Jerome Fourquet
Jérôme Fourquet

L’archipel français, naissance d’une nation multiple et divisée

Par Géplu dans Contributions, Edition

Dans le numéro 324 d’août 2019 d’Humanisme, la revue des francs-maçons du Grand Orient de France, son rédacteur en chef Marc Riglet signe un « grand entretien » avec Jérôme Fourquet, auteur d’un des livres dont on parle le plus en ce moment, L’archipel français, Naissance d’une nation multiple et divisée.
Il nous a autorisé à le reproduire ici.
Géplu

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Jérôme Fourquet est analyste politique. Il dirige le département Opinion à l’IFOP. Il devrait pouvoir désormais compter au nombre des rares sociologues qui ont, non seulement, le sens de la formule mais qui, de plus, ont su l’élevée à la dignité d’un concept. A Emmanuel Todd il revient d’avoir nommé la « fracture sociale » qui fit l’élection présidentielle de 1995. On doit à Stéphane Rozès d’avoir relevé le phénomène de « grève par procuration » pour comprendre le succès du mouvement social cette même année 95. Et puis Christophe Guilly vint, qui révéla l’existence de cette « France périphérique », laquelle, un jour de l’année 2019, se leva en gilets jaunes. La formule « archipel français », de Jérôme Fourquet, est de cette sorte. Elle est plus qu’une image. Elle dit une « vérité » sociologique que la pensée ordinaire et le jargon pâteux des sociologues s’emploient à ne pas voir, mus qu’ils sont par le déni de la réalité. « L’Archipel français » (le Seuil, 2019) est un maître livre. Il nous dit que si la société française a toujours été multiple, elle est aujourd’hui plus que « divisée », elle est fragmentée.

Humanisme : pourquoi avoir choisi ce mot : archipel ?

 C’est la représentation de la société française qui m’a paru, aujourd’hui, la plus appropriée. La société française est fortement fragmentée. Entendons-nous bien. Nous ne sommes pas dans un contexte de « balkanisation », où sévirait la « guerre de tous contre tous ». Nous constituons même un ensemble sociologique et géographique qui dispose encore de nombreuses caractéristiques communes. Mais on observe aussi de fortes tendances à l’autonomie de ses composantes. Dans ces conditions, le terme « archipel », avec ses îles séparées mais qui constituent un ensemble, m’a paru convenir.

Humanisme : La société française est divisée depuis des temps immémoriaux : le sud, le nord, les catholiques et les protestants, la monarchie et la république, la gauche, la droite… En quoi les divisions d’aujourd’hui présentent-elles des caractères spécifiques ?

Il convient, en effet, de ne pas mythifier un âge d’or où la France aurait constitué un ensemble homogène, et où toutes ses composantes se seraient fondues dans une paisible osmose. Il ne s’agit, évidemment pas, de méconnaitre le caractère conflictuel de notre longue histoire. Mais, longtemps, ces oppositions furent assez simplement binaires. Aujourd’hui, il s’agit davantage d’une « fragmentation », avec des lignes de partage qui vont jusqu’à scinder des divisions historiques. On y reviendra, je suppose, mais disons qu’à la division d’hier s’est substitué un « éclatement » et que cet « éclatement » est multidirectionnel.

Humanisme : votre ouvrage s’ouvre sur la « fin » du catholicisme en France dans la perspective ouverte par Marcel Gauchet, il y a maintenant plusieurs années. Quelles données sociologiques récentes confirment ce phénomène de « sortie de la religion » ?

Le phénomène de déchristianisation en France est ancien. On l’observe, dés le XVIIIème siècle, dans de nombreuses régions, notamment dans le Bassin parisien. Le constat que l’on peut faire aujourd’hui, c’est celui d’une accélération du processus. Pour employer une formule choc, on pourrait dire que la déchristianisation a atteint son stade terminal. Les indices surabondent. La pratique religieuse ? 30 % des français vont à la messe au début des années soixante, 5 % aujourd’hui. L’encadrement des fidèles ? La baisse vertigineuse de l’ordination des prêtres a pour conséquence une quasi-disparition de la présence « physique » du  catholicisme. Les rituels ? L’incinération gagne sur l’enterrement. Le nombre de baptisés se maintient par un puissant effet d’inertie mais les dernières statistiques publiées par l’Eglise montrent que, là aussi, avec un effet retard, on observe un décrochage du nombre de baptêmes.

