Cahiers Alliance 3

Spiritualité et mystique maçonnique

Par Géplu dans Edition

Par affinités de son rédacteur principal, les lecteurs d’Hiram.be le Blog Maçonnique sont plutôt habitués à des textes proches de la maçonnerie adogmatique, celle de la philosophie des Lumières. Mais il existe aussi une franc-maçonnerie plus engagée dans la quête d’une spiritualité plus mystique. 
Ce texte de Marc Halévy, paru dans le N°3 de juin 2019 des Cahiers de l’Alliance, la revue de la GL-AMF, la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française et reproduit ici avec son autorisation en est la parfaite illustration. Un texte qui, bien sûr et comme d’habitude, n’engage que son auteur. Initialement plus long, il a été allégé par Jean-Claude Tribout, le responsable de la communication de la GL-AMF et rédacteur en chef de la revue.
Ceux qui seraient intéressés par la version intégrale ou les autres articles de la revue (Sommaire n3) peuvent s’y rapporter. On peut se la procurer sur www.numerilivre.fr ou www.eosphoros.fr pour la modique somme de 18 €.

Géplu

_______________________________________

L’âme appelle une mystique maçonnique

Les Anciens le savent depuis toujours, tout ce qui vit s’articule autour de quatre modalités, quatre pôles modaux, faudrait-il écrire, chacun lié à un élément traditionnel.
– Un Corps, d’abord, lié à la Terre, où une structure d’organes permet l’action au sein du monde.
– Un Cœur, ensuite, lié au Feu, où fleurissent doucement la passion et la sensibilité.
– Un Intellect, encore, lié à l’Eau, où s’épurent la pensée et la rationalité, les concepts et les idées.
– Une Âme, enfin, liée à l’Air, où s’ancrent le sens et sa quête, où se touchent le relatif et l’absolu, l’instantané et l’intemporel.

La Franc-maçonnerie, parce qu’elle est un vaste organisme vivant, n’échappe pas à ce schéma.
– Elle a un corps vivant, plus ou moins en bonne santé, où chaque Maçon est une cellule, où chaque Loge ou Grande Loge sont des organes qui se régulent entre eux, cette régulation induisant la notion de régularité.
– Elle a un cœur passionné où se tissent la chaleur fraternelle et la lumière des rituels.
– Elle a un intellect où s’élaborent son corps de doctrine, ses statuts et ses règlements.
– Elle a une âme, enfin, une âme collective qui – et c’est le sens étymologique du mot âme – l’anime au plus profond d’elle-même.

Le cœur d’une Loge, ce serait le Soleil (feu) de l’Orateur et du Premier Surveillant ; son intellect serait la Lune (eau) du Secrétaire et du Second Surveillant ; son corps serait le Tapis de la Loge (terre) autour duquel tournent les Maçons. Son âme serait alors, sous la protection du Vénérable, les trois Grandes Lumières (air) : le Volume de la Loi sacrée, l’Equerre (qui rappelle la rigueur de l’intellect) et le Compas (qui annonce les tourbillons du cœur).

Et c’est de cette Âme maçonnique que j’aimerais disserter ici. Qu’est-ce qui anime la Franc-maçonnerie ? Quel est son sens ? En quoi est-elle un lieu du Sacré, c’est-à-dire de rencontre entre le relatif et l’absolu, entre l’instantané et l’intemporel ? Ou, autrement et audacieusement dit, y a-t-il une mystique maçonnique ? Et, s’il n’y en avait pas encore, en faudrait-il une pour affronter l’avenir et l’immense rupture paradigmatique qu’il nous réserve ?

Toute spiritualité est avant tout une quête

La Franc-maçonnerie « moderne » est celle qui fut initiée à Londres en 1717, nouveau greffon enté sur la vieille souche des métiers médiévaux. Elle naît en plein cœur du siècle des « Lumières » dont se réclamaient, d’ailleurs, ses fondateurs, Théophile Desaguliers en tête. Cette Maçonnerie « moderne » appartient donc pleinement à la « modernité », à l’ère moderne qui est cette période d’un demi millénaire qui émergea entre prise de Constantinople et découverte de l’Amérique … et qui se clôt sous nos yeux contemporains, depuis la grande boucherie de Verdun et de l’Yser et dans la grande révolution noétique actuelle. La Maçonnerie « moderne » appartient à la « modernité » et mourra avec elle si, précisément, elle ne ressuscite pas son Âme, si elle ne se donne pas un sens au-delà des idéaux obsolètes de la Modernité et des Lumières. Aujourd’hui, toutes obédiences confondues, la Franc-maçonnerie est un lieu de fraternité (cœur) et de réflexion (intellect). Elle n’est qu’extrêmement peu spirituelle (âme) et nullement mystique (Modernité et Lumières obligent). Et c’est là son immense point faible actuel dans ce monde où la quête de sens et la quête du Sens reprennent une position centrale pour ces individus qui fabriquent déjà demain. Aujourd’hui, nulle part, le « comment » ne peut plus suffire : il faut du « pour-quoi ». Les « comment » prestigieux et impressionnants de la Franc-maçonnerie, au travers de ses structures, de ses rites, de ses cérémonies, de ses grades, de ses décors, de ses coutumes, ne donnent plus le change. Si elle ne devient pas explicitement et prioritairement un lieu du Sacré et du Sens, les initiés authentiques et les générations montantes la déserteront.

La Franc-maçonnerie, depuis ses racines médiévales, possèdent de fabuleux outils spirituels. Elle s’inscrit dans une métaphore incroyablement riche dont les rites et symboles déclinent la teneur. Cette métaphore centrale affirme implicitement un credo spirituel et mystique, métaphysique et philosophique qui, au contraire des religions instituées, converge parfaitement avec les aspirations et valeurs de notre nouveau paradigme humain post-moderne.

Ce credo tient en quelques sentences aussi simples que riches :
– Le monde est le chantier d’un Temple en construction.
– La finalité de ce Temple est la Gloire du Grand Architecte.
– Cet architecte inconnaissable anime tout le chantier mais n’en trace aucun plan.
– Les rites et symboles maçonniques révèlent aux initiés leur vocation de constructeur.
– Le sens de la vie de tout initié est d’œuvrer à ce Temple sur le chantier du monde.

L’avenir de la Franc-maçonnerie sera mystique ou ne sera pas.

Cette formulation, probablement bien imparfaite, traduit l’idée centrale que la Franc-maçonnerie, bien plus qu’une institution humaine, est et doit toujours plus devenir l’âme d’un processus de parachèvement de l’homme et du monde. Le lieu d’un parachèvement intérieur, loin des oripeaux et des apparences, loin des tentations de pouvoir ou de confort. Un lieu de dépassement de l’humain, un lieu de jonction entre le relatif et l’absolu, entre l’instantané et l’intemporel. Un lieu sacré du Sens et de la plénitude. Par elle, en elle, l’homme retrouve le divin en lui. C’est là mission cruciale car enlevez le divin de l’homme et il ne reste que l’inhumain. L’Âme de la Franc-maçonnerie porte en elle l’âme humaine tout entière.

L’avenir de la Franc-maçonnerie sera mystique ou ne sera pas. Si elle ne quitte pas la Modernité et les « Lumières », elle mourra avec elles. Si elle ne quitte pas les valeurs obsolètes de l’humanisme et de ses dérivés égalitaristes et matérialistes, elle se sclérosera toujours plus et disparaîtra. Elle emportera avec elle son trésor spirituel parce que ceux qui en ont aujourd’hui la charge et la responsabilité, continuent de se griser avec les hochets de la satisfaction de soi et de l’hédonisme ambiant.

Spiritualité : la « raison d’exister »

L’homme est ainsi fait qu’il est mal adapté à la vie sauvage et que, pour pouvoir survivre, son espèce a dû développer une pensée efficace pour comprendre (c’est l’origine de la science) les dangers naturels afin de les anticiper, et pour s’en protéger en transformant son habitat (c’est l’origine de la technique).

Tout ce qui existe, moi-même y compris, a-t-il un sens ?

Mais en développant cette pensée et l’art du questionnement qui l’accompagne, il en est venu à interroger d’autres dimensions que celles spécifiques à son habitat et aux dangers que celui-ci lui induit. Le danger qu’il ressent et qu’il veut anticiper, participe d’une peur profonde de souffrir et de mourir. Tous les êtres vivants connaissent cette crainte et s’enfuient devant ce qu’ils croient être un péril pour leur vie. Mais l’homme, très tôt, a voulu aller plus loin et comprendre le « pour-quoi » des choses et des êtres. Pourquoi : la causalité ? Pour quoi : la finalité ? Avant tous les « comment » de la modalité.

La question du « pour-quoi » de tout ce qui existe, interroge donc la « raison d’exister » qui fonde la rationalité de tout ce qui existe en soi et autour de soi. Tout ce qui existe – moi-même y compris – a-t-il un sens ? Et, par ce sens même, prend-il valeur ? Tout cela a-t-il un sens ? Tout cela en vaut-il la peine ? Ce questionnement ontologique (le sens) et axiologique (la valeur) dépasse la science et requiert une élévation particulière de l’esprit : la majorité des humains lui sont largement indifférents, tant ils sont rivés au « comment » de leur survie plus qu’au « pour-quoi » de celle-ci. Ce sont ces questionnements, ontologique et axiologique, qui sont au fondement de toutes les spiritualités.

