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Analogie du Compagnon du Rite Français et de l’Opératif de Stretton

Par Pierre Noël dans Contributions

Lors de la réception au grade de Compagnon, le « Régulateur du Maçon » (exposant le rite selon le GODF 1786-«1801») décrit cinq voyages représentant chacun une année d’apprentissage. On peut remarquer que ces cinq voyages correspondent presque exactement aux cinq degrés du système de Clément Stretton revus par John Yarker, donc de la Worshipful Society of Free Masons, Rough Masons …. (familièrement appelée les « Opératifs » et déjà discutée ici dans Hiram.be)

Premier voyage du « Régulateur » : « (le néophyte doit) s’instruire de la qualité et de l’emploi des matériaux, se perfectionner dans la pratique de la coupe et de la taille des pierres qu’il a dû apprendre à dégrossir à l’aide du maillet et du ciseau pendant son apprentissage » (Rég. Grade de Compagnon p 11). Les « Indentured Apprentices » (I° degré de Stretton) devaient « scrabble » (gratter ou griffer) au moyen d’un « gavel » (marteau dont une face est plate, l’autre biseautée) et d’un ciseau les pierres brutes apportées des carrières et les dégrossir (à la moitié à peu près du volume initial).

Deuxième voyage (compas et règle) : « Acquérir les élémens (sic) de maçonnerie pratique. Tracer des lignes sur les matériaux dégrossis et dressés » (id. p 12), c’est-à-dire apprendre à tailler la pierre et lui donner la forme et les dimensions requises. C’était la tâche du « Fellow of the Craft » (II° degré de Stretton). « The Fellows of the Craft shaped the stones received from the Apprentices true to the size required » (les travailleurs qualifiés conformaient les pierres selon la taille requise).

Troisième voyage (règle et levier) : « Apprendre la conduite des pierres et des matériaux taillés, amener la pierre taillée sur le chantier et déterminer sa place dans l’édifice, juger par leur forme de la place de laquelle ils sont destinés » (id p 13). Pour cela, il faut s’assurer que les pierres taillées s’ajustent bien l’une avec l’autre, ce que faisaient les « ajusteurs » (Fitter and Marker, III° degré de Stretton) sur un modèle ou gabarit en deux dimensions à même le sol (c’est l’actuel tableau de loge)) : « The Fitter and Marker was to fit the stones one to another, by laying out them on the ground according to a template or pattern and by making such minor adjustments as might be required. » (les ajusteurs ajustaient les pierres  sur un modèle posé à même le sol, y apportant les corrections nécessaires).

A l’inverse du système anglais, le « Régulateur » ne parle nulle part de ‘marquer la pierre’, ce qui est pourtant indispensable à la bonne exécution du travail à chacune de ses étapes ! Il n’est pas question non plus du piton métallique simple, double ou triple, assurant la cohésion des pierres entre elles (« The traditional method of joining the stones was by brass tees let into the stone and finally run-in with molten lead. For joining two stones, a double tee would be used »). Le piton de cuivre placé dans la pierre était ensuite noyé dans du plomb fondu, ce qui assurait la solidarisation de l’ensemble. “ Tee” et “Tau” étant probablement le même mot, le « triple tau » de l’Arc(h)e Royal(e) en dériverait.

Quatrième voyage (équerre et règle) : « Construction et élévation, vérification de la pose des pierres (à leur place dans l’édifice) et des matériaux » (id p 14). C’est la fonction du « Setter Erector », IV° degré de Stretton (« Their work was to assemble the stones and to erect them as part of the fabric of the building. These masons must have been acquainted with the methods of raising heavy weights ». D’où l’usage du « levier » du 3ème voyage de l’apprenti français pour lever de lourdes charges),

Cinquième voyage : étude de la théorie. Mutatis Mutandis, cela correspond au v° degré de Stretton (« Intendent, Overseer and Warden ») qui est un grade de direction et de supervision, à la fois de la qualité de la pierre, de la perfection de la taille (d’où le rejet éventuel) et de la compétence des ouvriers.

Cette « greffe opérative » s’est faite tardivement en Franc-Maçonnerie française car ces développements « techniques » sont absents des premières divulgations françaises de 1740-1760 et n’apparaissent que dans la deuxième moitié du XVIII° siècle. R Guilly parlait à leur sujet d’une « deuxième vague » d’influences anglaises (voir Thierry Boudignon : Le néo-opérativisme dans la fm spéculative anglaise et française à la fin du XVIII° siècle et au début du XIX° siècle RT 118-119, 1999 : 103-118). Elle ne peut être indigène, puisque le Régulateur décrète dans ses « Préalables » ; « Rarement on admettra un artisan, fût-il maître … Jamais on n’admettra les ouvriers dénommés compagnons dans les arts et métiers » (p 5)

Remarquons que ni Guénon ni les auteurs (Dat, Gagne, Girard-Augry, Guyot…) qui ont soit porté au pinacle soit condamné sans appel cette maçonnerie « opérative » (quoique putative) n’ont parlé de cette similitude, sans doute parce qu’ils n’avaient jamais lu les rituels de la Worshipful Society qui ne sont pratiqués qu’en langue anglaise par un nombre limité d’adeptes, tous par ailleurs membres de la GLUA ou d’une obédience amie. De même, les commentatrices anglaises, Amy Bothwell-Gosse (1) et Marjorie Debenham (écrivant dans The Co-Mason devenu plus tard The Speculative Mason) de la maçonnerie Stretton-Yarker n’en ont jamais parlé, mais pour la raison inverse : elles ne connaissaient sans doute pas le Régulateur du Maçon et la maçonnerie de rite français.