Humanisme : Communément, on date de 1968, et des effets de sa révolution des mœurs, le début de cette évolution.  La cause interne, Vatican II, vous paraît plus pertinente.

Oui. Vatican II est le concile d’une institution qui voit ses soubassements profondément discutés, remis en question, et qui estime devoir faire son aggiornamento. Or, loin d’être le socle d’un nouveau départ, Vatican II agit comme un accélérateur d’un mouvement qu’il prétend enrayer. Ainsi est mis à mal le catholicisme populaire, ritualisé, qui pouvait apparaître insatisfaisant sur le plan spirituel, mais qui, sociologiquement, avait une vertu évidente : maintenir une tradition. C’est cette tradition qui s’est effondrée. Si la déchristianisation atteint aujourd’hui son stade terminal  c’est aussi parce que le soubassement philosophique et moral du christianisme est remis en question. La PMA, l’homosexualité, le féminisme radical… chamboulent la relation que le christianisme établit entre sexualité et procréation. Jusqu’à la relation entre l’homme et l’animal qui ne semble plus aller de soi. Songez qu’aux dernières élections européennes un parti animaliste fait 2% des voix, à peu de choses près le score du parti communiste ! On assiste donc bien à un basculement anthropologique qui consomme la fin d’un rapport au monde façonné, de manière, plus ou moins consciente, par le catholicisme et l’héritage judéo-chrétien. On ne prend pas toute la mesure du phénomène à raison d’un effet d’inertie. Les générations âgées restent en effet porteuses et imprégnées des valeurs du monde chrétien. Mais, chez les jeunes générations, ces  valeurs et ces pratiques sont désormais très minoritaires.

Humanisme : L’analyse historique et sociologique de l’attribution d’un prénom est, sous ce rapport, particulièrement éclairante.

On peut entreprendre cette analyse grâce à un fichier de l’INSEE qui recense, depuis 1900, toutes les naissances en France en notant le premier prénom donné aux nouveaux nés. Ainsi du prénom de Marie. En 1900, une petite fille sur cinq porte ce nom. Aujourd’hui, on ne compte de Marie que pour 0,5 %. On pourrait alors croire que c’est le sort commun des prénoms anciens, mais non. Car, si des prénoms anciens peuvent revenir à la mode… ce n’est pas le cas pour Marie ! Aussi bien, ce phénomène est-il symptomatique du déclin de l’influence du catholicisme.

L’analyse des prénoms permet aussi de mettre en évidence la montée de l’individualisme dans notre société contemporaine. Elle se mesure à l’aune de l’explosion spectaculaire du nombre de prénoms différents choisis chaque année. En 1803, Napoléon établit une liste de prénoms éligibles à l’état civil. Des noms de saints, pour l’essentiel, avec un codicille pour des prénoms attachés à des personnages de l’histoire de France ou de l’Antiquité. Le dispositif tient jusqu’en 1966. A cette date, une instruction ministérielle dessert la bride et autorise de nouveaux prénoms, notamment régionaux. En 1993, alors que le nombre de prénoms différents enregistrés chaque année a déjà explosé, on autorise tout types de prénom avec comme garde fous le fait que le prénom ne doit pas porter atteinte à l’intégrité psychologique de l’enfant qui le portera. Résultat : nous sommes passés d’une séquence d’un siècle et demi, de la Révolution à 1945, durant laquelle on disposait de 2000 prénoms, à notre époque où 13 000 prénoms sont attribués chaque année. On voit bien, là, la volonté de distinction tous azimuts de nos concitoyens. Avant, on inscrivait l’enfant dans une lignée en donnant le prénom de l’ancêtre. Aujourd’hui, le critère déterminant est d’être le seul, ou la seule, à le porter.

Humanisme : Si le catholicisme perd son influence, c’est aussi le cas de « l’Eglise rouge », comme vous appelez le Parti communiste.