Spiritualité : vers une définition

Il existe diverses voies pour répondre aux questionnements ontologique et axiologique. Chaque conscience de soi est à l’interface entre deux mondes : le monde intérieur qu’elle ressent (au travers des affects et des sentiments) et le monde extérieur qu’elle perçoit (au travers des sens et des intuitions). Avec un peu d’attention, il appert assez vite qu’une structure triangulaire se met en place qui induit des rapports relationnels entre trois pôles : le Moi (le lieu de la conscience), le Monde (l’extériorité) et le Soi (l’intériorité).

Trois relations se révèlent qui sont souvent antagoniques, conflictuelles et difficiles : celle du Moi à Moi, celle du Moi au Monde et celle du Moi au Soi. Ce sont les trois grandes branches secondes de la philosophie : la logique, l’éthique et la noétique. Mais, au-delà de ces trois pôles « immédiats » de l’existence, se pose la question de leur unification, de leur mise en cohérence, de leur convergence. C’est là que se fonde la spiritualité en tant que démarche et chemin vers cette unité, vers cette cohérence et vers cette convergence du Tout en l’Un. Cela fonde aussi la métaphysique et la religion qui en sont des voies alternatives et complémentaires.

Ce qui distinguera ces trois disciplines que sont la spiritualité, la métaphysique et la religion, ce sont leurs méthodes spécifiques.
– La métaphysique préfèrera les méthodes rationnelles, conceptuelles, logiques : elle posera des définitions abstraites, des modes de raisonnement, des principes généraux, et en déduira une vision du monde (une weltanschauung) où l’existence de tout ce qui existe prendra sa place en termes de sens et de valeur (ou de non-sens et de non-valeur pour les métaphysiques sceptiques ou cyniques de l’absurde).
– La religion adoptera des méthodes cultuelles, communautaires, morales : elle posera que ce qui unit les trois composantes de l’existence vraie, correspond à l’application, en soi et autour de soi, de démarches morales et cultuelles qu’elle définit, a priori, sur témoignage de ses prophètes fondateurs, de ses textes sacrés ou de ses saints vénérés. Cette mise en application y est proposée comme la voie d’accès au sens et à la valeur qu’elle appelle le salut (en Occident) ou la libération (en Orient).
– Quant à la troisième voie, celle de la spiritualité, elle veut dépasser, à la fois, le conceptuel et le cultuel. Un concept n’est qu’un mot, une convention humaine bien pauvre en regard de la richesse et de la profondeur du Réel. Quant au culte, il n’est aussi qu’une convention traditionnelle qui soude les membres d’une communauté autour de croyances qui la fondent et la distinguent.

la spiritualité recherche l’illumination intérieure

La spiritualité prétend dépasser ces aspects conventionnels pour affronter le Réel directement, immédiatement, dans sa nudité. Il s’agit de voir que le Moi (ma conscience), le Monde (mon univers de vie) et le Soi (ma source intérieure) ne sont que trois manifestations complémentaires d’une seule et même réalité qui les fonde, les porte, les englobe, les enveloppe et les transcende. La spiritualité est, apophatiquement exprimée, la voie non cultuelle et non conceptuelle vers la réalité du Réel.

Puisqu’elle n’est ni cultuelle, ni conceptuelle, sa méthode doit relever d’une troisième dynamique, non conventionnelle : la spiritualité recherche l’illumination intérieure qui veut dire l’accès immédiat à la connaissance totale et absolue, à la gnose, c’est-à-dire au dépassement et à la fusion radicale (mais sans annihilation, sans anéantissement) du Moi avec le Monde et avec le Soi, de la conscience avec l’extériorité et avec l’intériorité. Il s’agit de passer au-delà de ces distinctions superficielles et artificielles pour se fondre dans la réalité du Réel. La spiritualité est la quête de cette illumination intérieure, de cet éclatement des catégories anthropologiques vers un au-delà du Moi, du Monde et du Soi. La spiritualité n’est pas un humanisme car elle transcende, périphérise et marginalise l’homme au profit de tout ce qui le dépasse infiniment.

Spiritualité : une démarche

La spiritualité se définit donc comme un cheminement qui vise à connaître, atteindre, rejoindre, aimer, épouser, … le Principe, hors des chemins balisés et conventionnels du conceptuel (la métaphysique) et du cultuel (la religion). La spiritualité n’est, en fait, que le nom générique enveloppant toutes les démarches spirituelles.

La notion de cheminement, de démarche, de processus est centrale. Au contraire des systèmes et doctrines tant métaphysiques que religieuses, qui sont figées, statiques, « gravées dans l’airain et le marbre », la spiritualité implique le mouvement, le passage d’une étape à une autre, un voyage jamais achevé qui tend, asymptotiquement, vers l’objet infiniment lointain et intime à la fois, de sa quête. Car toute spiritualité est avant tout une quête.

Toutes les traditions spirituelles ont imaginé des techniques, des méthodes, des règles, des pratiques pour aider le cherchant sur sa voie. Ainsi les yogas indiens, les initiations maçonniques, l’étude herméneutique des kabbalistes, la danse des derviches, la méditation assise bouddhiste ou zen, les « opérations » alchimistes, les « exercices » d’Ignace de Loyola, les ascèse des sâdhus shivaïtes, les règles de la vie kasher des lévites, les oraisons des moines et moniales, l’hésychasme de l’orthodoxie chrétienne, … et tant d’autres.

Il s’agit toujours d’un travail sur soi au travers d’un « miroir » spirituel, souvent symbolique. Pour le kabbaliste, par exemple, ce « miroir » est le texte hébreu de la Torah. De même, le Coran pour le soufi. Pour le yogi, ce sera son propre corps, alors que, pour le bouddhiste, ce sera son propre esprit, sa propre conscience. Pour le franc-maçon, ce sera le rituel pratiqué en Loge qui met en œuvre tout un ensemble de symboles, de geste et de paroles. Etc …

Tout débutant en spiritualité devra se choisir une voie, anachorétique (que l’on pratique dans la solitude et le silence) ou cénobitique (que l’on pratique en communauté, au sein d’une tradition structurée). Ce choix est difficile. Mais le non-choix promeut un papillonnage induisant une dispersion de soi, une dilution de l’effort et un gaspillage de temps qu’il faut éviter au plus vite. Il est préférable de « prendre la rivière qui passe devant sa porte car elle mène au même océan unique », que de rechercher l’exotisme d’une tradition lointaine qui, ne serait-ce que par l’étrangeté de sa langue et de sa culture ambiante, restera inaccessible sur le fond (« Ce n’est pas parce que l’on peint un poireau en rouge, que cela devient une tomate »).

Spiritualité : qu’en faire ?

La joie et la récompense ne sont pas au bout du chemin, mais elles sont le chemin.

Faut-il nécessairement se lancer dans une démarche spirituelle ? Non. On peut très bien se contenter d’une existence sans cet effort de vie, sans cette discipline intérieure, sans cette ascèse personnelle. On peut même ne jamais se questionner sur le sens et la valeur de soi et de ce que l’on porte en soi ou convie autour de soi. On peut très bien, si, malgré tout, ces questions surgissent, se contenter des réponses doctrinales offertes par les métaphysiques et par les religions. Tout cela est possible et n’appelle aucun jugement, ni positif ni négatif. N’oublions jamais cette question de John Stuart Mill : « Quelle vie est préférable entre celle d’un pourceau satisfait et celle d’un Socrate insatisfait ? »

Je suis intimement persuadé que personne n’est vraiment libre de ce choix. Je pense que certains hommes ressentent un incoercible besoin d’aller plus loin, d’aller au-delà de leur personne et de leur vie, de questionner, sans cesse, ce qui les dépasse. C’est ainsi !

D’aucuns appellent cela une « vocation » (ce qui appelle de l’intérieur, du verbe latin vocare qui signifie « appeler »). Les chrétiens parlent de « grâce divine ». Qu’importe le mot. Si cet appel existe, il faut lui répondre sinon gare au mal-vivre. Alors peut commencer un long et magnifique voyage. Long ? Sans doute. Magnifique ? Oui, à la condition de sans cesse se rappeler que la joie et la récompense ne sont pas au bout du chemin, mais qu’elles sont le chemin.

Marc Halévy

mercredi 26 juin 2019 59 commentaires
  • 58
    ERGIEF 12 juillet 2019 à 11:34 / Répondre

    56@ Guillaume. Définir un bon metaphysicien? Je ne saurais m’y risquer. En revanche en reconnaître un piètre est relativement simple: il a des certitudes là où les plus grands esprits n’ont que des interrogations. Pas de chance pour vous S. Hawking et B. Russel répondent parfaitement à cette définition. Je vous épargnerai en revanche l’interminable liste de toutes celles et tous ceux qui , hier comme aujourd’hui, sont en contradiction avec leurs affirmations et figurent pourtant au panthéon de la pensée humaine. Peut être devriez vous élargir le champ de vos lectures et de votre référentiel ?

