populismes

Vous avez-dit « populisme » ?

Par Géplu dans Contributions

Michel Maffesoli, Professeur émérite à la Sorbonne, Membre de l’institut universitaire de France et Frère du Grand Orient de France nous a envoyé cette analyse, en parfaite adéquation avec les thèmes qu’il développe de façon récurrente dans ses livres, et ses théories sur les « tribus » et les idéaux communautaires. Un texte qui ne laissera personne indifférent, que l’on partage ces analyses ou pas…
Géplu

_________________________

N’est-ce point le mépris vis-à-vis du peuple, spécificité d’une élite en déshérence qui conduit à ce que celle-ci nomme, abusivement, populisme ? L’entre-soi, particulièrement repérable dans ce que Joseph de Maistre nommait la canaille mondaine, de nos jours on pourrait dire la canaille médiatique, cet entre-soi est la négation même de l’idée de représentation sur laquelle, ne l’oublions pas, s’est fondé l’idéal démocratique moderne.

En effet, chose frappante, lorsque par faiblesse on cède aux divertissements médiatiques, ça bavarde d’une manière continue dans ces étranges lucarnes de plus en plus désertées. Ça jacasse dans ces bulletins paroissiaux dont l’essentiel des abonnés se recrute chez les retraités. Ça gazouille même dans les tweets, à usage interne, que les décideurs de tous poils s’envoient mutuellement. N’est-ce pas l’automimétisme qui caractérise le débat national ou pas que propose le pouvoir ? Automimétisme que l’on retrouve dans les ébats indécents, quasiment pornographiques dans lesquels ce pouvoir se donne en spectacle. Pour utiliser un terme de Platon, on est en pleine théatrocratie. Spécificité des périodes de décadence. Moment où l’authentique démocratie, la puissance du peuple est en faillite. Automimétisme de l’entre-soi ou auto-représentation voilà ce qui est la négation ou la dénégation du processus de représentation. On ne représente plus rien sinon, à courte vue, soi-même. Une Caste on ne peut plus isolée qui en ses diverses modulations, politique, journalistique, intellectuelle et surtout identique à elle-même et fidèle à son idéal « avant-gardiste » : qui consiste, verticalité oblige, à penser et à agir pour un soi-disant bien du peuple.

Cette orgueilleuse verticalité s’enracine dans un fantasme toujours et à nouveau actuel : « le peuple ignore ce qu’il veut, seul le Prince le sait » (Hegel). Le « Prince » peut revêtir bien des formes, de nos jours celle d’une intelligentsia qui, d’une manière prétentieuse, entend construire le bien commun en fonction d’une raison abstraite et quelque peu totalitaire, raison morbide on ne peut plus étrangère à la vie courante. Ceux qui ont le pouvoir de dire vitupèrent à loisir les violences ponctuant les soulèvements populaires. Mais la vraie « violence totalitaire » n’est-elle pas celle de cette bureaucratie céleste qui d’une manière abstruse édicte mesures économiques, consignes sociales et autres incantations de la même eau en une série de « discours appris » n’étant plus en prise avec le réel propre à la socialité quotidienne. N’est-ce pas une telle attitude qui fait dire aux protagonistes des ronds-points que ceux qui détiennent le pouvoir sont instruits, mais non intelligents ? Ceux-là même qui vitupèrent et parlent, quelle arrogance !, de la « vermine paradant chaque samedi », ceux-là peuvent-ils comprendre la musique profonde à l’œuvre dans la sagesse populaire ? Certainement pas. Ce sont, tout simplement, des pleureuses pressentant, confusément, qu’un monde s’achève. Ce sont des notables étant dans l’incapacité de comprendre la fin du monde qui est le leur. Et pourtant cette Caste s’éteint inexorablement.

Au mépris vis-à-vis du peuple, correspond logiquement, le mépris du peuple n’ayant plus rien à faire avec une élite qu’elle ne reconnaît plus comme son maître d’école. Peut-être est-ce pour cela que cette élite, par ressentiment, utilise, ad nauseam, le mot de populisme pour stigmatiser une énergie dont elle ne comprend pas les ressorts cachés. Le bienfait des soulèvements, des insurrections, des révoltes, c’est de rappeler, avec force, qu’à certains moments « l’ubris », l’orgueil d’antique mémoire des sachants ne fait plus recette. Par là se manifeste l’important de ce qui n’est pas apparent. Il y a, là aussi, une théâtralisation de l’indicible et de l’invisible. Le « roi clandestin » de l’époque retrouve alors une force et une vigueur que l’on ne peut plus nier. L’effervescence sociétale, bruyamment (manifestations) ou en silence (abstention) est une manière de dire qu’il est lassant d’entendre des étourdis-instruits ayant le monopole légitime de la parole officielle, pousser des cris d’orfraie au moindre mot, à la moindre attitude qui dépasse leur savoir appris. Manière de rappeler, pour reprendre encore une formule de Joseph de Maistre, « les hommes qui ont le droit de parler en France ne sont point la Nation ».

Car qu’est-ce que la Nation ? En son sens étymologique, Natio, c’est ce qui fait que l’on nait, nascere, ensemble, que l’on partage une âme commune, que l’on existe en fonction et grâce à un principe spirituel. Toutes choses échappant aux Jacobins dogmatiques, qui en fonction d’une conception abstraite du peuple ne comprennent en rien ce qui est un peuple réel, un peuple vivant, un peuple concret. C’est-à-dire un peuple privilégiant le lieu étant le sien. Le lieu fait lien. C’est bien ce localisme qui est le cœur battant, animant en profondeur, les vrais débats, ceux faisant l’objet de rassemblements, ponctuant les manifestations ou les regroupements sur les ronds-points. Ceux-ci sont semblables à ces trous noirs dont nous parlent les astrophysiciens. Ils condensent, récupèrent, gardent une énergie diffuse dans l’univers. C’est bien cela qui est en jeu dans ces rassemblements propres au printemps des peuples. Au-delà de cette obsession spécifique de la politique moderne, c’est-à-dire le projet lointain fondé sur une philosophie de l’Histoire assurée d’elle-même, ces rassemblements mettent l’accent sur le lieu que l’on partage, sur les us et coutumes qui nous sont communs. C’est cela le localisme, une spatialisation du temps en espace. Ou encore, en laissant filer la métaphore scientifique, une « einsteinisation » du temps. Être- ensemble pour être-ensemble sans finalité ni emploi. D’où l’importance des affects, des émotions partagées, des vibrations communes. En bref, l’émotionnel.

Pour reprendre une figure mythologique, « l’Ombre de Dionysos » s’étend à nouveau sur nos sociétés. Chez les Grecs, l’orgie (Orgè) désignait le partage des passions, proche de ce que l’on nomme de nos jours, sans trop savoir ce que l’on met derrière ce mot : l’émotionnel. Émotionnel, ne se verbalisant pas aisément, mais rappelant une irréfragable énergie, d’essence un peu mystique et exprimant que la solidarité humaine prime toutes choses et en particulier l’économie qui est l’alpha et l’oméga de la bienpensance moderne. Que celle-ci d’ailleurs se situe à la droite, à la gauche, ou au centre de l’échiquier politique dominant. L’émotionnel et la solidarité de base sont là pour rappeler que le génie des peuples est avant tout spirituel. C’est cela que paradoxalement soulignent les révoltes en cours. Et ce un peu partout de par le monde. Ces révoltes actualisent ce qui est substantiel. Ce qui est caché au plus profond des consciences. Qu’il s’agisse de la conscience collective (Durkheim) ou de l’inconscient collectif (Jung). Voilà bien ce que l’individualisme ou le progressisme natif des élites ne veut pas voir. C’est par peur du Nous collectif qu’elles brandissent le spectre du populisme.

Paul Valéry le rappelait : « ce n’est pas sur ce qu’ils voient, mais sur ce qu’ils ne voient pas qu’il faut juger les hommes ». C’est bien sur ce qu’ils ne voient pas qu’il faut juger la Caste agonisante des notables établis : incapacité de repérer l’invisible à l’œuvre dans le corps social, incapacité à apprécier l’instinct naturel qui meut, sur la longue durée, la puissance populaire. On est, dès lors, dans la métapolitique. Une métapolitique faisant fond comme je l’ai indiqué sur les affects partagés, sur les instincts premiers, sur une puissance étant au-delà ou en-deçà du pouvoir et qui parfois refait surface. Et ce d’une manière irrésistible. Comme une impulsion quelque peu erratique, ce qui n’est pas sans inquiéter ceux qui parmi les observateurs sociaux restent obnubilés par les Lumière (18e siècle) ou par les théories de l’émancipation, d’obédience socialisante ou marxisante propres au 19e siècle et largement répandues d’une manière plus ou moins consciente chez tous « les instruits » des pouvoirs et des savoirs établis.

En son temps, contre la violence totalitaire des bureaucraties politiques [1], j’avais montré, en inversant les expressions de Durkheim que la solidarité mécanique était la caractéristique de la modernité et que la solidarité organique était le propre des sociétés primitives. C’est celle-ci qui renaît de nos jours dans les multiples insurrections populaires. Solidarités organiques qui, au-delà de l’individualisme, privilégient le « Nous » de l’organisme collectif. Celui de la tribu, celui de l’idéal communautaire en gestation. Organicité traditionnelle, ne pouvant qu’offusquer le rationalisme du progressisme benêt dont se targuent toutes les élites contemporaines.

Oui, contre ce progressisme dominant, on voit renaître les « instincts ancestraux » tendant à privilégier la progressivité de la tradition. La philosophie progressive, c’est l’enracinement dynamique. La tradition ce sont les racines d’hier toujours porteuses de vitalité. L’authentique intelligence « progressive », spécificité de la sagesse populaire, c’est cela même comprenant que l’avenir est un présent offert par le passé. C’est cette conjonction propre à la triade temporelle (passé, présent, avenir) que pour reprendre les termes de Platon ces « montreurs de marionnettes » que sont les élites obnubilées par la théatrocratie sont incapables de comprendre. La vanité creuse de leur savoir technocratique fait que les mots qu’ils emploient, les faux débats et les vrais spectacles dont ils sont les acteurs attitrés sont devenus de simples mécanismes langagiers, voire des incantations qui dissèquent et règlementent, mais qui n’apparaissent au plus grand nombre que comme de futiles divertissements. Les révoltes des peuples tentent de sortir de la grisaille des mots vides de sens, de ces coquilles vides et inintelligibles. En rappelant les formes élémentaires de la solidarité, le phénomène multiforme des soulèvements est une tentative de réaménager le monde spirituel qu’est tout être-ensemble. Et ce à partir d’une souveraineté populaire n’entendant plus être dépossédée de ses droits.

Les révoltes des peuples rappellent que ne vaut que ce qui est raciné dans une tradition qui, sur la longue durée, sert de nappe phréatique à toute vie en société. Ces révoltes actualisent l’instinct ancestral de la puissance instituante, qui, de temps en temps, se rappelle au bon souvenir du pouvoir institué. Voilà ce qui en son sens fort constitue le génie du peuple, génie n’étant, ne l’oublions pas, que l’expression du gens, de la  gente, c’est-à-dire de ce qui assure l’éthos de toute vie collective. Cet être-ensemble que l’individualisme moderne avait cru dépassé et qui ressurgit de nos jours avec une force inégalée.

Mais voilà, à l’encontre de l’a-priorisme des sachants, a-priorisme dogmatique étant le fourrier de tous les totalitarismes, ce génie s’exprime maladroitement, parfois même d’une manière incohérente ou se laissant dominer par les passions violentes. L’effervescence fort souvent bégaie.  Et comme le rappelle Ernest Renan : « Ce sont les bégaiements des gens du peuple qui sont devenus la deuxième bible du genre humain ». Remarque judicieuse, soulignant qu’à l’encontre du rationalisme morbide, à l’encontre de l’esprit appris des instruits, le bon sens prend toujours, sa source dans l’intuition. Celle-ci est une vision de l’intérieur. L’intuition est une connaissance immédiate, n’ayant que faire des médias. C’est-à-dire n’ayant que faire de la médiation propre aux interprétations des divers observateurs ou commentateurs sociaux. C’est cette vision de l’intérieur qui permet de reconnaître ce qui est vrai, ce qui est bon dans ce qui est. Et du coup, n’accordant plus créance au moralisme reposant sur la rigide logique du devoir-être.

C’est ainsi que le bon-sens intuitif saisit le réel à partir de l’expérience, à partir du corps social qui, dès lors, n’est plus une simple métaphore, mais une incontournable évidence. Ce que Descartes nommait « l’intuition évidente » comprend ainsi, inéluctablement ce qui est évident. Et ce au-delà des lieux communs de la bienpensance, à savoir la sympathie spirituelle qui est le cœur battant de toute vie en société. Dès lors ce n’est plus le simple bien-être individualiste d’obédience économiciste qui prévaut, mais bien un plus être collectif. Et ce changement de polarité que l’intelligentsia ne peut pas, ne veut pas voir est conforté par la connaissance collective actualisant la « noosphère » analysée par Teilhard de Chardin, celle des réseaux sociaux, des blogs et autres Tweeters. Toutes choses confortant un « Netactivisme » dont on n’a pas fini de mesurer les effets.

Voilà le changement de paradigme en cours dont les soulèvements actuels sont les signes avant-coureurs. On comprendra que les zombies au pouvoir, véritables morts-vivants ne peuvent en rien apprécier la vitalité quasi-enfantine à l’œuvre dans tous ces rassemblements. Car cette vitalité est celle du « puer aeternus » que les pisse-froids nomment avec dégoût « jeunisme ». Mais ce vitalisme juvénile [2] où prédomine l’aspect festif, ludique, festif voire onirique est certainement la marque la plus évidente de la postmodernité naissante.

Michel Maffesoli

[1] Michel Maffesoli, La Violence totalitaire, (1979), réédité in Après la Modernité, CNRS Éditions, 2008, p.539.
[2] La jeunesse n’étant bien sûr pas un problème d’âge, mais de ressenti, ce que traduit bien le mythe fédérateur de la postmodernité qu’est le Puer aeternus

mardi 14 mai 2019 172 commentaires

Étiquettes : ,

  • 171
    Jovis 22 mai 2019 à 17:48 / Répondre

    Ite missa est !
    Une recherche sur le net me fais découvrir un entretien donné très récemment par M. Maffesoli à … Sputnik. https://youtu.be/WLVIERKsPXg.
    Il y répond avec, un plaisir non dissimulé, à un ancien de Radio Courtoisie (lieu d’expression de la droite nationaliste, des grécistes, des monarchistes et autres traditionalistes catholiques).
    L’ancien professeur émérite (comme il aime à se vanter) ne pourra pas prétendre, comme il l’a fait au sujet de la publication simultanée du présent texte sur un site d’extrême-droite, que c’est peut-être un de ses élèves qui a fait fuiter … Car ne n’est pas un sosie mais bien lui qui fait la promotion de son dernier livre sur un média dont chacun connaît l’origine et les missions … Ah la société du spectacle !!!

    Étrange parcours que celui de ce libertaire, situationniste qui s’acoquine, voire plus, avec la droite extrême !
    Est-il possible de tolérer d’un sociologue connu qui va ainsi à l’encontre d’une des valeurs de notre Obédience, une incompatibilité que nous n’accepterions pas d’un simple impétrant ?
    S’il devait, aujourd’hui, (re)passer sous le bandeau, je lui mettrais, sans aucune hésitation, une boule noire.

    • 172
      Désap. 23 mai 2019 à 09:18 / Répondre

      Ta remarque, cher Jovis, me fait penser à ceux qui reprochent à Guénon d’avoir écrit dans la revue « La France antimaçonnique », ne retenant que cela sans manifestement n’avoir jamais lu précisément ce qu’il y démontrait, savoir la rigueur des maçons et leur effort permanent tourné vers la culture et la connaissance de manière à produire des analyses objectives en toute circonstance.
      En l’occurrence, le frère Maffesoli face aux adeptes de la verticalité, partisans de Poutine et des partis européens qui s’en réclament, en fait une critique acerbe et démontre tout l’endémisme de son caractère éphémère.
      Un peu moins de spontanéité et plus d’attention rendent les critiques recevables.

  • 170
    Maffesoli Michel 22 mai 2019 à 16:17 / Répondre

    Bouquet final ( No 163) . Comme il est fréquent de dire quand les choses s’obscurcissent : « c’est clair » !
    On ne peut plus amusant : une référence , non auto-promotionnelle ( sait-on jamais?) à un livre éclairant. L’indication à une revue semblant, elle aussi lumineuse : « Initiative Communiste. Journal mensuel du Pôle de Renaissance Communiste en France » . Tout un programme. Et, forcément, d’actualité . Ne connaissant pas ce journal, tout comme » Nous sommes partout », je les ai consulté. Et cela mérite le détour !
    Voilà qui doit concerner des initiés bien particuliers !
    Chacun jugera, s’il a du temps à perdre, combien ce « journal mensuel » est sensible aux caractéristiques essentielles de la F:.M:. tolérance et hétérodoxie . Le dogmatisme semble en être la marque de fabrique . Les Lumières n’ont qu’a bien se tenir ! Quant à ce que Descartes nommait : « le bons sens et la droite raison réunis »…. On en est loin.
    Il faut être bien pervers ( je l’ai dit « per via »: prendre des voies détournées) ou tout simplement masochistes pour s’adonner à de telles lectures . À moins que cela traduise un incommensurable ressentiment, fondement de la bienpensance contemporaine .
    L’on comprend, dés lors l’usage des pseudonymes . Descartes, encore lui, conseillait d’avance masqué ( « prodeo larvato »), mais pour lui c’était justifié. Ici, n’est-ce point voiler d’insondables perversions, ou, tout simplement, un manque à être existentiel ? Chi lo sa ?
    Amusant ce « Pôle de renaissance Communiste ». Mais , on le sait, « quand on vient d’en rire… »
    Bouquet final instructif. Peut-être vaudrait-il mieux dire : POINT FINAL . Et du coup, revenir à des débats où la générosité d’esprit le dispute à l’intelligence. Intelligence qui comme les esprits éclairés le savent ( « intelligere » ): rassemble ce qui est épars !

