 1905. Beaucoup trop de nos responsables publics, au plan national comme local, sont en effet les promoteurs d’une autre vision des rapports avec les cultes. L’électoralisme et le clientélisme ne font pas bon ménage avec les principes républicains. La tentation concordataire est grande, qui consisterait à étendre le système en vigueur en Alsace-Moselle, héritier du Concordat napoléonien.

Il ne faut pas sous-estimer l’attachement de nos concitoyens à la laïcité (…) Ils savent combien cette laïcité est la clef de voûte de nos institutions et la garante de la liberté absolue de conscience comme de l’harmonie sociale (…) Comment peut-on sans risque pour la paix civile inviter des courants religieux à se transformer en force politique ?

A ce stade, nous l’avons dit, c’est l’esprit de la loi de 1905 qui est bousculé par le contenu de votre discours. Mais il doit nous placer en alerte pour éviter que ce soit la lettre qui soit désormais dans l’agenda politique. La vigilance s’impose, que nous allons exercer, avec d’autres. Je me permettrais une modeste recommandation : il ne faut pas sous-estimer l’attachement de nos concitoyens à la laïcité, bien au-delà des Obédiences maçonniques. Y compris chez les croyants et pratiquants ! Ils savent combien cette laïcité est la clef de voûte de nos institutions et la garante de la liberté absolue de conscience comme de l’harmonie sociale. Comme au temps du concordat napoléonien, la confusion entre le temporel et le spirituel devient une règle, sa séparation l’exception. Monsieur le Président, cette neutralité qu’on exige des fonctionnaires, il faut qu’elle retrouve du sens au plus haut niveau de l’Etat. Comment peut-on sans risque pour la paix civile inviter des courants religieux à se transformer en force politique ? La leçon de 2013 avec les affrontements lors du débat sur le Mariage pour tous n’a-t-elle donc pas servi ? La société française est assez fragmentée pour ne pas en rajouter en encourageant l’intervention de ceux qui assènent des positions péremptoires et dogmatiques sur tant de sujets. L’exemple de l’église catholique mobilisée contre la République à la fin du 19e siècle ou de l’islam politique aujourd’hui ne constituent-ils pas au contraire des démonstrations des risques d’un tel encouragement ? La cohésion nationale, déjà fragile, n’a pas besoin de ça.

Monsieur le Président, le 22 septembre 2017, vous disiez aux responsables protestants réunis pour le 500e anniversaire de la Réforme : «  Pour les 5 ans à venir, ne cédez rien ! » et vous leur assuriez en évoquant la révision des lois bioéthiques : « La manière que j’aurai d’aborder ces débats ne sera en rien de dire que le politique a une prééminence sur vous ». Nous pensions -peut être naïvement- qu’au-dessus des lois divines, il y avait les lois de la République. Vous ajoutiez : « La laïcité n’est pas la négation des religions, c’est la capacité de les faire coexister dans un dialogue permanent ».

Monsieur le Président, début novembre, nous apprenions que vous aviez adressé un courrier à Rome pour annoncer votre intention de récupérer votre titre de chanoine de la basilique de St-Jean de Latran. Vous auriez pu mettre vos pas dans ceux de François Mitterrand, qui pendant ses 14 années de mandat n’a pas souhaité exercer ces fonctions bien éloignées du temporel et que personne n’aurait soupçonné d’anticléricalisme. Vous préférez donc imiter Nicolas Sarkozy. Peut-être nous dispenserez-vous sur place d’un discours comme le fit celui-ci et resté dans les mémoires ?

Monsieur le Président, vous receviez l’ensemble des représentants des cultes le 21 décembre à l’Elysée. On vous prête l’usage de la formule : « radicalisation de la laïcité ». Nous ne pouvons pas croire, car vous savez le poids des mots, car vous savez le nombre des morts, car vous savez quelle radicalisation tue et opprime, que ce terme sorte de votre bouche. Comme ministre, comme collaborateur de votre prédécesseur, vous avez sans doute eu à connaitre de près la douleur de ces centaines de familles décimées, meurtries, détruites, vous avez-vous-même récemment rendu hommage à un soldat de la République assassiné par ce fanatisme. Nous ne pouvons pas imaginer une seule seconde que vous mélangiez à ce point le vocabulaire, que vous vous prêtiez à un tel niveau de confusion. Le  4 janvier dernier, recevant une nouvelle fois les représentants des cultes pour leur souhaiter une bonne année, vous disiez : « Se rencontrer pour ces vœux, c’est aussi tenir compte du rapport de nos concitoyens avec leur religion, de leur expression dans l’espace public ».

Monsieur le Président, depuis votre accession à la magistrature suprême, les médias ont assuré que vous alliez prononcer un discours -un grand discours même- sur la laïcité. En lieu et place d’un tel hypothétique discours, nous avons eu une série ininterrompue -il y en eut d’autres, devant le culte musulman ou juif notamment-  une série donc de formules flatteuses à l’endroit des cultes, de mise en exergue du rôle des croyants et des pratiquants.

Nous vivons une période de désécularisation foudroyante qui voit les questions religieuses envahir toutes les sphères de la vie sociale.

