Martinès de Pasqually
portrait supposé (et contesté) de Martines de Pasqually

La réintégration selon Martinès de Pasqually

Par Géplu dans Divers

La Loge d’étude et de recherche Ars Macionica de la Grande Loge Régulière de Belgique organise le samedi 23 février à Bruxelles, 265 rue Royale, une conférence publique sur « La réintégration selon Martinès de Pasqually ».

Le conférencier sera Alain Marchiset. Entrée libre pour tous ceux (et celles) qui sont intéressés. La conférence commencera à 10h30 et sera suivie d’un débat.

A 12h30, lunch sur place pour ceux qui le désirent.
Il faut s’inscrire avant le 18 février auprès du Maître des Banquets, Pierre Noël : pierrefnoel@yahoo.com

.

Martinès de Pasqually, né vers 1726 en France, d’éducation catholique mais sans doute d’ascendance juive, est un des théosophes les plus énigmatiques du XVIII° siècle.
Après une carrière militaire, il s’investit dans le tourbillon du monde intellectuel à tendance spiritualiste de la France de l’époque, le contraire de celui des Lumières qu’on associe trop facilement à ce siècle qui fut celui des contrastes. Son parcours l’amena du sud-ouest de la France, où il développa un système para-maçonnique, à Saint-Domingue où l’attendaient les fièvres tropicales qui ne pardonnent guère (il décéda en 1778).
Son système fut décrit dans un « Traité de la Réintégration des Êtres dans leurs premières propriétés, vertus et puissances spirituelles et divines » qui ne fut jamais publié du vivant de l’auteur. Sa thématique très particulière peut être résumée en quelques mots. Dieu émana l’homme, un androgyne au corps de lumière, qui en raison de sa prévarication (faute) initiale perdit son corps glorieux et se retrouva enfermé dans un corps de chair et exilé sur terre. L’homme déchu ne peut plus qu’espérer sortir de cet état de privation par l’intercession des patriarches (dont le Christ est le dernier) et opérer grâce à eux  une réconciliation avec le Créateur.
Cette doctrine qui est une véritable théosophie sera insufflée par JB Willermoz aux rituels du RER et donnera au rite rectifié une place à part dans le concert des rites maçonniques.

Alain Marchiset est né en 1955. Après un bref passage par l’Université des lettres d’Aix en Provence, il apprend le métier de libraire-antiquaire pendant près de dix ans chez deux libraires parisiens. En 1985, il crée sa propre librairie de livres anciens à Paris 6e, et se spécialise dans les livres curieux, les sciences anciennes et occultes, la franc-maçonnerie, et la philosophie.  À ce jour, il a publié plus de 145 catalogues de vente de livres anciens et rares. En 1988, il devient membre du Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne (SLAM). Elu au conseil d’administration dès 1992, il devient vice-président de 1998 à 2000, puis président de 2001 à 2004. Il en est maintenant Président d’honneur. Il a été élu membre du Comité directeur de la Ligue Internationale de la Librairie Ancienne de 2010 à 2012 (LILA). Il est également membre de la Compagnie Nationale des Experts depuis 1992, et en a été le vice-président de 1998 à 2000.  Il vit aujourd’hui à La Rochelle.

Téléchargez l’invitation : Ars Macionica 23 février

mercredi 30 janvier 2019 43 commentaires
  • 43
    augustin1813 25 février 2019 à 10:57 / Répondre

    Je confirme, Pierre: conférence très instructive et super ambiance au repas qui suivit (le quetsch n’y fut pas pour rien…).
    Merci et félicitations aux organisateurs.