En face du bloc catholique, en effet, il y avait un bloc républicain, un bloc de gauche, dont le PC a été, après guerre, la principale composante. Comme l’a montré Annie Kriegel, il s’était constitué en contre-société avec ses employés municipaux, ses logements sociaux, ses colonies de vacances, ses crèches… Tout ce dispositif disparaît en un temps très court. Le PC fait 20 % aux élections législatives de 1978, Georges Marchais fait 15 % à l’élection présidentielle de 1981. Aux dernières élections européennes la liste du PC recueille 2, 6 % des voix. A l’instar des catholiques pratiquants, les communistes n’ont certes pas disparu du paysage de l’archipel français mais ils ne sont plus qu’une des îles, qu’un des îlots, de cette société dans laquelle ils avaient joué un rôle social et idéologique déterminant. Et cela, en près de 30 ans.

Humanisme : Pour prendre la mesure de la fragmentation de la société  française, vous regardez aussi du côté des médias.

Au début des années 80, on peut soutenir que les grands médias diffusaient une lecture commune à des pans entiers de la société. Il y avait bien, notamment pour la presse écrite, des différences de sensibilité ou d’obédience. Mais les critères de distinction étaient communs. Pour les médias audiovisuels, le bouleversement est spectaculaire. TF 1, en 35 ans est passé de 40 % d’audience à 20 %. De trois à quatre chaines, on est passé à un chiffre si considérable que l’on ne saurait même pas l’afficher. De surcroit, on le sait, les nouvelles générations s’informent sur d’autres canaux. La crise des gilets jaunes aura montré l’extrême défiance à l’endroit des « grands » médias et la part décisive prise par les réseaux sociaux dans la mobilisation et la fabrication des émotions. Le risque pris, avec ces nouvelles sources d’information, c’est, bien sur, les fake news mais c’est aussi l’enfermement cognitif. Alors, je le disais, la presse, en France, est de longue date pluraliste, elle l’est plus que jamais. Seulement, hier, elle structurait quatre ou cinq grandes sensibilités politiques. Aujourd’hui, c’est l’émiettement.

Humanisme : En vous appuyant sur Christopher Lasch, vous soulignez la « sécession des élites ». Comment entendez-vous la notion d’« élite »?

Nous retenons comme critère le niveau de diplôme. Nous n’ignorons pas, toutefois, qu’étant donné la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur le nombre de diplômés a considérablement augmenté. La question est donc de savoir si, à quinze ou vingt pour cent, on peut encore parler d’élite. Les comportements des membres d’un groupe social ne sont pas les mêmes selon que ce groupe pèse trois ou quinze pour cent de la population totale. A trois pour cent, vous avez intérêt à créer des liens avec les autres groupes. A quinze, vous pouvez croire que l’ensemble de la société est à votre image. Tout concourt alors à la création d’une bulle, à la constitution d’un entre soi. A cela s’ajoute la concentration de cette « élite » dans les métropoles et la communauté des modes de vie. Une distance se crée alors entre l’élite et le reste de la population. Le groupe s’autonomise et perd tout contact avec la société telle qu’elle est, dans ses fractures, comme dans ses diversités. L’exemple des sports d’hiver est criant. Si on se fit aux médias, on pourrait croire, que la France entière va aux sports d’hiver alors que cela ne concerne que cinq pour cent de la population ! Cela relève d’une sorte de cécité sociologique assez confondante.

Humanisme : Je vous propose de revenir au prénom, comme marqueur social et politique.

Nous nous sommes intéressés aux prénoms à l’occasion d’une enquête sur l’autonomisation culturelle et politique des classes populaires. On a constaté qu’une partie de ces milieux populaires avaient, globalement, cessé de regarder vers le haut de l’édifice social pour y prendre des consignes de comportement. S’agissant des prénoms, historiquement, les effets de mode étaient plutôt le fait des milieux aisés. Or, l’effet de mode qui se développe dans les années 90 est d’une autre nature. Le prénom Kevin est celui qui est le plus donné sept années de suite, de 1989 à 1996 ! Au pic du mouvement, en 1993, 13% des garçons qui naissent – un sur huit – reçoivent ce prénom ou tel autre d’origine anglo-saxonne. Si l’on croise l’attribution de ces prénoms avec l’origine sociale des parents, on observe que ce sont les milieux populaires qui ont succombé à cette mode. Et si on en dresse la carte, on s’avise qu’elle correspond à la carte du vote Front national. Certes, corrélation n’est pas raison. On discerne pourtant, outre une « américanisation » de notre société par le biais des productions audiovisuelles, une volonté, dans les classes populaires, de créer son propre référentiel culturel, de s’émanciper des dominations symboliques des classes supérieures nationales, et donc de faire avec ce qu’on a sous la main, c’est à dire la culture de masse anglo-saxonne.

