officiers GO Empire

Les annuaires du GODF sous le Premier Empire

Par Estelle Prouhet dans Contributions

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La Bibliothèque du Grand Orient de France
met en ligne les annuaires de l’obédience sous le Premier Empire

Au début du XIXe siècle, le Grand Orient se manifeste de nouveau publiquement. C’est à partir de la fin décembre 1801 qu’il reprend la politique qui était la sienne avant 1789. Nouveaux locaux, circulaires régulièrement envoyées aux Loges, fêtes solsticiales, « concordats » d’union avec différents rites et nomination d’un Grand Maître : Joseph Napoléon (1805-1815). D’autres grands noms marquent ce début de siècle : Cambacérès, le maréchal Masséna, Murat, Lacépède, Lalande, Beurnonville, en autres. De nouveaux statuts et règlements voient le jour en 1806.

Le Grand Orient développe un discours moral et universaliste comme en témoigne la réception de l’ambassadeur de Perse – musulman – Askeri-Khan en 1808 ou la circulaire du 9 août 1811 qui rappelle que les Israélites ont pleinement leur place dans les Loges. Plusieurs décisions de l’obédience marquent son soutien à l’Empire, certaines assez inattendue comme l’achat de chevaux pour l’armée en 1813 à la suite à l’échec de Napoléon en Russie !

La Bibliothèque met en ligne 10 années des Calendriers Maçonniques du Grand Orient De France : 1802, 1804, 1807-1812, 1814-1815. L’annuaire de l’année 1815 n’avait pu être édité mais, en 1840, le Secrétaire Général du Grand Orient demande au F⸫ Serigne de le reconstituer pour pouvoir en présenter une série complète. Ce rarissime annuaire manuscrit a pu être retrouvé et acheté par la Bibliothèque il y a une dizaine d’années.

Ces petits volumes présentent une introduction sur l’organisation générale du Grand Orient puis l’annuaire proprement dit des responsables nationaux et locaux de l’obédience année par année.

Bonne découverte…

Estelle Prouhet
Bibliothécaire de la bibliothèque du GODF

mercredi 01 mai 2019 11 commentaires
  • 11
    lowies jean 6 mai 2019 à 14:05 / Répondre

    Louheigne
    Manneken-Pis se situe rue de l’étuve n*46 – au coin de la rue du Chêne

  • 8
    pierre noel 2 mai 2019 à 16:11 / Répondre

    Qu’un Français ne connaisse pas la rue du chêne se comprend aisément, mais nommer son habitant le plus connu (Manneken-Pis) devrait suffire, même à Tokyo.

    • 9
      lazare-lag 3 mai 2019 à 07:27 / Répondre

      Bien que n’étant pas à Tokyo, merci pour ce retour, en tout point conforme d’ailleurs à ma propre conclusion.
      Par contre, soif toujours non étanchée s’agissant du SCPLB. Dommage…
      Comme dit précédemment, on le supposera belge à cause du B.
      Et le couple de lettres SC peut être pour moi une éventuelle piste.
      Mais s’agissant d’une hypothèse, il peut y en avoir d’autres, comment en être sûr?
      D’autant que le flou demeure pour PL.
      Mais je suis sûr qu’on va y arriver,on y croit!
      Avec les gens de bonne volonté on y arrive toujours.

      • 10
        Philippe MICHEL 3 mai 2019 à 09:03 / Répondre

        …Pour La…

        Comme le SCPLF…

  • 6
    pierre noel 2 mai 2019 à 11:51 / Répondre

    La bibliothèque du SCPLB a une collection presque complète de ces Annuaires, réunie par George Deny, disparu il y a une dizaine d’années. C’était un Libraire-antiquaire bien connu, installé rue du chêne (en face de Manneken-Pis!) Sa boutique était le lieu de rendez-vous des amateurs de vieux livres (il aimait par dessus tout la production littéraire, maçonnique scientifique, érotique ….du XVIII° siècle).
    Il fut 10 ans Bibliotécaire du SCPLB.

    • 7
      lazare-lag 2 mai 2019 à 15:17 / Répondre

      MTCF Pierre, enfin je te crois F:.,loin de moi l’idée de chercher à heurter qui que ce soit, mais ici nous sommes sur un blog international (Hiram.be; Hiram.fr; et enfin Hiram.eu), donc largement diffusé et largement francophone.
      Donc tu es lu par des français, même d’outre-mer,des belges, même d’outre-quiévrain, des helvètes, même d’outre-sarine, des québécois, d’outre-atlantique, et même si Alexandre Vialatte n’est plus là pour nous le confirmer, par autant de congolais que d’auvergnats!
      Donc, désolé d’avoir à le souligner, mais Rue du Chêne, sans autre précision, on ne sait pas du tout où c’est.
      Heureusement que l’allusion au Manneken-Pis réduit tout de suite le champ des investigations à la seule Bruxelles!
      Dans le même ordre d’idées, et par déduction fortuite, on supposera grâce au B final que SCPLB est un « truc » belge, non détaillé plus avant et c’est fort dommage.
      L’objet SCPLB est-il profane ou maçon?
      Comment le savoir?
      Comme je suis (pardonnes-moi mon petit côté facétieux et espiègle français)encore en âge de croire au Pierre Noël, je pense que nous n’allons pas tarder à avoir une réponse.
      En espérant n’avoir au passage vexé personne! Ce n’est surtout pas le but.

  • 5
    Philippe MICHEL 2 mai 2019 à 11:27 / Répondre

    Petite précision : 3 autres années sont disponibles : 1786, 88 et 89…

  • 4
    Augustin1813 2 mai 2019 à 10:14 / Répondre

    Génial. Un plus pour les chercheurs qui va aussi m’aider à parfaire quelques notes.
    Merci!

  • 3
    Philippe MICHEL 1 mai 2019 à 21:59 / Répondre

    Merci Estelle… j’ai utilisé les annuaires pour mettre à jour les annexes d’un travail que je présente vendredi 😉

  • 2
    PIERRE MOLLIER 1 mai 2019 à 11:37 / Répondre

    Ils sont très très rares – et je les ai traqués pendant des années ! – mais nous avons au Musée des décors d’Officiers du GO sous le Consulat et sous l’Empire. Tu en trouveras des reproductions dans mon article « Des sautoirs couleur Aurore !… si les décors du Conseil de l’Ordre m’étaient contés » – avec la modestie qui caractérise le vrai maçon je renvoie à mes propres travaux 🙂 – dans le numéro 63 des « Chroniques d’Histoire Maçonnique ». En fait, comme tous les éléments qui n’ont pas de connotation philosophique particulière, les décors de la Chambre d’Administration devenue Conseil de l’Ordre en 1854 sont restés extrêmement stables au fil des siècles. Les actuels décors du Conseil de l’Ordre sont très proches de ceux édictés par Cambacérès en 1805.

  • 1
    yonnel ghernaouti, YG 1 mai 2019 à 06:14 / Répondre

    Un grand merci à Estelle Prouhet pour sa contribution au sujet de la Bibliothèque du Grand Orient de France et de la mise en ligne des annuaires de l’Obédience sous le Premier Empire.
    Consultant le « Calendrier maçonnique à l’usage des Loges de la correspondance du GO de France, pour l’an de la VL 5811 » (Paris, imp. du GO), en page 13, nous apprenons, notamment, que les membres du GODF portaient, à cette occasion, une marque distinctive (vêture particulière pour les Frères, les Officiers d’honneur et/ou ordinaires, représentants des Loges : rubans, cordons et tabliers, etc.).
    Y a-t-il, au sein du musée de la franc-maçonnerie, de tels décors exposés ?

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