  • 54
    Désap. 12 juillet 2019 à 09:46 / Répondre

    52 – Je pense surtout que Halévy nous dit que Yahvé est la moins erronée des trois déclinaisons monothéistes du Principe.
    Et il en sait quelque chose, mieux que quiconque il sait que les Hébreux ne sont pas étranger à la terre qu’ils ont quitté. Mais les circonstances ont fait qu’il a bien fallu faire peuple après l’épisode Akhenaton et son Aton dégénéré …
    Pour le reste, il faut donner un sens maçonnique à ses propos, et non les lire selon le prisme profane.
    La morale est peu de chose dans notre affaire. L’épicentre de la maçonnerie est la responsabilité dont la morale n’est qu’une conséquence évidente qu’il est inutile de rappeler. Laissons-la aux religieux, qui ont tellement peu confiance en l’Homme qu’ils ont édicter des obligations artificielles et liberticides de manière à entretenir la peur pour éviter la déchéance. Mais la vérité finit toujours par triompher et leur déclin est annoncé.

    • 55
      Désap. 12 juillet 2019 à 10:00 / Répondre

      Guillaume, je te conseille de lire la trilogie de
      François Rachline :
      La loi intérieure
      Au commencement était le futur
      Un monothéisme sans dieu

  • 52
    Guillaume 11 juillet 2019 à 17:48 / Répondre

    J’invite tous les FM à lire sur internet « De l’Etre au Devenir » Journal philosophique et spirituel, de Marc Halévy.(392 ).Dans « De l’Etre au Devenir » Marc Halévy sombre dans l’irrationnel, le gnosticisme, le cabalisme, la la mystique hébraïque, héritée par une éducation religieuse judaïque sévère, qui l’empêche de se détacher du divin, d’une divinité », malgré ses connaissances scientifiques. C’est un embrouillamini, sur la ou les divinités, la philosophie, la politique, notre salut ne dépend que du mysticisme (judaïque) c’est notre notre avenir. « L’initiation maçonnique dit-il pose le Divin au-delà de l’humain, ce n’est pas un humanisme ». Quand la FM place le divin au-dessus de l’humain, c’est à en avoir peur. Il faudrait que tous les FM réguliers et irréguliers, lisent son texte, confus, aberrant, sur internet: Voici des extraits sur ses élucubrations divines: Il dit: « Tout ce qui est humain, est insignifiant ». Si l’humain est insignifiant, que propose-t-il à la place: son antihumanisme? « On peut lui opposer le vers du poète Térence: Je sus un homme, et j’estime que rien de ce qui est humain ne m’est étranger.
    GLRB affirme dans sa constitution, l’existence de Dieu, Etre Suprême qu’elle désigne sous le nom de Grand Architecte de l’Univers. Elle requiert de tous ses adeptes qu’ils admettent cette affirmation. Halévy dit: ce vocable qui désigne la Divinité
    Comment un scientifique comme Halévy accepte ce dogme, sans la moindre preuve et qu’attend la GRLB pour les fournir?
    Halévi: « Je ne crois pas en Dieu. Je vis en Dieu et Dieu vit par moi ». « Dieu dit-il est imparfait ou Il n’a aucun sens, donc aucune existence ». Comment Halévy peut-il vivre en un Dieu imparfait et ce Dieu imparfait en lui? A quoi cela sert? A-t-il eu une illumination ou une hallucination?
    Il dit: « Dieu est mort, le dieu personnel et surnaturels des chrétiens et avec lui, les espérances chimériques du Salut, de l’Au-delà, du Paradis céleste, de la Béatitude éternelle, de la Cité de Dieu et de l’Immortalité personnelle ». Dieu n’est pas mort, pour cela il doit exister. Si tout cela est faux pourquoi parle-t-il de diviniser l’homme initié et comment on divinise l’homme et avec quel Dieu? « Dieu dit-il, « c’est le nom d’une figure spirituelle abstraite qu’on ne rencontre jamais dans la nature concrète ». C’est évident, comment rencontrer un « une figure abstraite »? C’est difficile de rencontrer une chimère, un pur esprit, inconcevable, impénétrable, invisible, qui séjourne dans un paradis introuvable. Halévy nous supprime quand même un Dieu, c’est déjà un en moins : «  »Jésus dit-il est un homme, totalement et uniquement homme, (il omet mythique) le christianisme est une aberration, une religion d’esclave ». Comme toutes les autres religions, ce qu’il omet de dire, parce que l’exception chez Halévy, c’est le judaïsme.
    Comme l’un Dieu est plus mort que l’autre, il affirme: « C’est donc bien le Dieu-le-Père chrétien qui est mort à Auschwitz. Ce Dieu parfait, omniscient, omnipotent. Il ajoute: Dieu est mort (le dieu personnel et surnaturel des chrétiens) et, avec lui, les espérances chimériques du Salut, de l’Au-delà, du Paradis céleste, de la Béatitude éternelle, de la Cité de Dieu et de l’Immortalité personnelle. Il dit: « Le Christianisme est une aberration, Jésus est un homme, totalement et uniquement homme  » A quoi sert un Dieu impuissant dont tous les attributs sont faux (ce qui est exact). Puisqu’un Dieu impuissant ne sait rien faire pour l’humanité, il est inutile.
    Il y a un Dieu qui survit, selon Halévy. » Ce Dieu qui est mort, n’est d’ailleurs pas non plus le Dieu d’Abraham, de la Torah ; Il n’est pas le Dieu de l’Alliance ; Il n’est que le Dieu de leurs fallacieuses traductions chrétiennes ».
    « Le problème dit-il est de réaliser Dieu en soi, de réaliser Dieu par soi, de se diviniser c’est-à-dire de s’unir au Tout, dans le Tout, par le Tout, et de faire Un. C’est quoi s’unir au Tout, est-ce à ce Dieu impuissant? A quoi cela sert alors et comment on s’unit avec ce Dieu impuissant? Comment se divinise-t-on, en se déshumanisant, en devenant un Dieu?
    Halémy. « Le mot Dieu, comme tous les mots humains, est effectivement un symbole, un Dieu parfait et immuable, extérieur au monde est proprement absurde ». Halévy sait que le Dieu chrétien et le Dieu hébraïque, sont extérieurs au monde et donc aussi absurdes.
    Halévy: La seule théologie possible est apophatique. Le seul nom de Dieu qui vaille, c’est le Dieu de la bible hébraïque (sans ses attributs). Seule Bible hébraïque doit se trouver au centre de la Loge et de ses travaux
    Halévy dit: « La morale n’a rien à faire de la moralité. 109 La seule loi est la loi divine ; elle est peu connue des hommes. Les lois des hommes sont des monuments d’orgueil ». Puisque lui semble les connaître, pourquoi il ne communique pas ces lois divines? Il est temps qu’il en cite une? La loi divine cela n’existe pas, aucun dieu a écrit ne fût-ce qu’un mot, qu’il prouve le contraire. Il rejette ici les lois humaines pour les lois divines inexistantes, comme le fait le Coran, qui n’admet aucun autre législateur qu’Allah.
    • L’astrophysicien Stephen Hawking a plusieurs fois exposé son athéisme, estimant que « personne n’a créé l’univers ». Pas de paradis ni de vie après la mort ».

    • 53
      ERGIEF 11 juillet 2019 à 18:47 / Répondre

      52 @ Guillaume. Hasard ou intention? That y the question. Les certitudes de Stephen Hawking, que vous prenez en référence, ne démontrent rien si ce n’est qu’on peut être à la fois un remarquable scientifique et un piètre métaphysicien.

      • 56
        Guillaume 12 juillet 2019 à 10:09 / Répondre

        (53 Ergief dit que Stephen Hawking est un piètre métaphysicien, peut-il m’expliquer ce ce qu’est un bon métaphysicien? Bertrand Russell, mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, dit:
        « L’idée de Dieu, avec tous les concepts qui en découlent, nous vient des antiques despotismes orientaux. C’est une idée absolument indigne d’hommes libres. La vue de gens qui, dans une église, s’avilissent en déclarant qu’ils sont de misérables pêcheurs et en tenant d’autres propos analogues, ce spectacle est tout à fait méprisable. Leur attitude n’est pas digne d’êtres qui se respectent. […] Un monde humain nécessite le savoir, la bonté et le courage; il ne nécessite nullement le culte et le regret des temps abolis, ni l’enchaînement de la libre intelligence à des paroles proférées il y a des siècles par des ignorants. Est- ce un « piètre métaphysicien, comme Stephen Hawking?

        • 57
          Désap. 12 juillet 2019 à 10:53 / Répondre

          56 – La métaphysique est absolument étrangère à la religion puisque cette dernière fait état d’une révélation, de sorte que toute autre réflexion est forcément contraire à cette révélation.
          Il n’y a de métaphysique que dans l’initiation, c’est d’ailleurs son essence.
          Hawking avec son affirmation n’honore pas la pensée parce qu’en réalité il est incapable de la fonder puisque, par définition, il ne connait pas la vérité.