Cette autonomisation « culturelle » est aussi une autonomisation idéologique et politique. Le Front national ne s’y trompe pas qui joue à plein cet affrontement entre petites gens et élite et qui s’offre comme tribun du peuple. Il parvient d’autant mieux à ses fins, que plusieurs de ses jeunes dirigeants sont eux-mêmes issus de milieux populaires et s’appellent Jordan ou Steve. On a peu de chance de retrouver ces prénoms dans les organigrammes des autres partis politiques ! Accessoirement, on notera que le Front national parvient, à l’instar de ce que le Parti communiste avait réussi à sa belle époque, à générer sa propre élite issue du milieu ouvrier.

Humanisme : Vous notez encore l’augmentation croissante, dans la dernière période, de l’attribution de prénoms musulmans. Quelle interprétation proposez-vous de ce phénomène ?

L’étude des prénoms permet, en effet, d’apprécier le phénomène majeur de nos cinquante dernières années qu’est l’immigration et, notamment, celle d’origine arabo-musulmane. Nous avons d’abord estimé le volume d’attribution des prénoms de cette origine. Nous avons bâti un corpus de plusieurs milliers de prénoms arabo-musulmans, avec les variations orthographiques nécessaires, puis nous avons croisé cette série avec celle des données brutes de l’INSEE. On obtient alors les proportions suivantes : 1% des enfants nés en 1960 portaient ce type de prénom contre 18,8% ces dernières années. On ne peut être que saisit par la vitesse d’évolution du phénomène. Le graphique qui la représente montre aussi une courbe au profil spectaculairement ascendant. Deux interprétations alors s’imposent. Premièrement, la courbe est ascendante parce que le phénomène d’immigration se poursuit. Deuxièmement, cette tendance se confirme au fil du temps, y compris du fait des générations plus anciennement arrivées. On s’interroge évidemment sur les raisons de ce phénomène dés lors qu’est parfaitement connue et établie l’ampleur des discriminations à l’encontre des personnes portant ces prénoms. On sait, par exemple que les taux de refus sur les CV pour les personnes portant ces prénoms arabo-musulmans sont deux à quatre fois supérieurs que pour les autres personnes. Quelles sont alors les motivations des familles ? Ecartons d’emblée l’hypothèse de la méconnaissance. Les parents savent ce que discrimination veut dire. Ils y ont été confrontés. Deux explications s’offrent, qui ne sont pas contradictoires. La première renvoie à la volonté de ne pas couper l’enfant de la tradition familiale, au souci de le maintenir dans le groupe d’origine. Ainsi contribue-t-on à la formation de l’archipel alors que, dans le modèle précédent, la machine assimilatrice faisait, plus ou moins laborieusement, son office. La deuxième explication relève de ce que l’on pourrait appeler le « retournement du stigmate ». « Il ne nous a pas échappé que nous étions discriminés du fait de nos prénoms. Mais nous brandissons notre identité en étendard et nous renvoyons à la société française, en nous opposant, son message discriminant ».

Humanisme : Ce que vous décrivez est au principe même d’un communautarisme qui gagne la société française toute entière. Or, vous avez des réserves sur ce mot même de « communautarisme » que vous souhaitez distinguer de ce que vous appelez « l’archipélisation ».

Oui. Il est vrai que l’on observe des symptômes de communautarisation sur certains territoires de la République. On a parlé des prénoms mais il y a les mariages mixtes qui marquent le pas, les injonctions alimentaires et vestimentaires qui vont croissantes mais nous avions à cœur de montrer que ces 18,5% d’enfants qui naissaient porteurs de prénoms arabo-musulmans ne constituaient pas un bloc. Qu’il y avait une grande diversité et des degrés de religiosité très variables entre les milieux maghrébins, turcs, kurdes, africains subsahariens. Ils peuvent être des archipels dans l’archipel mais, parallèlement, beaucoup de porteurs de ces prénoms sont engagés dans un parcours d’intégration. Je parle d’intégration à bas bruit, notamment pour ces jeunes filles qui pratiquent l’exogamie. Donc, il faut être lucide et regarder la réalité telle qu’elle s’offre à nous dans sa complexité. Par certains aspects, la capacité intégrative de la société française recule. Et, « en même temps », on a aussi des parcours d‘intégration et d’ascension sociale exemplaires.