  • 165
    joab's 22 mai 2019 à 09:47 / Répondre

    Ces échanges sans fin ont le mérite de montrer, pour peu qu’on veuille bien s’y pencher quels sont les ressorts de ce qu’on appelle « populisme » de nos jours qu’on a appellé demagogie, manipulations, conditionnement autrefois.
    Ainsi, comme on le constate nous lisons desap, qui fait partie des bernés par Banon, Frage, Le Pen & co construire(?) son discours sur ses propres clameurs …
    Ainsi, il faudrait lutter contre « l’ultra-libéralisme » …. ce sur quoi nous sommes tous d’accord…
    Ensuite il décrète que l’ultra-libéralisme serait la politique actuelle en Europe et en France…
    C’est là toute la tromperie bie gobée.
    En quoi consiste l’ « ultra-libéralisme » ? A laisser faire les marchés …. supprimmer régulations, impôts et prestations sociales.
    Est-ce le cas en France ? avec 45 % de prelevements sociaux et 714 milliards d’aide sociale … C’est évidemment une absurdité qui est gobée sans retenue dans ce monde populiste …
    Serait-ce la politique voulue par Macron ? Au contraire !
    Donc, slogans vides de sens ! mais efficace pour de l’agit-prop pour gogos !
    Le summum de cette perversité est que ces populistes soumis à ces intox alimentées en boucle sur Facebook arrivent jusqu’à être proférées dans les ilieux maçnniques dont on pourrait attendre un peu de discernement, distance face à des boniments.
    Il en est de même du pouvoir d’achat qui n’a cessé d’augmenter(sauf 2008).
    Concernant la crise financiere de 2008, c’est justement la politique populiste que defend actuellement Trump qui est menée par les banques, que preconise les Le Pen, Salvini, Melenchon.

  • 164
    Désap. 22 mai 2019 à 08:53 / Répondre

    Messieurs les banquiers, montant de votre faillite : cent mille milliards de dollars d’un simple point de vue comptable. S’ajoute à cela les conséquences sociales et économiques de votre défaillance.
    Montant de votre contribution au remboursement de vos dettes comptables ?

  • 158
    ERGIEF 21 mai 2019 à 14:30 / Répondre

    151 @ Joab’s. Impossible pour M Maffesoli dont la pédagogie repose sur la pontification. Issu d’une famille d’enseignants (des vrais) c’est une posture contre laquelle on m’a toujours mis en garde car elle dissimule à la fois la fausse modestie, les lacunes culturelles et la volonté de manipulation. Je ne sais quelle influence réelle il a pu avoir sur les étudiants qui lui ont été confiés en revanche ce dont je suis certain c’est que tant dans l’article qu’il a soumis à notre lecture que dans ses commentaires se trouvent les germes du fascisme primaire. Sa manie de répondre pied à pied à chaque intervenant est par ailleurs révélatrice d’un manque de confiance en lui-même. Peut être est-il en train de se rendre compte (inconsciemment?) du fait qu’il s’est engagé sur le mauvais chemin et que sa cause n’est pas aussi défendable qu’il le prétend. Un petit retour au cabinet de réflexion, docteur ?

    • 162
      Désap. 21 mai 2019 à 17:06 / Répondre

      158 – Mon frère Ergief, ne dressons pas des buchers, voyons !
      Maffesoli n’est pas soupçonnable de fascisme de droite ou de gauche.
      Qui peut nier l’augmentation exponentielle de la souffrance et le déclassement des salariés modestes, l’enfoncement dans la misère des plus démunis depuis la crise de 2008 ?
      L’étalonnage de notre niveau d’acceptation ne peut pas se faire à partir de la société nord-américaine ; celle-ci n’est aucunement enviable, à tout point de vue, culturel, social et économique. C’est pourtant la norme ouvertement poursuivie par les néo-libéraux européens, Macron en tête.
      On ne peut pas rêver de bonheur lorsque celui-ci passe par l’écrasement d’une partie de la population.
      La pyramide n’existe pas si le radier qui la supporte est faible.
      Selon la loi de gravitation, laquelle est le principe matériel de l’univers, le poids le plus grand se trouve porté par les fondations.
      On ne peut pas mépriser les gens et s’étonner ensuite qu’ils se révoltent ; ils n’auraient pas le droit d’être humains ? Ramené à notre niveau d’évolution, c’est Torquemada et Savonarole réunis !
      Ne pas voir les raisons profondes des manifestations et de la monté de l’extrême droite, contester qu’il faille toute affaire cessante revenir à plus de considération et corriger ce qui doit l’être de manière à éviter la catastrophe de Montretout, c’est s’aveugler et se satisfaire d’être rongé par le complexe de supériorité.
      Parce que la classe moyenne en est également victime, nous qui sommes écrasés d’impôts suite à la faillite de ceux qui n’en payent pas ou si peu que cela permet de prouver l’inutilité qu’ils participent à payer leurs dettes.
      Lire Piketti peut aidé à prendre conscience de l’esbroufe dans laquelle on nous maintient, insultant au passage toute forme ce logique.

    • 166
      joab's 22 mai 2019 à 09:56 / Répondre

      @ergief
      Je me refuse à considérer irrémédiable un comportement. M. Mattesoli dispose d’un cerveau plutôt efficace vis à vis de la politique qu’il defend. Il peut l’utiliser autrement qu’à être mulin à citations ou promos de ses précédents livres ou plastronnage.
      Et je l’espère, car le débat en soi est interessant entre ces idées d’un enfermement local et une ouverture competititive (autre formulation de progressisme-declinisme).
      Il est tout de même etonnant de lire le discours GJ, repris par Desap de reclamer « consideration » … c’est dire la légèreté et la petitesse du débat …
      Et on retrouvera la même tactique classique du populisme « d’envoyer lire … » signe d’incapacité à argument.

      • 167
        ERGIEF 22 mai 2019 à 11:14 / Répondre

        Comme l’écrit Desap il n’est pas question de conduire M Maffesoli au bûcher mais de lui faire entendre que nous ne sommes pas « ses » élèves et qu’il doit cesser dans ses commentaires de tenter de nous impressionner par sa « culture ». Il a le droit de penser ce qu’il veut, il a le droit de l’écrire et de le publier mais il n’a pas le droit de considérer ses contradicteurs comme des demeurés et de leur faire en permanence la leçon. Ceci étant précisé, je confirme ne pas partager ses analyses et ses théories fumeuses. N’étant pas seul à réfuter la pensée de l’école de Grenoble je me félicite de voir que celle ci, au travers de l’un de ses piliers, ait rencontré sur ce fil une aussi vive contradiction. Enfin je pense que cette discussion à assez duré. Je conclus par cette belle formule « rompons là camarade », je n’y reviendrai pas et je retourne à mes travaux maconniques.

      • 168
        Désap. 22 mai 2019 à 11:15 / Répondre

        166 – En fait de tes arguments, à part déférence de l’esclave vis à vis de son maitre néo-libéralisme, je ne vois rien d’autre.
        En même temps c’est vrai, manger des tomates chiliennes en Europe et s’habiller en Chine, quelle flagrance de la défense des libertés.
        Et tant pis si tous contiennent des millions de tonnes de pétrole, on mourra étouffé ou noyé par les océans qui débordent, mais on aura défendu la liberté envisagée du point de vue dogmatique.
        Quelle vacuité, vue courte et théorique, mon cher Joab’s, j’espère qu’avant d’embarquer dans ta barque solaire made in Punta del Este tu auras pris soins d’acheter masques à gaz et canots de sauvetage made in Taïwan à tes enfants et petits enfants de manière à partir la conscience tranquille.
        Maffesoli ce traitre !

        • 169
          joab's 22 mai 2019 à 11:57 / Répondre

          Il n’y a aucun commentaire face à des clameurs absurdes et décousues d’ultra-liberalisme »

  • 156
    Maffesoli Michel 21 mai 2019 à 13:55 / Répondre

    Qu’il y ait « doxa:  » opinion commune, opinion savante (!) ou opinion personnelle… pourquoi pas . Mais n’est ce pas la caractéristique essentielle de la F:.M:. d’être « hétérodoxe ». Et , ainsi,nous aider à se purger des lieux communs et autres assurances de la puberté intellectuelle qu’est toute croyance ?

    • 161
      joab's 21 mai 2019 à 15:21 / Répondre

      Oui, mais ce que tu defends est justement une doxa classique du café du commerce : « tous pourris », « dégagez  » etc…
      C’est pour cette raison qu’on t’ivite à t’exprimer en argumentant, non en « pontifiant » comme l’exprime Ergieff.

  • 150
    joab's 21 mai 2019 à 12:21 / Répondre

    Prenons l’exemple d’unemesure populiste défendue par Desap très présent ici. Il défend l’idée qu’il faudrait assassiner les fichiers S(enfin, pas tous, on sait pas trop) pour nous protéger du terrorisme. Le prétexte est que la plupart des terroristes étaient fichés S…
    ainsi dans un discours populiste, il suffit d’assasiner les fichés S … et hop ! plus de terrorisme.
    Bien sûr, chacun, à froid constate le simplisme et l’absurdité.
    Alors, pourquoi ? S’agit-il d’une réflexion de type strategique de services secrets ou politique visant à limiter le terrorisme ? Bien sûr que non ! Il est evident qu’un tel massacre aurait des conséquences desatreuses car il faudrait aussi l’etendre aux familles, épouses, enfants pour « épurer » … Evidemment et heureusement, notre pays n’est pas dans cette ligne non seulement indigne mais lourdement dangereuse.
    Alors, pourquoi clamer une telle ineptie ? Desap nous répondra, à sa façon …
    Mais ,d’evidence cette position vise à toucher des ressorts très dangereux de l’homme, que la civilisation modère : les desirs de violence, vengeances, communautarisme, haine de l’autre ». Et de tels slogans que même les plus ancrés populistes savent absurdes, capitalisent une sympathie inavouée pour ceux qui les profèrent … se parant de posture ferme, de défense du peuple menacé, etc…
    Donc, dsolé Desap de remettre sur le tapis cette position mais que tu sembles assumer et defendre jusqu’ici, car elle illustre, à mon sens, bien cette derive populiste jusque chez ceux qui ont reçu l’initiation maçonnique.

  • 134
    Ergief 21 mai 2019 à 07:32 / Répondre

    Merci Odilon 132 d’avoir eu le courage d’écrire ouvertement ce que beaucoup sur ce fil pensent mais n’osent pas ou répugnent à exprimer, à savoir que derriere les apparences Mr Maffesoli dissimule une pensée proto réactionnaire matinée de standards extrême droitisants. Sa façon de mettre en permanence en avant ses élèves et son positionnement universitaire est par ailleurs tres révélatrice d’un comportement de guru. J’ai longtemps hésité à intervenir dans cette conversation dont je ressentais l’ambiguïté mais voilà c’est fait grâce à Odilon et je confirme son propos: ce texte de Mr Maffesoli trouve tout naturellement sa place sur le site fascisant qui le publie par ailleurs car il vient parfaitement en soutien des theories qu’il promeut.

    • 137
      Désap. 21 mai 2019 à 09:27 / Répondre

      Mon TCF Ergief, l’avenir dira qui avait raison.
      Qui avait raison, partisans d’un commerce planétaire débridé ou partisans d’un commerce raisonné.
      Maffesoli marque une situation, il ne peut pas faire oeuvre de nuances sauf à dénaturer son propos qui vise non à être suivi à la lettre, mais à faire réagir, à provoquer la réflexion.
      C’est un philosophe, il est dans le monde des idées, le lui reprocher c’est se nier soi-même.
      Au regard du nombre d’interventions, l’objectif est atteint et il faut le remercier de nous déranger au lieu de le condamner un peu naïvement, tu me pardonneras de ma franchise.
      L’avenir proche dira s’il faut continuer de défendre des conceptions théoriques fort louables au détriment de notre bien-être conditionné par un environnement viable, ce que le commerce mondialisé met très concrètement en danger.

      • 139
        ERGIEF 21 mai 2019 à 10:27 / Répondre

        MTCF Desap je t’accorde le qualificatif « naivement » qui ne me dérange pas du tout, à 73 ans d’âge civil et 30 ans de présence sous la voûte étoilée, mais au contraire m’honore car il me renvoie à mon enfance et à mes rêves utopiques. Ceci étant précisé, M Maffesoli tente de se positionner en témoin de son temps et en « futurologue » impartial ce qu’à mon sens il n’est pas. Tout dans son propos et son cursus révèle (à mes yeux) une simple posture, un fond de commerce. A contrario d’être naïve ma position à son endroit est d’extrême mefiance. Sa pensée est dangereuse car il ne se contente pas de l’émettre, il la promeut et elle est fortement destructrice des valeurs auxquelles je suis attaché.

        • 155
          Désap. 21 mai 2019 à 13:15 / Répondre

          139 – Mes excuses sincères et véritables pour cette maladresse, mon TCF Ergief.

          • 157
            ERGIEF 21 mai 2019 à 14:06 / Répondre

            Tu es pardonné :)depuis l’instant ou j’ai écrit ce commentaire MTCF Desap

      • 143
        Maffesoli Michel 21 mai 2019 à 11:31 / Répondre

        Mon regretté amie et F:. Charles Porset nous a rappelé (« Hiram franc-culotte ? »)que si la F:.M:. avait été performative au XVIII em siècle, c’est qu’elle avait été phase avec l’esprit du temps. Et ce de par son attitude « provocatrice ». Quid de nos jours ? Où les LL:. ressemblent, de plus en plus à quelque sympathiques clubs où domine « cinquante nuances de gris » ? L’absence de pensée est un hôte inquiétant s’insinuant partout. Revenir à la provocation : « pro-vocare » = appeler en avant .

        • 145
          joab's 21 mai 2019 à 11:37 / Répondre

          @143. Il ne suffit pas d’être « provoquant » pour être juste. Un ado capricieux l’est. Et en fait, ta position est très conformiste à cette tendance actuelle du « no-future », du « tous-pourris », du degagisme enretenue par FBook et les télés d’info-fric et les jeux télé. Le GJaunisme est un suivisme.

          • 148
            Maffesoli Michel 21 mai 2019 à 11:57 / Répondre

            L’anomique d’aujourd’hui est très souvent le canonique de demain.

            • 151
              joab's 21 mai 2019 à 12:31 /

              serait-il possible de sortir des incantations et formules ?

    • 142
      joab's 21 mai 2019 à 10:44 / Répondre

      Oui, il était difficile de classer Michel vers l’extrême droite. Mais en effet, ces tactiques d’argument d’autorrité, profusion de citations diverses (NB : il existe une appli sur smartphone permettant de truffer vos textes de citations grandioses …). Je penche cependant pour une sincérité de Michel, qui a basculé par continuité révolutionnaire vers ce fascisme montant qui se pare de « populisme » anti-americanisme, anti-liberalisme.
      Et en effet, la convergence entre LFI et RN sur la subversion en est un des exemples. Le GJaunisme est aussi typique de cette lâcheté à tenir une ligne politique, se limitant à de la destruction. surfant sur des mecontenbtements, pas nouveaux et compréhensibles.

      • 147
        Maffesoli Michel 21 mai 2019 à 11:53 / Répondre

        Quand j’ai été initié au G:.O:., en 1972, ma L:. était composé pour moitié de policiers et pour moitié d’anarchistes. À Lyon, où un commissaire de police avait trouvé la mort, et dans la foulée de « 68 »: c’est dire l’ambiance de nos tenues. Mais jamais, jamais il n’y eu de débats où les noms d’oiseaux : » fasciste » ou autre était lancé à la tête de l’autre !
        Quant aux « citations » diverses, j’invite qui le veut à venir voir ma bibliothèque, ou, plus difficile ,compte tenu de la paresse dominante , à lire mes livres, où l’apparat critiques ( les notes) tenter de donner des « fondations » à la réflexion.
        « L’autorité »: c’est, selon l’étymologie latine: « auctoritas » , faire croître. Un bon « auteur » fait croître la pensée. Et ce, par les temps qui courent, vers une « métapolitique » plus difficile à tenir, mais plus en phase avec l’esprit du temsp.