Nous vivons une période de désécularisation foudroyante qui voit les questions religieuses envahir toutes les sphères de la vie sociale. Nous aurions au contraire besoin que la puissance publique contienne ces revendications religieuses et la pression qui s’exercent sur les croyants, mais aussi sur les non-croyants. Avec l’accumulation de tels discours, oui, les non-croyants et les agnostiques pourraient à bon droit se sentir désormais des citoyens de seconde zone.

Monsieur le Président, soyons très clairs pour être sûrs d’être bien compris, les francs-maçons ne demandent rien pour eux-mêmes. Ils ne viennent pas ici quémander le discours qui, leur étant adressé, serait supposé les flatter, voire les assoupir. Ils ne veulent pas être sur la photo avec les cardinaux, les rabbins, les pasteurs, les imams et les bonzes.

On pourra objecter que vos très nombreux discours devant les représentants des cultes prononcés depuis un an sont plus complexes que les extraits cités ici et que d’autres phrases viennent contrebalancer ou nuancer telle ou telle formule.  Et on aura raison. On dira sans doute : le Grand Orient de France n’a retenu que les formules plus discutables, les plus polémiques, les plus ambigües. Et on aura aussi raison. Mais nous avons tout lu, intégralement. Et en un an, vous nous présentez déjà un bilan très conséquent dans ce domaine, beaucoup plus dense qu’aucun de vos prédécesseurs à la magistrature suprême ! Le Grand Orient de France existe depuis plus de deux siècles et demi. Il est né sous la monarchie absolue de droit divin, il a vu s’instaurer cinq Républiques, quelques restaurations ou régimes impériaux. Ses membres ont été persécutés par l’Etat français de Philippe Pétain. Il n’a pas besoin pour durer encore au moins deux siècles et demi, qu’on lui prodigue des encouragements, qu’on vienne le câliner ou l’amadouer. Il ne demande rien pour lui-même. Il demande en revanche que, dans notre République, les questions religieuses n’envahissent pas la vie sociale et civique. Il demande que les non croyants soient considérés avec autant d’égards que les croyants. Il demande que la loi de la République ne soit pas mise en concurrence avec la loi de Dieu. Il demande surtout qu’on s’adresse enfin à des citoyens indépendamment de leurs convictions personnelles.

Notre société a besoin de rassemblement, d’apaisement, d’unité (…) Pour rassembler la Nation, il faut d’abord cesser de saucissonner la société en tranches et surtout de mettre en exergue les croyances, de surcroît dans un pays où la majorité de nos concitoyens sont non croyants.

Notre société a besoin de rassemblement, d’apaisement, d’unité. Ces discours accumulés alimentent la fragmentation de notre société, son atomisation. Ils suscitent les surenchères, ils instaurent un climat de rivalité entre des parties de la société qu’on incite ainsi à se considérer comme des communautés, en opposition frontale avec la citoyenneté républicaine. Pour rassembler la Nation, il faut d’abord cesser de saucissonner la société en tranches et surtout de mettre en exergue les croyances, de surcroît dans un pays où la majorité de nos concitoyens sont non croyants. Oui, comme disait la ministre Marlène Schiappa lors de sa venue au Grand Orient de France en décembre 2017,  « la laïcité, ce n’est pas l’œcuménismeCe n’est pas un gâteau que l’on partage entre les différentes religions, en distribuant un morceau aux non-croyants (…). C’est la laïcité qui permet d’éviter la communautarisation de la société. C’est elle qui fait que nous sommes une nation unique, un peuple unique, et pas un millefeuille, les « Village People » ou une addition de communautés ».

Monsieur le Président, votre mandat vous laisse devant vous quatre ans pour vous adresser aux citoyens de notre pays, pour les rassembler et non les séparer, pour garantir la paix civile et la concorde, pour endiguer et non accompagner la communautarisation de la société, pour faire prévaloir l’intérêt général sur les intérêts particuliers. Nous ne demandons rien de plus.

Vive la République indivisible, laïque, démocratique et sociale.

Philippe Foussier
Grand Maître du Grand Orient de France

mardi 01 mai 2018 41 commentaires
  • 32
    Pierre Fourier 4 mai 2018 à 10:58 / Répondre

    Au concours du plus Besancenot que moi tu meurs la palme de l’hypocrisie et de la duplicité revient, haut le maillet, au GM de la GLDF honorant le bakouniniste Gustave LEFRANCAIS qui aujourd’hui aurait été parmi les casseur du pont d’Auzterlitz.
    Je viens d’écouter son discours.
    On l’entend crier « Vive la révolution, la seule, la vraie, la sociale ».
    Il parle de tyrannie, de violence, de tyran, de devoir de résistance, il martèle les NON, « nous disons non a l’enfermement dans le prêt à penser, non à l’abrutissement, non à l’abandon de la raison, non à l’oppression physique et mental.
    Foussier a coté est centre droit
    Mais dans quelle France vit-il ce monsieur? Au nom de qui parle t’il?