    • 59
      Ardennais 12 juillet 2019 à 12:32 / Répondre

      Plus je lis des extraits de la prose déshumanisée et froide de Monsieur Halévy, plus ce que je découvre me plonge dans le désarroi. Sa propension à asséner des certitudes ne laissant pas la moindre petite place au doute est réellement inquiétante. Et que des profanes puissent par le biais de ses ouvrages découvrir la FM sous l’angle quasi-sectaire qu’il en brosse me consterne…

  • 47
    de Flup 30 juin 2019 à 16:39 / Répondre

    Ne reconnaître l’existence de spiritualité que dans sa propre « direction »est ou bien de l’ignorance,du superbe ou du dénigrement…

    un vieux Régulier.

  • 44
    Bobe Bernard 30 juin 2019 à 11:04 / Répondre

    ABACUS

    Ce texte clair et bien écrit est intéressant si trois hypothèses sont vérifiées :
    1. Les êtres humains (même les femmes) ont une âme.
    2. Un dieu ou des dieux existent
    3. Le Franc-maçon concerné croit.
    Un Franc-maçon rationaliste et descendant de la philosophie des Lumières n’est pas concerné par cette réflexion, sauf à titre anthropologique.

    • 45
      ERGIEF 30 juin 2019 à 14:48 / Répondre

      Ce silence de la police de la pensée franco française commençait à nous inquiéter. Ouf! On respire.

    • 49
      Désap. 30 juin 2019 à 18:43 / Répondre

      44 –
      1. Prendre un miroir et se regarder ; on peut également s’assoir au milieu d’une forêt, se taire, regarder, sentir et écouter. Si à l’issue on met tout ce qu’on a ressenti sur le compte du hasard, c’est bizarre.
      2. Un ou des dieux ne peuvent pas exister, l’existence n’est pas leur dimension.
      3. Il ne s’agit aucunement de croire, c’est sans intérêt, il s’agit de comprendre, c’est tout l’objet de la pratique maçonnique.
      En loge on peut choisir de faire de la sociologie, de l’anthropologie, de la politique, de l’idéologie, de la science, de la grammaire, de la syntaxe aussi, de l’Histoire, mais on ne voit pas très bien quel rapport il y a avec la maçonnerie, il y a tellement d’associations et de cafés du commerce qui permettent de refaire le monde.

  • 43
    ERGIEF 30 juin 2019 à 01:05 / Répondre

    @ 41 Lazare-Lag. MTCF, puisque tu m’interpelle personnellement dans ce commentaire, je te reponds: C’est toi qui parle d’obédience en général et de GODF en particulier. Moi, par courtoisie j’ai uniquement parlé de loges et de maçonneries differentes. Il y a en effet au GODF, comme ailleurs, des loges appartenant à la voie « spiritualiste ». Je n’ai jamais prétendu le contraire. J’y ai d’excellents amis auxquels il m’arrive de rendre visite en loge et avec lesquels j’entretiens hors loge des rapports dépassant le simple lien fraternel parce que nous partageons le même idéal maçonnique.
    Je regrette que tu aies mal lu mon commentaire.
    En revanche je maintiens ma position: la maçonnerie libérale/adogmatique ne m’intéresse pas et je ne la fréquente pas. J’ai dans mon environnement amical des frères qui la pratiquent. Nous avons des points communs profanes qui nous rapprochent mais rien ne nous relie dans nos cheminements maconniques respectifs. C’est ainsi.

    • 46
      lazare-lag 30 juin 2019 à 15:07 / Répondre

      @ 43 Ergief, MTCF, nous sommes de grands garçons, on ne va donc pas se renvoyer de l’un à l’autre pendant x échanges la balle du « je regrette que tu aies mal lu mon commentaire ».
      D’abord il fait vraiment trop chaud pour ça, ensuite nous savons tous que c’est assez peu productif maçonniquement et même intellectuellement, soyons donc raisonnables.
      Mais avoue malgré tout que, même implicitement, même sans le citer, comment ne pas penser une seule seconde au G.O.D.F. quand on lit ici la mention de maçonnerie libérale/adogmatique?
      Et je préfère de loin lire que la susdite ne t’intéresse pas et que tu ne la fréquentes pas plutôt que de laisser accroire, même entre les lignes, même de manière non explicite, qu’entre maçonnerie adogmatique et maçonnerie spiritualiste, l’une aurait le pas sur l’autre.
      C’était l’unique motivation de mon message précédent.
      Sur lequel je ne change aucun mot, moi non plus.
      Et tu auras observé, je te sais honnêtement intellectuellement pour l’avoir fait, que je ne suis pas de ceux qui dénigre les obédiences ou les maçonneries qui « ne m’intéressent pas ou que je ne fréquente pas »(sic).
      Malheureusement, et quelle que soit le courant de pensée ou de spiritualité maçonnique en cause, d’autres s’en chargent allègrement, hélas dans une allégresse inversement proportionnelle à toute fraternité.
      C’est malheureusement (bis) ainsi.
      Sur ce, j’aspire désormais au repos et à la fraîcheur…
      (au premier degré profane et climatique du terme, pas d’interprétation maçonnique à rechercher ici!Ni adogmatique, ni spirituelle.)

      • 48
        ERGIEF 30 juin 2019 à 17:00 / Répondre

        TAF

      • 50
        lazare-lag 30 juin 2019 à 19:47 / Répondre

        … il fallait lire « Quel que soit » bien sûr. Ici, il s’agit du « courant » pas de la « pensée ».
        Une fois obtenus repos et fraîcheur, on voit un peu mieux ses propres erreurs.

  • 39
    André Ch. 29 juin 2019 à 15:44 / Répondre

    Que ceux qui cherchent à mieux savoir qui est et ce que pense Marc Halévy se reportent à cet article :
    https://www.hiram.be/blog/2009/02/25/une-philosophie-maconnique-qui-rejette-les-pseudo-obediences-irregulieres/

  • 38
    pierre noel 29 juin 2019 à 14:21 / Répondre

    Dissertation intéressante mais sans doute un tantinet idéalisée. Quand MH écrit : « Toutes les traditions spirituelles ont imaginé des techniques, des méthodes, des règles, des pratiques pour aider le cherchant sur sa voie (vers le Principe). Ainsi les yogas indiens, les initiations maçonniques, l’étude herméneutique des kabbalistes, la danse des derviches, la méditation assise bouddhiste ou zen, les « opérations » alchimistes, les « exercices » d’Ignace de Loyola, les ascèses des sâdhus shivaïtes, les règles de la vie kasher des lévites, les oraisons des moines et moniales, l’hésychasme de l’orthodoxie chrétienne, … et tant d’autres », il me laisse un peu perplexe, pour ne pas dire dubitatif.
    J’ai quelque peine à placer, dans cette énumération, les « initiations maçonniques » (avec leur ensemble de « symboles, de gestes et de paroles ») que je peux connaître. Je n’y ai jamais vraiment perçu « de méthode, de règle ou de pratique » susceptibles de mettre « le cherchant sur la voie » (de quoi ?).
    Je n’y ai rien vu en tout cas qui ressemble à la danse des Derviches, à l’hésychasme orthodoxe ou aux prescriptions du Deutéronome (je n’ai jamais pris au sérieux l’image du tailleur de pierre construisant des cathédrales en chantant des hymnes à la plus grande gloire de Dieu).
    Ce que MH décrit n’a guère d’équivalent en franc-maçonnerie classique, qu’elle soit mainstream ou libérale (l’essentiel d’une tenue maçonnique des obédiences libérales n’est-elle pas le débat sur la question du jour et la circulation de la parole ?). Ce que décrit MH rappelle plutôt ce qui existe dans des cercles para-maçonniques comme le Martinisme ou la Golden Dawn, voire dans d’autres assemblées alliant pratique vaudou, litanies catholiques et gestuelle maçonnique.

    • 40
      ERGIEF 29 juin 2019 à 17:26 / Répondre

      Il est certain que dans les loges où l’on fait de la maçonnologie ou bien l’on « traite la question du jour », socio-politique en général, il est très difficile d’identifier la démarche maçonnique et les différentes traditions spirituelles auxquelles fait référence Marc Halévy. En revanche lorsqu’il s’agit de la maçonnerie qu’il décrit et pratique, je partage totalement son analyse et sa foi maçonnique. Il y a un immense fossé entre la maçonnerie « libérale/adogmatique » et la maçonnerie spiritualiste. La seule chose qui peut éventuellement nous rapprocher est la fraternité, au sens ou Désap la comprend en 37 et ou elle s’exprime à l’extérieur de nos loges respectives et de nos travaux, qui à partir du Grade de Maître, ou émerge la métaphysique, empruntent des voies divergentes. Et je ne dis rien des side degrees…