La parenté évidente entre le rituel de compagnon du « Régulateur » avec les rituels de la maçonnerie « opérative » Stretton-Yarker amène aux relations entre la maçonnerie « Moderne » anglaise et celle du GODF.

Il est devenu banal d’affirmer que la maçonnerie « de rite français » est l’héritière directe de la maçonnerie londonienne de 1720-1750. Je ne suis pas convaincu que ce soit tout à fait exact ! Héritière elle peut l’être, mais alors bien infidèle. Le rite que j’aimerais appeler protofrançais des années 1735-1770 avait essentiellement pour base les usages et catéchismes dévoilés par S.Prichard en 1730. Or cette maçonnerie « Modern » anglaise n’a guère fait allusion à la pratique opérative et ne s’est véritablement envolée qu’avec les dissertations de W. Hutchinson et les rituels de W. Preston, de J. Browne et de W. Finch (tous datant d’entre 1775 et 1802) qui n’ont pas été repris par la maçonnerie française. Pendant ce temps-là la Maçonnerie pratiquée (« Three Distinct Knocks » de 1760 ou « Jachin and Boaz », 1762) par les soi-disants « Anciens » ne contenaient dans le deuxième degré rien qui évoque une éventuelle tradition opérative en général ou le travail de la pierre en particulier. C’est dans les développements « Modernes » cités plus haut que se trouvent les développements sur la Géométrie, l’Astronomie, les cinq sens, les cinq styles architecturaux (les colonnes), les Arts Libéraux (déjà évoqués dans les « Anciennes Constitutions » britanniques) et la description de la Chambre du Milieu avec son « Symbole Sacré » (2). Le « Régulateur » fait « montrer » (dans mon exemplaire [photo en illustration du titre de cet article], la lettre r est effacée, c’est de « monter » qu’il s’agit !) au récipiendaire les cinq degrés du Temple (3), et, lorsqu’il sera parvenu au cinquième, de considérer l’Etoile Mystérieuse (« symbole de ce feu sacré dont le GA de l’U a formé nos âmes ») portant la Lettre G (« monogramme d’un des noms du Très-Haut » ou plus simplement « Géométrie ») au centre.

Ce qui semble le plus manquer à la maçonnerie française du temps, c’est le caractère convivial de la tenue où tout se passe à table (bien fournie en punch, ale et tabac !), les échanges de questions/réponses entre le maître de la loge et les assistants, les « instructions » (les « charges ») aux Frères, la courtoisie des échanges et la bonne humeur de tous, aimablement décrite par le Rév Dr Oliver.

En revanche, la maçonnerie de Stretton, sûrement compassée et sérieuse à la meilleure mode édouardienne, devrait plaire aux Francs-Maçons « sérieux » d’aujourd’hui.

Pierre Noël

1) Membre du DH anglais, elle était entrée en correspondance avec Stretton sans spécifier qu’elle était une femme. Lorsqu’il s’en aperçut, il lui conféra les degrés de son système.
2) lllustration du quatrain de S. Prichard, 1730 :
By Letters Four and Science Five
This G aright doth stand,
In a due Art and Proportion,
You have your Answer, Friend.
Les « quatre lettres », c’est le Tétragramme ; la 5° science, c’est la Géométrie.
3) Le « Régulateur » réserve la chambre du milieu aux Maîtres.

vendredi 03 mai 2019 30 commentaires
  • 30
    Désap. 9 mai 2019 à 10:49 / Répondre

    Je ne connais pas le rituel du GODF, en revanche j’ai pu constater que les rituels RF de la GLNF et de la GL-AMF qui se revendiquent conformes au Régulateur le sont à quelques détails près, mineurs et réduits à des formulations qui relèvent de différences avec la langue du XVIIIè. Si tu le souhaites, cher Pierre (oui, je cesse de vouvoyer un frère, ça s’fait pas) je peux te les faire parvenir par voie électronique.
    Si l’on ne fait que peu d’allusions au travail de l’Apprenti, à l’exception du cinquième qui préfigure ce que recouvrera la maitrise, chaque voyage fait état de comparaisons de manière à bien situer la différence entre les deux grades au point de vue de la nature du travail. Mais surtout le grade de Compagnon inaugure un point fondamental qui caractérise le Maçon : la responsabilité en tout point. Vis à vis de ses frères Apprentis dont il a la charge de leur apprendre le Métier, de ses actes couvrant l’exécution de son travail, sa capacité de décision par la prise de conscience des conséquences que celle-ci aura dans la poursuite du chantier et naturellement dans la réalisation de l’édifice conforme au plan de l’architecte (le Maitre), enfin vis à vis du Maitre dans la rigueur que le Compagnon mettra à acquérir le Métier de manière à être en capacité de le transmettre de la manière la plus juste aux Apprentis, la boucle est bouclée.
    Par ailleurs, il est important de noter que le rituel de Compagnon dans sa cérémonie de passage, contrairement à celle d’initiation, ne comporte aucune épreuve. C’est une suite de descriptions d’actes opératifs dont on déduit une réflexion spéculative. Ceci est capital à la compréhension du Grade.
    Je me souviens de l’article d’un frère de grande notoriété, faisant état de l’inutilité du Grade de Compagnon. Il me semble même qu’il en a fait un livre.