        • 152
          joab's 21 mai 2019 à 12:36 / Répondre

          Cher Michel, il serait, je crois déplacé de faire concurence sur blog de pretention sur la taille de nos bibliothèques respectives. Je n’ai aucun doute sur ta culture littéraire et me prononce uniquement sur ce que tu ecris et que j’ai lu. Et dans tous les cas, ca ne garantit aucune pertinence « éternelle »

      • 163
        Jean Mabuse 22 mai 2019 à 00:24 / Répondre

        Une recension d’un livre qui décortique parfaitement la pensée postmoderne donc réactionnaire et anti lumières de notre auteur https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/livre-quete-graal-postmoderne-temps-tribus-nouvelle-revolution-conservatrice-jean-marc-del-percio-vergnaud/

    • 144
      joab's 21 mai 2019 à 11:33 / Répondre

      TCF Ergief 139.Le débat est faussé lorsque nous sommes face à des bonimenteurs sans nuance, uniquement guidés par la promo par séduction-tromperie. Et pour celà les slogans simplistes font merveille, visant l’affect, les réflexes reptiliens de jalousie, violence. C’est ce à quoi nous assistons. Rien de bien nouveau dans le discours politique, mais efficacité décuplée par des circonstances et des outils nouveaux (les campagnes sur reseaux sociaux et télés d’info-fric). Et onconstate que même le monde maçonnique (pour certains) sombre aussi dans un simplisme contre-nature.
      Il est vrai que la politique « de parts demarché » d’ obédiences maçonniques y prépare. Là non plus, pas de nuance, justesse, ouverture d’esprit. On est dans le LOURD, benêt péremptoire.(suffit de constater le résultat benêt du paysage maçonnique).

      • 154
        Désap. 21 mai 2019 à 12:59 / Répondre

        144 – Doit-on préciser que tu défends bec et ongle une politique de parts de marché ? Le néo-libéralisme suivit par le gouvernement est exclusivement cela et l’objet unique de la contestation actuelle, de celle de Maffesoli et de la mienne parce que celle-ci remet en cause tous les principes de solidarité auxquels la France est historiquement attachée et pour lesquels une majorité de Français se sont battus.
        La politique de la France ne se fait pas à la Corbeille.
        Charles de Gaulle.

        • 159
          joab's 21 mai 2019 à 14:36 / Répondre

          « ce que je défends » doit se lire à ce que j’écris et non à ce que Desap me prête.
          Bataille puérile contre des étiquettes collées à autrui …

  • 128
    Brumaire 20 mai 2019 à 15:57 / Répondre

    Arrivant « après la bataille »…merci M.Maffesoli pour cette analyse pertinente du phénomène GJ que je partage en presque totalité.
    J’ai écrit plusieurs fois sur ce blog que la plupart des revendications, même floues, des GJ restent d’actualité, qu’elles sont les symptômes visibles de la maladie qui sévit depuis trop longtemps dans ce pays, qu’on appelait Jacquerie sous l’Ancien Régime. Cependant, ce qui m’était et me reste insupportable, ce sont les violences qui accompagnent systématiquement les samedis jaunes depuis le 17 novembre, ainsi que les débordements, pas seulement sémantiques, envers les FM. Je le redis: pour regarder attentivement ce qui se passe en Catalogne, et sans ici prendre parti, je constate que 400 000 manifestants à Barcelone ne brisent pas une tige de fleur sur les parterres de la ville. Ce qui est vrai d’un côté des Pyrénées ne peut-il pas l’être de l’autre pour davantage d’efficacité, de respect, d’écoute.
    A force de voir et d’entendre, surtout en ce moment, juste avant les élections européennes, parler de « démocratie » pour tout et rien, ce mot va finir par ne plus avoir aucun sens. Rappelez-vous, des « démocraties », on en a connu de « populaires », et autres qualificatifs: pour autant, en étaient-ce?
    J’ai toujours voté, même quand je savais que mon vote ne servirait pas à grand’chose. Je voterai dimanche, même si je sais que le Parlement européen, tel qu’il existe, ne sert à rien, puisque ce sont Commission , Conseil et lobbies qui tiennent les rênes, et que nous sommes ligotés par des traités qui sont tout juste bons à jeter aux pourceaux. C’est ce courage-là que les députés et eurodéputés devraient avoir : changer l’Union pour une Europe sociale, écoresponsable, responsable tout court, équitable, et virer le libéralisme. « Réenchanter » l’Europe, n’est-ce-pas, mon F.: Maffesoli?
    Les ronds-points ont des ressemblances à ce que nous avons vécu en 1968, (j’avais 23 ans) pas sur les barricades, mais dans les assemblées, sauf que la plupart des manifestants ont bien changé, et sont rentrés dans le rang, on se croirait dans la chanson de J.Brel : les bourgeois… Nous sommes quelques uns à en avoir tiré les leçons, sûrs que la violence ne mènerait à rien, et que nos comportements militants dans la droiture, l’équité, la responsabilité, pourraient faire évoluer les choses dans le sens de la droiture, de l’équité, de la responsabilité. Sauf que la cupidité, le lobbyisme, l’égoïsme, le mensonge, Facebook et Twitter (les rois de la désinformation et de l’indigence du raisonnement) ont encore de beaux jours devant eux, hélas.
    Mais ça ne fera pas pour autant changer notre façon d’être, confortés par l’idéal et la pratique maçonniques.

    • 130
      joab's 20 mai 2019 à 18:15 / Répondre

      De quelles « revendications » parlez-vous ? Les seules qui restent stables sont la volonté de renversement du gouvernement élu.
      Vous m’inquiétez … Ainsi les GJ vous inquiètent parce qu’il s’en prennent à nous, FM… sinon çà va ?
      Ne vous rendez-vous pas compte qu’il est justement cohérent avec leur mouvement que les populistes nous haissent ?
      Nous representons tout ce qu’ils abhorent. Les GJ sont justement construits sur les bases des Twitter, Facebook !
      Ce mouvement n’a strictement rien à voir avec 68 qui avait un ideal.C’est très en pahse avec une « droite décomplexée » … AInsi ce qui était rejeté, innaceptable, indigne (violences, rejet de la democratie, égoïsmes, haines, etc) …et bien les GJ sont « décomplexés  » … tout leur est permis ! Chacun peut reclamer tout et son contraire et n’être responsable de rien…
      Les violences, vandalismes … tout est la faute du gouvernement (voir ce que raconte Desap)..
      Alors bien sûr les lâches mettent en avant des pauvres des handicapés en chaise roulante, des personnes agées … espérant un accident.
      Oui le populisme c’est le monde Facebook où la légitimité provient de « likes » et viralité, le monde des jeux télés les plus pervers.

      • 138
        brumaire 21 mai 2019 à 10:10 / Répondre

        130- Dans ce genre de « troubles »- on va dire ça comme ça, Joab’s,- ce n’est pas aussi simple que ce que tu le prônes. Pour preuve, en 2005, lorsque j’ai dit que je voterais « non » au projet constitutionnel, je me suis entendu dire que je votais comme le Front national!!! certes, ils ont voté « non » aussi, mais pas pour les mêmes raisons que moi, selon les effets pervers d’un référendum. J’avais épluché le projet, et il était clair que le futur traité de Lisbonne était un licou de plus, qui, pour couronner le tout,faisait référence, même discrètement, aux fameuses « racines chrétiennes » gna gna gna …
        Ne pas vouloir voir ce qui se passe depuis trop longtemps en France, en Europe, qui produit les germes qu’on voit à l’oeuvre en Hongrie, en Italie, en Finlande, aux Pays Bas, et rester béats devant ce que proposent nos dirigeants, va conduire à des réveils difficiles. Et là, vous ferez quoi?
        Aller voir sur place ce qui se passe, ce qui se dit, et démonter les mauvaises raisons, mais sans violence. C’est là que se situe mon désaccord avec M.Maffesoli. On ne construit pas quelque chose de solide sur des ruines ou des ressentiments. Il n’y a qu’à voir l’ex-Yougoslavie, ou les feux ne sont pas éteints, plus de 20 ans après, même si les situations vécues actuellement, et dont personne ne parle… n’ont pas les mêmes causes.

        • 140
          joab's 21 mai 2019 à 10:32 / Répondre

          @138 : en effet dans un court message on est forcément reducteur.
          Le « ref de 2005 » est une imposture courante des separatistes, populistes qu’ils brandissent et defendent mordicus. Mais ca reste une lourde imposture de propagande.
          Danbs les FAITS il n’y a aucun problème :
          – Formellement le resultat francais a été respecté selon la règle du veto. Comme formellement aucun problème a digner le traité de Lisbonne. Mais les propagandistes separatistes veulent arguer sur un terrain « moral démocratique » … mais là aussi, ils sont dans le délire.
          – Moralement, les dispositions de la constitution ont été approuvées par une majorité d’européens. De plus la campagne de 2005 en France a été faussée par la promesse abius d’un plan B plus européen.
          Et comme on le constate, un vote a des consequences lourdes.
          Mais en effet, cequi se passe en Hongrie, Pologne et GB est l’oeuvre de ces populistes héritiers d’un vieux fascisme européen.
          Les européens somes ensemble parce que c’est NOTRE intérêt : économique, culturel, libertaire, fraternel.

    • 131
      Désap. 20 mai 2019 à 19:56 / Répondre

      Plus d’un siècle de Lumières et combien d’ouvrages publiés.
      Pas un geste de Louis XV et un Louis XVI brave homme mais faible, à la merci d’une noblesse aussi apeurées que sourde et violente. 1789 ça explose.
      Sarkosy : « maintenant quand il y a des grèves, personne ne s’en aperçoit » ; jamais un président n’avait été à ce point insultant, pas même de Gaulle en 68.
      Macron ignore les manifestations jaunes pendant deux mois plein, pas un mot, rien, oui une chose : les flics qui tabassent.

    • 133
      Maffesoli Michel 21 mai 2019 à 01:25 / Répondre

      Nous avons le même âge TCF, et vécu des choses semblables en 68. Sinon que certains sont devenus « notaire » à la place des notaire qu’ils conspuaient ( Brel). Sur la violence, je ne partage pas ton sentiment. Quand un monde s’achève ( et c’est à mon sens quelque chose de cet ordre qui est en gestation), les historiens nous montrent qu’il y a toujours une forme de  » ekpyrosis » : embrasement conflagration. dans mon « Essais sur la violence » ( dernière édition en poche, CNRS Éditions), je montre que cette violence peut être fondatrice.
      pour ma part, fidéle à ma tradition libertaire et « situ », je n’ai jamais voté. Pour dimanche je le regrette, car je « crois » à une Europe forte, et qu’il faut, en effet « réenchanter ».
      Je suis actuellement au Brésil, pour une série de conférences, et mes auditeurs, très attentifs aux Gilet jaunes français, comparent cela à « juin 2013 » ici qui conduisit à de profonds changements.
      Tibi frt:.

      • 141
        joab's 21 mai 2019 à 10:37 / Répondre

        @Michel. oui des 68ards se sont embourgoisés et d’autres viré comme toi dans un populisme d’ordre fasciste. Mais il ne faut pas être amers. Durant toute l’histoire, il y a eu es grincheux, des declinistes et des arrivistes. Le populisme est nllement libertaire : c’est un asservissement à des doctrines de défaite et menées habilement depuis l’etranger au travers d’outils efficaces : les « réseaux sociaux ».
        Les Poutine, Trump, Salvini eux ne sont pas defaitistes … : il surfent sur le défaitisme … pour gagner le pouvoir … aux depens du peuple.

        • 146
          Maffesoli Michel 21 mai 2019 à 11:42 / Répondre

          Est-ce être « populiste » que de rappeler l’immémoriale sagesse populaire . Mon grand est venu en France pour travailler dans les mines du midi était tout sauf un « fasciste ». Mon père qui a commencé à travaillé ,à 14 ans, idem. Moi-même c’est en passant l’examen des « bourses de mines » que j’ai pu rentrer au Lycée et devenir professeur à la Sorbonne.
          Dans tous mes livres j’essaie , sur ces bases familiales de penser « ce qui est » et non ce « qui devrait être ».
          Le sismographe enregistre les séismes , sans dire si cela est bon ou mauvais. C’est un tel constat que je tente de faire.

          • 149
            joab's 21 mai 2019 à 12:07 / Répondre

            Le simple fait de se prévaloir de « immémoriale sagesse populaire », oui … ca virerait presque au gourouisme.
            Comme aussi se prévaloir en circuit fermé de ce qu’on a ecrit precedemment. NB : le fascisme n’est pas d’ordre génétique. Il a tant fait de dégâts criminels qu’il avance masqué. Même les « épurateurs ethniques » serbes, criminels contre l’humanité ne s’en réclamaient pas.
            Ce serait plus interessant si tu contre-argumentais sur le fond tout ce qui t’a été rétorqué, plutôt que des offuscations, diversions sur tes livres.
            Qu’est-ce qui te permet d’affirmer que le mouvement GJ serait représentatif du « peuple » ? plus que le vote majoritaire ?

            • 153
              Brumaire 21 mai 2019 à 12:47 /

              Le philosophe fait des constats, comme le fait le sismographe que notre F Maffesoli évoque.
              Le citoyen, lui, a à faire plutôt que de constater les dégâts, et à transformer les réalités.
              Les fascismes sont tous arrivés par les mêmes causes: déliquescence des politiques menées, mépris des aspirations des populations, paupérisation des peuples et j’en passe. Ils cachent toujours la suite de leurs programmes mortifères. On en est là actuellement.
              Joab’s, les résultats du référendum de 2005 ont été en France niés deux fois par les 2 présidents successifs. C’eût été pourtant le moment d’entendre ce qui s’exprimait. Maintenant, je crains fort qu’il ne soit bien tard.

      • 160
        joab's 21 mai 2019 à 15:17 / Répondre

        @brumaire153 … non, le référendum de 2005 n’a jamais été « nié ». Ce qu’une majorité a exprimé en 2005 a été pris en compte … Manifestement lourde manipulation populiste où on veut inventer une autre question au referendum de 2005. Et sous Hollande en qui la question de la constitution européenne avait quelque importance.
        Le fascisme, en effet exploite et attise des situations difficiles.
        Comment donc se manifestent les « aspirations des populations » .. si ce n’est au travers de votes ?

  • 120
    brubsbeck 20 mai 2019 à 09:00 / Répondre

    Groupe de rock ou loge de « sages » – toute la question du « vitalisme juvénile ». Une situation dans le « malheur historique ».

    • 125
      Maffesoli Michel 20 mai 2019 à 14:38 / Répondre

      Dionysos, est le « puer aeternus » , cet enfant éternel que l’on retrouve dans toute la musique alternative, et parfois chez les « fous-sages » F:.M:.
      MM.: « L’ombre de Dionysos, contribution à une sociologie de l’orgie » (1982)

      • 135
        brubsbeck 21 mai 2019 à 08:12 / Répondre

        Pour le meilleur, des « Maître fous » eut dit Rouch. Le dionysiaque, une affaire rare chez nos amis (sauf peut-être dans ceux qui héritent des romantiques aventures rituelles du XIXème), une sorte de contre-culture maçonnique.

        • 136
          Maffesoli Michel 21 mai 2019 à 09:11 / Répondre

          Dionysos est un dieu chthonien, « autochtone », attaché à cette terre-ci. Pour ma part j’y vois le prototype d’une philosophie « progressive » que l’on confond trop souvent avec le progressisme propre à la modernité, et dont on mesure de plus en plus les effets dévastateurs! Mais qui voit cela en ces temps de détresse théorique où les lieux communs et le bavardage tiennent lieu de pseudo-pensée. Il faut se souvenir ici de Raymond Devos: « quand je n’ai rien à dire, je veux que cela se sache ». C’est cela la « discretio » maçonnique .Qui peut comprendre qu’il comprenne!

  • 115
    Désap. 19 mai 2019 à 19:24 / Répondre

    Personne ne doute de l’intégrité du Frère Michel Maffesoli.
    Sauf les naïfs et les gens mal intentionnés, ça va se soi.

  • 114
    Maffesoli Michel 19 mai 2019 à 18:24 / Répondre

    Réponse à Jovis.
    comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire et de répondre, ici même, à cette question, je rappelle que l’on n’est pas maître de ce que l’on écrit, hélas! Et j’en sais quelque chose.
    Certains de mes textes sont diffusés par mes étudiants sur « Face Book » , et , dans la foulée, repris ici ou là . L’article en question a , ainsi, été repris, outre le site que tu nommes, par 4 ou 5 autres site ou plate-forme . Outre la reprise, « texto » de textes, combien de plagiaires reprennent mes idées en les démarquant plus ou moins. Si tu fais l’effort de le lire, je consacre tput un chapitre aux « plagiaires » dans mon dernier livre: « La Force de l’imaginaire, contre les bien-pensants » (Ed Liber, mars, 2019)

    • 116
      Jovis 19 mai 2019 à 19:26 / Répondre

      Certes, il y a des copieurs… Mais Ta réponse me laisse dubitatif.
      La publication de ce texte, ici, sur Hiram.be date du 14 mai, alors qu’elle a été publiée le 13 mai sur le site nauséeux (soit un jour avant). Elle apparaît (s’agit-il d’une reprise ?) sur Le Point et sur d’autres plateformes, postérieurement, soit le 18 mai généralement.
      A qui as-tu initialement transmis ton texte, en dehors de Geplu qui a précisé que tu lui avais envoyé ?

      Compte tenu de tes accusations de copie texto, as-tu demandé son retrait au-dit site (qui fait montre d’un anti-maçonnisme permanent), comme tu en as légalement le droit en tant qu’auteur ?

