B'nai B'rith

Le B’nai B’rith Deauville Normandie

Par Géplu dans Divers

Le site Tribune Juive fait, dans un article paru ce 15 novembre, une longue et très complète présentation du club B’nai B’rith de Deauville.

Rappelons que le B’nai B’rith n’est pas une obédience maçonnique comme souvent évoqué. Il ne le revendique d’ailleurs pas, n’est reconnu en tant que tel par aucune obédience, et il n’entretient de relations officielles avec aucune. C’est une organisation internationale juive d’entraide et d’amitié, fondée à New-York en 1843, et dont le fonctionnement a été calqué sur celui des obédiences maçonniques. Sigmund Freud fut membre du B’nai B’rith de Vienne.

(…) « On dit que le B’nai B’rith c’est la franc-maçonnerie juive : c’est grandement faux. En 1843, en Autriche à Vienne, une douzaine de Juifs viennois demandèrent à être reçus francs-maçons. On leur dit Non : Vous êtes Juifs, On vous veut pas ! » C’était l’époque où le mot Juif était chargé d’indignité. Les voilà partis aux Etats-Unis. A Washington. Les revoilà frappant à la porte d’une obédience maçonnique. Laquelle s’avère œcuménique. On leur explique qu’une obédience maçonnique juive, ça n’avait jamais existé depuis 1717. « Qu’à cela ne tienne, nous allons créer la première obédience franc-maçonne juive dans le monde », décidèrent nos viennois. Ils commencèrent à travailler au même rythme que tous les autres Francs-Maçons. Sans particularité. Observant les différents rituels. (…) Mais il y en avait tant et tant d’émigrants, qu’ils n’avaient plus le temps de pratiquer leur maçonnerie normale. Ils décidèrent donc d’interrompre leur volonté de recherche maçonnique pour se mettre exclusivement au service des Juifs arrivés d’Europe centrale. Ils transformèrent leurs Loges maçonniques en Loges spécifiquement destinées à l’entraide. Gardant toutefois quelques mots, quelques gestes, quelques petites choses de la FM, tout doucement, quelques aspects des rituels qui, à leur sens, – et ils avaient raison-, n’allaient pas à l’encontre de la religion. Restèrent donc les mots Loge. Se mettre à l’Ordre. Frère. Sœur. Très peu de choses en somme. Un rituel d’ouverture et un rituel de fermeture dirigé par le Président de la Loge. (…) »

samedi 17 novembre 2018 7 commentaires
  • 6
    Cyrus 19 novembre 2018 à 17:27 / Répondre

    Depuis bien longtemps, le Bnai Brith est à l’État d’Israël ce que le Diyanet (Ditib) est à la Turquie : un soutien politique indéfectible quelle que soit la politique du gouvernement israélien. C’est donc un groupe de pression pro-israélien sans véritable esprit critique. Il suffit de lire le site officiel du BB France : https://www.bbfrance.org/Israel_r37.html

    • 7
      MICHIGANFREEMASON 19 novembre 2018 à 20:35 / Répondre

      Oui en effet, le site ne laisse aucun donc sur le profond engagement politique du Bnai Brith pour la politique Israëlienne. C’est un choix de leur part mais un choix qui a des conséquences sur l’image. Il s’agit rien de plus que l’un lobby communautaire. Des obédiences comme le GO sont en général opposées à ce genre de groupe de pression.

  • 5
    Debora 18 novembre 2018 à 15:45 / Répondre

    Le B’nai Brith est mixte
    Des F.’. Et S.’. M .’ . Sont au B’nai Brith aussi
    Pas d’incompatibilite / pour un membre du B’nai Brith la M. ‘ .. Est complémentaire et parfois certain même quitte le B B Pour rester en M. ‘ .uniquement

  • 4
    Michel 18 novembre 2018 à 08:57 / Répondre

    Dans ma ville un membre du B’nai B’rith avait sollicité son entrée à la Fraternelle de la Poste, les frères lui ont demandé de venir visiter son atelier, comme c’était impossible…il est resté à la porte de la fraternelle…

  • 3
    MichiganFreeMason 17 novembre 2018 à 19:48 / Répondre

    Ce mouvement va à l’encontre des idéaux maçonniques. C’est du communautarisme le plus dur. Ces gens miment l’ordre mais sont à des années lumières de ce dernier. L’ amalgame fait entre eux et l’ordre entretient aussi la ridicule théorie du complot et le communautarisme maçonnique.

  • 2
    lazare-lag 17 novembre 2018 à 18:34 / Répondre

    Question subsidiaire à ce qu’on vient de lire, si aucun accord n’existe entre G.O.D.F. et B’n’ai B’rith, peut-on, ou doit-on, comprendre qu’il n’y a donc aucune incompatibilité à avoir la double appartenance G.O.D.F. et B’nai B’rith?
    Ou, dit autrement, y aurait-il au G.O.D.F. des adhérents du B’nai B’rith et, a contrario, parmi les membres du B’nai B’rith, pourrait-on y trouver des initiés du G.O.D.F.?
    Et en poussant le raisonnement plus loin, si le B’nai B’rith a entrepris une démarche, inaboutie donc, avec le G.O.D.F., sait-on si le même type de démarches ont été entreprises avec d’autres obédiences? Et pour quels résultats?
    Enfin, le B’nai B’rith est-il uniquement masculin, ou mixte?

  • 1
    deriemont 17 novembre 2018 à 16:55 / Répondre

    J’ai rencontré les dirigeants du B’Nai B’Rith en 2001 avec Alain Bauer, rue Cadet. Ils sollicitaient une reconnaissance, voire un traité d’amitié avec le GODF. Le simple fait que le recrutement soit basé sur une appartenance religieuse exclu tout accord avec le GODF qui prône à juste titre la liberté absolue de conscience. Nous ne sommes pas allés plus loin dans nos relations.

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