  • 42
    pierre noel 24 février 2019 à 13:09 / Répondre

    La conférence a eu lieu hier matin dans les locaux de la GLRB (Bruxelles) devant une assistance nombreuse (à notre échelle), où se trouvaient des FF et SS de toutes obédiences, mais aussi des « profanes ».
    Le conférencier, Alain Marchiset, a été brillant, clair et simple, reprenant un texte peaufiné et repeaufiné depuis plusieurs années (il en avait donné une version intermédiaire à Marseille il y a quelques années). Beaucoup ont avoué à la sortie qu’ils n’avaient jamais aussi bien compris une oeuvre difficile et rébarbative, dans son écriture, sa sémantique et son (absence d’) orthographe!.
    le débat fut animé, vivant, enthousiaste. Il y fut entre autres question des relations entre St-Martin (qui fut secrétaire de Martinès) et de Chateaubriand (qui en parle dans les Mémoires d’outre-tombe). Le repas fraternel fut illuminé par le Quetsch qu’avaient apporté des FF. luxembourgeois. =

  • 40
    pierre noel 8 février 2019 à 19:00 / Répondre

    Puis-je rappeler que cette discussion qui a dérivé jusqu’aux méandres de l’Euphrate et aux dunes du colonel Lawrence partait de l’annonce d’une conférence sur Martinès de Pasqually où nous vous espérons nombreux ?

    • 41
      Joël 8 février 2019 à 21:05 / Répondre

      Pour ma part, j’ai fourni le texte en pdf, la pièce essentielle de votre thématique.Le reste n’a effectivement que peu d’importance. cf. post 2.

  • 38
    Désap. 8 février 2019 à 09:13 / Répondre

    37 – Ah ! Les Arabes incapables de traduire correctement le grec et leur apport à la civilisation réduite à un zéro emprunté.
    Vous êtes consternant, cher Joël.
    Faudrait sortir un peu de l’église, dehors c’est lumineux.

    • 39
      Joël 8 février 2019 à 11:51 / Répondre

      Et ça marche ! La médecine, l’astronomie, l’algèbre, etc.

  • 24
    Désap. 6 février 2019 à 12:08 / Répondre

    22 – 23 – Comprenons-nous bien,
    à propos des Romains je ne parle pas d’origine, mais de transmission (cf Anciens devoirs) ; je me permets de rappeler qu’entre la chute de Rome et la remise du Vitruve à Charlemagne, on vie principalement dans l’existant, on construit peu, le Roman ne démarre qu’au Xè sc.
    Au delà des marques, des dessins et de leurs connaissances mathématiques, peut-on imaginer les Egyptien ne pas mettre un soupçon de spiritualité dans la réalisation de Saqqarah, des pyramides … ? En fait ce n’est pas un soupçon, c’est qu’ils n’ont mis que cela, l’ornement succombe à la signification et l’exercice du pouvoir royal est entièrement ritualisé.
    Les racines chrétiennes de la FM, je ne les nie pas, je dis qu’elles se discutent, sauf à considérer que les premier et second Testaments apparaissent ex nihilo. Or ce de n’est pas le cas. Ensuite on peut considérer qu’il y a effectivement eu un contact direct et privilégié entre un peuple et « le dieu » (à la manière de Platon :)), mais ceci c’est de la religion, ce n’est plus de la maçonnerie, c’est un postulat subjectif.
    Le principe de la foi en maçonnerie ne démarre pas de la croyance en des écritures. Elle peut l’impliquer bien entendu rien ne s’y oppose, mais c’est moins contingent que cela, c’est d’abord un postulat positif, en contradiction avec le néant et le hasard.
    Au sujet de l’Islam en 15 et 21, il s’agit naturellement de l’actuelle, pas du lumineux Al-Andalus.
    L’ésotérisme chrétien, mouais …, l’ésotérisme, longtemps tout juste toléré dans le judaïsme et condamné par toutes les formes de christianisme, c’est tout de même très essentiellement ce que les arabes nous ont transmis de ce que les Grecs leur ont confié pour que ce ne soit pas détruit par les premiers chrétiens.
    Quant à Euclide et Vitruve, je ne les attribut qu’à l’opératif.

    • 26
      Joël 6 février 2019 à 14:43 / Répondre

      « c’est tout de même très essentiellement ce que les arabes nous ont transmis de ce que les Grecs leur ont confié pour que ce ne soit pas détruit par les premiers chrétiens. »
      Je ne crois pas que les Grecs ont « confié » (mot mal choisi) quoi que ce soit aux Arabes.
      Pour le reste, c’est de la jonglerie verbale.