      D’avance, merci pour tes réponses.

      • 117
        Désap. 19 mai 2019 à 20:28 / Répondre

        116 – Tu peux donc nous confirmer t’être rendu le 13 mai 2019 sur le site « noussommespartout.fr » et avoir constaté que çet article s’y trouvait, n’est-ce pas ?

        • 119
          Jovis 20 mai 2019 à 01:31 / Répondre

          Je ne fais que reprendre les dates de publication indiquées tant ici que sur ledit site.
          Le premier commentaire sur Hiram.be à cet article, celui de Jean Mabuse, signale d’ailleurs que l’article est déjà en ligne sur l’autre site (qui se qualifie lui-même de “ la droite nationale, traditionnaliste, monarchiste, contre-révolutionnaire “). Il est daté du 14 mai à 00:18…

          D’où mon questionnement de Michel Maffesoli.
          Sa réponse est-elle suffisante ?!

          • 121
            Désap. 20 mai 2019 à 09:40 / Répondre

            119 – Sa réponse est suffisante.
            Ce qui caractérise les maçons est la confiance.
            La confiance qu’ils ont en leurs frères et le partage d’un corpus de valeurs.
            Les éventuelles trahisons dans l’Histoire, dont je n’ai pas connaissance et que j’évoque ici par simple respect de la possibilité, ne peuvent constituer un soupçon, notamment lorsqu’il se fonde sur la prétention d’un média radicalement hostile et prêt à toutes les manipulations.
            Souviens-toi de ton élévation si tu es maçon, ce dont nous sommes autorisés à douter.
            J’ai confiance en notre Frère Michel Maffesoli et je t’invite à t’amender s’il est possible de te reconnaître comme tel.

          • 124
            Maffesoli Michel 20 mai 2019 à 14:28 / Répondre

            Sauf erreur de ma part, il me semble que ma réponse était claire: mis le site de mon Labo le 12 mai , ce texte a pu être pris et diffusé par les chercheurs de mon centre. Pour ma part je l’ai envoyé qu’à Geplu ! Je le redis dans la « cyberculture nous ne sommes plus maîtres de nos production ( cf mon livre M.M et H.Fischer:  » La postmodernité dans la postmodernité »( ED François Bourin. 2013).
            Je ne connaissais pas le site en question, je viens de m’y rendre. Il faut être bien « pervers » (  » per via »: voie détournée) pour le consulter !
            Pour information: je viens de voir, aujourd’hui ( il est pour moi au Brésil: 9h30) que ce fameux texte ( qui fait couler beaucoup d’encre vient d’être publier sur le site maçonnique: CIU.
            In fine : je publie et réponds sous mon nom sans avancer masqué sous un pseudo.
            Fidèle à mon engagement maçonnique ( et ce je le rappelle depuis 1972) m’en tiendrai à ces remarques, alors qu’il y aurait beaucoup d’autres choses à dire! Là s’achève mon propos à ce sujet.

          • 132
            Odilon 21 mai 2019 à 01:06 / Répondre

            C’est le troisième texte de Michel Maffesoli qui plait à ce site anti lumières, réactionnaires et antimaçonniques. Ses textes y ont tout à fait leur place puisque Michel Maffesoli développe le postmodernisme qui est le dépassement des lumières par le retour à la tradition redécouverte dans les phénomènes sociologiques actuel. c’est son post modernisme qui a justifié l’accompagnement de l’irrationnelle Isabelle Tessier dans l’université. Le texte publié sur Hiram.be comme ses autres textes font l’apologie du localisme, c’est à dire de l’enracinement dans une sphère géographique petite, porteuse de traditions jugées meilleures pour la vie en société que l’intérêt général pervertie par une élite de l’entre soi. Michel Maffesoli c’est le peuple des nations d’avant 1789 contre la nation en marche de la révolution française. La république une et indivisible est dépassée par les tribus constatées et appréciées. Il n’est pas étonnant que ses amis (ses élèves…alors qu’il est en retraite) vendent dans les salons maçonniques des marteaux de Thor sur leur stand.

      • 118
        Maffesoli Michel 19 mai 2019 à 22:50 / Répondre

        Étant au Brésil pour une série de conférences,je vais vérifier tout cela à mon retour en France,à la fin du mois. Mais comme je l’ai indiqué par deux fois ici même, il est courant ,via mes anciens étudiants et chercheurs de mon centre, que mes textes, qui sont en priorité déposés sur notre site interne ,à leur usage, soient diffusés ici et là, sans que j’en sois informé. Ce que je ne surveille pas !Par contre, je l’avais envoyé ,personnellement, à Geplu.
        Par courtoise frt:., je réponds aux remarques de ce site, mais il faut comprendre que je ne vais pas perdre mon temps à demander le « retrait » aux sites qui l’ont publié.
        Ici, puis-je préciser, je réponds avec mon nom, et pas avec un pseudo

        • 123
          Jovis 20 mai 2019 à 11:51 / Répondre

          Merci pour tes précisions.
          Toutefois, s’agissant du site de “la droite nationaliste, traditionaliste, monarchiste et contre-révolutionnaire” est-Il possible que tu ne réagisses pas à cette copie usurpée… qui te compromet. Tu y apparais comme un de leurs collaborateurs !

          • 127
            Désap. 20 mai 2019 à 15:47 / Répondre

            123 – Seulement aux yeux des aveugles.

    • 122
      joab's 20 mai 2019 à 10:58 / Répondre

      Ce petit épisode montre en effet la confusion qui s’installe dans ce monde populiste où « tout est bon » à prendre, exploiter, dans un seul but de prendre le pouvoir. Ainsi les alliances extrêmegauche-extrêmedroite, ainsi des maçons s’associant à l’antimaçonnisme, mais aussi une irrationalité totale venant de FM fonctionnant selon des « sympathies, connivences de circonstance, atomisant l’autre au nom de clameurs, boniments divers. Merci à geplu d’avoir montré que sur ce domaine aussi, il n’ y a plus de regles, rigueurs, sagesse mais des arguments d’autorité, des défis de basse cour, pontifications.
      Il est pour le moins etrange que le même texte se trouve à l’identique sur un site d’extrême droite specialiste en fake-news, mais pas aussi etonnant au vu des propos échangés …

      • 126
        Désap. 20 mai 2019 à 15:46 / Répondre

        122 – Tu es indigne. Tu fais aux autres, à tes frères de surcroit, ce que tu leur reproches, omettant savamment le b a ba des capacités de nuisance de l’extrême droite (parce que là, avec ce site on est vraiment au niveau zéro de la manipulation), prêt à tout pour valider tes opinions.
        Naufrage.

        • 129
          joab's 20 mai 2019 à 18:05 / Répondre

          Inutile de t’agiter en tous sens ! Ca nefait que confirmer ce que j’avance plus haut.

  • 98
    joab's 16 mai 2019 à 14:14 / Répondre

    Le populisme se prétend représenter une volonté du peuple.
    Ainsi c’est ce que l’on lit ici de la part des defenseurs des multiples populismes (trump, brexit, Gilets Jaunes).
    Il s’agit là, de fait, d’une déclaration gratuite et dénuée de sens. Pour s’en convaincre, il suffit de constater que ceux qui veulent récupérer les mécontentements (RN, LFI, DLF, etc) pretendent, chacun, que « le peuple voudrait » …. ce que chacun propose … très différent de l’un à l’autre.
    Faute de définir comment cette « volonté » se manifesterait, on reste dans des concours de boniments.
    Alors, bien sûr, il y a le vote de representants au parlement, selon differents modes et l’election du président.
    Mais, manifestement, celà est rejeté par les populistes (enfin … tant qu’ils sont perdants .. en Italie où ils ont gagné .. et devenu la nouvelle « élite », ca leur plait).
    ALors quoi ? Une prise de pouvoir par terreur dans la rue ? Un coup d’état militaire ?
    Alors, bien entendu, on pretend à « democratie direct » (referendum pour chaque loi). Est-ce sérieux ?
    A moins que tout celà se fase à coup de « likes » anonymes sur FaceBook ?
    On peut s’interroger pourquoi la democratie representative qui a fait ses preuves est à ce point rejetée.
    Une des explications me semble l’absence de tout programme construit alternatif au modèle social-liberal.
    Les principaux opposants ne proposent que de detruire … sans donner la moindre vue de l’ « après » avoir detruit.
    Car il y a des incontournables : pour maintenir la prospérité, il faut des richesses, comment obtenir ces richesses sans s’inscrire dans un modèle liberal-mondialiste … Même un regime communiste (Chine) s’y inscrit aussi.
    Alors peut être que les FM peuvent réfléchir à des alternatives audacieuses.. mais faire du suivisme de recuperation des GJ, c’est tomber très bas !
    Je me lance :
    – gratuité totale des soins
    – gratuité des transports de travail
    – plan massif de renovation thermique de logements (dégagé du deficit budgetaire).
    – revenu de subsistance garanti, sans condition
    – ferroutage automobile massif (idem, hors deficit)
    – suppression de la notion de « chômage » remplacé par ressource de travail non utilisée.
    En fait un changement du paragdime liberalo-rentable, une approche globale à long terme concernant energie, pollution, bien être.
    Comment financer ? Lorsqu’il s’agit d’investissements, aucun problème de creusement de la dette. Le retour sur investissements est mesurable.

  • 88
    Désap. 16 mai 2019 à 09:58 / Répondre

    78 – Certes, mais cette recherche de nouvelles solidarités est une utopie pure, en ce sens qu’elle ne peut être effective qu’à un niveau extrêmement local, et il faut en effet qu’elle existe de manière à foudroyer ce détestable individualisme qui gangrène la société française, en cela et du point de vue de son Histoire, médiévale jusqu’à la Révolution et au CNR, s’est toujours envisagée unitaire, en d’autres termes nous avons toujours été le contre-exemple du Saint Empire qui, lui, s’est effondré.
    Ce qui est nécessaire et pour lequel la France dispose de tous les moyens, respectabilité, génie politique et puissance économique, serait d’opposer résolument les principes de la République à ceux de l’ultra-libéralisme.
    Malheureusement, depuis que Vals s’est ingénié d’inscrire le PS dans la droite ligne libérale anglo-saxonne , il a tout naturellement creusé sa tombe parce qu’un anti-corps qui prospère tue l’environnement qu’il convoite.
    Glucksmann plein d’intelligence et courageux, je crains malgré tout que ce soit le chant du signe même si Sanchez à montré la voie et triomphé parce qu’il est resté droit dans ses principes.
    On se dirige à marche forcé vers une organisation politique à l’américaine, les Démocrates : Macron, les Républicains : la bourrique de Montretout, et le corollaire : 55% d’abstention à toutes les élections.
    Je pense que je voterai pour la dernière fois le 26 mai, je refuse d’entrer dans ce jeu de dupes, je ne voterai plus par défaut pour contrer les néo-pétainistes.
    Les Français ne se bougent pour sauver ce qu’il nous reste d’intelligence politique, qu’ils se démerdent.
    On reprendra les fourches si nécessaire, c’est une tradition familiale reconnue.

    • 90
      Maffesoli Michel 16 mai 2019 à 10:46 / Répondre

      Pour ma part, fidèle à la distinction weberienne du « savant et du politique », je n’ai jamais voté de ma vie (j’ai 75 ans).
      À l’opposé de l’Utopie (« l’enfer est pavée… »), ce qui est en jeu, actuellement, chez les jeunes générations, c’est la créationde ce que j’ai nommé les « utopies interstietielles , sorte de bricolage quotidien mettant l’accent sur le QUALITATIF de l’existence. Si tu as du temps à perdre, cf ma « Transfiguration du politique » ( 1992, en poche 2002), où je développe cette idée de la « métapolitique ». Tibi ftr:.

      • 96
        Désap. 16 mai 2019 à 13:10 / Répondre

        90 – Sur le vote je ne te rejoins pas, je ne suis pas anar pour deux sous, bien que la réalité de cette orientation soit conscience et responsabilité de ses actes et en cela je la respecte pleinement, mais Germinal m’a un peu refroidi.
        J’avais 16 ans en 81 et j’ai vécu cela comme l’aboutissement des espoirs de mes parents. Je suis toujours resté fidèle au Sphinx, j’ai détesté « le droit d’inventaire », une connerie monumentale. D’ailleurs, certains feraient bien de se souvenir que le mariage pour tous n’a été possible que parce que Mitterrand a dépénalisé l’homosexualité, symbole de la défense de toutes les libertés.
        J’ai commencé à douter lorsque les pachydermes ont flingué la campagne de Royal, la seule digne de Dieu.
        Et dire qu’on a laissé Sarko se réclamer de Jaurès !
        3B:. Mon BAF.

        • 101
          J_de_Mazargues 16 mai 2019 à 16:22 / Répondre

          M. Désap. je ne sais pas si les riches volent le fisc, mais si vous à 54 ans, vous avez assez de loisir pour déverser ces dizaines de lignes bilieuses chaque jour – et d’insulter sans détour tous ceux qui ne pensent pas comme vous c’est à dire sans doute tout le monde, soit vous êtes un jeune retraité très privilégié, soit vous êtes en train de voler votre employeur.

          • 102
            Désap. 16 mai 2019 à 18:24 / Répondre

            :)) C’est « Mitterrand » qui a dû irrité Mazargues, il ne pensait plus voir écrit ce nom après le 7 mai 95, jour de son soulagement, prout.
            Je n’insulte personne. Dans franc-maçon il y a « franc », qui ne se rapporte pas à la notion de liberté, ce serait un pléonasme, mais à l’attitude la plus fraternelle qu’un maçon puisse faire preuve à l’égard de son frère. Ceci échappe à ceux qui lui préfèrent les convenances convenues.
            Voleur je suis, mon cher frère. A chaque fois que je tombe sur une vérité, je l’attrape sans demander la permission.
            Pour le reste, je tiens à ta disposition les coordonnées de mon banquier puisque tu t’interroges.

          • 104
            Joël 16 mai 2019 à 20:54 / Répondre

            C’est un misanthrope. Il connaît Schopenhauer par cœur.

      • 103
        lazare-lag 16 mai 2019 à 19:27 / Répondre

        Je suis toujours embarrassé lorsque j’entends ou lit que quelqu’un n’a jamais voté de sa vie, et qu’il semble en tirer comme une sorte de fierté.
        Je veux bien qu’on me dise que c’est un point de vue qui en vaut d’autres, et qu’à ce titre il doit être respecté, mais j’ai du mal à en comprendre les motivations, autant du geste lui-même où plutôt de l’absence de geste, que de la fierté affichée de ce positionnement.
        D’un côté ça pourrait ressembler à une sorte d’objection de conscience vis-à-vis d’une prérogative citoyenne, d’un droit même, obtenu de haute lutte, ne jamais l’oublier.
        De ce point de vue là, et qu’on ne se méprenne pas, je ne cherche ni à choquer ni à être trivial, mais ça me semble avoir le même effet (ou impact, ou raisonnement, ou justificatif) que si j’entendais un quidam déclarer n’avoir jamais été tenté par l’acte sexuel avec un ou une partenaire, et d’en tirer comme une certaine gloriole.
        Avec une pointe d’ironie, et dans les deux cas, l’électoral comme le sexuel, on pourrait rétorquer tant pis pour vous, vous ne savez pas de quoi vous vous privez.
        Ne pas choisir parmi l’offre proposée (je reviens au scrutin électoral), n’est-ce pas aussi d’une certaine manière comme une preuve de l’orgueil le plus suprême?
        Je ne choisis pas parce qu’aucune offre n’est au niveau de mon exigence de qualité, ou de pureté.
        Quelque chose comme: je vaux beaucoup mieux que ça, je ne vais pas m’abaisser à choisir, parmi ces cloportes (pour un vote devant choisir un candidat) ou parmi ces propositions minables(s’il s’agit de départager entre différentes options, programmes ou propositions).
        Le non choix, en laissant le reste de la communauté électorale choisir en ses lieu et place, n’est-ce pas , en plus d’un certain égoïsme, comme une sorte de miroir tendu à quelque Narcisse?
        Le plus beau c’est moi, donc je ne me mélange pas à cette plèbe des isoloirs.
        Je suis l’ermite suprême, et qu’on ne fasse pas d’ombre à mon propre soleil.
        De Narcisse on vient de glisser sur Diogène.
        Au cas d’espèce, on pourrait dire qu’ils sont du même tonneau, (qu’on me pardonne ce dérapage,pas tout à fait involontaire il est vrai, mais je préfère dire que ça m’a échappé).
        Et ce faisant, je veux dire faire en sorte de ne pas voter, on est en droit de se poser une question:
        Qu’adviendrait-il d’une démocratie où les électeurs décidaient massivement de boycotter urnes et isoloirs?
        – – –
        Et même à un non votant, je ne saurai terminer sans conseiller un maître livre sur le fait de voter, et donc dur la démocratie:
        Italo Calvino: « Journal d’un scrutateur » (édité en poche chez FOLIO).
        Ce n’est pas la première fois que je l’indique ici, mais je ne m’en lasse pas.

