Macron 100518

« La Concorde républicaine n’est pas le Concordat »

Par Géplu dans Dans la presse

Jean-Pierre Sakoun, Président du Comité Laïcité République vient de réagir dans l’Express à la remise du Prix Charlemagne à Emmanuel Macron, à l’issue d’une messe.

Le Prix Charlemagne, « que les dirigeants européens s’échangent aimablement pour se féliciter les uns les autres de leur engagement européen », a été créé en 1950. « Quelques Français l’ont reçu, Jacques Delors, Simone Veil en tant que présidente du Parlement européen, François Mitterrand en même temps qu’Helmut Kohl en 1988 et Valéry Giscard d’Estaing, avec retard, en 2003. (…) Notons cependant que ses deux prédécesseurs, MM. Sarkozy et Hollande s’en sont vu privés. »

« Il n’y aurait donc à première vue rien à dire de cet événement sinon « business as usual » ; après tout, fort peu de gens s’étaient émus de son pesant aspect religieux jusqu’à présent, continue Jean-Pierre Sakoun. Mais le caractère éminemment chrétien de ce prix entre en résonance avec les prises de position récentes du Président de la République. » (…)

Lire l’intervention complète de Jean-Pierre Sakoun, qui s’inquiète du « penchant pour les enseignements de l’Eglise » d’Emmanuel Macron et de ses critiques de la laïcité sur le site de l’Express.

vendredi 11 mai 2018 20 commentaires
  • 8
    lazare-lag 11 mai 2018 à 22:06 / Répondre

    Ouh la! Ouh la! Mes frères Condorcet et Désap, comme vous y allez.
    Tout est dit ici avec force nuance, retenue, diplomatie, tact et respect (de l’un, de l’autre et de soi-même…).
    Qu’on en juge: « fossile », « gauchiste…. comme on n’en fait plus », « fainiasse » (n’est-ce d’ailleurs pas plutôt « feignasse »?).
    Diable, tout ceci mérite-t-il tout cela? Cette outrance? Cette exagération?
    Serait-il impossible de dire les choses posément?
    Quant à « l’heureux élu qui n’a pas atteint 44% des inscrits », il me semble que constitutionnellement le Président élu est, à toutes les élections présidentielles de la Vème République, soit depuis 60 ans, investi par rapport aux suffrages exprimés.
    Et si l’on pousse la logique du pourcentage des inscrits jusqu’au bout, combien ont alors fait les autres candidats? Jugés sur cette base, avec cette unité de mesure commune à tous, alors c’est encore beaucoup moins brillant pour chacun des autres candidats. Au premier, comme au second tour.

    De fait, l’actuel titulaire de l’Elysée a été élu avec 66,10% des suffrages exprimés.
    On aura beau faire, tourner les commentaires en tous sens, juridiquement, en droit constitutionnel comme en droit électoral, c’est un fait avéré, donc indéniable.
    Un fait, pas une opinion.
    Voilà tout.

    • 12
      Emmanuel 12 mai 2018 à 11:37 / Répondre

      Sans doute mais combien de ces 66% ont voté pour son programme? Combien (dont je suis) n’ont voté pour lui que pour faire barrage républicain à une blonde??? Vu comme ça ça relativise un peu les prétentions du monsieur. Ceci étant il a été élu sans conteste contre tous les autres.

      • 17
        lazare-lag 13 mai 2018 à 10:03 / Répondre

        Nous n’avons pas voté pour faire barrage à une blonde, car il existe bien évidemment des blondes sympathiques, sympathiques et démocrates, nous en avons tous rencontrés.
        Nous avons fait barrage à une cagole d’extrême droite, dangereuse autant pour la démocratie que pour la franc-maçonnerie.
        Mais c’était ici en passant juste une petite remarque souriante et amusée autour des blondes, car sur le fond, je crois bien que nous nous sommes bien compris.

    • 14
      condorcet 12 mai 2018 à 14:10 / Répondre

      Sur le plan du droit vous avez raison. Sur le plan de l’éthique ou tout simplement de l’intelligence politique c’est moins évident.

      Deux Présidents de la République, minoritaires d’un premier tour, ont remporté les élections par l’apport de voix autres que celles de leurs propres partisans afin de faire échec à un parti d’extrême droite.