      • 28
        Bilboquet 6 février 2019 à 16:56 / Répondre

        Effectivement les Grecs n’ont pas confiés quoique ce soit et pourtant…. Nous savons qu’à la cour de Byzance un des cadeaux les plus importants à recevoir était … des livres (sous forme de rouleau ou de codex). Certains personnages (royaux s’entend) ont reçu des centaines de cadeaux de ce type. En plus durant les conquètes arabes certains califs demandaient à des chrétiens d’Orient de faire la traduction de livres présent dans les bibliothèques conquises. En plus non seulement ces livres et ces trauductions venaient d’Al Andalus, mais aussi de Sicile et le sud d’Italie (les Pouilles p.e), mais aussi du Levant et … beaucoup plus qu’on le croyait au paravent.
        L’ésotérisme chrétien … cela existe voir les travaux de M-M Davy parmi bien d’autres. En plus un certain nombre de livres gnostiques étaient connus par l’élite intellectuelle du Moyen-Age. Nous le savons, car p.e. Notre-Dame de Paris à dans son statuaire des informations qu’on ne peut qu’expliquer que par le gnosticisme, car elle ne se réfère pas à une ou autre texte biblique …
        La fonction royale fut de tout temps ritualisé. En plus les pharaons avaient aussi des « obligations » tel que le prof Jan Assmann à pu démontrer, notamment dans des cours qu’il a donné au Collège de France.
        surtout ses obligations sociales, qu’il ne devrait pas trop oublier ! Nous avons à ce sujet toute une littérature du village de Deir el-Medineh … Nos gouvernants actuels devraient en tenir compte, cela éviterais pas mal de problèmes …

      • 29
        Désap. 6 février 2019 à 17:25 / Répondre

        Ce serait bien de développer et non de se contenter de phrases lapidaires un peu faciles ou d’acquiescements qui n’apportent rien de particuliers.

        • 31
          Joël 6 février 2019 à 22:00 / Répondre

          Écrivez clairement et l’on vous répondra clairement. Si c’est possible.

          • 32
            Désap. 7 février 2019 à 02:33 / Répondre

            Manifestement le style lapidaire vous plaît, ne changez rien.

      • 30
        Joël 6 février 2019 à 21:58 / Répondre

        Désap voulait donc dire Byzance et non les Grecs.

        • 33
          Bilboquet 7 février 2019 à 08:10 / Répondre

          Je ne sais pas, mais Byzance était … Grec !

          • 34
            Joël 7 février 2019 à 10:03 / Répondre

            On parle de Byzance ou de Constantinople, ville contemporaine de la conquête arabe. La Grèce, dans notre contexte, correspond à la Grèce antique.

          • 35
            Désap. 7 février 2019 à 10:11 / Répondre

            je n’ai pas osé relevé tellement c’était gros …

            • 36
              Bilboquet 7 février 2019 à 13:27 /

              Oui, et vous oubliez … les turcs seldjoukides ! mais à Byzance on ne parlait pas le byzantin mais du Grec, qui certes à encore peu a voir avec le Grec classique ! mais qui est du Grec quand même ! Comme le Koiné était aussi … du Grec ! Donc Byzance était essentiellement Grec ! Les dernières vestiges du grec ont été évacué par les Turcs quand il y eut le génocide arménien. La Marine Française doit s’en souvenir, car c’est avec la Royal Navy qu’ils ont évacué les derniers grecs de Turquie !
              Voir aussi ne fut ce que : https://fr.wikipedia.org/wiki/Texte_byzantin
              En plus les documents que les empéreurs byzantins donnaient en cadeaux étaient justement des textes en grec classique qui furent par après traduits par les chrétiens d’Orient, par les Juifs et des Arabes en … Arabe !

            • 37
              Joël 7 février 2019 à 14:27 /

              Je me pose la question sur la littéralité de la traduction arabe des textes « grecs ». D’autre part, le zéro constitue l’innovation la plus importante du système des chiffres arabes (tirés soit dit en passant du sanskrit). Pour le reste, vous discutez du sexe des anges.