        • 105
          lazare-lag 16 mai 2019 à 22:19 / Répondre

          Complément de réponse à @ l’attention Du F:. Michel Maffesoli(90):
          1/Petit post-scriptum à moi-même dans mon message 103:
          D’abord corriger une vilaine faute, au tout début il faut évidemment lire:
          « … embarrassé lorsque j’entends ou lis [et non « lit »] que quelqu’un n’a jamais voté de sa vie… ».
          2/ Ensuite, il me revient avoir lu aussi, sous ta signature mon F:. Michel Maffesoli, je ne sais plus si c’est sur la présente discussion ou ailleurs, mais c’est tout récent, que tu n’allais jamais sur Google.
          Loin de moi l’idée d’être un soupçon ironique, ou provocateur, mais quand même: on ne va jamais voter, on ne va jamais sur Google… que doit-on penser de ces « jamais » cumulés?
          Un état d’esprit?
          Un mode de vie?
          Une philosophie comportementale?
          J’ai presque failli écrire, une ascèse?
          Et surtout, pourquoi?

          • 106
            Maffesoli Michel 17 mai 2019 à 14:58 / Répondre

            « jamais voté » , c’est certain. « jamais sur google », si je l’ai dit, c’est une erreur ou un mensonge de ma part!
            Tibi frt:.

            • 111
              lazare-lag 17 mai 2019 à 21:30 /

              S’agissant « du jamais sur Google » cf. ton propre message n°80 d’avant-hier, 15 mai, ici-même, plus bas sur cette colonne.
              Erreur ou mensonge, dis-tu?
              Il ne m’appartient pas de trancher.
              Mais si l’on veut s’amuser un peu:
              L’erreur n’est-elle pas une sorte de mensonge?
              Par contre, le mensonge est-il toujours une erreur?

            • 112
              Maffesoli Michel 18 mai 2019 à 11:25 /

              Je suis un vieux et fais des confusions: je vais souvent sur Face B et twitt, pas sur « google »

        • 107
          Maffesoli Michel 17 mai 2019 à 15:03 / Répondre

          En échange de bon procédé, un autre conseil de lecture, à l’ombre des « majorité silencieuse » de mon regretté ami, Jean Baudrillard. Par sensibilité libertaire, et situationniste je me situe dans cette « majorité » . On le sait 50% abstentions, à quoi il faut ajouter 15 à 20% de non inscrit sur les listes électorales. Cela fait pas mal de monde non ? Qu’en est-til , dés lors, de la « représentativité » ? Je m’en suis explique dans « La transfiguration du politique « .
          Tibi

          • 108
            joab's 17 mai 2019 à 18:21 / Répondre

            Il y a en effet tout une frange de la population qui choisit de ne pas être représentée et de laisser d’autres choisir pour eux. Peut-on y voir un refus par manque d’un choix acceptable ? Non ! Il est toujours possible, si aucun mouvement politique ne satisfait de créer le sien.

            • 109
              Maffesoli 17 mai 2019 à 21:10 /

              Cf Hanna Arendt: il y a représentation politique sur la base d’une représentation philosophie. Quand celle-ci fait défaut= abstention. Ou, ce qui est le cas de jours, ce qui va , encore se délopper: soulèvements, insurrections, révoltes etc.;

            • 110
              Désap. 17 mai 2019 à 21:30 /

              109 – ou Le Pen, qui sera l’aboutissement de l’arrogance ultra-libérale que Joab’s considère incontournable.
              Dans le pays qui sut concilier propriété privée, libre entreprise et solidarité c’est consternant, je dirais pour te paraphraser, le comble de l’instruction, du savoir sans intelligence.
              3B:.

    • 93
      Désap. 16 mai 2019 à 11:06 / Répondre

      le chant du cygne !

  • 83
    ERGIEF 16 mai 2019 à 08:45 / Répondre

    …mais il faut cultiver notre jardin.

  • 64
    joab's 15 mai 2019 à 16:40 / Répondre

    Petit exemple, vu sur Arte (Thema) hier qui analysait les montées populistes dans le monde (Trump, Brexit, AFD, FN, GJaunes) : Ainsi etait montré un gilet-jaune clamant ses difficultés de vie, qu’il était affammé a partir du 15 du mois … Mais pendant tout le reportage, cigarette et smartphone haut de gamme à la main.
    Au vu de ce qu’il fume on peut facilement estimer à 300 euros/mois sa consommation de tabac, 3600 euros/an.
    Bien sûr que c(‘est le droit de chacun de se faire plaisir avec smartphone et cigarettes, mais c’est très décalé avec le discours miserabiliste … avec les 300 euros de tabac, peut être pourrait-il clore la fin du mois ?
    J’imagine bien le dechainement d’oser ainsi s’en prendre au peuple qui n’a plus que le tabac, les reseaux sociaux pour noyr son mal de vivre.
    C’est donc du poperisme de luxe. Nous sommes loin de discours miserabiliste où on se compare aux affamés du Soudan.
    Et, désolé, Beaucoup d’entre nous ont connu des galères et ont dû gérer des priorités de vie. Et ce monde d’aujourd’hui, tout serait dû.
    On notera aussi l’absurdité : Lorsqu’on veut un salaire plus élevé, on s’adresse à son patron, gentiment ou au travers de lutte sociale. Manifestement les « revolutionnaires » de reseaux sociaux en ont même perdu cette évidence.
    Dans les faits, est-ce vraiment une colère sociale ? A ecouter les slogans, non ! Le but est nullement d’obtenir satisfaction sociale, mais de prendre le pouvoir.

    • 67
      Maffesoli Michel 15 mai 2019 à 17:21 / Répondre

      Fermer la télé ,ouvrir les livres et savoir entendre les discussions du « café de Commerce »: commerce des biens, commerce des idées, commerce amoureux

      • 71
        joab's 15 mai 2019 à 18:01 / Répondre

        On peut jouer avec les mots, bien sûr…

      • 75
        Désap. 15 mai 2019 à 18:36 / Répondre

        C’est pire que ça mon TCF Michel M., pire que ça !
        Tu me fais pleurer Joaben, avec ta réthorique de parvenu.
        Tu nies 3 500 000 chômeurs
        Tu nies 8 000 000 de pauvres
        Tu nies 5 000 000 de travailleurs pauvres
        Tu nies les femmes à qui on impose le travail à temps partiel
        Tu cautionnes les boites qui touchent les subventions de l’Etat et qui licencient 2 ans plus tard
        Tu stigmatises un pauvre type qui fume et qui a un téléphone
        etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc ………………………
        Mais franchement, à quel niveau de revenus tu te situes pour te permettre une telle provocation ?
        A quel niveau de revenus tu te situes pour être insensible à l’explosion des prélèvements sur la classe moyenne et moyenne supérieure parce qu’il faut payer la faillite bancaire ?
        A quel niveau de revenus tu te situes pour accepter le chantage à l’emploi pour obtenir qu’on ferme les yeux sur les paradis fiscaux ?
        A quel niveau de revenus tu te situes pour accepter 80 milliards par an d’évasion fiscal ?
        Je ne vais pas faire le coco de base, mais là ça commence à faire beaucoup, tu ne trouves pas ?
        C’est pour ça que ça pète, mon vieux.

        • 78
          Maffesoli Michel 15 mai 2019 à 21:44 / Répondre

          Tout cela est vrai . Et tu as raison le soulèvement des peuples en est la conséquence directe. Mais, au-delà ou en-deça, il y a aussi sur les rond-points la recherche d’une nouvelle forme de solidarité. Pour citer un F:.M:. célébre on passe de « l’homme du besoin » à « l’homme de désir »

        • 92
          joab's 16 mai 2019 à 10:57 / Répondre

          Dois-je me couler dans le personnage imaginaire issu des fantasmes de Desap … ce personnage qui nierait …
          La nécessité de fantasmer ainsi et de coller son fantasme sur soin contradicteur est révélateur d’une déroute argumentaire.
          Revenons à l’exemple précis du gars qui ne dit pas pouvoir manger après le 15 du mois mais qui depense 300 euros en cigarettes…
          J’avais prévu ctte excitation emotionnelle feinte de ta part …
          La réalité est là : On est face à quelqu’un qui pretend ne pas pouvoir manger, mais qui fume. Je n’en fais pas une généralité, mais il s’avère que c’etait un meneur GJ.
          Ton propos révèle cette dérive où tout serait dû sans aucun effort personnel.
          Oui, payer son gasoil moins cher, son téléphone moins cher, ses cigarettes moins cher, ses vacances de ski moins cher (autre discours GJ), payer moins d’impot, avoir plus d’assistance sociale … sont des revendications respectables … mais les comparer aux affamés du Soudan …
          Qu’il y ait eu des violences policières, OK ! Mais clamer que Macron veut mutiler son peuple …
          Et venant d’un Desap qui veut assassiner les fichés S …

          • 97
            Désap. 16 mai 2019 à 13:36 / Répondre

            92 – Et il insiste le bougre.
            « Ton propos révèle cette dérive où tout serait dû sans aucun effort personnel. » C’est à moi que tu rétorque ça ? Heureux que tu ne me connaisses pas, tu te sentirais tel que tu es.
            … sont des revendications IMPERATIVES lorsque les plus riches ne paient pas d’impôts.
            Et toujours ton argument fallacieux … comme un bernic accroché à son rocher d’où il juge.

            • 99
              joab's 16 mai 2019 à 14:19 /

              Je t’ai invité à cesser les querelles inter-personnelles… Hors sujet et sans intérêt. Pour ma part, je n’evoque que ce que tu as énoncé, pas des fantasmes dece que tu serais. Je ne connais de toi que ce que tu ecris et me prononce là dessus.
              Non, en effet, ce ne sont pas les impréations multiples, menaces, qui sont de nature à me faire changer d’avis. Une argumentation solide, peut être. Mais ne voyant rien venir ..

      • 77
        Maffesoli Michel 15 mai 2019 à 21:38 / Répondre

        La parole est le berger de l’être. ou Platon dans la République :  » la perversion de la cité commence avec la fraude aux mots »

    • 73
      L 15 mai 2019 à 18:13 / Répondre

      Mais comment un maçon comme toi, qui prétend penser le phénomène en profondeur, peut-il effectivement oser présenter de tels arguments? Pardonne-moi, mais sur ce coup-là, quelle indigence intellectuelle ! Si je faisais partie de ta clique d’idéologues condescendants, je dirais que tu es un beauf…

      • 79
        Maffesoli Michel 15 mai 2019 à 21:46 / Répondre

        je ne démontre pas, je « monstre ». Je n’argumente pas , je constate

        • 82
          Px 16 mai 2019 à 00:23 / Répondre

          on a le droit de ne pas aimer la sociologie pour cette raison là ? Je dis cela mais j’ai quand même lu ( avec plaisir) du nomadisme, vagabondages initiatiques.

          • 87
            Maffesoli Michel 16 mai 2019 à 09:31 / Répondre

            Merci, je suis à la retraite, et me préoccupe plus de la « pensée » que de « sociologie ». Dans la foulée « Du nomadisme », puis-je te conseiller mon livre: « Le trésor caché, lettre ouverte aux francs-maçons » (Ed Leo Scheer, 2015).
            Frt:.

            • 113
              Jovis 19 mai 2019 à 13:33 /

              Est-il possible de savoir pourquoi cette même contribution a été mise en ligne, la veille, sur le site qui fait des francs-maçons une cible privilégiée de leur propagande https://www.noussommespartout.fr ?
              Une clarification de Michel Maffesoli me paraît nécessaire.

        • 84
          L 16 mai 2019 à 08:57 / Répondre

          79 – Cher Michel, mon commentaire 73 ne t’était pas destiné, il faisait référence à celui de Joab’s (64). Bien entendu, je partage sans réserve ton analyse et te remercie de l’avoir partagée sur ce blog.
          Bien frt.

          • 85
            Maffesoli Michel 16 mai 2019 à 09:25 / Répondre

            Merci. Tibi frt:.

  • 51
    Px 15 mai 2019 à 13:52 / Répondre

    Il y a 20 ans, alors encore étudiant, mon 2nd Surv aimait à me répéter: « méfies toi des textes ou discours avec lesquels on ne peut pas ne pas être d’accord ».
    C’est bien cela la sagesse populaire ?

    • 53
      Maffesoli Michel 15 mai 2019 à 14:25 / Répondre

      Pour ma part, depuis 47 ans que je suis en F:.M:., j’ai surtout compris que l’ADN maçonnique était la tolérance et , comme en écho; l’hétérodoxie. Dans mon livre « Le trésor caché », j’ai montré qu’il s’agissait aussi des caractéristiques essentielles de la sagesse populaire

      • 81
        Px 16 mai 2019 à 00:18 / Répondre

        Nous sommes bien d’accord. C’était aussi un conseil de défiance envers le bon sens ou le caractère d’évidence.

        • 86
          Maffesoli Michel 16 mai 2019 à 09:28 / Répondre

          Bons sens, Descartes nous invite, avec constance, a y faire référence:  » le bon sens est la chose au monde… ». Chez les grecs: « koiné aisthésis »: tous les sens , le sens de tous…. Jai développé cela dan smon livre: « Éloge de la raison sensible »( 1996) ed de poche, 2005

    • 57
      joab's 15 mai 2019 à 15:59 / Répondre

      Oui ! C’est justemet un des classiques du populisme, y compris dans sa version stalinienne.
      Ainsi, pour s’economiser d’argumenter avec serieux, on use de l' »argument d’autorité » (quelqu’un de prestigieux aurait dit … » ) mais aussi le « il faut être aveugle pour ne pas… ».
      Notre FM nous apprend à nous méfier de ces pratiques, même si c’est aussi parfois utilisé chez nous.

      • 68
        Maffesoli Michel 15 mai 2019 à 17:24 / Répondre

        Autorité= « auctoritas » , en latin, ce qui fait croître . Un bon auteur, pour peu qu’on y consacre du temps, fait croître nos idée. Et du coup s’évader de la « doxa », cette opinion mortifère

        • 72
          joab's 15 mai 2019 à 18:04 / Répondre

          Vous ne comprenez pas le sens d’ « argument d’autorité » ? un petit de google peut faire l’affaire … pardon de la taquinerie en retour …

          • 80
            Maffesoli Michel 15 mai 2019 à 21:48 / Répondre

            Mon argument d’autorité, ce n’est pas google ( que je ne consulte jamais) mais ma bibliothèque , et accessoirement les… 40 livres que j’ai écris

            • 89
              joab's 16 mai 2019 à 10:42 /

              L’ « argument d’autorité » consiste à se dispenser d’argumenter sur des faits et citer un personnage illustre qui …

  • 49
    Désap. 15 mai 2019 à 13:48 / Répondre

    Il est manifeste que certains commentateurs ici manipule avec brio l’art de l’esquive.
    Il font un constat tout à fait juste des conséquences, qu’ils attribuent à l’envie et la jalousie sans ne jamais prendre le moindre risque d’analyser les causes, aussi facilement que les richissimes et insolents bénéficiaires de l’ultra-libéralisme, à la différence que ces derniers défendent leurs intérêts bien compris.
    En cela, ils sont dans la droite ligne de la philosophie LREM, qu’ils vénèrent comme un révélation, qui consiste non à mettre en place une politique visant à permettre à tous de vivre décemment, mais à trouver la démagogie la plus insidieuse et efficace de manière à faire admettre que les inégalités et la pauvreté sont parfaitement naturelles et nécessaires à la prospérité du pays, articulant leurs discours de sorte d’apporter la preuve qu’il est impossible qu’il en soit autrement.
    A l’ultra-libéralisme ils ajoutent l’ultra-conservatisme.
    Le plus comique de l’histoire c’est qu’ils prétendent très sérieusement se charger de bouleverser ce qu’ils nomment la vieille politique.
    Si ce genre de pitreries ne portaient pas à des conséquences tragiques, nous éclaterions de rire.

    • 54
      Maffesoli Michel 15 mai 2019 à 14:29 / Répondre

      Peut-être faut-il revenir à ce que ce grand F:.M:., hétérodoxe, qu’était Joseph de Maistre, appelait la « métapolitique », se moquant du clapotis des causes secondes pour aller à l’essentiel. Appliquer cela aux Gilet jaunes, voilà ce que j’ai essayé de faire, permet de repérer quel est le coeur battant des soulèvements, insurrections et révoltes populaires dont l’actualité n’est pas avare

    • 58
      réboussié 15 mai 2019 à 16:08 / Répondre

      j’aime beaucoup ta façon de voir , on a les mêmes lunettes je pense
      notre TCF MM une autre paire , je dirais plus adaptée peut être à la réalité :; les écarts de fortune , biens propres et revenus sont réellement ahurissants , il est vrai , mais les 0 O1 % des plus nantis ? répartis sur les 90 % restants ? ça nous ferait combien à chacun ? et après ? faudrait il aller chercher en Inde les biftèques suivant ? bon , OK , nos valeurs ne peuvent se contenter de la situation actuelle
      Mais , encore un , nous sommes en république . démocratique ? reste du chemin à faire , mais la météo n’est pas terrible ces jours ci ? ou se situe le paradis en la matière ?
      C’est quand même rare de lire ce que nous voyons sur ce blog ailleurs ? non ? j’écoutais Philipot ce matin sur BFM TV , je partage beaucoup de son analyse , idem d’ailleurs pour ile candidat du PC , du feu le PS , et même les autres …les mots sont cors de chasse dont meurt le bruit parmi les vents …économiquement parlant ? le TGV .le déraillement ?….par contre je me déciderais par rapport à la laïcité , pas sur l’immigration …mais pour moi le slogan « on est chez nous  » ? ça veut dire qu’on peut repeindre la salle de séjour sans demander aux papouètes ce qu’ils en pensent , je veux préciser la chose , nous avons nous aussi une dignité , une identité , un honneur , voir la dernière manif militaire pour nos deux soldats partis pour des orients lointains , et comme pour eux , perdre l’honneur , ce serait retourner à la bête , pire que les fachos au pouvoir . bien pire , comme les allumettes ….non , les héros ne sont pas ceux qui bradent les autoroutes , les ports , les aérodromes …ce ne sont pas ces choses qu’on transvasent , uniquement les bénéfices , on ne garde que les décharges , après les avoirs sommairement enterrées ..
      Soyons , ou essayons de l’être , de ces transmetteurs de tradition, de valeurs le peuple européen ? qu’a t on de commun ? si ce n’est chacun nos intérêt particuliers …le smic européen ? moins de 300 euros le plus faible …égalité ? faisons donc une chose ; apprenons à dépister les guignols , et dénonçons les , je parle pas des guignols de chez nous , non ,de ceux qui pourraient faire ou ils sont , et qui baissent la tête en recevant leur chèque …les gilets jaunes ? le réveil des moutons ….bon , certains se sont levés du pied gauche …travaillons à la concorde universelle , ça commence chez nous , étonnant ? non ?? car la haine est vouée à ce sort lamentable de ne jamais pouvoir s’endormir sous la table ..