      L’intelligence politique aurait dû leur en faire tenir compte, surtout le second avec son slogan « en même temps ». Il n’en a rien été, manque de lucidité ? D’intelligence politique ? De rationalité, je ne sais, je constate seulement qu’il me semble que ce sont des occasions perdues et c’est bien dommage. Rien de plus rien de moins.

      Ne sommes-nous pas là pour rassembler ce qui est épars et non pour accompagner les divisions, les diviseurs, les insultes surtout lorsqu’elles sont formulées à l’encontre des plus faibles, nous avons entendu des mots comme fainéants, illettrés, alcooliques, j’en passe et des meilleures, notre devoir de fraternité peut-il l’admettre sans renier nos idéaux d’égalité et de justice ?

      Quant aux FF qui manient l’insulte, et qui confondent les débats thématiques et l’expression primaire et vulgaire, je leur conseille avant d’associer les écrits et les activités d’André Bellon à ceux de Jean Luc Mélenchon de consulter google et Wikipédia concernant le premier afin de ne pas formuler des préjugés qu’on n’accepte pas d’un simple apprenti.

      • 15
        Yasfaloth 12 mai 2018 à 18:15 / Répondre

        Pour quelqu’un qui s’efforce en permanence de semer la zizanie, la discorde et la division sur ce blog ou ailleurs je trouve que vous ne manquez pas d’air…
        .
        Quand à André Bellon il se trouve que je sais qui il est, et je n’ai jamais écrit qu’il était « associé » à JLM; mais que ses textes était très lus et inspirants pour les membres de cette organisation d’extrême gauche de moins en moins masquée qu’est la FI.
        .
        D’ailleurs il le reconnait lui même et s’en plain :
        .
        https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-politique/20110127.RUE0507/melenchon-et-la-constituante-renovation-ou-recuperation.html

        • 16
          condorcet 13 mai 2018 à 07:35 / Répondre

          De quelle zizanie parlez vous? Un débat n’est pas de la zizanie c’est le propre de tout homme/femme libre. Vous êtes adepte des libertés de cour de caserne, celle de la pensée unique et du il n’y a pas d’autre alternative. Je doute que vous soyez FM ou bien alors ils recrutent n’importe qui dans votre loge.

          • 18
            Patrice21 13 mai 2018 à 10:12 / Répondre

            Comment pouvez vous vous permettre de tels propos
            Avez vous Pense a balailler devant votre porte ( recruter n’importe qui !,,)

          • 19
            Yasfaloth 13 mai 2018 à 12:06 / Répondre

            Vous n’êtes jamais dans le « débat » Condorcet, vous êtes dans la dénonciation et l’opprobre votre post de départ (N°1) le démontre clairement, vous attaquez indistinctement tout ce qui représente pour vous le « pouvoir » qu’il soit politique ou obédientiel, et le plus souvent avec des arguments biaisés ou déloyaux. Avec vous il n’y a aucun débat possible seulement la dénonciation de ce que vous incarnez, sans doute avec délectation…
            Mais j’admets que c’est sans doute une perte de temps, d’ailleurs je vais en rester là !

      • 20
        lazare-lag 13 mai 2018 à 14:20 / Répondre

        « Sur le plan du droit vous avez raison. Sur le plan de l’éthique ou tout simplement politique c’est moins évident ».
        Tiens, ça me rappelle vaguement quelque chose….
        Au hasard du F. André Laignel, en 1981.
        Est-il besoin de préciser?

  • 5
    Jean_de_Mazargues 11 mai 2018 à 16:59 / Répondre

    Le principe de laïcité, ce n’est pas l’anticléricalisme.

    Le fondement de la démocratie représentative, c’est l’Etat de droit.

    Et s’il existe des Frères antilibéraux, souverainistes, antieuropéens, socialistes ou jacobins, c’est bien sûr leur droit mais ils ne peuvent pas en revanche prétendre l’antilibéralisme, le souverainisme, l’eurosepticisme, le socialisme ou le jacobinisme, sont des « idées » maçonniques.