  • 16
    Rabat 3 février 2019 à 11:05 / Répondre

    Il ne s’agit pas d’un portrait « contesté » de Martinès de Pasqually, ce n’est pas son portrait et celui que vous montrez vient de Léo Taxil… une référence ! Pourtant, nous voyons régulièrement ce portrait utilisé lorsqu’il est question du fondateur des l’ordre des Elus coëns. En réalité, il n’existe aucun portrait de ce personnage étonnant.

    https://www.philosophe-inconnu.com/un-faux-portrait-de-martines-de-pasqually/

    • 17
      Joël 3 février 2019 à 15:30 / Répondre

      Je croyais cette histoire connue. Étonnant que personne n’ait réagi comme vous l’avez fait. Hibernation maçonnique, sans doute.
      A lire : Jean-Luc Vivenza, L’influence des Élus Coëns sur le Rite Écossais Rectifié, éd. Mercure dauphinois. Ceci dit, les réserves sur la réalité de ce portrait sont éclairantes. Il fallait bien illustrer l’article.

  • 12
    pierre noel 1 février 2019 à 20:53 / Répondre

    L’histoire des idées, leur déroulement dans le temps, (l’épistémologie pour faire intelligent!) n’est pas un long fleuve tranquille mais un sujet passionnant et plein d’embûches. La « croyance » ou l' »adhésion » n’ont rien à y faire. Seul compte l’intérêt de l’observateur curieux de tout ce qui est humain.
    Qu’il s’agisse de Platon ou d’autres (donc de Martinès), la démarche est la même.

    • 13
      Joël 1 février 2019 à 23:08 / Répondre

      Merci pour cette prose lénifiante.

  • 11
    Bilboquet 1 février 2019 à 18:56 / Répondre

    Joël, je l’ai lu aussi, ainsi que certains autres textes de Martinès.
    Et je n’y adhère pas plus que toi.
    Mais dans certains milieux maçonniques on y adhère. Comme se sont des FF:. et SS:. je respecte leurs choix quoi que soient leurs motivations …

    • 15
      Désap. 2 février 2019 à 14:02 / Répondre

      C’est tout de même un peu une « dérive » de la maçonnerie du Saint Empire, le CBCS c’est un peu tiré par les cheveux maçonniques et tout court.
      Le RER est rapidement tombé désuétude, son « réveil » n’en fût jamais un.
      Son essor depuis une petite quinzaine d’années semble être une réponse comme identitaire face à un Islam exubérant.

      • 18
        Lanterne 4 février 2019 à 17:25 / Répondre

        Je cite « Son essor depuis une petite quinzaine d’années semble être une réponse comme identitaire face à un Islam exubérant »
        .
        Intéressante analyse. C’est sans doute une peu vrai mais j’ajouterai aussi un autre facteur au moins aussi important. C’est celui d’une maçonnerie déspiritualisée au maximum qui pousse peut-être à se raccrocher à un rite comme celui-ci…
        .
        A+

        • 19
          Désap. 5 février 2019 à 10:55 / Répondre

          Le RER se décline très majoritairement dans les GGLL pratiquant une maçonnerie traditionnelle et au plus près des rituels originaux, le point que tu soulèves me semble plus anecdotique.
          Vu ce que l’on nous rabâche également depuis une petite quinzaine d’années « les racines chrétiennes de la franc-maçonnerie », ce qui est discutable, la teinture résolument religieuse de la GLNF (voir le sommaire du prochain Cahiers V.d.H, c’est édifiant) il pourrait également s’agir d’une forme d’entrisme ; c’est entre autre ce soupçon qui causa la désaffection du rite jusqu’à récemment.

          • 20
            Joël 5 février 2019 à 13:25 / Répondre

            Les racines chrétiennes de la FM sont irréfutables (17-18e siècle). Le rapport avec l’Islam est aberrant(cf. post 15).
            « Identitaire » est par ailleurs une terminologie d’extrême droite…
            La réflexion de Lanterne est nuancée et pertinente.