      • 69
        Maffesoli Michel 15 mai 2019 à 17:27 / Répondre

        (vs) la logique du « devoir être », ce que doit être le monde, savoir repérer ce qu’il est .
        N’est-ce point cela le vrai humanisme: en développant la chaîne sémantique: reconnaître avec humilité qu’il y a de l’humus dans l’humain

    • 60
      joab's 15 mai 2019 à 16:09 / Répondre

      Une des astuces bonimentaires est de placer le débat sur un terrai artificiel, instable mais qui permet d’amener de manière imparable vers SA conclusion.
      Ainsi le « aimez-vous payer des impôts ? » aboutit par cascade de boniment à la nécessité d’acheter le produit financier vendu par le bonimenteur.
      Ainsi, dans ce cadre, on esquive la critique des procédés des meneurs Gilets-jaunes et on place le critiqueur dans la position d’un « haïsseur de peuple » … Il suffit alors de bavasser là dessus.
      C’est benêt, mais ca marche, au moins dans le cadre GJ, persuadé d’être dans son droit, se décivrant courageux « resistant » face à un oppresseur impitoyable.
      Bon, c’est pas nouveau ! Mais il est bien triste de voir que des FM ayant reçu initiation et capacité de prendre distance de ces conditionnements, sombrent dans de telles manipulations.
      Voilà notre Desap prêter à autrui une vénération à LREM jamais énoncée, la vénération qu’il porte lui au giletjaunisme.
      Tout celà n’est pas serieux mais effrayant.

      • 66
        Maffesoli Michel 15 mai 2019 à 17:18 / Répondre

        Le vrai savoir , c’est « ça » voir. Être un sismographe consiste à enregistrer les séismes, sans se prononcer sur s’ils bons ou mauvais

  • 47
    Bandit 15 mai 2019 à 12:50 / Répondre

    Saviez-vous que le 1° à avoir utilisé le néologisme « populicide », est Gracchus Babeuf?

  • 35
    Nestor Makhno 15 mai 2019 à 00:06 / Répondre

    Se prétendre le peuple, parler au nom du peuple me paraît d’une ambition démesurée. L’atomisation de la société permet à la mesure de parler des peuples au pluriel. Les exhibitions récentes l’ont montré. Chacun dans sa tour pense être ce peuple dans un abus de langage caractérisé. En 68, les situationnistes disaient : un prolétaire est celui qui n’a aucun pouvoir sur l’emploi de sa vie, et qui le sait !

    • 36
      Maffesoli Michel 15 mai 2019 à 09:27 / Répondre

      Proche de Debord, et encore ami de Vaneighem, que je vois de temps en temps, je n’ai jamais parlé « au nom du peuple » ce qui était la prétention de tous les « avangardistes », léninistes, staliniens etc..
      Dans tous mes livres je me suis contenté de d’écrire ce « qui est », et non ce qui « devrait être ». Cf en particulier : M.M: « La transfiguration du politique « ( 1992)

    • 40
      joab's 15 mai 2019 à 10:21 / Répondre

      Oui ! C’est là toute la déviance du populisme : Fabriquer une « volonté du peuple » à coup de sondages orientés, audiences télé, jeux TV débiles, likes de réseaux sociaux.
      Ce qui est carateristique est surtout quels ressorts sont utilisés … S’agit-il de solidarité, générosité, partage, liberté, ouverture, progrès, raison ? Nullement ! il s’agit d’egoïsmes, coleres, haines, jalousies, peurs, fuite, enfermement, déclin, fatalité, irrationalité.
      Cessimples raisons devraient, nous FM, nous induire à ne pas se montrer complaisants avec ces manipulations.

  • 32
    Gilles et John 14 mai 2019 à 22:55 / Répondre

    Consternant de bétise

    • 33
      Maffesoli 14 mai 2019 à 23:09 / Répondre

      Belle analyse témoignant d’une vive intelligence : toute en nuance et subtilité . En bref : discernement ( «  discretio ») d’antique mémoire

  • 26
    Désap. 14 mai 2019 à 17:29 / Répondre

    Cher Joaben, tu me sidères !
    Alors que je lis toutes tes interventions, parce que tout d’abord d’un point de vue maçonnique j’estime que tu es très souvent juste, parce que, même lorsque tu m’agaces de tes insistances, il y a toujours quelque chose de fondé dans ce que tu écris, également au point de vue de la mixité en FM que je ne partage pas.
    Mais là tu me sidères parce que tu fais preuve d’un état d’un esprit indigne de toi-même, rabougris, on dirait que tu analyses le phénomène « gilets jaunes » par le prisme exclusif servi par les médias type BFMTV !
    Non, les gilets jaunes ne sont pas une horde uniforme d’extrémistes de droite qui veulent prendre le pouvoir par la force.
    Non, les gilets jaunes ne sont pas une horde uniforme d’extrémistes de gauche qui tentent de mettre en place les conditions du grand soir.
    Non, les gilets jaunes ne sont pas une horde uniforme qui aurait pour religion le populisme.
    Oui, la répression policière menée par Castaner est une honte pour notre pays.
    Oui, il est absolument inacceptable qu’un nombre non négligeable de manifestants ait été éborgné par les CRS, il n’y en aurait eu qu’un seul c’eut été tout aussi inacceptable, on n’est pas dans un pays de sauvages.
    Oui, le président Macron est indigne d’avoir été sourd à la contestation de sa politique, sourd aux remarques des corps intermédiaires antérieures, sourd à la critique des parlementaires, sourd aux mises en gardes des maires, indigne de mener sa politique de manière verticale comme s’il était investi d’un pouvoir absolu.
    Macron se trouve très exactement dans la même situation que Chirac en 2002. Il a certes été élu avec une majorité de 64% au deuxième tour, mais ceci par défaut exactement dans les mêmes conditions que lorsque le père Le Pen s’est retrouvé aux second tour de la présidentiel. Chirac avait compris cela et avait choisi un premier ministre de droite mais le plus consensuel de cette orientation politique et il avait pris soin de composer avec toute l’opposition, politique comme syndicale.
    Les gilets jaunes ne sont pas des bourrins qui veulent foutre le pays en l’air, ce sont des jeunes, des salariés, des chefs d’entreprises, des professions libérales qui refusent que la société française se transforme en une accumulation d’individualismes égoïstes pour qui seul compte leur petit confort personnel au détriment des plus démunis. Les gilet jaunes sont des gens qui voient la solidarité s’évanouir dans les intérêts de la mondialisation et que le refusent catégoriquement.
    D’autre part, s’ils ne sont pas des centaines de milliers ou des millions, c’est parce que c’est une contestation populaire et non une révolution, et leur nombre est suffisamment important et ils contestent depuis suffisamment longtemps malgré la violence qui leur est opposée pour mériter le respect de leur courage et toute la légitimité de l’expression d’un mécontentement général.
    Refuser de voir cela, c’est se comporter en élite bénéficiaire de tous les avantages de la politique ultra-libérale, notamment d’un point de vue fiscal, qui n’a aucunement besoin de la solidarité nationale et fait tout pour ne plus y participer. Elite économique dont ni toi, ni moi ne faisons partie.

    • 31
      yasfaloth 14 mai 2019 à 22:21 / Répondre

      Il suffit d’aller faire un tour sur un quelconque groupe FB « gilet jaune » pour constater à quel point ce verbiage, ces belles images, sont du vent et sont contredites par la réalité qu’on y trouve, et qu’on retrouve dans la vie réelle dès que que quelques « gilets jaunes » se retrouvent sans garde-fous !
      .
      Incroyable qu’un « penseur » que j’ai souvent trouvé pertinent comme M.Maffesoli puisse tomber ainsi dans le piège du « populisme » !
      .
      Confondre ainsi « peuple » et « population », ne pas voir que la réalité de la France d’aujourd’hui c’est une gigantesque fracture entre ceux qui voient la « modernité », l’Europe, ce qu’on nomme le mondialisme, une spiritualité qui est en train de se redéfinir à la croisée des chemins du religieux, et d’un syncrétisme naturaliste, comme les éléments vivifiants de leur être au monde.
      .
      Et ceux qui incapables de s’extraire de leur sentiment d’échec de leurs peurs, de leur haine des autres et finalement d’eux même. Extériorisant tout cela dans ces pitoyables singeries carnassières du samedi et dans la violence puis la victimisation rampante qui s’en suit quand la République se défend.
      .
      Le tout manipulé par des médias en mode survie, des « élites » hors sol ou plus prosaïquement par des partis qui sont nés de soubresauts honteux de notre histoire et qui prospèrent sur le mal-être et la frustration de ceux et celles qui sont passé à côté de la vie qu’ils avaient espéré !
      .
      Notre rôle et de travailler à comprendre, de dépasser, d’essayer de réduire cette fracture qui menace directement notre société, pas d’en rajouter une couche en s’inventant un « peuple » qui n’est en fait qu’une population en souffrance manipulée par des forces qui au fond se moquent bien de son devenir et y voient même un tremplin à leur prospérité et à leurs quête du pouvoir.
      .
      Notre pays est un des plus « aimable » au monde avec les faibles, un de ceux qui redistribue le plus, qui soigne le mieux, ce modèle est en danger, et certainement pas du fait d’un gouvernement qui a compris les grands défis de notre temps mais dont le franc-parler, le dynamisme et la jeunesse sont insupportables à ceux qui les ont perdu, et à qui ne reste que l’illusion d’essayer exister à travers leur addiction au miroir magique de l’Internet 2.x ou à des pitoyables kermesses sauvages affublés d’un gilet qui pour beaucoup de français est en train de devenir celui de la honte !

      • 34
        Désap. 14 mai 2019 à 23:42 / Répondre

        Le grand défi de notre temps se répartit sur deux plans qui n’en sont qu’un seul :
        1 – faire payer aux USA le prix réel de leur consommation, ce qui passe par le déclassement du dollar de son statut de monnaie internationale d’échange qui n’a plus aucune raison d’être. Strauss-Kahn a été arrêté un samedi. Le dimanche il devait rencontrer Sarkozy et le lundi Merkel, ceci de maniére à mettre en place la monnaie du FMI comme moyen d’échange international. Je n’affabule aucunement, fais des recherches c’est très intéressant. Je rappelle que Strauss n’a jamais été condamné au pénal. C’est une première aux USA dans une affaire de moeurs.
        2 – faire payer aux banques et aux multinationales les impôts dont elles sont redevables selon les règlementations des pays européens. Il y en a certainement pour un peu moins de dix ans, ce qui est relativement court, sauf que ce délais ne cadre pas avec les mesures d’ampleurs d’ordre écologique qu’il est impératif de financer sans attendre.
        Si les pays européens continuent de financer le déficit fiscal par les classes moyennes et inférieures, on va se vec les fachos, c’est sûr.
        Trump a baissé le taux d’imposition des entreprises de 38% à 29%, ce qui a provoqué un rapatriement de fonds des paradis fiscaux de l’ordre de 300 milliards de $ et une création d’emplois significative ; c’est très bien, sauf que ceci a été fait au prix d’une augmentation abyssale de la dette déjà pratiquement incalculable, et ceci signifie que c’est l’€ qui finance. Ce n’est plus tolérable.

      • 37
        Maffesoli Michel 15 mai 2019 à 09:38 / Répondre

        Que ce décalage, entre peuple et élite, existe, c’est choses tellement évidente! C’est parce que ceux qui ont le pouvoir de dire et de faire (intelligentsia)sont déconnectés , que naissent les discours de haine, de xénophobie et de racisme, en bref la démagogie. C’est cela qu’il convient de penser. C’est ce à quoi, en particulier , je m’attelle en montrant que ceux qui se disent « démocrates » sont très peu « démophiles » . Mais une pensée ne s’attachant pas aux simples « bon sentiments » inquiète toujours. Mais il faut poursuivre , car l’absence de pensée est un hôte inquiétant qui s’insinue partout dans le monde.À nous d’être fidèle au « trésor caché » de la F:.M:.

        • 45
          joab's 15 mai 2019 à 11:55 / Répondre

          Dslé,mais souvent quand on parle d’ « evidence »c’est par manque d’arguments…
          « Ce qu’il convient de penser  » ???
          N’est-il pas temps en tant que FMs de sortir des incantations ? Au fait l’ « elite » ne manipulerait-elle pas « le peuple » ? Qui manipule des GJs ? si ce n’est une « élite » interessée en concurrence avec l’elite … élue ! (le parlement !)

          • 48
            Maffesoli Michel 15 mai 2019 à 13:33 / Répondre

            Il faut se purger de nos « évidences » théorique afin de voir ce sui est « évident ». La sagesse populaire le dit: ce qui crève les yeux !

            • 61
              joab's 15 mai 2019 à 16:14 /

              « ce qui creve les yeux » est l’expression employée par tous les conditionneurs sectaires (désolé). C’est une astuce pour ne pas avoir à justifier, expliciter, argumenter.
              Il me semble que nous FM devont prendre un peu de distance vis à vis de l’impulsion et surtout vis à vis de tout ce qu’on nous prétend « evident ». Une « vérité » se construit, ne se gobe pas. (même JC le disait !)

          • 52
            Désap. 15 mai 2019 à 13:58 / Répondre

            45 – « ce qu’il convient de penser », dans le sens du propos est égal à : ce à quoi il est nécéssaire de réfléchir.

      • 41
        joab's 15 mai 2019 à 10:36 / Répondre

        @yasfa31. Tu fais preuve des mêmes excès que desap, en sens opposé.
        D’accord sur l’etonnement que M. Maffesoli soit naïf au point de tomber dans ce piège. MAis tout erudit que Michel soit, il n’en est pas moins humain et gagné par une sympathie populaire qui lui fait occulter une approche raisonable.
        Par contre lorsque tu t’en prends à « ceux qui incapables de s’extraire de leur sentiment d’échec … » là, tu alimente ces discours sur le « mépris ». Car non, ceuxque le populisme exploite vivent réellement des problèmes et une injustice profonde. Et il ne faut pas confondre cette détresse avec la manipulation-récupération des meneurs pour la tranformer en mouvement subversif.
        C’est pourtant simple si on se pose des questions efficaces (pardon de cette prétention … discutable) et non des incantations qui ne font qu’alimenter le système GJ. :
        Pourquoi ce mouvement ultra-minoritaire ne peut être jugulé en quelques semaines, alors que des mouvements sociaux organisés l’ont été ?
        La réalité est le suivisme sondagier qui donnait « 70 % de soutien » … Aucun gouvernement n’osait reagir avec la fermeté nécesaire face à tel soutien « populaire » …
        Idem pour les télés qui en ont fait des tonnes et profité des retours d’audiences d’heures de direct, tribune données à ce mouvement. Telle est la clé de la perpétuation du mouvement et de son operationnalité.

        • 44
          Maffesoli Michel 15 mai 2019 à 11:45 / Répondre

          Puis-je juste préciser qu’à côté du rationalisme morbide de la technocratie , il existe une « raison sensible » autrement plus pertinente , et plus « raisonnable » que les discours verticaux des « sachants » de tous poils.C’est ce que sur la longue j’essaie de mettre en oeuvre. Tibi frt:. Michel

          • 50
            joab's 15 mai 2019 à 13:50 / Répondre

            Peut être fais-tu confusion entre rationalité et matérialité ?
            Pour te taquiner, ne te presentes-tu pas en « sachant » ? Oui on peut … et doit faire appel à un aspect instinctif … et s’en méfier.

            • 56
              Désap. 15 mai 2019 à 15:17 /

              50 – Se méfier de l’instinct ? qui se trouve être la manifestation sensible de l’intuition.
              Je le cultive.

            • 59
              Maffesoli Michel 15 mai 2019 à 16:08 /

              Il est important d’être attentif à « l’instinct ancestral »fondement de toute socialité : « habitus » médiéval, « exis » d’Aristote. Voila ce qui fonde l’excellence de la « raison sensible », c’est à dire racinée (vs) la raison abstraite des technocrates. Ce qui fait dire aux G.J que ces technocrates ( Macron en tête) sont instruit mais pas intelligent.