  • 29
    pierre noel 8 mai 2019 à 21:27 / Répondre

    Le dernier rituel « officiel » du GODF que je possède date de 1984. Le 2ème grade comporte bien cinq voyages mais on n’y fait aucune allusion aux années d’apprentissage (on y parle des cinq sens, de l’art, de la science, de l’humanité et de la « glorification du travail » pp 9-13). Seule vestige d’autrefois, le candidat porte des outils lors des quatre premiers voyages.
    Bien différent est le rituel du Rite français traditionnel de René Guilly, daté de 1970. Remarquablement intéressant, il se présente sous forme de question/réponse dont 83 concernent le « passage » au grade de compagnon. Les étapes successives du travail de la pierre sont précisément décrites (questions 13 à 61), dépassant de très loin les indications sommaires du « Régulateur » et les sources en sont méticuleusement citées en un fascicule séparé de 6 pages.
    L’ensemble est d’une qualité exceptionnelle mais il reste une reconstruction à la Viollet-le-Duc d’un rituel qui n’a jamais existé ! Il est d’un intérêt majeur pourvu qu’on n’oublie pas qu’il est aussi artificiel (au sens propre du mot « artifice », qui n’a rien de péjoratif).
    L’auteur annonce que son travail est la synthèse d’une tradition continue passée d’Angleterre en France vers 1725. De nombreux textes permettent de suivre l’évolution de cette tradition, soit en Ecosse en et en Angleterre de 1696 à 1760 environ soit en France de 1735 au XVIII° siècle. « Cette tradition, si l’on excepte le changement de milieu social (des maçons opératifs aux aristocrates anglais et français) et de langue, origine d’erreurs de traduction, n’a connu aucune rupture ». (Introduction au Tuileur complet des trois grades, René Désaguliers, 1970, p.1)

  • 26
    Désap. 6 mai 2019 à 22:20 / Répondre

    24 – Fais-moi grâce de la messe, je n’y ai jamais cru, je ne crois en rien, je ne cherche qu’à comprendre, raison pour laquelle je ne suis ni septique, ni athée.
    Durant tous le XVIIIè les capitaines ont cherché à prendre le contrôle des métiers compagnonniques.
    S’ils n’attaquaient pas physiquement les maitres, c’était un crime passible de mort, ils les privaient de main d’œuvre, jusqu’à s’employer eux même, ce qui était formellement interdit et puni des plus lourdes amendes.
    Cette attitude qui préfigure tout le mouvement ouvrier de la deuxième moitié du XIXè et du XXè était à ce point abjecte qu’elle faillit couter la disparition du compagnonnage, d’ailleurs aujourd’hui réduit à une expression si peu significative que les grands chantiers actuels leur échappent en grande partie.
    Ça commence à bien faire cette manie de Renaissance Traditionelle pour la Franc-maçonnerie et du Musée du Compagnonnage d’insulter toute personne qui ne boit pas vos légendes.
    Je m’arrête là aujourd’hui, mais sois sûr que tout ceci ne fait que commencer.
    Les votres je ne sais pas et peut-être sont-ils érodés par la notoriété, mes outils sont quant à eux chaque jour aiguisés sur la pierre cubique à pointe puisqu’il s’agit de se mettre à ce niveau.
    Bonne soirée également.

  • 25
    pierre noel 6 mai 2019 à 18:53 / Répondre

    Faut-il rappeler que la maçonnerie « opérative » Stretton-Yarker est, d’abord et définitivement, Anglaise jusqu’au bout des ongles ? On n’a jamais parlé outre-Manche du ou de de « Compagnonnage » tel qu’il fut développé depuis des siècles en France, sinon dans les ouvrages érudits de Gould, Sadler et autres dans un chapitre introductif. C’est à un point tel que jusqu’il y a peu les « Assemblages » de Loges Opératives « from abroad » (comme ils disent) se réclamaient d’une espèce de « territorialité », à la manière des ambassades et autres territoires diplomatiques.
    Qu’il y ait une évidente analogie entre un grade « français » (le deuxième) et la progression « opérative » n’en est que plus remarquable. Où Yarker a-t-il pu trouver cette concordance ? Je n’en sais rien. Est-ce dans le « Régulateur » ? C’est possible ? Mais une autre piste est possible. On sait que Yarker fut « honoré » par les FF « égyptiens » de toutes parts, Misraim, Memphis ou les deux combinés. Or le deuxième degré de Misraim (1820), né de l’imagination fertile de bas-officiers de l’armée d’Italie, n’était, en ce qui concerne les grades « bleus », qu’une copie du Régulateur (si l’on en croit R.Ambelain, «Franc-maçonnerie d’autrefois. Cérémonies et rituels des rites de Misraim et de Memphis, Ed R. Laffont, 1988 : 232-242 »).
    Peut-être fut-ce la source de Yarker ? Après tout il en était le chef putatif.