            • 21
              Désap. 5 février 2019 à 17:52 /

              Irréfutables, hmmm …
              la maçonnerie est transmise par les Romains, les anciens devoirs nous informent ; elle a pour écritures la Bible dans un contexte dépourvu de choix, cependant ses principes sont établis sur les Arts libéraux pour le spirituel et Pythagore, Euclide, Vitruve pour l’opératif, c’est donc discutable.
              Le rapport à l’Islam ? la résurgence de ce rite religieux en parallèle de celle d’un Islam/isme de plus en plus menaçant.
              Si l’extrême droite est propriétaire du vocabulaire, on va avoir du mal à s’exprimer et bien se faire comprendre.

            • 22
              Bilboquet 6 février 2019 à 07:20 /

              il y a du vrai dans les racines antiques du FM (je ne dirais pas … romaine). Effectivement l’égyptologie nous montre que les constructeurs égyptiens avaient l’habitude d’utiliser des « marques » et des « dessins » souvent très élaborés durant les constructions. ils avaient aussi des connaissances mathématiques (jusqu’à l’équation du 2nd degré !) et même en cartographie.
              Que les racines chrétiennes sont aussi évidentes dans les rituels compagnonniques, est aussi évident. Voir le livre de Jean-François Ferraton (Lyon la Clef des Arts), Rites et mystères chrétiens des Compagnonnages.
              Et les rapports avec l’Islam existent aussi … L’art chrétien a été influence par celui du Sud de l’Espagne et cela est aussi avéré …

            • 23
              Joël 6 février 2019 à 08:07 /

              Les racines de la FM sont principalement vétéro-testamentaires et chrétiennes. Cf. légende d’Hiram, Temple du Roi Salomon. Chrétiennes : il fut un temps où le grade de Souverain Prince Rose-Croix était la clé de voûte du système des grades dans de nombreux rituels. Impossible de nier son caractère chrétien ou pour le moins christique voilé d’ésotérisme. Euclide, Vitruve, c’est du pipeau à côté de ce qui précède… Sans compter les messes d’obligation, principalement le 27 décembre, jour de Saint Jean l’évangéliste. etc.

            • 25
              Lanterne 6 février 2019 à 13:59 /

              Lorsque l’on parle d’origines de la maçonnerie, je pense qu’il ne faut pas confondre le contexte culturel et l’essence de l’initiation.
              De la même façon qu’il ne faut pas confondre cérémonie et rite.
              .
              Le terreau culturel de la maçonnerie c’est le christianisme. Ce n’est pas parce que les égyptiens faisaient des marques que cela permet d’établir une continuité, cela ne montre seulement qu’une similitude de pratiques, rien de plus.
              .
              Maintenant sur la « nature » de l’initiation il me semble que cela est bien plus complexe, parce que les formes rituelles ou l’impétrant joue symboliquement le rôle d’un personnage mythique existait déjà dans les anciens mystères grecques.
              .
              quand au « corpus » culturel symbolique c’est à dire les outils principalement, ils sont d’essence pythagoricienne en raison de leur rapport à la géométrie et à l’art du trait. Les outils sont le symbolisme majeur du maçon, bien avant le Temple ou la bible car ils renvoient au processus initiatique lui-même.
              .
              En fait selon la perspective on peut rattacher la maçonnerie à tel ou tel courant.
              .
              Il ne serait pas faux de montrer que la bible sert de base dans les rites maçonniques et que le Coran aurait du mal à y trouver sa place. Ce n’est pas jugement , c’est un fait.
              .
              En conclusion je dirait que la maçonnerie est un syncrétisme et non une synthèse, elle puise dans beaucoup d’endroit et de traditions ce qui rend donc cet échange des plus difficile…
              .
              Un exemple très simple de syncrétisme, que viennent faire le sel le soufre et le mercure dans l’art de bâtir ? Ce n’est pas un symbolisme maçonnique mais alchimique. Et on pourrait multiplier les exemples de ce genre.
              .
              Donc attention car il est facile de montrer une chose et son contraire…
              .
              Et c’est un maçon égyptien qui vous le dit !!