          • 70
            joab's 15 mai 2019 à 17:41 / Répondre

            @59. Je doute fort que les GJ, ni leurs meneurs en soient à ce niveau d’analyse que tu leurs prêtes. Mais ne serait-il pa important de sortir d’un boniment simpliste crucifiant des « technocrates ». Bien sûr qu’il faut aussi utiliser des forces intinctives, mais la capacité humaine est de savoir canaliser cet instinct, force primitive.
            Cher Michel, je suis déçu de te lire dans une réthorique aussi basique de bons-mechants.

            • 74
              Maffesoli Michel 15 mai 2019 à 18:17 /

              On ne se change pas. C’est depuis 1979 (Cf ref à mon livre « La Violence totalitaire », cité dans l’article, et qui a connu plusieurs édition) que je critique la « bureaucratie céleste », et le « progressisme » dont elle est porteuse. À ce POUVOIR institué, j’oppose la PUISSANCE instituante : « omnis auctoritas a populo ». Je vais publier d’ici peu un petit livre sur les G.J résumant tout cela.
              Il me semble que la philosophie PROGRESSIVE de la maçonnerie peut nous aider à accompagner une telle PUISSANCE . pour quelque chose plus approfondi, je te conseille de consulter certain de mes livres. Un bon résumé in  » Être postmoderne »(Ed du Cerf, 2018) .Demain je vais le présenter dans une L:. des Pyrénnées.

            • 91
              joab's 16 mai 2019 à 10:47 /

              @74. Cher Mihel, je comprend l’importance de faire la promo de tes livres, mais désolé, ca ne fait pas argument. Je crains, à te lire ici, que tu fasses preuve d’une affectivité qui biaise ton jugement.
              Es-tu sûr que les GJ soit « le peuple » ?

    • 38
      joab's 15 mai 2019 à 10:02 / Répondre

      @desap26. Tout d’abord tes consuderations personnelles qu’elles soient compliments ou sarcasmes ne m’interessent nullement.
      Tu es manifestement passionné Gilets-jaunes, ce qui n’est pas garantie d’objectivité.
      Pour ma part, je considère ce phénomène réel et essaie d’en comprendre les ressorts.
      Je passse sur tes insultes d’esprit raabougri, ca fait partie de ton fonctionnement. Ca ne me touche nullement.
      Ainsi tu t’excites à démentir ce que je n’ai pas affirmé … passons.
      L’élément concret GJ est en effet un vêtement particulier, détournement d’un outil de sécurité routière, pour se mettre en avant visuellement.
      Mais même ce vêtement est parfois dénié. Ainsi il y aurait des « vrais » et des « faux » GJ…
      Il y a en effet des colères, frustrations, jalousies plus ou moins justifiées. Je passe sur les analyses psycho-sociologiques que d’autres font mieux que moi.
      Ce qui est interessant est de comprendre par quels moyens ces mécontentements classiques peuvent se transformer en groupe de pression efficace. Et parmi les éléments, on trouve les medias pour qui c’est une aubaine d’audience, les reseaux sociaux qui federent les colères, haines pour les transformer en actions et bien entendu la puissance des cyber-attaques etrangères.
      Et on constate que même des FM sont contaminés par ces superficialités.
      Ce que tu ecris en demontre l’effet devastateur.
      On retrouve le classique « Refuser de voir cela, c’est … » typique des sectes ou mouvements de meute. moyen de fermer tout débat serieux, pour se fixer dans des concours de clameurs, incantations.
      NB sans rapport : Je ne parle nullement de mixité … La question est uniquement le sexisme forcé que veulent maintenir des organisations profanes gérant des maçons.

      • 55
        L 15 mai 2019 à 14:31 / Répondre

        Mon cher Joab’s, le gilet jaune -le vêtement- n’est pas un simple détournement pour se mettre en avant, comme tu le dis si bien. S’il n’avait été qu’un outil de com, il n’aurait jamais cristallisé avec autant de force ce qu’une partie du peuple, que tu fustiges avec une condescendance révoltante, ressent chaque jour davantage, et depuis des années : le fait de se sentir abandonné sur le bord de la route, celle-là même où circulent pied au plancher les grands démocrates de ton genre.

        • 62
          joab's 15 mai 2019 à 16:21 / Répondre

          Tu illsustres exactement ce procédé populiste classique (et lâche, désolé) du « bouclier humain » :
          Ainsi, alors que je critique le procédé populiste qui manipule des gens … tu m’opposes un faux mépris, mais que tu me prêtes des gens victimes de cette manbipulation. Je sais que ce procédé deviationiste est très courant et bien pratique.
          Tu y ajoutes « un genre » que tu me prêtes et que les manipulés sont sensés detester.
          Je deplore que la FM soit elle aussi infiltrée par ces pratiques.

  • 20
    Désap. 14 mai 2019 à 14:50 / Répondre

    Texte remarquable, mon Cher Michel Maffesoli.
    Cependant, et comme je suis incapable de rédiger ainsi, je vais être plus violent et plus direct à l’adresse des petits bourgeois bien pensants, ampoulés et trouillards de perdre leur confort matériel, qui passent par pertes et profits les principes républicains et les manifestants que l’on gaze quand on ne les éborgne pas ; quelle honte, quel scandale, l’acte odieux de petits larbins des tenants de la puissance économique privée, une tâche indélébile et criminelle qui annule toute la respectabilité qui devait les qualifier par les fonctions qu’ils occupent légitimement, mais qui font d’eux maintenant des usurpateurs.
    Voilà ce que j’ai à dire aux partisans du premier Président de la Vè République frappé d’indignité républicaine :
    je suis comme la majorité d’entre vous, j’ai assez bien réussi ma vie, j’ai une situation professionnelle qui me permet de vivre confortablement, mes enfants font de bonnes études qui leurs garantiront sécurité et confort matériel supérieur et ma vie familiale est rythmée des joies qu’il me procurent.
    Il se trouve que j’ai vécu huit années aux USA en Californie dans des conditions optimales. Seulement, ce que j’ai vu dans ce pays m’a horrifié.
    J’ai vu des gens et des enfants, petits !, à Los Angeles particulièrement, dans des états de pauvreté et de délabrement inimaginables dans un pays occidental si on n’en a pas été témoin. Complètement drogués, alcooliques, d’une saleté effroyable, présentant des maladie de peau, édentés, ils dorment dans les rues de quartiers totalement laissés à l’abandon, sales où courent les rats, délabrés, détruits comme s’ils avaient subi une guerre, celle qui sévit entres bande rivales, des quartiers dans lesquels patrouillent des flics en voiture avec des fusils à pompe braqués sur les portières fenêtres ouvertes et qui n’hésitent pas un instant à tirer s’ils jugent que la situation l’exige, j’ai vu des mômes de douze ans, pas plus vieilles, qui se prostituent.
    Vous pensez que j’exagère ? Et bien non, mes frères, je n’exagère pas du tout, je suis même en-dessous de la réalité parce que je n’ai pas pu constater ce qu’il se passe dans les bâtiments et dans les caves.
    Dans ce pays, les USA, tout, rigoureusement tout est basé sur la réussite économique, dans ce pays où le moindre cursus universitaire pour se garantir une situation de petit cadre d’entreprise coûte minimum 100 000 $ et où l’on considère celui qui est en échec ou qui n’a pas pu se payer ou payer des études à ses enfants comme étant le seul responsable de sa situation.
    C’est cette société que vous voulez ? Parce que le libéralisme c’est ça, parce que c’est cette situation qui commence très concrètement à gagner l’Angleterre qui a permis le vote du Brexit parce qu’on a dit aux victimes que c’était la faute de l’UE puisqu’on lui consacrait des fonds au lieu de les investir dans les services publiques, mais le plus écoeurant c’est que se sont les ultra-libéraux qui ont tenu ce discours.
    Toute confortable que puisse être ma vie, toute possibilité que je puisse avoir de me payer des assurances privées pour ma santé, tout patrimoine que je puisse détenir pour assurer ma retraite,
    je refuse cette société,
    je refuse qu’il y ait des gens pauvres en France,
    je refuse qu’on s’en remette aux Restos du Coeurs pour certains puissent manger,
    je refuse que la France soit endettée à 98% de son PIB parce qu’on cède aux chantage des banques et des grandes entreprises,
    je refuse le recul des services publics
    je refuse qu’on vendent les services publics au privé
    je refuse d’accepter que des gens travaillent sans pouvoir vivre de leur salaire
    je refuse la gentrification de Paris et de toutes les capitales régionales
    je refuse que le pouvoir politique capitule face au pouvoir économique
    je refuse qu’on ferme les yeux sur le trafic de drogue en banlieue parce que c’est un moyen d’acheter la paix sociale
    je refuse qu’on ferme les yeux sur le totalitarisme islamique qui sévit de plus en plus pour les mêmes raison aux mêmes endroits.
    Je refuse l’ultra-libéralisme économique et la politique d’Emmanuel Macron qui l’accompagne.
    En France comme dans tous les pays d’Europe occidentale, c’est un boulevard offert à l’élection de l’extrême droite et sa politique liberticide et du bouc-émissaire.
    Il nous faut revenir à ce qui a fait la grandeur de la France, ce qui en a fait la patrie des Droits de l’Homme reconnue dans le monde entier : la République.

    • 21
      Maffesoli Michel 14 mai 2019 à 15:25 / Répondre

      Oui, cher ami, il n’y a rien de pires que ces petits bourgeois, ceux de ma générations, contestataires en 68, et devenus « notaire » à la place des notaires qu’ils conspuaient alors. Il ne comprennent pas que l’énergie de la révolte , d’essence spirituelle, est supérieure aux puissances économiques

      • 65
        joab's 15 mai 2019 à 17:06 / Répondre

        Il est des similitudes qui ne resistent pas à l’examen.
        En effet il y a comme en 68 volonté de renverser le pouvoir en place. Mais la similitude s’arrête là :
        – Le pouvoir de 68 dirigeait l’info de main de fer, envisgeait l’appel à l’armée pour ecraser les manifestants. Les 68ards rêvaient d’un monde hors-consommation, d’auto-gestion de fleurs, d’ouverture au monde, de partages, d’assistance sociale, de démocratie.
        – le giletjanisme s’inquiète du prix du gasoil, des clops, ne veut plus des etrangers, veut des impôts payés par « les autres », asistance sociale pour lui et pas les autres, peur du monde, pas d’intérêt à l’ecologie, ne veut pasgérer ni construire.
        Caricatural ? Oui ! Mais symptomatique tout de même.

    • 24
      Jean_de_Mazargues 14 mai 2019 à 16:55 / Répondre

      « Qui a dit : « Un roi sans divertissement est un homme plein de misères » ?

      • 27
        Maffesoli Michel 14 mai 2019 à 17:40 / Répondre

        Giono. Mais ce qui est plus important est le « divertissement » nous guettant, de plus en plus actuellement ! Celui substituant à un authentique chemin de pensée une série d’incantations n’intéressant plus personne. cf Platon : « la perversion de la cité commence avec la fraude aux mots « 

      • 29
        L 14 mai 2019 à 17:57 / Répondre

        Je dirais Blaise Pascal.

        • 30
          Maffesoli Michel 14 mai 2019 à 20:56 / Répondre

          « Un roi sans divertissement est un homme plein de misère » ( Pascal, frg, 142)
          Par ailleurs , le « divertissement » chez Pascal est à l’opposé de ce qui est « essentiel »

          • 46
            Jean_de_Mazargues 15 mai 2019 à 12:49 / Répondre

            « Qui a dit : « Un roi sans divertissement est un homme plein de misères » ? est la dernière phrase du roman de Jean Giono, »Un Roi sans divertissement », qui cite bien un fragment de Pascal. Je ne demandais pas qui l’avait écrit: je citais à dessein la phrase de fin du roman (« Qui a dit … »), où Giono ouvre sur la désespérance de l’homme face à la vacuité de son existence. Cela se voulait un conseil de lecture pour nombre de ceux qui s’expriment dans les échanges ci-dessus. Je sens poindre la désespérance de Langlois chez beaucoup de ces contributeurs…

    • 25
      Joël 14 mai 2019 à 17:23 / Répondre

      Le style me fait penser à Céline (de la main gauche).

      • 28
        Maffesoli Michel 14 mai 2019 à 17:43 / Répondre

        Céline. Lequel ? Celui de « Voyage au bout… », ou de « Bagatelle… » ?
        Quant style, en son sens fort, c’est ce qui pointe,accentue (stylet) ou ce qui écrit (stylo) une époque. Plutôt que de ressasser des idées convenues, il trouver le « style » en accord avec son temps. Cf « Éloge de la raison sensible » (1995)

    • 42
      joab's 15 mai 2019 à 11:05 / Répondre

      Les démocraties ne fonctionnent pas aux caprices ou incantations(« je refuse » ). C’est en effet le discours GJ classique où le desir domine tout raisonnement, construction.
      Dans le monde democratique, l’organisation de la société fait l’objet de plan, projet qui sont eminemment complexes et comme un organisme vivant fonctionne par des equilibres entre des élement agissant-reagissant entre eux… très loin donc des simplisme, brandissant des quartiers de LA ou de l’URSS.
      Dans notre monde démocratique, il est permis à des partis politiques d’elaborer des programmes très différents et les soumettre à l’appréciation d’electeurs. C’est peut être moins porteur mediatiquement que de trépigner avec des « je refuse, je veux » mais c’est là dessus que nous avons construit ce monde que manifestement beaucoup nous envient.
      Bien sûr qu’il est possible de presenter des programmes politiques soit etatiques, soit ultra-libéral, soit theocratique, soit separatiste de l’UE… mais manifestement pas de propositions, juste agiter des mecontentements et après … on verra … comme le brexit ?

  • 19
    réboussié 14 mai 2019 à 14:34 / Répondre

    le peuple qui prend le pouvoir ? c’est ty pas la démocratie ? bon , OK , quand on voit le nombre de listes ? 33 ?
    le populisme ? bien entendu c’est l’autre , d’ailleurs je l’ai dit le premier ..
    Populiste ? because facho ça marche plus ? vu les pratiques policières …..faut reconnaitre ….
    Réactionnaire ? MM ? assurément , t’inquiète pas , Jeff , t’es pas tout seul : et le conformisme n’est pas absent de nos loges , ça évite de penser , comme pour le costume …3 pièces ..
    L’extrémisme ? d’ou nait il ? des commentaires de FM sentant les heures sombres ? mais ou est passée la lumière ? qui a éteint le débat ? tué la Parole ? chez nous ? pas le FN ou le RN , leur temps de survie ? au GO ? l’extrême droite , c’est le culte du chef , du führer , du secrétaire général …et puis il faut attendre son tour pour prendre la parole , puis écouter la réponse ….vu les anars du coin ?
    Quand on voit après avoir enlevé les peaux de saucisson l’état social moral économique de la nation , l’école , la justice ….on veut bien que le populisme ne soit pas notre idéal , mais les élites , gaussons nous 3 fois ,
    Pour les 3 minutes de politique , ou de beauté , un président de la République , à défaut de démocratie , c’est un conducteur de TGV …..les rails sont le dogme de la mondialisation , et même en Belgique , on n’assiste pas à des détournements de trains …faut attendre l’aiguillage suivant …ou mène t il ? chacun a son désir propre , et vu aussi l’entretien des voies , leur privatisation …ça donne à réfléchir
    Je note à titre personnel que élites auto proclamées définissant , ou jugeant et condamnant les « autres » définies par « populistes » , laissons cette engeance s’agiter sur leurs sièges hélas éjectables , oui , la FM dans le silence intérieur de nos loges , on travaille , à l’amélioration ….la France périphérique ? des oubliés ? nos élites personnelles ont été bien silencieuses et discrètes ces derniers temps , mais il y a une vie après …
    Merci pour ce résumé , mon frère Michel , le sujet n’est pas épuisé …mais nous avons espoir dans l’avenir de l’humanisme , de l’humanité , peut être pas les mêmes que celles des vautours actuels ??? d’ailleurs ? ne cherchent ils pas à nous enfermer dans leurs dogmes nous menaçant de l’enfer ? pout trier ce qui reste de vivant ? l’espoir porté par les gilets jaunes ? juste pour une gentille provoc de Joab….
    Le mur des fusillés ? les gilets jaunes de l’époque ? juste une question …..

    • 23
      Maffesoli Michel 14 mai 2019 à 15:43 / Répondre

      Mon cher F:. pour ma part je me suis employé, depuis de longues, longues années,et dans plus de 40 livres, à faire la critique du POUVOIR ( qu’il soit de droite ou de gauche), et à rendre attentif à la PUISSANCE venue du bas, celle du peuple que les gilets jaunes, nonobstant ce qu’n pensent les esprits rassis, représentent de nos jours. Les plus honnêtes d’entre nous sont porteur de cet humanisme intégral que les notables en voie d’agonie ne peuvent, en rien, supporter. Dire cela est-ce être réactionnaire ?