    • 33
      briand 4 mai 2018 à 11:39 / Répondre

      P Fourier
      Les casseurs du pont d’Austerlitz sont, soit des fachos, soit des flics en civil, et quelques petits crétins n’ayant rien à voir avec la pensée politique. On connait ces « casseurs » depuis fort longtemps, il n’y a que les assoupis pour croire aux naseries de BFMTV. Bref. Je rappelle néanmoins (nez en moins ?) que les défenseurs de la République, de la Révolution et de la Commune, que ce n’est pas dans la négociation avec le pouvoir que l’on a obtenu nos droits. Celui du droit à l’insurrection est un droit du peuple, et ce serait bien de ne pas l’oublier. On préfère éviter la guerre civile d’une manière générale, mais s’il faut reprendre le chemin de la rue, malgré mon arthrose, j’y serai. La sociale-démocratie a permis de mettre Hitler au pouvoir en toute légalité. CQFD

      • 34
        Pierre Fourier 4 mai 2018 à 12:29 / Répondre

        Briand, j’espère que tu mourras heureux avec ces idées à la c… mais avant, je t’invite à la lecture de quelques livres sur les lendemains de révolutions qui chantent (Anton Pannekoek, Cornelius Castoriadis … )

      • 35
        Désap. 4 mai 2018 à 12:59 / Répondre

        Les palmes démagogiques, quant à elles, reviennent à l’incomparable Briand ou comment dire tout et son contraire :
        – on commence par « Les casseurs du pont d’Austerlitz sont, soit des fachos, soit des flics en civil, et quelques petits crétins n’ayant rien à voir avec la pensée politique »
        – on poursuit avec « ce n’est pas dans la négociation avec le pouvoir que l’on a obtenu nos droits. »
        – et on termine avec « La sociale-démocratie a permis de mettre Hitler au pouvoir en toute légalité » tout en prenant soins d’oublier que les Révolutions ont amené au pouvoir, pêle-mêle : Robespierre, Lénine, Staline, Tito, Ceausescu, tuées Dubcek, Mao et récemment les trous du cul de Corée du Nord Père et Fils.
        En écrivant, je prends conscience qu’il convient également de décerner à notre ami la palme de la « sur-subjectivité ».
        Cher Briand, soigne ton arthrose, ça nous fera des vacances.
        🙂

      • 36
        Yasfaloth 4 mai 2018 à 13:34 / Répondre

        Ben voyons :
        .
        http://www.liberation.fr/france/2018/05/02/mardi-j-ai-participe-au-black-bloc-parisien_1647381
        .
        « … Le socle fédérateur est d’inspiration anarchiste, anticapitaliste … »
        .
        Encore un keuf qui faite de l’intox ?
        🙂

    • 37
      Yasfaloth 4 mai 2018 à 13:36 / Répondre

      @Pierre Fourier
      .
      On peut connaitre vos sources ?

  • 17
    Raingeval 2 mai 2018 à 17:03 / Répondre

    Je partage l’avis de ceux qui trouvent ce discours du GM opportun. Je crains toutefois qu’il ne soit guère opérant notre petit Napoleon qui intervient en Syrie un peu, sur le plan du résultat comme N1 l’avait fait en Egypte, me semblant imperméable à toute évolution de ses conceptions.
    C’est sans doute une des raisons de l’émeute que nous venons de vivre ce 1er Mai dont je crains qu’elle engage une régression de nos libertés

  • 14
    Philippe Verdin 2 mai 2018 à 13:07 / Répondre

    Une fois encore le GODF représenté par son GM ne fait que re-déclarer une doctrine de type anticléricale. ..Une très grande fraction de la franc-maçonnerie n’est pas d’accord avec cette position anticléricale

    • 15
      briand 2 mai 2018 à 14:39 / Répondre

      P. Verdin, c’est bien dommage de penser ça. Car la religion est un poison violent qui fout l’équilibre de la France par terre. Et je pense que c’est incompatible avec l’engagement maçonnique. La foi doit rester dans la sphère de l’intime et ne pas nous emmerder dans la sphère publique. Si la religion était synonyme de progrès, ça se saurait. Et pour finir, comme le disait notre très cher Frère Bakounine : « Si dieu existait, il faudrait s’en débarrasser ! » A bas la calotte ! G dit !

      • 39
        Bakounine 4 mai 2018 à 21:47 / Répondre

        çà sent le Franc-Mac ta réponse, mon Frère

        • 40
          briand 5 mai 2018 à 10:37 / Répondre

          Bakounine
          Argghhh !! Just démasked !!! 🙂

    • 16
      Christian C 2 mai 2018 à 15:14 / Répondre

      Tout d’abord cette position n’est pas « anticléricale », mais de défense de la laïcité et de la loi de 1905 face à une prise de position elle très « cléricale » du chef de l’Etat.
      .
      Et qu’une « grande fraction » de la franc-maçonnerie ne soit pas d’accord avec les positions et l’engagement sociétal et laïc du GODF, c’est son droit, mais il s’agit là de l’expression, bien indiquée comme telle, du GODF…
      Parce que tu ne penses pas comme lui tu veux l’empêcher de s’exprimer ? :-))