    • 27
      Désap. 6 mai 2019 à 22:28 / Répondre

      Vous tenez en telle aversion toute filiation opérative qu’il ne peut vous venir à l’idée que ces maçons aient pu comprendre ce qui vous échappe de manière quasi caricaturale.
      Nous aurons l’occasion d’en reparler. Je note, comme c’est le cas de votre compagnon de fortune sur ce fil, que vous ne répondez qu’aux questions que vous vous posez à vous-même.

      • 28
        Désap. 6 mai 2019 à 22:50 / Répondre

        Je précise qu’il est bien entendu dans mon esprit que le compagnonnage français post-gothique n’est d’aucune filiation avec la franc-maçonnerie.
        Le seul exercice qui puisse être exemplaire et régulier du point de vue maçonnique ne peut qu’être le gothique pour des raisons tellement évidentes qu’elle ne nécessitent aucune justification.

  • 18
    Désap. 6 mai 2019 à 15:50 / Répondre

    16 – Cher Jean-Michel, pour qu’il n’y ait pas de confusion, je précise que j’entends toujours par « métier » celui de la construction et plus spécialement celui de la pierre dont la quasi totalité des architectes du moyen âge sont issus.
    Certes, l’architecte est le premier des ouvriers (quoique ceci me fasse penser à cette notion plus qu’erronée d’éternel apprenti), mais ont n’occultera pas qu’il est passé bien réellement de l’équerre au compas, de la taille de la pierre à la planche à tracer, ce qui lui donne l’autorité et la responsabilité du chantier auxquelles aucun compagnon ne peut prétendre et qui définit la qualité de maçon telle qu’elle était envisagée sur les grands chantiers médiévaux. Enfin, voilà ce que j’ai retenu de lectures d’ouvrages majoritairement issus de chercheurs et universitaires profanes, certes, mais dûment titrés.
    En ce qui concerne le compagnonnage du XIX sc., toujours selon de semblables auteurs, je pensais que celui-ci provenait d’une révolte contre les maitres de loges (les entreprises de l’époque), du fait de l’impossibilité d’accéder à la maitrise, en termes actuels l’impossibilité de diriger ou de créer une entreprise.
    Ceci, issus des mêmes sources, aurait eu pour conséquences d’une part une certaine perte de savoir faire et nombre de grèves, d’autre part ce serait ce qui aurait conduit les maitres d’oeuvre à constituer l’Ordre des architectes.
    Quant au risque de prise de contrôle du GODF qui aurait motivé les consignes du Régulateur, je confesse qu’il s’agissait de ma production en simple déduction logique de ce qui précède, il n’en est donc rien. Tu nous dis que les compagnons du Devoir n’étaient pas concernés par cette consigne, mais je m’interroge tout de même sur la capacité, voire la volonté, des franc-maçons à distinguer compagnons « tout court » et « du Devoir », ceci ne serait-ce que pour des questions de simplicité de manière à ne prendre aucun risque (nous sommes très tôt après les évènements les plus marquants de la fin du XVIIIè en France) vis à vis de membres de loges spéculatives presqu’exclusivement composées de militaires, hauts fonctionnaires et nobles ayant changé leur titre en grand bourgeois ou entrepreneurs à la faveur de la Révolution.
    Tu pourras nous en dire plus à propos de cette distinction du Régulateur entre qualité de compagnon.

    • 19
      Désap. 6 mai 2019 à 16:12 / Répondre

      Je précise parce que j’ai le « Cavignac » sous les yeux, que les « Devoir » se sont montrés particulièrement belliqueux et ont provoqué nombre de rixes à Bordeaux de 1754 jusqu’aux premiers jour de la Révolution (chroniques judiciaires).
      Ceci pourrait-il expliquer cela ?

      • 21
        Jean-Michel Mathonière 6 mai 2019 à 17:38 / Répondre

        Laisse tomber, c’est vraiment sans aucun rapport avec le sujet. Les bons livres, c’est comme les bonnes bouteilles, il ne faut pas les ouvrir mal à propos.

        • 23
          Désap. 6 mai 2019 à 18:26 / Répondre

          21 – Ben voyons, maitre.