    • 94
      joab's 16 mai 2019 à 11:11 / Répondre

      Il faut sortir du concours d’invectives, sarcasmes … typique du populisme d’ailleurs qui excite la foule (j’ai pas dit « populace » ) ainsi, comme sur les jeux télé, les jeux du cirque, le nationalisme guerrier ou les racismes, sexismes.
      Le procédé « populiste » est une réalité, comme l’est le procédé « progressiste », comme l’etait le fascisme .
      Donc au lieu de se gausser, clamer, ca s’examine tranquillement.
      D’ailleurs, il est aussi dans le procédé populiste un refus de discussion rationnelle puisque fonctionnant à l’émotion, aux impulsions, désirs.
      Mais des FM ne doivent pas, me semble-t-il tomber dans ce genre d’affrontement où la prime est au plus manipulateur et sans scrupule.
      Le populisme est bel et bien une tentative d’exciter suffisament de gens pour les soulever contre une « élite » … déclarée telle (en fait les élus du peuple).
      Donc, ne fuyons pas cette réalité. Les choix politiques devant nous sont bien de savoir si nous voulons nous refugier dans un protectionisme apeuré et rabougri ou tenter de gagner, socialement, economiquement dans un monde difficile. Et dans ce cadre, la lutte pour le progrès social a sa place. Au lieu de rameuter dans un populisme destructeur … qu’attendez vous pour modeliser un monde ideal, plus attractif que celui que nous vivons ? Les communistes desannées 60 le faisaient, eux !

      • 95
        Désap. 16 mai 2019 à 12:41 / Répondre

        94 – quand on se calme et qu’on est tranquille face au libéralisme anglo-saxon (pléonasme) on s’endort.
        J’ai l’impression que tu ronfles bien.

      • 100
        Désap. 16 mai 2019 à 15:15 / Répondre

        94 – Les élus du peuples ne sont pas expressément l’élite, ce qui est regrettable d’ailleurs.
        S’agissant des députés, la majorité d’entr’eux sont des godillots, larbins du libéralisme par trouille, mythomanie, condescendance et un manque cruel de culture politique et d’imagination.
        Quelle modélisation ? Tu es comme eux, tu n’as aucune culture politique.
        La IIIè République, notamment sa période fin XIXème, celle qui a modélisée et appliquée le modèle social et économique français, ça te dit quelque chose ?
        Ben renseigne-toi, tu constateras que c’est le libéralisme, la solidarité en plus. Voilà le modèle, voilà ce qu’il faut appliquer en ses principes et avoir la volonté et l’imagination pour l’adapter aux temps présents.
        Il y a plus qu’intérêt à le faire, parce qu’une crise majeure pointe son nez : la crise écologique et son cortège de catastrophes, de désorganisation et de bouleversements sociaux.
        S’il n’y a pas une très forte solidarité, ce sera les fachos puis/ou la guerre civile.
        Effectivement, pour en prendre conscience il faut être un peu calé en Histoire, s’y intéresser tout du moins.
        Ce que prépare le libéralisme c’est le film Elysium de Neill Blomkamp avec l’excellente Jodie Foster ; n’hésite pas, c’est très instructif et c’est dans 20 ans, 30 tout au plus.

  • 13
    Maffesoli Michel 14 mai 2019 à 12:17 / Répondre

    N’est-ce pas la spécificité du F:.M:. d’être un penseur libre ? Parfois contre les « libres-penseurs » qui comme le rappelait Nietzsche ne sont ni libres, ni penseurs ! J’ai été initié au G:.O:. ( 1972), dans une L:. composée de moitié d’anarchistes et ,pour l’autre moitié de « flics ». C’est dire si les des débat était rudes ! Mais toujours empreints de respect et de tolérance. J’y ai appris à penser et non à répéter des formules toutes faites. Tous mes livres en porte la trace. Résumé in « Le trésor caché, lettre ouverte aux francs-maçon » ( Ed Leo Scheer, 2015)

    • 17
      Joab’s 14 mai 2019 à 13:48 / Répondre

      En quoi le populisme serait quelque liberté ? Ne serait-ce pas le contraire ? Une soumission a une propagande simpliste ?

  • 6
    joab's 14 mai 2019 à 10:43 / Répondre

    Le problème dans ces discussions,et M. Maffesoli n’echappe pas à la règle, est le cadrage de départ biaisé, qui ensuite déroule un argumentaire construit et aboutit à une conclusion biasée de ce fait :
    Ainsi déclarer « peuple » les groupes qui ont choisi d’investir les rond-points, puis paralyser les villes le samedi est une affirmation gratuite qui fausse tout raisonnement.
    Car evidemment, ensuite on peut compatir sur un « peuple » opprimmé par un pouvoir armé… dans la surenchère, on va alors (certains ici le font) aller vers un soit disant pouvoir ayant volonté d’eborgner, mutiler le dit « peuple »…
    En l’occurence c’est exactement le principe du populisme, mené en fait par une « élite » ayant vocation de devenir les nouveaux gouvernants, de se prétendre investi d’une « volonté du peuple » par simple affirmation plus ou moins bruyante.
    En fait, dans les sociétés démocratiques tous les partis, les instituts de sondage se prétendent selon divers pretextes représenter « les français »…
    Il suffit de visionner lorsqu’un orateur sur chaîne TV commence par « Les Francais veulent … » on peut être sûr qu’il va nous enoncer un truc bébête que »les f … » … ce qu’il propose. C’est niais mais pratiqué ad-vomitum.
    Alors,il faut plutôt s’interroger sur ce qui légitime un pouvoir.
    – Une volonté de Dieu ?? c’est ce que reclament des theocratiques (islamistes, mais pas seulement … le christianisme s’autorisant à dogmatiser sur les comportements sexuels !)
    – Une « volonté du peuple » … OK ! Mais comment la mesure-t-on ? La methode acceptée dans les democraties occidentales est le vote.
    Alors ce qui change de nos jours, ce sont les capacités de regimes nullement democratiques de fausser massivement des votes grace aux reseaux sociaux, amplifiant les tactiques classiques d’incittion à peur, jalousies, haines, revanches, destructions.
    Alors les 0,005% de la population, manifestants Gilets Jaunes ont-ils quelque rapport avec « le peuple » ? Non !
    Donc oui, on doit combattre le populisme car il s’agit d’une imposture perverse. ET prendre en compte les mouvements populaires.

  • 5
    Joël 14 mai 2019 à 10:13 / Répondre

    Populisme ? On est reparti pour un tour…

  • 3
    Asterix 14 mai 2019 à 08:45 / Répondre

    Je vous cite  » les zombies au pouvoir, véritables morts-vivants »C’est assez bient dit car les élites qui ne voient rien, n’entendent rien, et ne comprennent rien même si ils causent toujours, ne sont toujours pas en adéquation avec ceux qu’ils qualifient de populistes…Eux ils savent ce qui est bon pour nous et nous nous ne les recevons pas. (St Jean)
    Si au départ il y eu une révolte contre les taxes sur les carburants, dans les jours qui suivirent une dame du Morbihan Jackline M…. se lançait dans la contestation. Son objet, au XXIème siècle en France, dans une petite ville de vendée une femme était morte de faim dans son véhicule en stationnement.
    Les obédiences n’ont rien trouvé à dire au regard de ce fait divers….

    • 7
      joab's 14 mai 2019 à 10:48 / Répondre

      Il faut dépasser les baratins et les baratins sur les baratins …
      Un simplisme de peuple-élite est du même niveau que le Satan-Dieu défendu Bush pour envahir l’Irak.
      Donc les FM ne doivent pas tomber dans ce simplisme visant à galvaniser des violences en excitant des emotions par des moyens mediatiques. Et encore moins des obediences saisir pretexte d’evenements douloureux pour faire parler d’elles.

      • 12
        Maffesoli Michel 14 mai 2019 à 11:42 / Répondre

        on est submergé par les niagaras d’eau tiède de bon sentiments n’exprimant rien sinon le mépris vis à vis d’un peuple par essence débile ou enfantin. Au-delà du clapotis des causes secondes, il faut aller à l’essentiel: passer du pré-texte ( revendications économiques) au vrai TEXTE , celui du retour à une solidarité de base. Ce que la F:.M:. devrait comprendre, et qu’elle comprend mal. Hélas

        • 14
          deriement 14 mai 2019 à 13:00 / Répondre

          La solidarité de base, celle des ronds points, celle de l’économie circulaire et coopérative, celle de la fête des voisins, en bref celle des communautés éphémères, pas celles des communautés qui assignent à « résidence » comme les communautés ethniques ou religieuses, mais celles qui s’ancrent localement et qui en même temps voient le monde comme un village sans frontières.

          • 15
            Maffesoli Michel 14 mai 2019 à 13:28 / Répondre

            Oui, c’est tout à fait juste !J’ai toujours rappelé que la MÉTAPHORE de la « tribu »postmoderne était une manière dans les jungles de pierre de « serrer les coudes » , d’actualiser les antiques formes de solidarité, de générosité, d’entraide. C’est bien ce qui se passe sur ces rond-points que l’on peut qualifier d’Aventin postmoderne. On virevolte d’une tribu à l’autre en fonction des goûts multiples qui nous animent ( sexuel, musical, sportifs etc… Voilà ce que le conformisme logique de la bienpensance dominante a du mal à comprendre. Tout cela est dans le « trésor caché » de la F:. M:., celui de la philosophie « PROGRESSIVE ». C’est cela même que le PROGRESSISME quelque peu benêt a du mal à comprendre. Je m’en explique dans la nouvelle édition, en poche, de mon livre « Le temps des tribus » qui vient juste de paraître ( Ed de la Table Ronde, poche: petite Vermillon)

        • 39
          joab's 15 mai 2019 à 10:11 / Répondre

          Il est facile de coller des étiquettes « peuple », « elite » et de rameuter autour des dites etiquettes… Oui tout le monde aime le gentil peuple contre les mechantes elites qui les expoitent …
          Mais là, on est à un niveau d’analyse « café du commerce » ou plutôt genre Bush pour justifier agression de l’Irak.
          Sinon, sur ce sujet de solidarité-fraternité, la FM est bien équipée mais totalement handicapée par des obédiences et leurs militants qui ont pour objectif essentiel de diviser, exclure, créer des antagonismes puérils, toiser, menacer, imposer.
          Au vu de ce spectacle désolant de ce que NOUS FM, montrons au travers des méfaits de ces approches obédentielles, nous sommes disqualifiés à vouloir organiser les solidarités, fraternités d’autre.

          • 43
            Maffesoli Michel 15 mai 2019 à 11:41 / Répondre

            Je me souviens des discussions avec mon F:., ami et regretté collègue, Charles Porset, spécialiste de la F:.M:. au XVII em siècle , qui rappelait oh combien celle-ci avait été en phase avec son temps. D’où sa vitalité. Pour ma part, concernant les multiples soulèvements populaires, il me semble qu’il doit en être de même. Et ce sans porter de jugement. Penser est difficile, en général on se contente de JUGER. Le judicatif, le normatif n’a jamais été ma tasse de thé.Être attentif, c’est tout. C’est en cela que je cite la belle phrase de Renan: « ce sont les bégaiements des gens du peuple qui sont devenus la deuxième bible du genre humain ».

            • 63
              joab's 15 mai 2019 à 16:26 /

              @43 … si je te suis la FM devrait faire du suivisme de mouvements s’auto-aureolants de « populaire » … dans ce cas la F devait suivre les démocraties dites populaires de l’Est, l’action « populaire » de Pol Pot pour vider les villes, le « petit père des peuples » (Staline), le poujadisme, « les patriotes », les ligues populaires des années 30 …
              Donc, non, à mon avis la FM doit savoir prendre distance et non suivre ce qui croit à coups de « likes » sur FaceBook ou sondages ou gavage mediatique.

  • 2
    deriemont 14 mai 2019 à 08:36 / Répondre

    Enfin une analyse « postmoderne » de la situation sociétale. Nos dirigeants politiques et maçonniques n’ont pas compris ce qui se passe sur nos ronds points depuis 6 mois. Dans ce texte tout est dit. Pour voir le monde comme un village, il faut impérativement avoir un ancrage local. C’est ce nouveau paradigme qu’il faut résoudre et réguler. Blablacar, le bon coin, Uber, Airn’b etc.. en sont les expressions naissantes. Et si nous Francs-maçons qui prétendons être utile à la société ne travaillons pas sur ces sujets et continuons à scander « république une et indivisible » sans bien savoir le définir, nous passerons à coté de notre vocation sociétale. Nous avons su établir les bases de la modernité, sachons établir celles de la postmodernité.

  • 1
    jean mabuse 14 mai 2019 à 00:18 / Répondre

    Ce texte réactionnaire a beaucoup plus sa place sur le site anti maçonnique qui l’a aussi publié : https://www.noussommespartout.fr/vous-avez-dit-populisme/resister/

    • 4
      Astérix 14 mai 2019 à 10:04 / Répondre

      Ce texte il est vrai se trouve dans la droite ligne des thèses défendues par son auteur. Cependant il dit des choses qui interpellent et qui sont pour parties celles de Michel Onfray.
      Quant aux moyens d’expressions ils sont de plus en plus difficiles à accéder si on conteste la norme. Ainsi l’émission de Taddei, ou l’éviction de M Onfray de France culture sont en effet les signes d’une grande démocratie.
      Pas étonnant que nombre d’auteurs en soient à publier sur RT France faute d’autres médias disponibles ou de censure d’autres médias…

      • 8
        Nestor Makhno 14 mai 2019 à 11:04 / Répondre

        Texte intéressant, mais qui ne répond pas à la question, qu’est ce que le peuple ? Autant la critique des mouvements dominants, politique, médiatique semble pertinents, autant l’absence d’étiquetage précis de ce qu’on appelle le peuple ne donne aucune réponse. Qu’est ce le peuple ? Le nombre ? Le bruit ? La pertinence des arguments ? La cohérence des revendications ? Je cherche toujours le peuple !

        • 9
          joab's 14 mai 2019 à 11:31 / Répondre

          Une proposition tendancieuse : « le peuple c’est le pretexte d’ une élite pour prendre le pouvoir »..

          • 18
            Maffesoli Michel 14 mai 2019 à 14:00 / Répondre

            Toutes les élites « avant-gardiste » se servent du peuples puis le rejette . C’est ainsi que la dictature du prolétariat est devenue une dictature sur le prolétariat . J’ai fait une distinction entre POUVOIR institué et PUISSANCE instituante. C’est cette puissance qui s’exprime de nos jours. C’est mettre cela en exergue qui peut irriter quelques esprits aux idées courtes , qualifiant ce qu’ils ne comprennent pas de « réactionnaires » . Camarades encore un effort… de lecture: M.Maffesoli: « La violence totalitaire » (1979), repris in « Après la modernité », (CNRS Éditions, 2008)

        • 16
          Maffesoli Michel 14 mai 2019 à 13:37 / Répondre

          Makhno, luttant, dans sa sensibilité libertaire, tout à la fois contre les « blancs » tsaristes et les « rouges » bolchevique , savait bien que le coeur battant du peuple était, tout simplement:ÊTRE-ENSEMBLE pour être ensemble, sans finalité ni emploi! Voilà ce qu’est l’instinct ancestral propre à la sagesse populaire, voilà ce qui me semble reprendre force et vigueur dans les soulèvements de tous ordre (re)naissant ici ou là. Voilà ce qui effraie les notables en agonie, et parmi eux certains maçons

    • 10
      Maffesoli 14 mai 2019 à 11:33 / Répondre

      On n’est jamais maitre de se que l’on écrit, j’en sais quelque chose ! Quant à « réactionnaire » , au-delà de la facilité du propos ( habituel dans la bienpensance actuelle), si comme le dit J.de Maistre : le réactionnaire n’est pas forcément conservateur, en ce qu’il renvoie à la tradition, celle de l’enracinement dynamique. Un F:.M:., et non sectaire (pléonasme) devrait comprendre cela

    • 11
      Dominique Pérignon 14 mai 2019 à 11:39 / Répondre

      @Mabuse : Tout de suite l’anathème ! Réactionnaire (on échappe à Fasciste, ouf) dès qu’un philosophe, ou intellectuel, prend la liberté de villipender les idées à la mode (on dit : la doxa, c’est mieux).
      Si être réactionnaire c’est réagir, alors il faut le prendre comme un compliment à l’égard de notre F:. Maffesoli (en attendant qu’il soit exclu du GODF pour négationnisme, obscurantisme et autres trucs en isme).

    • 22
      Maffesoli Michel 14 mai 2019 à 15:35 / Répondre

      Sur la stigmatisation de « réactionnaire », je renvoie à mes diverses réponses données ici . Et pour ceux qui, au delà de la paresse fort répandue, font l’effort de lire les livres dont le coeur battant est la sensibilité libertaire.

    • 76
      Franck 15 mai 2019 à 19:04 / Répondre

      Jean Mabuse, tout est dit en une ligne. Bravo.

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Les règles en matière de diffamation, calomnie, injure, incitation à la haine ou à la discrimination y sont d'application. Les formules de salutation et abréviations maçonniques ne sont pas admises.

Les pseudonymes sont libres, mais pour être publié un commentaire doit provenir d'une adresse authentique et vérifiable. Lors de la première proposition d'un commentaire vous recevrez une demande de confirmation d'adresse, à valider.

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Signaler un contenu abusif
felis mattis efficitur. libero justo id non Sed libero consequat. accumsan