      • 22
        Yasfaloth 3 mai 2018 à 09:52 / Répondre

        Ce n’est pas en répétant 100 fois la même ineptie qu’elle devient réalité… je vous invite (encore une fois) à relire le discours en question du chef de l’état, et vous verrez qu’il en appelle surtout à « l’union sacrée » des forces structurantes de notre pays.
        .
        Ce qui semble insupportable à certain c’est d’admettre que l’église catholique (cela parait beaucoup moins insupportable pour la protestante ou la confession juive), soit encore vis à vis d’une frange relativement importante de la population une « force structurante »…
        .
        Le discours d’Emmanuel Macron aux Bernardins est un discours profondément humaniste auxquels nous aurions dû, en tant que maçons adhérer sans réserves, tant il correspond à nos valeurs, sans le besoin de donner des gages à la minorité laïcarde et anti-cléricale mais ultra active du GODF.

        • 23
          Christian C 3 mai 2018 à 11:35 / Répondre

          à Yasfaloth :
          De ce discours on retient surtout que Macron veut « réparer le lien abimé » avec l’Eglise catholique. Ce qui est une grave entrave à la loi de séparation DES Eglises et de l’Etat. Car le lien n’est pas abimé, il a été rompu par la loi en 1905. Article 2 de la loi, « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. »
          Ne reconnaissant aucun culte, il n’y a pas de lien à réparer. C’est clair ?…
          Si Macron veut « causer » avec les cathos en tant que représentant d’un culte et non en tant que citoyens, c’est une faute.
          Si tu veux relire le discours de Macron, relis aussi celui de Foussier.
          .
          Quant à la frange « relativement importante de la population » que représentent les catholiques, il me semble plutôt que d’années en années elle se réduit pour n’être plus aujourd’hui qu’une peau de chagrin. Tu as des chiffres ?
          .
          « Seigneur, pardonnez leur car ils ne savent pas ce qu’ils font »…
          (prière de Yasfaloth à son bon dieu à propos des frères du GODF).

          • 24
            Yasfaloth 3 mai 2018 à 13:20 / Répondre

            Pour info je ne suis pas croyant, et quand à vos réactions « pavloviennes » elles sont indignes de l’idée que je me fais d’un maçon. Oui il y doit y avoir un « lien » entre l’état et toutes les forces qui permettent à la société de trouver sa cohésion, et mon opinion (radicalement différente de votre je l’admet) c’est que les religions font partie de ces forces.
            .
            Comme nous même, sauf que des discours comme celui ici présent de votre GM nous disqualifient collectivement, car il reste scotché sur une vision du clergé catholique totalement obsolète, et se place en force d’opposition. Peut être au fond que les nombreux membres du PS qui ont, depuis longtemps noyauté le GODF ne pardonnent au fond pas à Emmanuel Macron le crime de lèse majesté qu’il a commis en réunissant une majorité sur son nom, la « laïcité laïcarde » affirmée ad nauseam, n’étant au fond qu’un prétexte, et surtout également le seul facteur de cohésion d’un GODF qui a perdu toute prétention spirituelle , et même sociétale.
            .
            Si je n’avais pas quitté le GO il y a bientôt 10 ans pour cause principalement de l’imposture Olivia et d’une mixité extorquée de façon honteuse, nul doute que je le ferais aujourd’hui !

            • 25
              Yasfaloth 3 mai 2018 à 13:27 /

              Quand je parle de « lien » je veux bien entendu parler de dialogue et de confiance mutuelle, je reste tout à fait attaché à la loi de 1905 et à son esprit !

            • 26
              briand 3 mai 2018 à 13:55 /

              Yasfaloth oui on a bien compris ton problème avec les femmes, les identités « douteuses » et je ne parle pas des relations unilatérales. Je vois, je vois. C’est bien d’avoir quitté le GO, on a pas besoin de réacs qui ont un tel esprit étriqué, tout en reprochant à nous autres de l’avoir, parce que nous serions anticléricaux (et fiers de l’être quant à moi) et je me bats contre toute idée de religion s’immisçant dans la sphère publique et encore plus politique. Yasfoloth tu es d’un autre âge et ta place est au musée… pas celui du GO en tous cas. Mais on connait bien ce discours sur la tolérance. Elle pour celui qui la demande, jamais pour celui ou/et CELLE qui serait censé la recevoir. Il est dit dans le texte : « tolérance mutuelle », ce qui ne revient pas à tendre la joue gauche… Mutuelle, c’est précis comme terme… De même il faut améliorer A LA FOIS l’homme ET la société… Je serai tolérant quant on le sera avec moi… et je n’attends pas de m’améliorer pour tenter d’améliorer la société… CQFD

            • 27
              Yasfaloth 3 mai 2018 à 14:38 /

              J’aurai été surpris si je ne m’étais pas fait traiter de « réac » 🙂 , et si personne ne s’était permis un amalgame facile entre la considération et le respect que je peux avoir pour des personnes et mon dégoût vis à vis de leur instrumentalisation par une minorité qui s’est imposée grâce à elle face à une majorité de frères qui y était au fond hostile. De toute façon c’est la une « guerre » qui ne me concerne plus.
              .
              Quand à être d’un « autre âge » vos auriez moins peur des propos du président si vous ne ressentiez confusément que, justement; le temps est au retour de valeurs que beaucoup de soixantuitards aisés qui aujourd’hui se battent contre le compteur Linky, pestent quand on leur demande une contribution de quelque dizaine d’euros pour aider à l’emploi des plus jeunes et contre l’augmentation du gazole qu’ils mettent dans leur camping car, ont oubliées depuis longtemps, fascinés qu’ils sont par leur nombril dans un monde qui avance désormais sans eux !