          • 24
            Jean-Michel Mathonière 6 mai 2019 à 18:51 / Répondre

            À Bordeaux comme ailleurs, les compagnons d’alors se battaient entre factions rivales (et non contre les maîtres des corporations) pour des questions, soit de concurrence économique pour le monopole des embauches (élément fondamental dans l’expansion des compagnonnages aux XVIIe et XVIIIe siècles), soit de vieilles querelles touchant à leur légitimité ou ancienneté dans le Devoir. Point. Rien à voir avec la franc-maçonnerie, sauf, très marginalement et de toutes les façons hypothétiquement à l’heure actuelle, pour ce qui touche aux causes de l’opposition Passants/Étrangers chez les compagnons tailleurs de pierre.

            Sur ce, je me dis une nouvelle fois que prendre le temps de répondre sur ce blog, c’est toujours marcher sur les pieds de grands spécialistes de la Maçonnerie qui trustent et trollent en permanence le débat. Dont acte : je te laisse à tes certitudes ! J’ai un petit peu autre chose à faire en ce moment que de perdre du temps à ferrailler pour le plaisir d’une poignée de planqués derrière leurs pseudos et leurs claviers. Bonne soirée mon TCF 🙂

    • 20
      Jean-Michel Mathonière 6 mai 2019 à 17:22 / Répondre

      Je crains mon cher Désap. qu’il te faille faire un grand ménage dans ta bibliothèque. Ou bien relire attentivement les rares ouvrages universitaires touchant à ces sujets (tout en reléguant au grenier, avec les Guénon, la thèse et les autres livres sur le compagnonnage de notre regretté Très Illustre Frère Jean-Pierre Bayard.
      Parmi les ouvrages récents sur l’histoire des compagnonnages qui prennent en compte l’évolution des recherches, je signale tout particulièrement les 17 volumes des « Fragments d’histoire du Compagnonnage » publiés par le Musée du Compagnonnage de Tours, ainsi que tous les ouvrages rédigés par son ancien directeur, Laurent Bastard. Et aussi « Les Enfants de Salomon » par Hugues Berton et de Christelle Imbert ( Éditions Dervy).

      Comme je l’ai par ailleurs indiqué à Pierre Noël, les compagnons dont parle le Régulateur sont, tenant compte du vocabulaire de l’époque, les compagnons des corporations en général et non les compagnons du Devoir.

      • 22
        Désap. 6 mai 2019 à 18:25 / Répondre

        « les compagnons dont parle le Régulateur sont … les compagnons des corporations en général et non les compagnons du Devoir ».
        Le régulateur ne produisant aucun détail, à l’appui de quoi est établie cette certitude ?
        .
        Donc entre autre, Jean Cavignac (avec l’avantage de n’être ni juge, ni partie et historien respecté) « Le compagnonnage dans les luttes ouvrières au XVIIIe siècle, l’exemple de Bordeaux ». Poubelle ?
        .
        Aucune conclusion en rapport avec l’aversion dans laquelle était tenus les ouvriers (nommés « compagnons » Devoir ou pas) par la société des maitres, de la bourgeoisie et nobiliaire du XVIIIè (et qui peuplait très majoritairement, et même exclusivement, les loges pour ce qui est des deux derniers) n’entre en ligne de compte dans ce que l’on estime de la considération du compagnonnage à cette période ?
        Irrecevable et subjectif.

  • 15
    pierre noel 6 mai 2019 à 11:36 / Répondre

    On peut difficilement énoncer un avis sur les rituels de la Worshipful Society sans les avoir jamais pratiqués ni seulement lus. Contrairement à ce que certains peuvent penser, Guénon ne donne qu’une vue partielle, et souvent erronée, d’un système qu’il ne connait que par les commentaires du Speculative Mason. On peut dire la même chose de B. Dat qui, pourtant bien documenté, omet de commenter (dans l’article princeps de Stretton, « Tectonic art …. »,, reproduit en annexe dans RT) l’aspect le plus discutable du système (la division en « square masons » et « arch masons ») qui montre à lui seul que c’est une vue de l’esprit.
    Qui connaît un peu la genèse des rituels britanniques (de 1700 à nos jours), qui est un tant soit peu familier de leur « pratique », voit au premier coup d’oeil que les rituels de Yarker sont directement inspirés par eux, et pas l’inverse.

    • 17
      Désap. 6 mai 2019 à 13:04 / Répondre

      En 10, vous semblez ne parler que du Régulateur.
      De ce point de vue, je maintiens (12) que le rituel ouvre certes les portes de l’imaginaire, mais dans la mesure où il le cadre dans la réalité et le dépouille de manière très concrète de toute fantasmagorie.
      D’où, à mon sens, une place plus que réduite consacré au rêve.
      En d’autres termes, je donne un avis sur ce que je pratique et essaie de connaitre.
      S’agissant de Guénon, ce qui m’intéresse de ses raisonnements est circonscrit à sa réflexion métaphysique qui se base sur des éléments concrets de différents systèmes initiatiques, notamment de l’hindouisme dont on pense qu’il n’a subit que très peu d’aliénation de son texte original depuis environ 5000 ans. Quant à ses différentes digressions historiques, je reconnais sans difficulté qu’elles ne résistent pas à la rigueur.
      Revenant au Régulateur, si celui-ci ne parle pas du travail de la pierre au sens symbolique se rapportant aux travail des Apprentis et Compagnons, ni de l’art de construire une société plus juste, la Planche à tracer du Maitre, de quoi s’agit-il alors qui serait « toute autre chose qui n’est jamais citée » ?

