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Ars Macionica

L’Egypte dans la maçonnerie, l’image et l’histoire

Par Géplu dans Divers

Ars Macionica, la Loge d’études et de recherche de la Grande Loge Régulière de Belgique, présentera le samedi 21 septembre à 10h30 en ses locaux de la rue Royale de Bruxelles une conférence publique (en néerlandais) sur le thème L’Egypte dans la maçonnerie, l’image et l’histoire.

Le conférencier sera Eugène Warmenbol. Entrée libre pour toutes les interessés

L’Égypte passe pour le berceau de la Franc-Maçonnerie. Cela peut surtout s’expliquer par un processus de mythification. Déjà au XVIIIe siècle on se servait fréquemment de la langue picturale égyptienne (hiéroglyphes). Très important pour toute cette histoire est la « Campagne d’Égypte » de Napoléon Bonaparte (1798-1801), dans laquelle des maçons, comme e. a. le Général Kléber, joueraient un rôle des plus important. Dans ces années l’activité maçonnique était très intense dans ce Pays du Nil. Après cette campagne, l’égyptomanie gagnait vite la France et ses environs, où des rites sont pratiqués qui se réfèrent directement à l’Égypte. On pense ici aux plus connus : le rite de Memphis et celui de Misraïm. Le Grand Orient, lui aussi, « s’habille » à l’égyptienne, cela explique aussi pourquoi – en France, mais surtout en Belgique – les maçons ont leurs tenues dans des temples qui, sur le plan architectural et décoratif, s’inspirent de l’Égypte. Eugène Goblet d’Aviella, ancien recteur de l’Université Libre de Bruxelles, y jouait un rôle-clé. Il était aussi un des maitres « pierre angulaire » de l’égyptologie belge : Jean Capart.

Eugène Warmenbol (°1956) est professeur à l’Université Libre de Bruxelles (chaire Pré- et Protohistoires de l’Europe Nord-Ouest) et à l’Institut Royal d’Histoire de l’Art et d’Archéologie de Bruxelles (Histoire de l’Art et d’Archéologie du Proche-Orient). Il a participé à de multiples fouilles archéologiques en Égypte (Elkab, Loeksor, San el-Hagar) et en Syrie (Aboe Danna, Oemm el-Marra).
Il organisa plusieurs expositions sur l’ancienne Égypte et « l’égyptomanie », « Sphinx. Les Gardiens de l’Égypte » (ING, 2006-2007) et « Éduard et Cléopâtre. Égyptomanie depuis le XIXème siècle » (Fondation Boghossian, 2012-2013). Outre des publications sur l’archéologie de nos régions et sur des antiquités égyptiennes (dernièrement : « To detail the Général. An unusual votive Shabti for Général Kasa » (2019, il était aussi l’auteur de plusieurs contributions sur l’égyptomanie, et le rôle de l’Égypte dans la Franc-Maçonnerie (e. a « Le lotus et l’oignon. Égyptologie et égyptomanie en Belgique au XIXème siècle » (2012) et « Le Grand Temple de la rue du Persil. L’Égypte et la Franc-Maçonnerie à la lumière de sa restauration » (2016).

La conférence sera suivie d’un lunch 12h30. Inscriptions : pierrefnoel@yahoo.com. Date limite : le 18 septembre.

samedi 13 juillet 2019 5 commentaires
  • 3
    pierre noel 13 juillet 2019 à 20:28 / Répondre

    Comme d’habitude, je ferai un compte-rendu de cette conférence après qu’elle aura eu lieu.

    • 5
      de Flup 14 juillet 2019 à 13:42 / Répondre

      Je ne peux pas m’empêcher de souligner que les frères de tous bords doivent beaucoup de gratitude au Fr Pierre Noël pour cette belle habitude…

  • 2
    Pierre-Philippe Baudel 13 juillet 2019 à 16:49 / Répondre

    De préciser tout de même ici que l’Ordre de Misraïm (le mot pour signifier le rassemblement de la Haute et de la Basse Egypte) ne doit en rien à l’égyptomanie dont s’agit. Et pas plus les Ordres de Memphis et de Memphis-Misraïm qui auront suivi. Frat.