            • 28
              briand 3 mai 2018 à 16:21 /

              YASFALOTH
              Ce même gentil président qui ponctionne les retraités, les étudiants, et qui effectivement nous tord le bras vers le retour à un ordre moral puritain qui n’est que de la poudre aux yeux pour appliquer une politique tatchérienne, dont on a vu pourtant les effets. En général l’ordre moral, préfigure le fascisme. Mais vous semblez avoir embrassé cette idéologie.Comme disent les anglais : « include me out ! » Je ne répondrai plus à vos commentaires de droite.

            • 29
              Yasfaloth 3 mai 2018 à 17:23 /

              Briand, je vous laisse également à vos délires et à votre romantisme à la Chavez. Je vous invite également à méditer sur la signification des mots… chez nous on demande cela aux apprentis…

            • 30
              briand 3 mai 2018 à 17:42 /

              Yasfoloth

              Ils doivent pas se marrer tous les jours… (au fait, vous vous êtes trompé d’obédience, moi c’est notre très cher frère Michel Bakounine : ni dieux, ni maîtres)

    • 41
      Hure 9 mai 2018 à 14:32 / Répondre

      Foussier dogmatique.Encore quelques mois et au revoir.Nous pourrons faire son bilan a ce moment

  • 10
    briand 2 mai 2018 à 10:07 / Répondre

    Oui, beau discours que P. Foussier exprime depuis son mandat. N’empêche que c’est bien le GO et les autres obédiences qui avaient appelé à voter Macr. (Désolé j’ai du mal à écrire son nom.) Donc soit il y a contradiction, soit schizophrénie. Pas de critique du (devenu) facho Collombs non plus. Ce gouvernement est illégitime car si on avait appliqué la règle du corum, le nombre de voix exprimées ne permettaient pas son élection.

    • 12
      réboussié 2 mai 2018 à 11:12 / Répondre

      la bonne question , comment se fait il dans une république démocratique ( dit on ) , qu’il n’y ait pas eu un candidat démocrate , humaniste , pas obligatoirement FM , vu l’importance de l’élection , on pourrait d’ailleurs rajouter , vu la situation économique du pays et d’une bonne majorité de ses habitants comment se fait il qu’au moins un jour par an , les divers syndicats dits de gauche ne défilent ils pas ensemble ? on s’étonnera ensuite que l’extrême droite n’apparaisse aux yeux de certains comme un simple réflexe d’auto défense mais peut être devrais je cesser de lire les dernières publications du pseudo intellectuel d’extrême droite Alain Finkielkraut …..et quelques dizaines d’autres …..Macron n’est pas ma cup of tea , mais la prestation de la Marine au second tour , ça restera dans les annales voire dans le super bêtisier de l’année …n’est il pas ? guignols , pire qu’au premier tour , mais vaut mieux un capitaine douteux sur la passerelle que ….que quoi ? que rien …..ou pas grand chose ..enfant roi et futur narcisse ? question à l’étude de LL ? vous avez 4 heures ….

    • 19
      lazare-lag 2 mai 2018 à 21:14 / Répondre

      Si on remonte plus haut, au printemps 2017, ne serait-ce que sur ce site, il ne me semble pas que les obédiences aient réellement appelé à voter Macron (tiens je ne me suis pas abîmé le poignet en écrivant son nom, hallucinant, non?)mais ont appelé à voter républicain et démocrate et donc contre l’extrême-droite?
      C’est une sacrée nuance.
      Ensuite je trouve vraiment affligeant et inefficace de traiter Collomb (tiens ici, on n’a pas hésité à écrire son nom en entier: intéressant voire significatif)de facho.
      A force de galvauder ces mots (fascisme, facho), de les utiliser à tort et à travers pour un oui ou pour un nom, on dévalue, on affaiblit le vrai fascisme, on le fait passer pour de l’eau tiède.
      Ceux qui ont vraiment connu le fascisme, ou en ont une idée exacte, ne plaisantent pas ainsi avec le vocabulaire.
      C’est contre-productif.
      Ensuite, venir nous dire que le gouvernement est illégitime est totalement grotesque au regard du droit constitutionnel comme du droit électoral.
      On peut certes critiquer ce gouvernement,ne nous en privons pas, mais il n’a absolument rien d’illégitime ou d’illégal.
      Quant au nombre de voix exprimées, justement Macron (deuxième fois que j’écris son nom, toujours pas d’entorse au poignet, c’est normal docteur?)a été élu avec très exactement 66,10% des suffrages exprimés.
      Elle est où l’illégitimité là-dedans?
      La vraie démocratie elle est là: accepter le résultat des urnes.
      Et accepter la règle de droit qui la fonde.