      • 41
        lazare-lag 29 juin 2019 à 20:21 / Répondre

        Je ne suis pas intervenu jusqu’ici parce que étant d’une loge du G.O.D.F. (je n’ai pas écrit « étant du G.O.D.F. », il s’agit d’une nuance)je trouvais l’article et la plupart des commentaires dans la mouvance de la « maçonnerie spiritualiste » (sic) pour reprendre cet intitulé un peu tiroir, au même titre que beaucoup d’autres par facilité de langage, et par opposition un peu facile vont classer l’obédience à laquelle ma loge est fédérée (je n’écris pas non plus « mon obédience », autre nuance)dans le tiroir de la « maçonnerie libérale/adogmatique ».
        En effet, sur ce blog maçonnique, je me suis fixé comme règle personnelle, et comme courtoisie, de ne pas intervenir lorsqu’il est question d’une maçonnerie différente de la mienne.
        Cela me paraît une politesse et une fraternité minimales.
        Je crois en effet ne pas posséder tous les éléments pour pouvoir doctement asséner de l’extérieur des « vérités » sur des contextes maçonniques qui me sont mal connus.
        J’observe cependant qu’ici tout le monde ne s’embarrasse pas de tant de précautions, sûr de son fait sur l’obédience d’en face.
        Il peut donc en résulter des étalages de préjugés, de lieux communs, où l’on distribue les bons et les mauvais points, les bons pour sa branche maçonnique,bien sûr, les mauvais pour les petits camarades d’en face.
        C’est triste, c’est petit et, pourquoi pas,c’est mesquin.
        Dans cet article et dans les interventions, notamment, MTCF ERGIEF, dans ton: « Il y a un immense fossé entre la maçonnerie « libérale/adogmatique » et la maçonnerie spiritualiste », j’ai l’impression qu’on cherche à accréditer l’idée qu’il n’y aurait de spiritualité que dans un seul courant maçonnique, si en plus il est régulier par rapport à la G.L.U.A., c’est encore mieux.
        Aucune spiritualité en maçonnerie adogmatique?
        Est-ce vraiment si sûr?
        Je suis, je l’ai dit au début, dans une loge du G.O.D.F. et franchement je ne me reconnais absolument pas dans une affirmation où la maçonnologie reposerait sur le traitement de »la question du jour » qui plus est « socio-politique ».
        D’abord parce que ce n’est pas l’essentiel de la maçonnerie que je cotoie au G.O.D.F., (mais je n’ai pas visité tous les 1.300 ateliers qui le composent, je n’ai donc pas la prétention, ni la suffisance, pour en tirer des affirmations définitives) et qu’ensuite je n’ai jamais présenté une planche sur de tels sujets.
        Ensuite parce que cela me paraît un poncif tellement facile à véhiculer. On dirait qu’un arbre suffirait à qualifier la forêt. OLu quelques arbres…
        Et pour parodier tes propres termes, il me serait « très difficile d’identifier la démarche maçonnique et les différentes traditions spirituelles » d’une autre obédience que la mienne, de la GL-AMF ou de la GLNF, par exemple puisque par définition je ne les connais pas de l’intérieur.
        Je trouve bien téméraire ceux qui se hasardent ainsi à des conclusions hâtives, mais libres à eux à s’y risquer.
        J’ajoute enfin que cette façon de laisser entendre que la spiritualité n’existe que dans une seule partie de la franc-maçonnerie, et pas dans l’autre, me paraît aussi futile, aussi puéril, aussi condescendant aussi, que ceux qui ne voient de spiritualité que religieuse. C’est dommage.

    • 42
      Désap. 29 juin 2019 à 21:14 / Répondre

      Pierre Noël est un érudit de la franc-maçonnerie, il peut nous citer de tête l’intégralité d’un texte de 1747 (au hasard), il peut nous dire que dans tel journal de Londres, en 1721 est sorti tel article de tel auteur connu des seuls experts de l’Histoire de la FM.
      Il montre surtout que l’on peut être franc-maçon, très au fait de l’Histoire (récente) de son organisation, tout en étant parfaitement étranger à sa réalité.

  • 26
    ERGIEF 28 juin 2019 à 08:31 / Répondre

    Cette conversation est très révélatrice des errements propres à la Franc Maçonnerie « libérale et adogmatique » dont les tenants s’égarent dans les méandres de la pensée discursive.

    • 29
      yasfaloth 28 juin 2019 à 10:12 / Répondre

      Et du manque de considération pour la progression initiatique et les serments qui vont avec.
      .
      Comme l’écrit Luciole, on aurait aimé des références plus allusives aux rituels !
      .
      Très bel article, mais qui ne sera pas compris et ne profitera par à tous…

  • 24
    Désap. 27 juin 2019 à 23:25 / Répondre

    19 – Il faut, à un moment, un peu arrêter de tourner autour de soi-même et allez de l’avant, c’est tout l’objet du 3è grade.
    Le Maitre est censè s’être défait des peurs, des préjugés et avoir dépassé les croyances, bref, il est réputé être parfairement autonome.

    • 25
      lanterne 28 juin 2019 à 01:03 / Répondre

      C’est ce qu’on voulu faire les compagnons non ?.
      Hiram ne peut sortir du Temple, à chaque fois qu’il se présente à une porte pour être vu de tous, il est assassiné…
      .
      Je crois qu’on ne trouve pas Hiram en dehors de soi, il ne peu être trouvé qu’en entrant dans le Temple…
      .
      Mais le sujet est intéressant, je pense qu’il faut effectivement passer à l’action en même temps.
      .
      A+

      • 28
        Désap. 28 juin 2019 à 10:11 / Répondre

        25 – « C’est ce qu’on voulu faire les compagnons non ? »
        A mon sens, non.
        Les Compagnon ne sont débarrassés, ni de leurs passions, ni de leurs croyances, ils croient pouvoir obtenir … par la violence (passion).
        Hiram a une responsabilité dans leur attitude (reaa 19, non seulement d’honorer vos engagements antérieurs, mais aussi de guider vos Frères afin qu’ils ne basculent pas dans l’erreur). Salomon également par le jeu hiérarchique et lui aussi chute.
        Il ne s’agit pas seulement de trouver Hiram en soi, mais de s’y appuyer pour le dépasser, d’où la nécessité, non de s’accabler de nos erreurs, mais d’apprendre de leur expérience de manière à ne jamais les reproduire et d’éviter de commettre celles qui y sont apparentées même très indirectement (notion de double vue.
        Si le disciple ne dépasse pas le Maitre, il n’y a pas de Temple.
        le Maitre renait, débarrassé des certitudes, il a acquis la liberté, ce dont ne dispose pas Hiram parce qu’il n’est détenteur que d’un savoir et non de la Connaissance.
        Tout ce qui meurt en maçonnerie est emblématique de l’erreur, il n’y a ainsi aucun dogme, ni aucun culte de la personnalité ou d’un quelconque grade ou fonction s’agissant des Hommes, la vanité meurt avec le roi et son architecte.
        Le Maitre renait parce qu’il n’est pas coupable, Compagnon et encore tyranniser par les passions, néanmoins il ne s’est pas laissé envahir ni dominé, aidé par ses (bons) Maitres qui l’ont guidé « afin qu’il ne bascule pas dans l’erreur », d’où toute l’importance de la responsabilité du Maitre reprise avec grande insistance dans tous les Anciens Devoirs (raison pour laquelle distinguer Maçonnerie Opérative et Spéculative est incohérent et destructeur de la dite seconde, car il n’y a qu’une et unique Maçonnerie.
        Le Maitre est éternel, sans cela pas de grade, le 3è grade éteint définitivement les deux premiers, c’est ainsi que l’idée selon laquelle nous serions d’éternels Apprentis est un non-sens, un Apprenti ou un Compagnon ne peut porter de responsabilité que vis à vis de lui-même, le Maitre, outre vis à vis de lui-même, porte la responsabilité de la transmission qui emporte toutes les autres sans exception.

        • 30
          luciole 28 juin 2019 à 11:25 / Répondre

          Desap 25
          Ciel ! il nous arrive encore d’être d’accord.
          (en gros). »Ah vieillesse ennemie… »
          éternels apprentis m’a toujours gonflé,cette (fausse)modestie qui glorifie de ne jamais progresser est un lieu commun des plus pesants.