  • 1
    Anwen 13 juillet 2019 à 04:08 / Répondre

    Mystères en Egypte
    C’est après que les Egyptiens se soient révoltés contre l’Esprit féminin qu’on y institua les Mystères.
    Hérodote nous dit que ce fut en Egypte que furent établies ces fêtes appelées Pan-Egyries, avec la pompe des cérémonies et les processions.
    Les Grecs n’ont fait que les copier. Les grandes solennités de la Grèce, telles que les Pan-Athénées, les Thesmophories, les fêtes d’Eleusis, avaient été apportées d’Egypte.
    Ce sont les Prêtresses, antérieures aux Hermès (nom générique des prêtres usurpateurs), qui formaient la caste sacerdotale qui gouvernait l’Egypte (les Pharaons).
    Elles formaient des familles consacrées qui, à l’exclusion de toutes les autres, s’occupaient des fonctions du culte.
    Les Pharaons sont des magistrats sacerdotaux, toujours représentés en costume de femme.
    Dans le règne primitif, toutes les grandes dignités de l’Etat, les fonctions de juge, de médecin, étaient exclusivement réservées à la caste sacerdotale. Les hommes ne pouvaient pas y prétendre, ils étaient soumis au pouvoir des femmes appelées « des sages » (Soffet), qui leur faisaient faire un service régulier, un travail dont l’organisation avait été savamment établie. On les envoyait aussi en expéditions lointaines.
    Pour les récompenser, on leur donnait le droit de porter certains signes de distinction. On comprenait déjà que les honneurs accordés aux hommes n’ont de valeur que s’ils les tiennent de la Femme.
    Clément d’Alexandrie a décrit la hiérarchie sacerdotale des Egyptiens. Il y avait cinq grades suivant les degrés d’initiation aux livres du rituel : le chantre, le devin, le scribe, la Prêtresse en robe portant le sceptre et le vase sacré, le prophète ou le prédicateur président du Temple qui portait l’eau sainte et étudiait tous les livres hiératiques.
    Les Mystères égyptiens étaient de grandes solennités qui attiraient les multitudes.
    Suivant Ebers : « La doctrine des mystères est expliquée dans les inscriptions de la salle d’entrée du tombeau des Rois à Thèbes. Elles contiennent la louange de Râ (Déesse de la Raison) dont on invoque tour à tour les 75 manifestations principales (imitée dans les litanies de la Vierge). Ces textes ont été commentés par M. Ernest Naville dans la litanie du Soleil. Le texte du Livre des Morts, l’hymne au Soleil conservé à Boulaq et interprété par Stern et Gréhant, les inscriptions des sarcophages et des murs du temple de Ptolémée, le traité de Plutarque sur Isis et Osiris, les Mystères des Egyptiens par Jamblique et le discours d’Hermès Trismégiste sur l’âme humaine renferment les principaux détails que nous avons sur l’enseignement secret des Egyptiens ».
    Mais Ebers se trompe quand il mentionne un discours d’Hermès parmi les enseignements secrets. Les Hermès (les prêtres) ont renversé la religion primitive, ils ont attribué à Osiris les Mystères d’Isis et tous leurs bienfaits. C’était donc contre eux qu’on les avait institués, non avec eux.
    L’enseignement secret était destiné à expliquer aux hommes les lois morales qui les lient aux Divinités et les lois qui régissent l’Univers.
    Leur but, suivant Plutarque, était de fortifier la piété et de donner à l’homme des consolations (non à la femme). Quelles étaient ces consolations ?
    L’espoir d’un avenir plus heureux, le moyen, après la mort de l’âme par le péché, de revenir à une félicité durable, en revenant au bien.
    « Nous y avons reçu des leçons qui rendent la vie plus agréable », dit Cicéron.
    L’initié, dans les Mystères, devenait un autre homme, un homme régénéré, et prenait un autre nom, en même temps qu’il s’intitulait Mâo Soon qui, en grec, signifie : « Je cherche ce qui est sûr », c’est-à-dire la Vérité.
    C’est de ces 2 mots Mâo Soon qu’on fera plus tard maçon. Maçonnerie vient de Mesouraneo (Je suis au milieu du ciel) d’après le Dr Fischer.
    Ce sont les « Mystères » d’Egypte qui servirent de modèle à ceux de la Grèce, mais c’est en passant par la Palestine qu’ils arriveront en Europe.
    Cordialement.

    • 4
      de Flup 14 juillet 2019 à 13:19 / Répondre

      Est-ce_que Anwen pourrait résumer quelques éléments de bibliographie en rapport avec son texte ?

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