  • 8
    Putot 2 mai 2018 à 06:59 / Répondre

    Aux 500 ans de la réforme le président Macron s adressait aux représentants du CImade, à l armée du salut et autres associations humanitaires quand il a dit « ne céder rien. » Absolument pas à la part « religieuse « . Ce fut un superbe discours humaniste. L ‘ HOMME était le coeur du discours , le vivre ensemble, Il a été entièrement enregistré et doit être retrouvable.

  • 7
    Henriette Dumans 1 mai 2018 à 23:29 / Répondre

    Tout cela est bel et bon, mais ce discours s’adresse à des convaincus qui se réunissent une fois par an au Père Lachaise dans un bel élan de fraternité. Nous nous y confortons dans nos convictions, mais c’est tous les jours, tout le temps et en tous lieux, qu’il faut marteler ce message.
    Par ailleurs, c’est bien de « tacler » le président, mais qui osera dire au « gentil frère » Collomb qu’il fait fausse route ? On a l’impression que les frères le ménagent pour ne pas lui faire de chagrin… Un silence gêné règne à ce sujet sur le Grand Orient…

    • 9
      briand 2 mai 2018 à 10:01 / Répondre

      Absolument ! Macron démission !

      • 11
        Yasfaloth 2 mai 2018 à 10:28 / Répondre

        Méluche, la FI et les Zadistes : au pouvoir !

        🙂

  • 5
    MG RENAULT 1 mai 2018 à 22:37 / Répondre

    On ne peut qu’approuver le discours de Philippe FOUSSIER qui défend haut et fort la laïcité.
    Bon courage à tous FRATERNITE

  • 4
    Michel Thys 1 mai 2018 à 21:03 / Répondre

    Même si Macron lit ce discours, ce dont je doute, il n’en tiendra aucun compte, déterminé qu’il est à imposer « en douce » le néocléricalisme catholique (cf Sarkozy), tout en favorisant par électoralisme le « dialogue » avec les deux autres monothéismes.
    Malgré sa brillante intelligence et son intellect, il ne comprendra jamais que son éducation religieuse jésuitique a exploité à son insu la malléabilité de son cerveau émotionnel et qu’elle y a laissé des traces indélébiles anesthésiant son cerveau rationnel dès qu’il est question de foi …
    Pas question de laisser Macron détricoter encore pendant quatre ans la loi de 1905, alors qu’il devrait l’adapter à la réalité multiculturelle et pluriconfessionnelle.

    • 6
      lazare-lag 1 mai 2018 à 23:08 / Répondre

      « Pas question de laisser Macron détricoter pendant encore 4 ans la loi de 1905 ».
      Certes, mais comment faire?
      C’est la raison pour laquelle il faut (notamment, pas seulement)du lobbying sur le milieu parlementaire dans son ensemble, notamment sur les élus LREM.
      Quand les actuels députés, qui n’approuvent pas tous les options du Président en matière de laïcité, souhaiteront leur réelection il faudra bien qu’ils tiennent compte du souffle du pays.
      Quand aux municipales, ils voudront des listes qui partent à l’assaut des mairies, idem.
      C’est la raison pour laquelle un tel discours doit être relayé. Et que d’autres actions, manifestations ou autres sont à envisager.
      Et au fait quid du GODF vis-à-vis des fraternelles parlementaires, par exemple.

  • 2
    Patrice Deriémont 1 mai 2018 à 17:50 / Répondre

    Une belle intervention en effet, un discours dont je partage l’essentiel même si je pense que la proposition de d’Emile Combes et Clémenceau était mieux adaptée aux principes de laïcité que le « compromis » Aristide Briand, Jaurès. Mais je me souviens aussi avec quel empressement le GM de l’époque nous avait exhorté à voter pour ce Président que l’on critique à juste titre aujourd’hui. Les FM sont des citoyens éclairés qui n’ont pas besoin qu’on leur donne des consignes de vote.

    • 3
      lazare-lag 1 mai 2018 à 20:19 / Répondre

      Il n’est pas nécessaire de ressasser ici chaque fois qu’on parle de laïcité les différences qui opposaient Emile Combes, Georges Clémenceau, Aristide Briand et Jean Jaurès. On l’a lu ici au moins trois ou quatre fois en moins d’un mois, je pense qu’on a tous et toutes bien compris.
      Qui plus est il s’agit des oppositions datant de 1905, soit il y a 113 ans.
      En 2018,la laïcité – comme la République d’ailleurs – n’a vraiment plus rien de commun avec le contexte de 1905.
      Quant au fait que les FM soient des citoyens éclairés qui n’ont pas besoin de consignes de vote, évidemment.
      Il me semble d’ailleurs qu’il s’agissait plus, de la part du GM de l’époque, d’un appel à voter pour la République et la démocratie et contre une candidate extrémiste.
      Que le candidat le plus républicain et le plus démocrate, lorsqu’il n’en reste plus que deux, fût celui qui allait devenir Président, c’est autre chose.
      Et celà dit, belle intervention du GM Foussier, en effet.
      Vu le style de la rédaction on ose espérer qu’elle a été bien adressée au destinataire, ainsi qu’à toutes les salles de rédaction.
      Ainsi qu’à tous nos parlementaires.
      Si on veut toucher, dans tous les sens du terme, le locataire de l’Elysée, encore faut-il également atteindre tous ses soutiens à l’Assemblée Nationale comme au Sénat.
      Et ça, on ne nous le dit pas.

