La nuit du mal

La nuit du mal

Par Géplu dans Edition

C’est sur le site Littérature maçonnique de Thomas, le meilleur « bibliothécaire documentaliste » maçonnique qui soit, que l’on peut trouver cette très complète présentation de La nuit du mal, le dernier Giacometti-Ravenne. Merci Thomas de nous autoriser à la reproduite. Marcas

4e de couv. : Novembre 1941. L’Allemagne est sur le point de gagner la guerre. L’armée du Troisième Reich est aux portes de Moscou.
Pour Himmler, le chef des SS, la victoire sera définitive s’il parvient à s’emparer d’une swastika sacrée disparue en Europe. Pour Churchill, il faut absolument retrouver cette relique avant les nazis. Chacun compte sur Tristan Marcas, agent double au passé obscur. Au cœur de cette guerre occulte entre les forces du Bien et du Mal, Laure, la résistante française, et Erika, l’archéologue allemande, vont s’affronter dans une lutte sans merci.
De Berlin à Londres, de la Crête mystérieuse à l’Italie de Mussolini, qui l’emportera dans ce duel entre l’ombre et la lumière ?
Et si la vérité se trouvait dans la jeunesse aux secrets interdits d’un certain Adolf Hitler ?

En quelques mots : Le nouveau roman d’Eric Giacometti et de Jacques Ravenne, c’est comme le printemps après l’hiver. Voici quinze ans que les deux auteurs nous régalent d’une nouvelle aventure. Dans « La nuit du mal », nous entamons le second tome du cycle du Soleil noir qui a débuté l’an dernier avec Le triomphe des ténèbres.
De Londres à Berlin en passant par Venise et la Crête, nous voici reparti dans un périple des plus mouvementés. Si dans le premier volume on navigue entre 1938 et 1941, dans celui-ci l’action se déroule sur les trois derniers mois de l’année 1941.

On prend les mêmes et on recommence ! On peut dire qu’on reprend les mêmes et on recommence ! Autrement dit, les personnages ont bien évolué et mention spéciale aux personnages féminins mais je vous en parlerai plus bas dans l’article.
Tristan Marcas, agent double travaille avec Erika von Essling au sein de l’Ahnenerbe et sont à la recherche de la troisième swastika. Ah oui, détail non-négligeable, les deux sont amants … Et vous verrez que cela aura son importance. Laure d’Estillace est devenue membre active du SOE et exécute les missions confiées par le commander Malorley. Ce dernier est le personnage masculin le plus en retrait selon moi. Son rôle est tout de même important, car il a créé le département des sciences occultes, dirige les opérations et collabore avec Aleister Crowley. En parlant de ce dernier, est-il encore nécessaire de vous le présenter ? On rencontre le dernier mage du 20ème siècle sur sa fin de vie (il décède le 1er décembre 1947) et disons-le, il a perdu de sa superbe. Il a un rôle de manipulé plus que de manipulateur.
Dernier personnage masculin qui m’a plu, c’est celui de Ian Fleming. On sait qu’Eric Giacometti est un fervent admirateur de James Bond et introduire le père littéraire de l’espion anglais est un joli coup de poker. Pour moi, Fleming apporte la nervosité et l’explosivité que Malorley n’a pas apporté dans ce tome.
Comme promis, j’en viens aux personnages féminins. Laure d’Estillac, Erika von Essling et Moira O’Connor. Vous connaissez déjà Laure et Erika mais Moira, pas encore. Elle dirige le Hellfire Club (Club privé anglais du milieu du 18ème siècle où les membres sont issus de la haute société et où l’on pratique certaines activités sexuelles très spécifiques). Vous avez donc compris que Moira est du côté obscur. Mais alors sommes-nous dans un effet Metoo ou Balance ton porc ? Selon les auteurs, non ! Mais ils voulaient mettre en avant le rôle des femmes lors du dernier conflit mondial. Avouons-le, c’est plutôt bien réussi. Les trois protagonistes font le job et peu importe dans quel camp, elle se retrouvent, on se doit d’être admiratif.

De James Bond à Indiana Jones… La lecture est très agréable et si l’action est assez courte (3 mois), il faut passer le cap des 100 pages pour que l’histoire gagne en tempo. Ne me faîtes pas dire, ce que je n’ai pas dit, mais il faut le temps de mettre l’histoire en place et rencontrer les différents protagonistes. Je vous l’ai déjà expliqué plus d’une fois, mais je fonctionne au flash et pour visualiser ce que je lis, je me réfère souvent à des films ou à des séries. Je vous le donne en mille, j’ai vu des extraits des « Aventuriers de l’Arche perdue » et de « La dernière croisade ». C’est vrai qu’on se demande quand on va croiser le docteur Jones.
Après le cap des 100 pages, la lecture devient très nerveuse et le voyage entre le nord et le sud de l’Europe vous fera avoir des palpitations car les rebondissements sont nombreux et on se dit mais c’est bien sûr ou je ne l’avais pas vu venir. En même temps, qui n’aime pas se laisser berner par ses auteurs préférés ?

