Georges Voileau
Georges Voileau, nouveau Grand Maître de la Fédération française du Droit Humain

1ère interview de Georges Voileau, nouveau GM du DH français

Par Géplu dans Divers

Georges Voileau a été élu Grand Maître National de la Fédération française de l’Ordre Mixte International le Droit Humain le vendredi 23 août 2019, lors du Convent de la Fédération qui se tenait à Paris. Le Droit Humain a été fondé comme chacun le sait par Maria Deraismes et Georges Martin le 4 avril 1893. Aujourd’hui la Fédération française, la plus importante obédience mixte de France, compte plus de 498 Loges pour environ 17 000 membres, 33 % d’hommes, et 67 % de femmes.
Georges Voileau est âgé de 65 ans. Ingénieur génie civil, il est en retraite depuis 2 ans. Initié au Droit Humain en 1978, à 23 ans alors qu’il était encore étudiant, il a gravi les différents échelons, a été président de différents ateliers, et puis me dit-il, « Un jour j’ai pu mieux rendre à la Franc maçonnerie ce qu’elle m’a apporté en m’engageant au Conseil National. C’était en 2015. En 2018, certains frères et sœurs m’ont sollicité et encouragé à poser ma candidature au poste de Grand Maître National. Au Conseil National depuis 4 ans, j’étais second Vice-Président depuis 2 ans, chargé de la vie des Loges. Il est des demandes que l’on ne peut pas refuser ».

Geplu : Ton élection ressemble donc plus à une cooptation plus qu’à une candidature ?

La cooptation s’est faite tranquillement dans la continuité du travail du Grand Maître descendant Alain Michon

Georges Voileau : C’est tout à fait cela. La cooptation s’est faite tranquillement dans la continuité du travail du Grand Maître descendant Alain Michon. Nous sommes en effet sur les mêmes projets, les mêmes idées, sur la base d’un même fonctionnement. Nous construisons ensemble ; Alain a porté et poussé des idées comme le projet « Fédération française aujourd’hui pour demain » et la dématérialisation de l’ensemble des procédures administratives par exemple. C’est donc la continuité d’un projet collectif.

Alors, maintenant que tu es Grand Maître, quelles vont être tes priorités, quels sont tes projets ?

En priorité de finaliser ce qui a été entrepris au niveau de la dématérialisation des procédures administratives de la fédération. J’espère qu’à la fin de l’année maçonnique prochaine, tout sera en place. Le deuxième projet est d’améliorer notre visibilité à l’extérieur. Des études internes mettent en évidence un manque au niveau de notre image. Le troisième projet est d’améliorer les flux d’informations en interne. Nous notons, en effet, des déperditions ; il est donc nécessaire d’y remédier. Je m’appuie pour cela sur l’ « audit » réalisé depuis deux ans avec le projet « Fédération française aujourd’hui pour demain », puis sur le chantier du même nom qui a suivi. Il en ressort au moins deux points forts : l’animation régionale et la communication externe à mettre en place. Ces projets viennent des travaux  des loges, des frères et des sœurs, et sont appelés à être enrichis.

Un autre projet est celui d’un redécoupage régional. Nos régions sont calées sur des cartes datant un peu. L’évolution des réseaux de communications, les déplacements des hommes et des femmes font qu’il y a des éléments à revoir. Nous nous donnons jusqu’à 2021 pour y réfléchir. Ce n’est pas moi, en tant que Grand Maitre National, qui verra le bout : étant en quatrième année au Conseil National, soit en deuxième année de mon second mandat de trois ans, il me reste deux ans à siéger dans cette instance.

Nous avons mis en place un socle très profond, très solide, sur la base d’une vraie transmission entre l’ancienne et la nouvelle équipe

J’ai donc, si tout va bien, ces deux ans devant moi pour continuer le travail en cours et mener à bien nos projets. Un vrai travail d’équipe durant ces trois dernières années, sous la direction d’Alain me porte et me portera.
Nous avons mis en place un socle très profond, très solide, sur la base d’une vraie transmission entre l’ancienne et la nouvelle équipe. Nous allons faire en sorte que si les hommes changent, la visée reste la même.

Si l’on doit tout de même te distinguer d’Alain Michon, quels traits de ta personnalité marqueront la différence de vos grandes maîtrises ?

Alain est un grammairien, un agrégé, et moi plutôt un scientifique, mais nos cultures maçonniques sont extrêmement proches. Ce sont les frères et les sœurs qui pourront dire au bout du compte ce qui nous distingue. Nos mots diffèrent de même que nos parcours de vie mais nous partageons la même vision de ce que doit être un franc-maçon.

Souhaites-tu dire quelques mots personnels pour clôturer cet entretien ?

le plus important pour les francs-maçons c’est de savoir rêver nos utopies, d’aller vers la Beauté

Dans mon propos de fin de convent, je précisais que le plus important pour les francs-maçons c’est de savoir rêver nos utopies, d’aller vers la Beauté. Cela nécessite évidemment de la force et de la sagesse.
Quand on tend vers cela, plus rien ne nous arrête pour progresser encore. Le chemin est bien sûr ardu. Le plus grand apport que m’offre la franc-maçonnerie c’est cela : tenter d’avancer pas à pas, sereinement, vers toujours un peu plus de Beauté.

mercredi 04 septembre 2019 Pas de commentaires

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