      • 13
        Patrice Deriémont 2 mai 2018 à 12:49 / Répondre

        @LAZARE-LAG. Mon cher x…, de quel droit t’arroges tu l’autorisation d’imposer ce qu’il faut penser, ce qu’il faut écrire et combien de fois on peut l’écrire ? Je continue de penser que la vision de Clémenceau était supérieure à celle de Jaurès tant sur la République que la laïcité. Je continue de penser que la loi de 1905 dans sa version actuelle fait une trop belle part aux religions et que les athées et les agnostiques y sont négligés. Je continue de penser qu’il faudrait la « durcir ». Je continue de penser que ce n’est pas un combat dépassé et je continue de penser qu’en appelant à voter pour un candidat les Obédiences maçonniques se sont en partie mises dans l’impossibilité de contester la politique menée aujourd’hui par le Président.

        • 18
          Michel Thys 2 mai 2018 à 18:14 / Répondre

          @ Patrice Deriémont,
          Moi aussi, j’estime que « la loi de 1905, dans sa version actuelle, fait une part trop belle aux religions, et que les athées et les agnostiques y sont négligés » : paradoxalement, trop d’accommodements irraisonnables, inspirés par des prescrits religieux d’un autre temps, en témoignent, confortés par l’actuelle conception laxiste et électoraliste de la tolérance et de la neutralité.

          Via à présent Macron, le catholicisme, en perte de vitesse, tente désespérément de re-confessionnaliser et de ré-évangéliser les consciences et la politique, même au niveau européen.
          Mais il y a surtout l’islam qui, pris à la lettre et donc potentiellement islamiste, progresse démographiquement et qui sera bientôt « démocratiquement », au moins dans les grandes villes européennes, au point d’imposer des tribunaux islamiques et donc la charia, comme déjà en Grande-Bretagne.

          À mon humble avis, la laïcité ce n’est plus seulement la séparation des influences religieuses et étatiques. De nos jours, bien comprise, je la définirais plutôt comme la nécessité de permettre légalement à TOUS les adolescents, au moins de chez nous, de découvrir à la fois un minimum de culture religieuse (« La Trinité n’est pas qu’une station de métro»!) ET les options philosophiques non confessionnelles, inspirées par le respect des valeurs humanistes de la DUDH de 1948, dont l’acceptation de la différence de l’autre. Mais ces valeurs sont actuellement légalement occultées, ou au moins minimisées, par toutes les religions. Cela rendrait la liberté de croire OU de ne pas croire plus effective que constitutionnelle et symbolique, et tendrait à un « vivre ensemble » plus harmonieux.

        • 20
          lazare-lag 2 mai 2018 à 21:58 / Répondre

          Nous serions-nous mal compris?
          Je ne m’arroge pas grand chose, je n’impose pas ce qu’il faut penser, n’ayant absolument pas remis en cause une seule fois le fond de ta pensée.
          Loin de là, il suffit de me relire attentivement.
          Je me suis juste un peu étonné d’une répétition un peu fréquente d’une même pensée, d’une même argumentation.
          Et d’avoir eu l’idée, a priori iconoclaste semble-t-il,de penser qu’elle pouvait être un peu datée.
          Celà dit, chacun est libre de répéter, s’il le souhaite, 478 fois en quinze jours le même concept. Et même davantage, peu m’importe.
          Après tout, ne dit-on pas que la répétition est l’âme de l’enseignement?
          Par contre, je suis moins sûr que les obédiences aient nommément pris fait et cause pour un candidat, celui-ci en particulier, en le désignant.
          A mon sens, les appels obédientiels ont été plus subtils en appelant à voter pour la République et la démocratie et contre la cagole, pardon la représentante de l’extrème-droite, qui elle est un vrai danger pour la République, pour la démocratie.
          Et accessoirement un danger aussi pour la Franc-Maçonnerie, et donc les obédiences, et donc les loges, et donc les Francs-Maçons que nous sommes.
          Enfin, je souhaiterai terminer sur le fait que tu m’appelles « Mon cher x ».
          Je sais, je l’ai déjà lu sous ta plume plusieurs fois, que tu n’apprécies pas le recours au pseudo. Tu préfèrerai l’emploi de la véritable identité.
          Pour ma part, je n’ai pas la liberté du retraité libre de toute pression.
          Je suis encore en activité, et pour encore de nombreuses années.
          Je travaille dans un contexte professionnel, une administration régalienne, un corps de l’Etat, où j’ai le regret de dire que l’on peut entendre des propos anti-maçonniques et où certains cadres supérieurs voire directoriaux peuvent être impliqués dans des organisations ou des structures qui ne nous apprécient pas vraiment, nous les frangins et les frangines.
          Donc désolé, mais il n’est pour le moment absolument pas question que j’abandonne mon pseudo.
          C’est une liberté et un luxe que je ne peux pas actuellement me permettre.

