fin de vie DH

Réflexions sur la fin de vie

Par Géplu dans Divers

Un communiqué de la Fédération française du Droit Humain

Une fois de plus, ce que certains appellent « L’affaire Vincent LAMBERT » occupe la première place dans les médias, au-delà même de la France. Cela dure depuis plus de dix ans avec une forte instrumentalisation et il est parfois difficile de suivre de manière précise et sereine ce que devrait ou pourrait être une fin de vie en dignité.
Vivre sa vie et prévoir sa mort sont des choix personnels. C’est cela le respect de la dignité auquel chacun a droit.

Les 17.000 membres de la Fédération française du DROIT HUMAIN ont certainement des sensibilités particulières sur ce sujet qui implique des éléments d’appréciation intimes.

Rappelons toutefois, et très tranquillement, que la dernière mesure d’arrêt des traitements concernant Vincent Lambert est la conséquence de décisions judiciaires nationales et européennes conformes, en tous points, aux dispositions légales, contenues dans la Loi Léonetti-Claeys, dite loi bioéthique2. Cette troisième décision sera-t-elle une nouvelle fois interrompue pour de simples arguties juridiques dont le principal sujet est absent ?
La Fédération française du DROIT HUMAIN via sa Commission  bioéthique réfléchit aux questions de fin de vie depuis 2012.

Elle ne peut que renouveler les propos que ses représentants ont tenus sur ce thème en 2018, lors de conférences publiques, et lors de ses auditions par le Conseil Économique social et environnemental, ou par le Comité Consultatif National d’Éthique ou encore face à la délégation spécialisée de l’Assemblée Nationale (Vidéo : Présentation liminaire Loi de Bioéthique 2018) :

Il faut engager une véritable politique d’information sur quelques points majeurs de la Loi actuelle :

–  organisation d’une Collégiale composée d’experts n’appartenant pas à l’hôpital,
–  ordonnance de Justice rendue pour l’arrêt des traitements, inscription sur le fichier des directives de fin de vie faites pendant le vivant de la personne concernée,
–  définition affinée du tiers digne de confiance,
–  définition de la notion d’obstination déraisonnable.

Enfin, à titre personnel songeons à écrire nos directives anticipées (Téléchargez la fiche “directives anticipées” en PDF) afin d’aider nos proches et les médecins à prendre leurs décisions sur les soins à nous donner pour le jour où nous ne pourrons plus exprimer nos volontés.

Conformément à l’appellation de notre Ordre, LE DROIT HUMAIN se veut, avant tout, respectueux des Droits Humains et de la dignité personnelle à laquelle chacun peut aspirer, jusqu’au bout de la vie, selon l’idée particulière que nous nous en faisons.

jeudi 11 juillet 2019 1 commentaire
  • 1
    Peter Bu 28 juillet 2019 à 16:23 / Répondre

    Euthanasie

    Qui peut juger si une vie doit être vécue ou interrompue ? A priori, personne.

    Dans « Une mort très douce » Simone de Beauvoir a décrit la terrible et longue agonie de sa mère. Pourtant, même dans cette situation elle voulait continuer à vivre, à n’importe quel prix.

    Dans l’excellent film « L’invasion barbare » la fille du personnage principal dit à son père cancéreux qui ne sait pas que, d’après son médecin et ami, il n’est plus qu’à trois-quatre jours de sa mort, que la vie qu’il voudrait pouvoir continuer est derrière lui. Ce qui l’attend n’est plus qu’une indomptable douleur qui risque de surgir d’un instant à l’autre. Le père accepte l’injection mortelle.

    Même pour soi-même il est difficile de juger si la vie doit être vécue ou interrompue. Alors pour un autre… !

    N’empêche, des milliers d’hommes et de femmes exigent de leur médecin soignant l’aide au suicide. Pourquoi ne pas les entendre s’ils le demandent pendant une période suffisante pour éviter le risque d’une bouffée de dépression passagère, à cause d’un simple « mal de vivre » ?

    Le plus souvent il s’agit de personnes âgées, handicapées par mille maux, malades, abandonnées, sans croire pouvoir vivre encore quelque chose qui en vaut la peine, souffrant parfois, en plus, d’un sentiment d’inutilité, et qui, dans cette situation, aimeraient éventuellement ne plus peser sur la collectivité. Épargner à la société des dépenses inutiles – alors que les moyens disponibles pourraient mieux servir à d’autres – est parfois la dernière possibilité d’agir positivement sur le monde.

    Quand on est très vieux, épuisé, impotent, on ne peut plus se suicider seul. Pourquoi condamner ces personnes à subir leur situation douloureuse jusqu’au bout?

    Indépendamment de l’attitude de la société, de nombreux humains se suicident par pendaison, noyade, arme à feu, se jettent dans le vide, provoquent un accident de voiture… Parfois, ils ratent leur tentative et subissent de terribles séquelles. Si on ne peut pas les aider à vivre, pourquoi ne pas leur épargner une mort violente?

    Le question posée n’est pas « la vie ou la mort », mais « la mort violente, ou la mort sans douleur ».

    Certes, il faut mettre en garde contre les abus, si nombreux dans l’histoire récente, et les erreurs possibles de diagnostic médical.

    Mais d’un autre côté, pourquoi dramatiser la mort à ce point?

    Nous n’avons pas vécu toujours et ne vivrons pas éternellement. Le monde change et nous, à partir d’un certain âge, aurions de plus en plus de mal à nous adapter aux nouvelles conditions de la vie. Seuls nos enfants et petits-enfants peuvent y arriver. La mort fait partie de notre destin : pourquoi nier que l’on puisse l’admettre et quitter la vie volontairement avant son terme naturel?

    Il faut aider tout un chacun à résister à cette tentation autant que faire se peut – mais accepter l’inévitable quand il advient.

    N.B.: La morale interdit de tuer mais, pourtant, des millions d’hommes et de femmes s’arrogent ce droit: des criminels, des appareils judiciaires, parfois des médecins, certains religieux, les producteurs de toutes sortes de poisons contenus dans la nourriture et autres objets qu’ils nous vendent en connaissance de cause, des fabricants d’armes, des militaires, des services secrets, des politiciens.

    Heureusement, en face de ces « assassins en costume – cravate », des millions d’humains s’épuisent à faire vivre ceux qui semblent condamnés.

    Si, au moins, nous pouvions être débarrassés des religions et autres idéologies qui nous empêchent de réfléchir librement de la vie et de la mort sans prendre en compte des considérations qui n’ont rien à voir avec elles.

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