          • 33
            Désap. 28 juin 2019 à 16:15 / Répondre

            30 – Mazette ! 🙂

        • 31
          Lanterne 28 juin 2019 à 11:51 / Répondre

          Voilà une réflexion inintéressante, cela se fait rare…
          .
          Alors pour continuer sur la lancée…
          .
          « Les Compagnon ne sont débarrassés, ni de leurs passions, ni de leurs croyances, ils croient pouvoir obtenir … par la violence (passion). »
          .
          Justement, dans ma compréhension de la chose, Hiram et les compagnons sont les protagonistes métaphoriques d’un seul et même individu qui endosse toutes les identités, on dirait en psychologie les « états du moi ». Le drame qui se joue est celui d’un seul homme qui essai d’extraire de lui-même par la force les connaissances de son être profond (hiram)(Noûs). Evidemment ce dernier est symboliquement dans un espace inaccessible à ces pulsions humaines (compagnons), c’est pour quoi tout se jouent aux portes, aux frontières d’un entre deux mondes, ni totalement dans l’un ni totalement dans l’autre. Les compagnons se présentent aux entrées du Temple, Hiram aux sorties. Et il ne peu se produire qu’une forme de destruction, parce que ces deux mondes ne peuvent se comprendre car ils ne vivent pas selon les même principes. Hiram est le gardien d’une parole à jamais inaccessible ou inaudible en dehors du lieu où elle est prononcée.
          .
          Par conséquent on peut dire, pour revenir sur ton premier post, que les compagnons cherchent bien à aller de l’avant, le problème n’est donc pas l’action ou l’inaction en soi, mais bien le motif de l’action ou de l’inaction, et celui-ci n’est éclairé que dans l’intimité de chacun, ce qui nous ramène au travail sur soi.
          .
          A+

          • 34
            Désap. 28 juin 2019 à 17:18 / Répondre

            31 – Lanterne
            les « états du moi » : c’est très juste et oui, « Le drame qui se joue est celui d’un seul homme », cependant …
            Il ne s’agit de Comp:., il s’agit de mauvais compagnons, qui ne cherchent pas la ou les connaissances, mais seulement un acquis matériel, parce qu’ils se jugent (! impossible, c’est affaire de reconnaissance) en capacité de cesser de travailler sur eux et ne manquent pas ainsi d’être l’objet de leurs passions.
            Au RF, un échange significatif de l’instruction :
            Q : Qui vous a secouru ?
            R :
            Q : Comment cela ?
            R : Je ne le dirai jamais qu’en secret à un de mes égaux, et lorsque j’y serai obligé.
            Les passions sont vaincus, le Comp:. renait en M:., on notera que Hiram, lui, meurt.
            L’esprit du M:. n’est plus dans le monde matériel, il est hors du temps comme l’est la loge quel que soit le grade où sont ouverts les travaux.
            Les passions vaincus, il s’agit maintenant de s’atteler à la compréhension du Monde à partir d’une position qui se trouve hors du temps et de l’espace où toute considération matérielle est inutile, sauf … la construction du Temple qui est le travail exclusif des App:. et Comp:. sous la direction des M:., c’est la transmission.
            Le M:. n’a plus la nécessité de travailler sur lui parce qu’il détient suffisamment de connaissances pour ne plus être l’objet de quelconques sentiments humains (ce qui mène à la réflexion sur la réalité de la fraternité maçonnique). Prudent Parce qu’il est M:., il reste néanmoins vigilant sur lui-même de manière à ne pas retomber, comme le r:. S:., dans les passions.
            Bon, je m’arrête, RDV en Ch:. d:. M:. 🙂

            • 36
              luciole 29 juin 2019 à 00:16 /

              Chers Desap et Lanterne
              Nous sommes dans le domaine des archétypes et ceux qui pratiquent le Reaa savent le rôle des personnages et des légendes mais ici nous sommes sur un site public et je crains que nous ne donnions des idées inexactes aux lecteurs qui n’ont pas suivis le Rite dans l’ordre et nous avons aussi promis de n’instruire que ceux qui sont autorisés.

            • 37
              Désap. 29 juin 2019 à 11:16 /

              36 – Tu as sans doute raison.
              Il me parait cependant nécessaire de rompre avec cette pratique à la fois gnangnan et égocentrique de la fraternité.
              La fraternité maçonnique ce n’est pas cela.
              On n’y vient pas pour se faire des amis, se gargariser d’être une élite et faire de l’entre-soi ; voilà qui nuit très concrètement à l’image de la FM, qui donne une idée, plus qu’inexacte, fausse de sa réalité, ou de celle qu’elle devrait très nécessairement être pour avoir valeur initiatique.

  • 20
    ERGIEF 27 juin 2019 à 17:22 / Répondre

    •Poursuivant noir : N’ayez crainte de détruire. Ne savez-vous pas qu’il faut faire place nette pour construire ?

    •Poursuivant blanc : Ne détruisez pas inconsidérément. Les matériaux dont vous avez besoin pour édifier, vous les trouverez dans les constructions anciennes. Il vous suffira de les disposer selon vos propres conceptions. Ne brisez rien. Déposez soigneusement.

    Extrait d’un rituel de Chevalier K.

    • 22
      Désap. 27 juin 2019 à 20:03 / Répondre

      20 – Le christianisme, primitif et romain, ainsi que l’Islam ont anéanti tout l’héritage antique.
      A tel point que si l’on est objectif et au regard de restes qui ne sont que très fragmentaires et de la réécriture des codex, on ne comprend rien de la civilisations égyptienne, on ne connait pas l’étendue de la philosophie grecque, on ne peut donc pas réellement la comprendre, et tout juste avons-nous une idée de l’organisation de la République et de l’Empire, sans oublier que nous ne savons pratiquement rien de l’Assyrie, à peine plus sur la Perse ; le CK évoque-t-il ce point ?
      C’est non seulement criminel, mais également proprement imbécile.
      Comment avoir le moindre respect et le moindre intérêt pour des religions coupables, entre autre, d’un tel forfait ? C’est vraiment de l’ordre de la soumission irrationnelle, me semble-t-il.

    • 23
      luciole 27 juin 2019 à 20:20 / Répondre

      Il n’est pas nécessaire de citer.les allusions suffisent .

  • 17
    Désap. 27 juin 2019 à 11:33 / Répondre

    10 – Oui, l’arme nommée « maçonnerie », de tout temps, aux époques antique, médiévale comme en 1717.
    Encore faut-il aujourd’hui qu’elle soit comprise et ses principes appliqués et non qu’elle serve à cautionner l’idée religieuse selon laquelle l’Homme est au centre et la seule valeur de l’univers.
    Avons-nous remarqué que le tableau de loge ne parle pas de l’Homme, mais seulement de ce qu’il lui est nécessaire de comprendre de manière à acquérir la sagesse nécessaire à l’usage d’un intellect sans cela capable d’autodestruction tout en étant certain de défendre ses intérêts ?
    Ce dont parle Halévy, l’avenir, nous l’avons construit, entièrement, dans ces conséquences il n’y a aucune fatalité, « l’immense rupture paradigmatique » non pas « qu’il nous réserve », que nous nous réservons ; de quoi la Nature est-elle responsable, de quoi la nature de l’Homme est-elle responsable ?
    Allons-nous un jour sortir des conceptions religieuses ?
    Elles ne sont pas l’exclusive des croyants, la majorité des athées sont dans leur schéma égocentrique, il est confortable.
    La maçonnerie, c’est l’inconfort permanent tant que l’égo n’est pas vaincu, tant que le Moi gouverne.
    Le principe religieux, contrairement au principe initiatique, c’est l’Homme, le Moi, porté au pinacle.
    Les religions ne parlent pas du Principe de l’univers, elles parlent d’un Dieu exclusivement anthropomorphique, le judaïsme en a fait le peuple, le christianisme Jésus et l’islam Mahomet son interprète juste et exclusif et ensemble font de l’Homme une espèce contre-nature et chacune prétend qu’un messie viendra nous sauver … il nous (re)donnera les plans de l’Arche … ça doit être ça ; même d’un point de vue symbolique ça ne fonctionne pas.

    • 27
      réboussié 28 juin 2019 à 09:49 / Répondre

      oui mon très cher frère , là , on est dans le dur , mouvant , mais le dur quand même …pour l’arche ? si mes souvenirs sont bons ? c’est pas un immense catamaran en carbone , mais une simple caisse à la merci du vent ? et l’égo ? Jung le situe dans le monde d’en bas ? que de bons sujets de planches ? n’est il pas ?

      • 35
        Désap. 28 juin 2019 à 18:49 / Répondre

        27 – « on est dans le dur , mouvant , mais le dur quand même »
        c’est très très bon ! 🙂 🙂
        quant à l’égo, c’est vraiment le piège, t’as plutôt intérêt d’avoir une canne blanche ou un chien dévoué qui te guide.
        Frat.

      • 51
        Norbert Verdon dit Armanjac 2 juillet 2019 à 09:59 / Répondre

        Ho que OUI !!! Frat:.

  • 15
    Guillaume 27 juin 2019 à 10:17 / Répondre

    La FM est composée de diverses tendances. Les deux principales sont en effet une tendance libérale, souvent athée ou agnostique, et une tendance davantage spiritualiste et ésotérique. Cette différence ne recoupe pas celle des obédiences (il y a des loges très spiritualistes au GODF, par exemple).
    Chacune de ces tendances considère parfois l’autre comme un dévoiement de la FM. C’est cela qui est dommage. Nous pourrions en effet voir cette différence comme une richesse. Un athée apprend sur lui-même en dialoguant avec un croyant, et réciproquement. Grâce à cela, l’un peut s’initier au mystère insondable de l’existence et de la vie, et l’autre se libérer des visions trop infantiles ou idolâtres du divin.
    La peur de se confronter à ce qui est différent n’est-il pas l’indice qu’il nous reste encore beaucoup de métaux à dépouiller?

    • 32
      de Flup 28 juin 2019 à 12:35 / Répondre

      Voilà énoncé clairement une évidence qui semble échapper à tant de maçons…

  • 10
    pierre noel 26 juin 2019 à 21:25 / Répondre

    # 6 : « Aujourd’hui on tue au nom des droits de l’homme, on fait des guerres économiques qui détruisent des régions entières car c’est la « liberté » d’entreprendre qui prévaut partout ».