            • 27
              Joël 6 février 2019 à 14:46 /

              Lanterne. C’est une bonne synthèse à laquelle j’adhère.

  • 5
    pierre noel 30 janvier 2019 à 20:18 / Répondre

    Le dernier n° d’AM est le n° 27 de l’année 2017. Le prochain n° 28 sortira en février 2019. Le texte des conférences est publié dans le n° de l’année (mais qui ne sort qu’en février de l’année suivante).

  • 3
    pierre noel 30 janvier 2019 à 17:46 / Répondre

    Dans certains milieux (surtout parmi les « rectifiés »), beaucoup connaissent l’existence du Traité de Martinès, certains en possèdent une édition (soit celle, vieillie, des Etudes Traditionnelles, soit celle plus récente d’Amadou), quelques-uns ont tenté de le lire, bien peu sont arrivés au bout (la lecture en étant particulièrement ardue). Une présentation synthétique et claire ne fera certainement aucun tort à qui est intéressé par ce sujet difficile!

    • 6
      Joël 30 janvier 2019 à 20:54 / Répondre

      Au 21e siècle, qui peut accorder quelque crédit à ce que je considère comme un fatras ?
      cf. mon post 2 et le pdf

      • 7
        Bilboquet 31 janvier 2019 à 09:18 / Répondre

        Ce que les uns considèrent comme »fatras » ne l’est peut-être pas les autres. Tolérance mon cher, accepter l’Autre tel qu’il est et dans ses choix, voilà ce qui est maçonnique !

        • 8
          Joël 31 janvier 2019 à 14:39 / Répondre

          Pourquoi pas ? Il y a bien des gens qui croient en l’Assomption de la Vierge… Et d’autres chrétiens non. Ce que vous me proposer c’est : « tout se vaut ». Sans jeu de mot.

          • 9
            Bilboquet 1 février 2019 à 09:46 / Répondre

            Joël :):):) ta réponse m’a fait rire .. avec le sans jeu de mot…
            La Tolérance est une manifestation d’Amour et même si je n’accepte pas tes pensées, je te défendrai pour que tu puisses les exprimer … (Un certain Voltaire). C’est pour cela que ce que tu considères comme « fratras » ne l’est pas pour d’autres (il y en a quelques millions qui y croient). Je suis chrétien protestant et maçon, membre d’une L:. qui s’ouvre à la G.A.D.L.U. et où chacun s’exprime avec ses convictions. J’ai des FF:. et amis qui sont p.e. athée. Ils m’ont beaucoup appris et j’ai un grand respect pour leurs convictions et pensées. Mais ils ne m’ont jamais convaincu que je croyais dans du … fatras.

            • 10
              Joël 1 février 2019 à 11:23 /

              Je suis tolérant : cela ne me dérange nullement que tu croies à ce fatras. De plus, ma liberté d’expression m’autorise à dire que selon moi cette « théosophie » basée en grande partie sur l’Ancien Testament (la Genèse en particulier) ne repose sur rien de sérieux. C’est sorti tout droit de l’imagination d’un original. Et j’ai lu le texte, moi.

  • 2
    Joël 30 janvier 2019 à 14:36 / Répondre

    Pour les amateurs du genre, voici le Traité en question
    https://arbredor.com/ebooks/TraiteReintegration.pdf

    • 14
      luciole 2 février 2019 à 11:57 / Répondre

      Merci Joël.

  • 1
    bilboquet 30 janvier 2019 à 12:14 / Répondre

    J’espère que la conférence sera publiée ou enregistrée, car je suis intéressé mais pas disponible ce jour …

    • 4
      yonnel ghernaouti, YG 30 janvier 2019 à 18:29 / Répondre

      Je ne vois pas de raison pour que la Respectable Loge « Ars Macionica » n°30, Loge de recherche de la Grande Loge Régulière de Belgique n’édite pas, dans un prochain numéro, cette conférence publique sur « La réintégration selon Martinès de Pasqually ». Le dernier ouvrage annuel « Acta Macionica » étant le n°27 de l’année 6007, disponible sur https://arsmacionica.net/acta-macionica-n-27/

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