  • 13
    Désap. 5 mai 2019 à 22:32 / Répondre

    Quelles différences y a-t-il entre contruire un bâtiment complexe et le cadre social de l’Homme ?
    Aucune, ce n’est qu’une question d’échelle, d’effectif et d’adaptation aux dimensions des contraintes.

  • 12
    Désap. 5 mai 2019 à 22:19 / Répondre

    On comprend aisément pourquoi le Régulateur déconseille la réception d’artisans ou de compagnons (qui se confondent à l’époque) lorsqu’on connaît l’Histoire du Compagnonnage et son aversion vis à vis de la franc-maçonnerie, tenace aujourd’hui encore.
    Le GODF devait craindre un risque d’entrisme visant sa prise de contrôle comme le Compagnonnage avait pris le contrôle du Métier au détriment des Maitre de loges opératives.
    C’est très réducteur d’envisager la construction uniquement du point de vue des bâtiments.
    L’Homme qui est bien incapable de créer, n’a pour seule capacité que construire, il ne fait d’ailleurs que cela quelque soit le domaine sur lequel il intervient ; ceci par définition car « créer » suppose ne partir de rien. L’Homme de par sa condition même ne peut partir de rien, c’est emblématique de l’impossibilité.
    Il ne me semble pas du tout que le travail du rituel aboutisse au rêve, sauf à penser que le domaine du rêve en lui-même constitue une réalité. C’est ce que Guénon effleure dans l’un des premiers chapitres des « Etats multiples » de manière positive sans toutefois être affirmatif. Je suis très septique sur ce sujet, le rêve est ce qu’il est, le domaine de l’imagination brute, un environnement artificiel et de pure construction subjective sans contenance réelle particulière si il est réduit à lui-même.
    Le travail du rituel développe l’imagination, certes, mais ensuite il s’agit de la débarraser de toute illusion de manière à dévoiler, c’est exactement le terme, la réalité ; c’est l’objet principal et à mon sens unique du rituel. Et puisqu’il ne semble pas possible de connaitre les circonstances et la cause de notre apparition, en d’autres termes la « Vérité », il nous est bien nécessaire de procéder à une construction intellectuelle et intelligible de la réalité, c’est l’objet de l’idée qui définie la fonction du cerveau qui l’a produit.
    .
    En quoi consiste la connaissance du Métier ? Doit-elle être réduite à la construction de bâtiments ? Aucunement puisque pour concevoir il est nécessaire de connaitre le cadre législatif au point de vue des contraintes naturelles.
    Et d’ailleurs, qui construit le bâtiment ? Les ouvriers du chantiers ou l’architecte que le conçoit ? C’est bien uniquement l’architecte qui aura su compenser et contrebalancer l’ensemble des contraintes naturelles ou provoquées de manière à permettre l’élévation.

    • 16
      Jean-Michel Mathonière 6 mai 2019 à 12:58 / Répondre

      Que de confusions mon très cher Désap pour ce qui concerne le compagnonnage !
      Primo, artisans et compagnons ne se confondent pas du tout à cette époque. Il y a un très grand nombre de métiers qui ne connaissent pas de compagnonnage du Devoir et tous les compagnons des communautés des métiers offrant un compagnonnage ne sont pas automatiquement compagnon, et même très loin de là.
      Secundo, pour ce qui concerne l’antimaçonnisme plus ou moins prononcé des compagnons, il apparaît bien plus tardivement qu’à l’époque du « Régulateur » (c’est même un phénomène plutôt caractéristique du XXe siècle).
      Tertio, l’idée que le compagnonnage (singulier qui n’a absolument aucun sens en fait) puisse avoir visé à prendre le contrôle du GODF relève du délire le plus pur ! Tout au plus certaines loges du GODF (à ne pas confondre avec le GODF en tant que puissance maçonnique) ont-elles essayé à partir des années 1840 d’exercer une influence sur les compagnonnages (au pluriel). Et de même, le compagnonnage (toujours ce singulier qui n’a aucun sens réel) n’a-t-il jamais pris le contrôle du métier, au sens de communauté ou corporation ou confrérie (seules structures ayant une existence juridique) non pas DU métier, au singulier, mais de tel ou tel métier.

      Quant à l’architecte et aux ouvriers, il faudrait tout de même situer ce genre de débat en regard de l’histoire de la construction et de l’évolution des métiers. Jusqu’au cours du XVIIe siècle en France, l’architecte est le plus souvent le primus inter pares, le premier des ouvriers.

      Bref, je dois avouer qu’à ma grande tristesse, je vois ici des débats certes intéressants, mais qui manquent cruellement de compétence en ce qui touche aux domaines connexes que sont l’histoire des compagnonnages et celles des métiers.

      Dans tous les cas, laissons Guénon sur les étagères car il n’est de nul secours dans ce débat.