    On n’a pas attendu Locke ou Bentham pour se massacrer allègrement. C’est le passe-temps le plus répandu de l’histoire !
    Y a-il-un exemple d’arme que l’homme ait inventé sans l’utiliser un jour contre son voisin ?

    • 13
      Myosotis64 27 juin 2019 à 09:39 / Répondre

      En pensant à Jean Carmet, je vous propose mon arme favorite ; le tire-bouchon… Qui n’a provoqué, hormis au niveau hépatique, que peu de dégats.

    • 16
      Lanterne 27 juin 2019 à 10:21 / Répondre

      « Y a-il-un exemple d’arme que l’homme ait inventé sans l’utiliser un jour contre son voisin ? »
      .
      Bonjour Pierre-Noel,
      .
      Justement, les droits de l’homme et la liberté ne sont pas des armes et c’est bien là tout le problème de fond.
      .
      Ce sont des mots positifs, inattaquables philosophiquement, comment pourrait-on être contre la liberté, ou le respect des droits fondamentaux de l’homme ?
      .
      Ainsi lorsque l’on va massacrer au nom des droits de l’homme, nous sommes alors enfermés dans un double lien, refuser la guerre serait donc comme refuser les droits de l’homme…
      .
      Nous sommes bernés en permanence par l’utilisation d’un langage positif, de valeurs positives pour décrire et engager des actions qui en sont le parfait contraire.
      .
      Mais si on coupe le son et que l’on regarde le monde, alors nous ne voyons plus la même histoire, les gentils ne sont plus aussi gentils et les méchants aussi méchants. Cela fait apparaître toute la complexité des relations internationales dont on peut constater que la carte colle parfaitement avec celle des ressources ou autres intérêts…
      .
      Je suis donc d’accord avec cette remarque : « On n’a pas attendu Locke ou Bentham pour se massacrer allègrement. C’est le passe-temps le plus répandu de l’histoire ! »
      .
      En revanche, la ouveaté c’est que l’on a fait du bien l’arme la plus redoutable…
      .
      A+

  • 9
    Désap. 26 juin 2019 à 18:52 / Répondre

    6 – Bel exercice de vérité que je partage, ainsi que le texte de notre frère Halévy.
    Un détail, nous sommes plus que dans le courant d’une rivière, nous sommes les auteurs de la rivière.
    Je pense que les scientifiques, dont Marc Halévy, ont des informations catastrophiques sur l’état de l’environnement induisant une prospective cataclysmique à très court termes, 25 ans pas plus.
    Ils ne divulguent que le millième de ce qu’ils estiment et le centième de ce qu’ils savent déjà par crainte d’affoler tout le monde.
    C’est, me semble-t-il, le sens du texte de Marc H., il le résume par cette phrase sibylline : « y a-t-il une mystique maçonnique ? Et, s’il n’y en avait pas encore, en faudrait-il une pour affronter l’avenir et l’immense rupture paradigmatique qu’il nous réserve ? »
    La réponse est évidement « oui », d’autant que cette mystique existe, c’est le fondement de tout enseignement initiatique.
    Elle est cependant particulière parce que, au contraire des religions, elle n’est pas fondée sur la croyance, mais sur une articulation symbolique qui ne peut mener si ce n’est à la vérité en tout cas incontestablement à la découverte, ou la compréhension, de la réalité.
    Ceux qui moquent cet aspect, arguant que seuls les problèmes de la cité valent la peine qu’on s’y attarde ou qu’il s’agit de travailler la Bible de manière à approfondir la maçonnerie, et qui s’efforcent d’établir en loge la sémantique de politiques sociales et sociétales ayant pour épicentre le bonheur matériel, familial et social dans une société industrielle, ou tertiaire c’est exactement la même chose du point de vue impact environnemental, ou que la compréhension des principes bibliques peuvent seuls nous éviter le pire, ceux-là soit n’ont jamais travaillé leur rituel, soit n’y ont rigoureusement rien compris et prenne celui-ci pour un outils permettant de créer une ambiance fraternelle, soit s’interdisent proprement toute réflexion objective, voire la combattent de peur de remettre en cause … leurs croyances areligieuses et philosophiques comme si celles-ci avaient plus de valeur que celles des maçons religieux qui consistent à croire qu’un dieu ou un messie sont en mesure d’être facteurs d’un sauvetage quelconque.
    Et pour illustrer ce que je considère être une folie au sens étymologique du terme, la phrase de notre premier ministre lors de sa seconde déclaration de politique générale : « la décroissance n’est pas la solution, je crois en la science. »
    Bref, on a le temps.
    WOUARFFFF !!!!

  • 7
    Lionel MAINE 26 juin 2019 à 15:01 / Répondre

    Quelles pertes pour la science, que ces savants atomistes, qui se reconvertissent dans le mysticisme !

  • 6
    Lanterne 26 juin 2019 à 13:53 / Répondre

    Bonjour à tous,

    C’est étrange, ce qui est critiqué dans les commentaires est précisément ce qui me l’a rendu intéressant :
    .
    « L’avenir de la Franc-maçonnerie sera mystique ou ne sera pas. Si elle ne quitte pas la Modernité et les « Lumières », elle mourra avec elles. Si elle ne quitte pas les valeurs obsolètes de l’humanisme et de ses dérivés égalitaristes et matérialistes, elle se sclérosera toujours plus et disparaîtra. Elle emportera avec elle son trésor spirituel parce que ceux qui en ont aujourd’hui la charge et la responsabilité, continuent de se griser avec les hochets de la satisfaction de soi et de l’hédonisme ambiant. »
    .
    Je trouve ce passage particulièrement intéressant à condition de comprendre ce qui est pointé. Évidemment, sans surprise le mouton de base ne fera que « réagir » sans réfléchir, tout inféodé qu’il est aux idées qu’il n’a d’ailleurs jamais eu par lui-même et qui définissent pour lui une sorte d’horizon indépassable du bien qu’il croit absolu alors qu’il n’est que culturel.
    .
    Aujourd’hui on tue au nom des droits de l’homme, on fait des guerres économiques qui détruisent des régions entière car c’est la « liberté » d’entreprendre qui prévaut partout. Sans doute que ceux qui s’indigneront ici de ces critiques auront dans leur poche un téléphone portable fait de métaux précieux obtenus grâce à l’esclavage moderne d’enfants dans les mines africaines. Oui les valeurs de l’humanisme sont obsolètes, sauf dans les salons et les parvis des Temples où l’on se gargarise d’une fausse modernité et où on se fait croire que l’on est des gardiens du bien et de la liberté alors que l’on y compte par millier les relais d’une parole dominante, rien de plus.
    .
    Le totalitarisme a changé de visage et de slogan, mais il reste totalitaire dans son mode d’être. C’est le fait d’avoir conservé un mot positif pour désigner une action belliciste qui rend nos actions défendables, c’est pour le bien de l’humanité que nous faisons la guerre au moyen orient, c’est pour le développement des droits de l’homme…. Le sentiment de liberté ne provient que du fait que nous sommes dans le camp de la majorité et que nous ne ressentons donc aucune résistance face à des principes qui nous traversent et nous animent. Nous sommes comme dans le courant d’une rivière et nous n’en ressentons pas la puissance et la contrainte car nous allons dans son sens. Mais essayez de résister un instant et vous verrez…
    .
    Mais pour revenir sur la « quête, il me semble que la démarche initiatique est libertaire en essence et par la même, subversive. Elle incite à penser l’impensable, à questionner les certitudes en permanence afin de les faire évoluer, bouger, les faire s’adapter au monde qui avance. Et ce n’est là que la dimension « horizontale » de la démarche.
    Malheureusement, la maçonnerie moderne n’invite plus à recherche de la Vérité, elle n’invite qu’au conformisme, à la validation des valeurs théoriques et peu importe si dans les faits elles n’existent pas. Après tout cr qui compte, c’est de venir boire un coup avec les copains.
    .
    A+

    • 8
      Gavroche 26 juin 2019 à 16:48 / Répondre

      Lanterne je suis tout à fait d’accord avec vous. Le choc entre la recherche de vérité donc des faits et l’émotivité peut fendre la Fraternité.

      A+

    • 11
      luciolz 26 juin 2019 à 21:25 / Répondre

      Bonsoir Lanterne
      Donc que proposez vous ?