          • 21
            Henriette Dumans 3 mai 2018 à 00:23 / Répondre

            Henriette Dumans 2 mai 2018 à 23:57 / Répondre

            « il ne me semble pas que les obédiences aient réellement appelé à voter Macron », dit lazare lagare (ou assimilé).
            Juste pour lui rafraîchir la mémoire :
            extrait de la circulaire du 24 juin 2017 : » … C’est pourquoi le Grand Orient de France appelle a voter en faveur du candidat Emmanuel Macron le 7 mai prochain. »
            Fin de citation !

            • 31
              lazare-lag 3 mai 2018 à 21:35 /

              Très Chère Henriette Dumans,
              Ou de l’art d’avoir à la fois raison et tort !
              Raison, parce qu’effectivement c’est nommément que Macron est désigné. Donc, autant pour moi: que j’en sois maudit jusqu’à la treizième génération!!!
              Tort, ou plutôt erreur de date, le communiqué étant du 24 avril 2017 et non de juin. Mais ceci est un pur détail.
              Et tort davantage, car non Henriette, nous n’en sommes pas à la fin de la citation!
              Loin de là.
              Reprenons ce communiqué tel que publié ici par Géplu sur Hiram.be.
              En essayant cependant d’en faire ressortir les meilleurs passages (selon moi, donc totalement subjectivement):
              « Fidèle à ses principes humanistes, (…) le Grand Orient de France appelle de ses voeux une Nation accueillante, (…) et émancipatrice. C’est pourquoi le Grand Orient de France appelle à voter en faveur du candidat Emmanuel Macron le 7 mai prochain. Il s’agit de promouvoir la Liberté, l’Egalité et la Fraternité contre la haine, les peurs et les dangers des rejets de l’autre que propage la candidate du Front national.
              Le Grand Orient de France (…) laisse naturellement libres de leurs choix et de leurs adhésions ses membres. Mais face à l’extrême droite, (…) le devoir de chaque citoyen attaché aux principes de la République est d’écarter le danger que représenterait l’accession au pouvoir de ce courant. Les francs-maçons en connaissent particulièrement bien les références historiques et idéologiques.
              Cet appel à voter en faveur du candidat Emmanuel Macron ne constitue ni une adhésion ni un blanc-seing et, si celui-ci est élu le 7 mai, le Grand Orient de France continuera à défendre ses principes en totale indépendance (…).
              il appartiendra, impérativement, au nouveau président de rétablir un climat de confiance avec des responsables politiques exemplaires et à l’écoute des Français ; c’est à cette condition que pourra être enrayée la progression du Front national. Sinon, ce que nous pouvons encore éviter en 2017 se produira en 2022. »
              Je crois que tout est dit, on voit par là de quelles précautions s’est entouré le G.O.D.F. pour ne pas se retrouver pieds et poings liés par ce soutien.
              Et pour finir, je trouve assez rafraichissant cette façon de me baptiser Lazare Lagare. On ne me l’avait pas encore fait!
              Et de mon côté, Très Chère Henriette Dumans, je vais essayer d’éviter tout calembour éculé et calamiteux du genre Hen-rillette du Mans.
              D’aucun pourrait en conclure que nous n’avons pas les mêmes valeurs!
              Je vous souhaite le bonsoir Henriette Delasarthe, pardon, Dumans.

            • 38
              Henriette Dumans 4 mai 2018 à 20:06 /

              A Lagare saint (oh oui ! très saint mein Brüder) !)Laz :
              Calamiteux :(selon le frère Larousse) : malheur public, infortune qui atteint une contrée, un groupe d’individus. Synonyme : catastrophe, désastre, fléau…
              Eh ben ! Je suis bien content que mon pseudo calembouresque déclenche un tel raz-de-marée. C’est lui donner beaucoup d’importance. ça va dévaster les pâturages où tu broutes…
              Enfin, tu es moins ballot que beaucoup pensent, puisque tu l’as compris…
              Bon, allez, les frangins, si on arrêtait de Paul et Mickey.
              La maçonnerie, ça se fait en loge, pas par internet !
              Trizouilles quand-même…
              Roger Dugrayphon…

  • 1
    Christian C 1 mai 2018 à 16:02 / Répondre

    Une belle intervention. Le GM do GO est dans son rôle en rappelant cela.

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Les règles en matière de diffamation, calomnie, injure, incitation à la haine ou à la discrimination y sont d'application. Les formules de salutation et abréviations maçonniques ne sont pas admises.

Les pseudonymes sont libres, mais pour être publié un commentaire doit provenir d'une adresse authentique et vérifiable. Lors de la première proposition d'un commentaire vous recevrez une demande de confirmation d'adresse, à valider.

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Signaler un contenu abusif
ut quis at commodo fringilla in sed mattis