  • 11
    pierre noel 5 mai 2019 à 18:33 / Répondre

    Le problème, sans réponse, est : qui a copié qui ? Les dates parlent d’elles-mêmes : le rituel « français » est de +/- 1785, les rituels Yarker/Stretton datent du début du XX° siècle. La réponse irait donc de soi, d’autant que Yarker connaissait le français comme, sans doute, ses correspondantes féminines. Il resterait à prouver que Yarker ou les Misses du DH aient eu à disposition un exemplaire du Régulateur !
    N’est-il pas plus simple de postuler que tous avaient une connaissance théorique, élémentaire d’ailleurs, du métier, comme on peut l’acquérir en deux mots, soit en observant un artisan soit en lui posant quelques questions ?

  • 10
    pierre noel 5 mai 2019 à 16:58 / Répondre

    Le préambule du « Régulateur » au grade d’apprenti précise qu’on ne doit recevoir ni d’artisan si surtout de « compagnon » (du nom de cette confrérie française bien connue). Cela dit, il s’étend, dans la réception au deuxième grade, sur le travail de la pierre, sa taille, son ajustement, sa mise en proportions puis à son placement dans le mur de l’édifice. Le paradoxe (et c’en est un !) s’explique si on comprend que le « Régulateur » ne parle évidemment pas du travail de la pierre mais de toute autre chose qui n’est jamais citée. Nous ne sommes ni dans un atelier opératif ni sur un chantier de construction. C’est d’une métaphore qu’il s‘agit, qui ouvre les portes de l’imaginaire et du rêve (ce que Jan Snoek appelle la méthode « allusive ») : nul ne comprend le message s’il ne sait de quoi ce message parle. On dit souvent en maçonnerie : « ici, tout est symbole ». Ce ne serait pas mal si on comprenait ce que cela veut dire.

    • 14
      Jean-Michel Mathonière 6 mai 2019 à 10:58 / Répondre

      Je ne pense pas que le préambule du « Régulateur » vise les compagnons au sens de « compagnons du Devoir », nom alors communément employé pour désigner les confréries compagnonniques. Le terme vise plutôt l’ensemble des compagnons du système corporatif et il est probable que ce préjugé résulte plutôt du caractère « non libre » et « inférieur » de cette catégorie sociale. Ce n’est que plus récemment que le qualificatif de « compagnon » est devenu quasi synonyme de compagnon du Devoir (ou du Devoir de Liberté, ou des Devoirs, ou encore des Devoirs Unis, toutes variantes du Devoir initial).
      Pour ce qui concerne les étapes du travail de la pierre dans le « Régulateur », elles sont globalement conformes à la réalité du métier de tailleur de pierre à cette époque en France, et aux étapes de la transmission des savoirs. La pose de crampons et le coulage de plomb ne concerne pas, et de loin, tous les édifices. De même, le marquage des pierres est rarissime dans l’architecture « à la française ».

  • 8
    Willermoz59 4 mai 2019 à 18:54 / Répondre

    Une nouvelle fois merci à Pierre Noël pour ces articles que le lecteur déguste avec saveur. Pour reprendre la fin de l’article oui en Maçonnerie comme ailleurs on a le sérieux qu’on peut mais le bol de punch (voir les musées de la FM) n’est pas à dédaigner.
    Anecdote entendue mais pas vérifiée d’un dignitaire maçonnique anglais évoquant l’inversion des colonnes J et B dans un rite différent : « Ah, c’est simple , il ne savent pas faire la différence entre un rhum de la Jamaïque et un rhum de la Barbade… »

  • 5
    ERGIEF 4 mai 2019 à 11:05 / Répondre

    Êtes vous vraiment certain que le « système  » de Stretton ne soit pas un canular issu de la seule imagination de ce dernier ?

    • 6
      Désap. 4 mai 2019 à 11:53 / Répondre

      Un canular ? Avec ce que contient le texte des différents grades ?
      Il me semble plutôt que nous avons affaire là à une excellente pédagogie de la part d’un maçon qui a compris une part importante de l’essence maçonnique.
      Excellente pédagogie comme ce qui caractérise nos rituels que nous avons le devoir de prendre pour ce qu’il sont et sans dévotion particulière : des outils pour oeuvrer à notre rectification.

      • 7
        ERGIEF 4 mai 2019 à 17:48 / Répondre

        Je ne faisais que poser la question, certains « historiens » semblant mettre en doute l’authenticite de Stretton et son système. Ceci n’ôte rien à la qualité de l’article de Pierre N.