Dans l’intimité du monstre… L’un des points forts du roman, c’est partir à la rencontre d’Adolphe Hitler. On rencontre celui qui deviendra le plus grand criminel de l’histoire de l’humanité à un moment de sa vie où il est au plus mal. En 1908, le jeune Adolphe est presque à la rue et loupe l’entrée au concours des Beaux-Arts. Comme pour « Le triomphe des ténèbres » qui offrait une vision plus intime d’Heinrich Himmler, les auteurs ont réussi à nous offrir un portrait qui n’excuse pas celui qui deviendra le Führer mais à offrir une certaine dynamique dans la construction du personnage.

La course à la puissance ! La quête des swastikas est le leitmotiv de cette trilogie mais on ne sait toujours rien sur le fonctionnement de celles-ci ou ce qu’il se passera lorsque les quatre seront réunies. Individuellement, elles apportent énormément de puissance à ceux qui les possèdent mais au-delà de ça, on peut se poser des questions. Si le troisième tome apporte des réponses, je ne serai pas étonné que nous ayons l’entièreté des réponses avec le second cycle. Cycle qui verra le grand retour d’Antoine Marcas.

D’un Marcas à un autre… Qui est vraiment Tristan Marcas ? Agent double du SOE, travaillant pour l’Ahnenerbe et s’amourachant d’Erika von Essling. Voilà dans les grandes lignes qui est Tristan Marcas. Mais qui est-il par rapport à Antoine Marcas et dans le groupe officiel Facebook, à la demande des auteurs, nous sommes occupés à élaborer des théories sur les liens qui existe entre les 2 hommes. Je vous invite à vous inscrire sur le groupe pour venir partager votre expériences et vos remarques Les trois théories qui ressortent à l’heure actuelle sont primo, une relation entre grand-père et petit-fils, secundo une relation entre père et fils, tertio, Antoine Marcas est plongé dans le coma et rêve de la Seconde guerre mondiale. Selon les auteurs, il faut également rechercher du côté maternel du célèbre commissaire. Laure, Erika ou une autre. Les réponses viendront dans le courant 2020 pour la fin de ce cycle et en 2021 pour le cycle suivant.

EN CONCLUSION… La lutte entre le bien et le mal fait rage dans les deux camps. Qui en sortira vainqueur ? Ce tome se termine avec le bombardement de Pearl Harbor. La Seconde guerre mondiale prend une nouvelle dimension et encore une fois, tout le monde y a laissé des plumes. Le final est digne des grands films de guerre. La quête des reliques est plus tendue que jamais.
S’il existe un lien entre les deux Marcas, on ignore toujours lequel. Très certainement un lien de sang mais j’aime l’idée que Antoine soit sous l’effet des quatre swastikas et qu’il plonge dans la vie de son aïeul, tel Desmond Miles dans Assassin’s Creed. N’oublions pas qu’il a été mis hors-jeu à la fin de Conspiration … Pour cela, début de réponse dans le courant 2020 pour le tome 3 et 2021 pour le nouveau cycle.

Faut-il encore vous convaincre de lire le Cycle du Soleil noir ? Non, tant mieux ! Je vous l’ai dit l’an dernier, les auteurs se sont renouvelés. Ils ont créé un univers et des personnages puissants qui vous ne laisseront pas indifférent.

Thomas

_____________________
La nuit du mal
. Eric Giacometti et Jacques Ravenne. Aux Editions JC Lattès, chez Amazon ou de préférence dans la librairie la plus proche de votre domicile. ISBN 978-2-7096-5609-2

dimanche 02 juin 2019 Pas de commentaires

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Les règles en matière de diffamation, calomnie, injure, incitation à la haine ou à la discrimination y sont d'application. Les formules de salutation et abréviations maçonniques ne sont pas admises.

Les pseudonymes sont libres, mais pour être publié un commentaire doit provenir d'une adresse authentique et vérifiable. Lors de la première proposition d'un commentaire vous recevrez une demande de confirmation d'adresse, à valider.

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Signaler un contenu abusif
justo accumsan odio pulvinar mattis ipsum consectetur dolor. id, elementum