      • 14
        Lanterne 27 juin 2019 à 10:09 / Répondre

        Bonjour Luciolz,

        Je trouve ta question intéressante parce qu’elle est symptomatique du problème de fond. En la posant, tu fais le présupposé qu’il faudrait donc « proposer » une solution à quelque chose vécu comme un problème par certains dont moi.
        .
        Or, cela n’apparait peut-être pas suffisamment dans mon post, mais je trouve que le problème c’est justement de penser qu’il y a une solution à trouver. Une prise de position peut résoudre un problème mais elle engage simultanément la fin de la pensée, or il me semble que le maçon devrait être un maître des interstices, il devrait apprendre à ne pas figer le monde dans une théorie ou une réponse définitive et devrait pouvoir en changer instantanément. Autrement dit, l’art maçonnique consiste à travailler sur soi, rien de plus, c’est ce travail qui ensuite permet que des solutions soient trouvées. Comment pourrait-on trouver de bonnes réponses si, au préalable, nous ne sommes pas capables de poser de bonnes questions ?
        .
        Ce que je propose en creux dans mon post, c’est donc de maçonner. C’est à dire de construire et de détruire – de détruire et de construire. On oublie trop souvent que la destruction est indispensable à toute construction…
        .
        Si le maçon ne remet plus en cause le monde, c’est donc qu’il ne se remet plus en cause lui-même, c’est aussi simple que ça. Il cesse donc sur l’instant de pratiquer son art (ou plutôt un aspect de son art) et devient un tablier sans maçon. Or certaines réactions montrent que l’on est dans l’émotion, rien de plus. Moi ça me fait le contraire, dès que l’on me propose une idée peu ordinaire, je m’attache à comprendre comment elle a été produite et qu’est-ce qui pourrait la valider éventuellement. La contradiction n’est donc pas un problème, elle est la solution, ou, à minima, un cadeau.
        .
        Le problème réel n’est donc pas de trouver une solution, le problème de fond, c’est lorsque l’on est plus capable de questionner celle qu’on a trouvé, quand bien même nous pensons qu’il s’agit de la vérité.
        .
        Ce n’est certes pas une voie spirituelle que je décris là, mais la voie spirituelle maçonnique implique, à mon avis, une telle disposition d’esprit, dont on peut remarquer par ailleurs, qu’elle est conforme à l’esprit des lumières (beau paradoxe n’est-ce pas ? ).
        .
        A+

        • 18
          luciole 27 juin 2019 à 15:12 / Répondre

          Bonjour Lanterne.
          Je ne suis pas un intellectuel et si je partage l’avis qu’il faut améliorer l’individu, et d’abord soi même, pour que ses futures actions soient fécondes pour l’humanité,je ne suis pas certain que de s’étudier sans cesse en attendant une illumination religieuse ou civile
          soit bien indispensable.
          S’il y a problèmes il faut trouver des solutions pratiques au plus tôt,le reste est
          construction mentale souvent de peu d’intéret.
          La fin de la pensée est une notion que je n’imagine pas sans,pour autant, »figer le monde ».
          Travailler sur soi comme unique objet ne me convient pas,je ne me crois pas si intéressant comme sujet.
          (Ton avis sur « destruction-construction »me fait penser à certain degré Reaa).
          Je trouve surtout que l’émotion est une donnée indispensable si l’on traite de l’humain.
          A+

          • 19
            Lanterne 27 juin 2019 à 17:09 / Répondre

            Bonjour Luciole,
            .
            Je comprend ta position. Cela dit, il ne me semble pas avoir été aussi tranché. Et il ne me semble pas non plus avoir proposé une sorte de contemplation inactive.
            .
            En revanche, c’est vrai, je hiérarchise les travaux en proposant comme base fondamentale de départ que : on ne peut avoir une action efficace sur le monde et sur soi que si on se remet d’abord nous-mêmes en cause avant de décréter ce qui est vrai ou pas, ce qu’il faut faire ou ne pas faire.
            .
            Je dis que le champ maçonnique est justement celui de favoriser ce travail individuel et qu’il s’arrête là. Mais cela ne signifie pas que le maçon s’arrête là puisque l’homme qui s’adonne à ce travail aura, lui, en tant que citoyen, une action sur le monde.
            .
            En gros je dis que la maçonnerie aura qu’on le veuille ou non un impact indirect, parce qu’elle est un outil pour fabriquer des hommes éclairés au sens plein du mot, rien de moins et rien de plus. Si les maçons, collectivement, essaient d’avoir un impact au nom de la maçonnerie, alors il n’y a plus de maçonnerie car on entre alors dans une vision communautaire qui ne se distingue en rien d’un parti ou d’une association qui essaie d’influer. (il y aurait d’ailleurs sans doute moins d’antimaçonnisme si les maçons faisaient de la maçonnerie)
            .
            Je fais donc une distinction entre l’art maçonnique et le maçon.
            .
            Mais je vais prendre l’exemple que tu donnes :
            « S’il y a problèmes il faut trouver des solutions pratiques au plus tôt,le reste est
            construction mentale souvent de peu d’intéret. »
            .
            On peut présupposer sans trop se tromper(pour un sujet très important qui engage le monde par exemple) qu’il y aura sans doute une différence entre une solution trouvée par une personne qui n’a pas appris à connaître ses peurs, qui n’a pas appris à relativiser ses propres croyances, qui n’aura pas mesurer sa propre ignorance et pris de la distance avec ses émotions etc. sera sans doute différente d’une solution proposée par une personne qui aura résolue en partie tous ces aspects de sa propre vie. d’un point de vue impact social c’est cela que la maçonnerie devrait produire.
            .
            On peut évidemment se dire que le premier peut trouver une meilleure solution, mais sur le long terme, statistiquement cette possibilité sera sans doute corrigée, parce qu’une personne plus sage aura évidemment de meilleures propositions sur la longueur…
            .
            Donc de ce côté là Luciole, vu que 95% des maçons ne sont pas dans le travail que je propose et que l’on peut constater, je crois, que cela n’apporte objectivement rien à notre société (sauf ceux qui attribuent à la maçonnerie toute entière les actions éclairées de quelques individualités d’exception qui auraient été tout aussi exceptionnelles sans la maçonnerie);
            Je propose donc qu’on essai ma vision des choses. Et comme par principe je m’applique à moi-même ce que je propose, si cela ne marche pas d’ici dix ans alors on passe à autre chose… 🙂
            .
            Et encore dans mon propos, je n’aborde pas la dimension spirituelle…
            .
            A+

            • 21
              luciole 27 juin 2019 à 18:08 /

              Lanterne 19.
              Vu ainsi je suis davantage d’accord mais je crains que de devoir attendre que chacun ait parcouru tout le chemin que tu suggères, ce ne soit bien long.
              Evidemment c’est en commençant par un premier pas que l’on réussira ,peut-être, à, avoir une action bénéfique sur le monde (et d’abord sur le plus proche).Yaka !

    • 12
      Norbert Verdon dit Armanjac 27 juin 2019 à 05:50 / Répondre

      Lanterne: J’apprécie particulièrement ta déclaration en sa totalité, et ce qu’induisent les sept lignes finales: aussi je dis « Ouf », vraiment, car certains autres avis relèvent d’une mentalité bien spécifique qui à mon sens n’honore guère ceux qui s’en délectent, pour le moins désolant!…Fraternellement:.

  • 5
    Ronan Loaëc 26 juin 2019 à 13:18 / Répondre

    Peux-tu, cher Geplu, demander à notre frère, l’adresse de son fournisseur? C’est manifestement de la bonne! 🙃😇

  • 4
    obelix 26 juin 2019 à 11:46 / Répondre

    Bonjour,
    Voilà une dissertation de haut vol par ces temps de canicule ! Je ne me reconnais pas du tout, après 32 ans de Maçonnerie adogmatique dans ce genre de développement……. des enjeux beaucoup plus « terre à terre » dans le monde actuel devraient préoccuper davantage les Francs Maçons sans pour autant nuire à leur spiritualité.
    Je vous conseille vivement l’exposition prévue à Genève du 19 Octobre 2019 au 20 Janvier 2020 :
    « Les Dieu(x) s’invitent à Genève » ou les « Dieu(x) Mode d’emploi ».
    Belle journée tout de même

  • 3
    Armand van K 26 juin 2019 à 11:28 / Répondre

    Des propos d’un homme bien sûr de ses certitudes et que les vertus du doute ne semblent pas atteindre. Le péremptoire « les idéaux obsolètes de la Modernité et des Lumières » me reste aussi en travers de la gorge. Et s’il n’y avait que ça !
    .
    Juste après, Marc Van Keymeulen, aujourd’hui appelé Marc Halévy, parle de « toutes obédiences confondues ». Ah bon, il reconnait maintenant l’existence d’autres obédiences, d’autres formes de la maçonnerie que la seule vraie, celle qu’il pratique à la GLRB, les « irréguliers » n’étant pas des francs-maçons comme il l’a souvent affirmé par le passé ?… Voilà une évolution salutaire que j’aimerai voir confirmée. Encore un petit effort Marc.

  • 2
    Luciole 26 juin 2019 à 09:53 / Répondre

    Avoir un monde et des consciences en paix est déja occupant pour une vie humaine.
    Tout le reste pour ceux qui le souhaitent et le ciel par dessus.

  • 1
    Basil 26 juin 2019 à 07:47 / Répondre

    «  des idéaux obsolètes des Lumières » !!?? Je ne suis pas allé plus loin dans la lecture , peut être un manque d’ouverture d’esprit ? Bonne journée mes TC SS et FF …

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Les règles en matière de diffamation, calomnie, injure, incitation à la haine ou à la discrimination y sont d'application. Les formules de salutation et abréviations maçonniques ne sont pas admises.

Les pseudonymes sont libres, mais pour être publié un commentaire doit provenir d'une adresse authentique et vérifiable. Lors de la première proposition d'un commentaire vous recevrez une demande de confirmation d'adresse, à valider.

 

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Signaler un contenu abusif
lectus id nec Nullam Lorem risus id elit. libero