  • 4
    Emmanuel 11 mai 2018 à 14:56 / Répondre

    Vous même Yasfaloth ne seriez-vous pas comme cet ancien combattant qui a interpelé le président sous l’Arc en le sommant de mettre au pas tous ces « gauchos »???
    La concorde républicaine dont la laïcité est la garante n’est en effet pas le concordat qui est le partage du territoire sociétal entre l’état et le religieux… Et il me semble bien que la morale républicaine qu’on apprenait de mon temps à l’école (que n’a pas connue le président) et qui tend à élever les hommes n’a rien à envier à la morale religieuse faite d’abaissement sous prétexte de péché originel.

    • 6
      Yasfaloth 11 mai 2018 à 17:10 / Répondre

      Argh !
      Vous m’avez démasqué !
      🙂

    • 11
      Chicon 12 mai 2018 à 09:26 / Répondre

      Le péché originel dont nous sommes tous entachés, auquel s’ajoute le péché du quotidien, de l’acte de contrition : pêché par pensée, par action et par omission font que nous sommes tout le temps en état de péché.
      Je me suis rendu compte de celà quand j’avais encore des culottes courtes ânonnant sans rien y comprendre la messe en latin.
      Bon, je suis un pécheur chargé de péchés, je ne m’en remettrai pas.
      Apres celà on s’étonne encore que des gens, nombreux,aient pris leurs distances de ces dogmes…

      • 13
        Yasfaloth 12 mai 2018 à 12:54 / Répondre

        Encore une fois, je ne suis pas, moi-même, croyant, mais ayant l’occasion de fréquenter les milieux catholiques actuels, non intégristes je précise, je puis vous dire que les discours ont radicalement changé, et que c’est plutôt la recherche de l’amour, de l’éthique et du « vivre ensemble » (voire de la fête) qui font le quotidien du « pratiquant » et de l’ecclésiastique d’aujourd’hui… on est loin de vos clichés, qui, à mon humble expérience datent un peu.
        .
        Après, là comme chez nous et comme en politique, il y a des « dinosaures » qui portent tort à une majorité de « bonne foi » (si j’ose dire 🙂 ).

  • 1
    condorcet 11 mai 2018 à 08:42 / Répondre

    Sous les oripeaux de la modernité, notre Président se montre pour ce qu’il est :
    – anti-social,
    -pro-finance,
    -autoritaire (ordonnances),
    -mauvais comptable (erreur de 15.000.000.000) dans le calcul de la suppression de la taxe d’habitation, et il a été ministre de l’économie, c’est dire.
    -servile et suiviste (à l’égard de Trumps), démagogique à l’égard des réformes dites indispensables (indispensables pour qui et au profit de qui?)
    -anti-laïque,(discréditant la République au regard de l’Église)
    Pour résumer un réactionnaire,

    • 2
      Yasfaloth 11 mai 2018 à 11:11 / Répondre

      Condorcet, si j’ai bien compris, vous avez un « certain âge » sans doute avez vous été de ceux qui ont participé ou appuyé Mai 68.
      .
      Je vous demande d’essayer de vous resituer mentalement à cette époque, qu’auriez vous pensé alors d’un « vieux monsieur » passant son temps à ronchonner, à tordre la réalité, à critiquer comme vous le faites en permanence sur ces colonnes ?
      .
      Vous êtes d’une autre époque…

      • 3
        condorcet 11 mai 2018 à 13:34 / Répondre

        Non, je n’ai pas appuyé Mai 68, je trouvais cette révolte de petits bourgeois un peu trop libérale à mon goût et je connaissais les fréquentations mondaines d’un des meneurs. L’avenir m’a donné raison. Le seul point positif la libération des femmes et il reste beaucoup à faire en ce compris dans nos obédiences.
        Je suis peut être d’une autre époque, mais j’ai des principes pendant que d’autres n’en ont plus sauf le goût du lucre et de l’argent et ils viennent nous donner des leçons sur les métaux.

        Ce petit texte d’André Bellon que j’approuve.

        La dictature de la minorité

        A l’occasion du premier anniversaire de l’élection d’Emmanuel Macron (ah, ce goût pour les commémorations stupides !), on entend se développer en boucle un refrain selon lequel le Président respecte le programme pour lequel il a été élu.