        • 9
          Désap. 4 mai 2019 à 22:28 / Répondre

          Je parlais de Stretton et de son système, de manière à soulever la délicate question de la valeur : se trouve-t-elle dans le contenant ou le contenu ?
          Certains historiens sont à ce propos très paradoxaux : ils contestent la filiation opérative gothique, faisant valoir un problème de contenant tout en omettant de s’interroger sur le contenu qui pourtant est devant leurs yeux comme un livre de pierres ; ils privilégient en revanche l’héritage écossais du XVIIè sc., de basant sur des usages matériels (organisation des loges, acceptation d’étrangers au Métier) tout en ne regardant pas que les réalisations de ces maçons au demeurant fort respectables sont en aucun point comparables aux prouesses gothiques ; encore plus difficile à admettre : ils accusent Anderson d’avoir en quelque sorte trahit cette maçonnerie du XVIIè et réfutent qu’il ait pu s’inspirer du gothique parce qu’ils estiment qu’il ne pouvait disposer de documents de cette époque.
          Et si Anderson avait tout simplement médité en face d’une cathédrale ? …

  • 4
    Désap. 3 mai 2019 à 18:44 / Répondre

    La dernière phrase de ce très bel article est très représentative de l’incompréhension qui existe entre les défenseurs de la filiation opérative et ceux qui la conteste férocement.
    En effet il ne s’est jamais agit, en tout cas en ce qui me concerne, de prétendre à une filiation intégrale comme celle de prétendre être en capacité d’édifier un bâtiment si extraordinaire qu’une cathédrale gothique par la puissance de nos rituels modernes, mais bien de les travailler de la manière la plus rigoureuse dans ce qu’ils nous enseignent de façon à être digne, sous une autre forme et avec d’autres objectifs, de l’excellence d’esprit dont les maçons de cette époque ne pouvaient se permettre l’économie, pas même du point de vue de la notion de tolérance.
    Il me semble que c’est assez précisément cela qu’Anderson a souhaité faire paraitre par le texte de ses Constitutions, dont on notera par ailleurs qu’il semble bien que seul un nombre infime de franc-maçons d’aujourd’hui a pris connaissance.

  • 3
    Désap. 3 mai 2019 à 17:53 / Répondre

    Je viens de lire une triple charge contre Stretton et son système (que je ne connais pas), Yarker et Guénon, d’une puissance dont Roger Dachez a le secret.
    Je suis curieux d’avoir l’avis de Pierre Noël à propos de cette entreprise de destruction massive, dont on peut supposer qu’elle soit parfaitement fondée, mais aussi exclusivement sur la communication de Bernard Dat de 1999 qui j’ignore également mais qui, d’après Roger Dachez, est « remarquable, magnifiquement documenté, très minutieusement argumenté », dont acte certes, mais qu’en est-il également de cela cher Pierre Noël ?
    En substance je remarque, un peu amusé, que l’auteur de cette charge digne de Lord Nelson reproche à Guénon de ne jamais citer ses sources ; ce n’est pas tout à fait faux, quoique sur certains sujets seulement, mais disons que se révèle là comme une problème entre l’hôpital et la charité 🙂 🙂

    http://pierresvivantes.hautetfort.com/archive/2013/12/15/rene-guenon-et-les-origines-de-la-franc-maconnerie-les-limit-5247265.html#_ftn3

  • 2
    Désap. 3 mai 2019 à 14:58 / Répondre

    1 – Excellente remarque mon cher Dacier.
    C’est le problème d’un grand nombre de critiques de Guénon, ils n’ont lu que « La Crise du Monde Moderne » auquel il n’ont rien compris, ils prennent cela pour une nostalgie de l’Inquisition et un plaidoyer pour la religiosité que Guénon considère comme un pis-aller, « Le Règne de la Quantité et les Signes des Temps » qui est un monument presqu’aussi précieux que nos rituels tant il décrit bien l’erreur dans toute ses dimensions, mais qui n’empêche pas Yasfaloth, lecteur se dit-il de l’oeuvre complète, d’approuver un apprenti bavard par un dénigrement de son contradicteur dont je soupçonne que ceci lui procura un plaisir dont il il ignorait jusqu’à présent l’intensité, et l’apothéose avec « Le Roi du Monde » qui permet aux pipelettes de l’accuser d’un délire type Terre plate, lors même que l’auteur précise dans le dernier renvoi de sa préface, je cite « il s’agit exclusivement pour nous d’un exposé de données appartenant au symbolisme traditionnel et n’ayant absolument rien à voir avec des « personnifications » quelconques. ». Bref …
    Cependant, je ne saurais supposer que Pierre Noël s’adonne à de tels raccourcis ineptes, ni même qu’il ne lut Guénon que très partiellement.
    S’il ne le connait déjà, je me permets malgré tout de lui conseiller de parcourir dans ses moindre recoins le site ci-après, exhaustif des ouvrages, des articles et de la correspondance du Frère Guénon, mis à jour au fur et à mesure de découvertes qui perdurent.
    https://www.index-rene-guenon.org

  • 1
    DACIER 3 mai 2019 à 12:13 / Répondre

    Avant de faire remarquer le manque de perspicacité de la part de René Guénon à propos de cette similitude, il faudrait prendre connaissance de sa correspondance avec Denys Roman, au moment de la création de la loge « La Grande Triade » et de ses comptes rendus parus dans le Voile d’Isis et les Etudes traditionnelles.
    Je pense qu’à l’issue de cette étude attentive, vous seriez peut-être beaucoup moins péremptoire…
    Cela étant dit, votre comparaison est extrêmement intéressante et apporte un éclairage significatif sur l’importance du deuxième degré au RF.

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