        Il n’est pas inutile de rappeler que, si l’actuel titulaire de l’Elysée a bien été constitutionnellement élu, ce n’est pas son programme que les citoyens ont avalisé. Au premier tour, qui caractérise justement le soutien à un programme, Emmanuel Macron a obtenu à peine plus de 18% des inscrits. Le deuxième tour exprimait surtout le refus du Front national, non un appui à un projet et, même dans ce contexte, l’heureux élu n’a pas atteint 44% des inscrits. Prétendre qu’un tel résultat engageait un programme n’est qu’une triste plaisanterie.

        Il revient à l’esprit, à l’occasion de ces déclarations, une thèse très à la mode dans les milieux philosophico politiques depuis des décennies. Tocqueville aidant, on nous met en garde quant à une présumée « dictature de la majorité ». Certes, la nécessité de contrepouvoirs ne fait aucun doute, et notre Constitution en manque cruellement, mais l’idée d’une « dictature de la majorité » est plus que douteuse. Imagine-t-on qu’une dictature de la minorité soit préférable ? Et n’est-ce pas le danger qui nous guette ? Car il n’est pas acceptable qu’un pouvoir aussi absolu que celui du Président de la République procède d’une légitimité électorale aussi faible.

        La question des institutions est depuis longtemps au cœur de la crise politique et sociale. Elle devient encore plus dramatique lorsqu’un pouvoir aussi faible veut imposer des mesures fort minoritaires, renforcer le pouvoir présidentiel, aussi bien sur le territoire national en écrasant les collectivités locales que dans une vision européenne bien éloignée de la volonté du peuple.

        Cette situation engendre des tentatives tout aussi minoritaires, certaines prônant la violence, d’autres contestant les principes mêmes de la souveraineté populaire, du citoyen et de son droit au vote, attaquant l’essence même du suffrage universel. Rien de malheureusement plus logique, ces tentatives condamnables trouvant naissance dans la forme de dictature engendrée par le système.

        Une telle situation nous mène à des affrontements graves et des phénomènes de violence de plus en plus manifestes. La solution se trouve dans le retour aux principes fondamentaux de la démocratie, à partir des citoyens, dans les communes comme dans les quartiers. Ce travail permettra la redéfinition d’un contrat social, fondement nécessaire à l’équilibre national comme à la réaffirmation de saines relations internationales.
        Tel est le sens du processus menant à l’élection d’une Constituante en France qui, loin des solutions clefs en mains de tous les pouvoirs autoproclamés, est la seule solution pacifique, démocratique et rassembleuse aux défis du moment que nous traversons.

        • 7
          Désap. 11 mai 2018 à 18:52 / Répondre

          Condorcet ronchon ? Non, un fossile, un gauchiste comme on n’en fait plus.
          Un peu comme ces fainiasses qui bloquent Nanterre, ces punks à chiens qui empêchent les étudiants de passer leurs partiels.
          Des qui ne servent à rien, qui n’ont jamais servi à rien, ce qui est excessif est rigoureusement inutile et, d’une manière plus générale, les paranos nous fatiguent.
          Pour être encore plus clair : politique de gauche ou rad-soc à la Chirac = 5,6 millions de chomeurs = n’ayons qu’un mot, bra-vo !

        • 9
          Yasfaloth 12 mai 2018 à 02:05 / Répondre

          Le texte que vous publiez est un de ces textes « scélérats » qui circulent dans les milieux mélenchonistes et qui remettent en cause les fondements de la république et la légitimité du suffrage universel.
          .
          En tant que maçon vous avez juré fidélité à la République, à ses lois et à ses représentants élus, j’en conclue qu’en publiant un tel texte, soit vous n’êtes pas/plus maçon, soit vous êtes parjure « Condorcet » !

      • 10
        Patrice21 12 mai 2018 à 08:34 / Répondre

        Oui je suis d’accord avec toi Yasfaloth
        Mais s’il etait a la place de Notre President on imagine tout ce qu’il ferait de bien mieux … Telement facile.
        L’on m’a appris en Maconnerie « mon Frere dans ta difference, loin de me leser, tu m’enrichis »
        Faisons l’effort de comprendre. Ce qui ne veut pas dire adherer
        Très belle fin de semaine

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