Humanisme : Emmanuel Macron est donc le président de cet archipel français.  Il le gouverne au centre. Les anciennes permanences, et notamment celle du clivage gauche-droite, auraient-elles à jamais disparu ?

Il faut d’abord prendre la mesure du profond changement. Effacer en grande partie le clivage droite-gauche et créer sur ses décombres une coalition centrale est une performance de première grandeur. Qu’elle satisfasse les uns et désespère les autres ne change rien à l’affaire. L’autre constat est que le prix à payer de cette performance, c’est la consolidation du bloc adverse que constitue le Rassemblement national. Le caractère tranché de l’affrontement entre les deux blocs, qui se lit sociologiquement et géographiquement, est spectaculaire.

Si l’on prend le cas de la Sarthe – haut lieu de l’observation de la permanence du clivage gauche-droite depuis les travaux d’André Siegfried et de Paul Bois -, on est passé d’un clivage gauche-droite séparant, depuis la Révolution française, l’est de l’ouest du département, à  une distribution des votes selon une structuration centre-périphérie avec des cercles concentriques partant du Mans. Or, cette distribution, qui oppose centre urbain et périphérie, métropole et territoires désindustrialisés ou campagnes fragilisées, on la retrouve à peu près partout sur le territoire national. On voit donc bien ces deux France qui s’opposent mais l’on voit aussi qu’aucune des deux ne pèse 50%. Une grande part de la population ne se reconnaît pas dans cette alternative, d’où le caractère instable de notre paysage électoral, pour l’instant.

Humanisme : pour sortir de cette situation, que vous jugez dangereuse, vous imaginez qu’il faudrait remplir trois conditions : premièrement, que le paysage politique actuel s’installe, deuxièmement, que l’on instille de la proportionnelle dans le mode scrutin législatif et, troisièmement, que l’on fasse plus de place à la démocratie participative. Est-ce vraiment à la hauteur de la gravité de la situation ?

Je partage votre interrogation. Mais il me faut rappeler que mon livre est, d’abord, un constat, un diagnostic. En proposant des solutions, j’ai conscience, j’adhère à vos réserves, qu’elles ne peuvent qu’en partie répondre aux problèmes soulevés. Une chose, néanmoins, est sûre : maintenir le système politique tel qu’il est ne peut que conduire – la crise des gilets jaunes le rappelle – à des dysfonctionnements graves et à répétition.

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L’Archipel français, Naissance d’une nation multiple et divisée, par Jérôme Fourquet. Editions du Seuil, chez Amazon ou de préférence dans la librairie la plus proche de votre domicile. ISBN : 978-2021406023

vendredi 27 septembre 2019 6 commentaires
  • 5
    Alain CELSE 29 septembre 2019 à 09:02 / Répondre

    L’ expression « Fracture sociale » est trop souvent attribuée à tort à Emmanuel Todd : cette expression a en réalité été forgée par le philosophe français Marcel Gauchet, en 1985, dans son livre  »Le désenchantement du monde » aux Editions Gallimard, un ouvrage qui, très vite, s’est imposé comme un classique contemporain.

  • 3
    Jean_de_Mazargues 27 septembre 2019 à 13:21 / Répondre

    Pas étonnant : Michel Maffesoli est depuis longtemps un laudateur du communautarisme.

    • 4
      Fabrice 27 septembre 2019 à 17:15 / Répondre

      Parce que la franc-maçonnerie n’est pas une communauté peut-être ?

    • 6
      MICHEL NICETTE 29 septembre 2019 à 09:46 / Répondre

      Pourriez-vous préciser votre conception du communautarisme et me préciser en quoi vous l’opposez « au Tribalisme » de Michel MAFFESOLI

  • 2
    yonnel ghernaouti, YG 27 septembre 2019 à 11:42 / Répondre

    Comme le précise la revue Humanisme, en sa page 58, Jérôme Fourquet a reçu, en mars dernier, le Prix du Livre politique 2019.

  • 1
    Patrice Deriémont 27 septembre 2019 à 09:59 / Répondre

    Jérôme Fourquet fait un constat que notre Frère Michel Maffesoli a fait dès 1988 dans son livre « Le temps des Tribus ». La différence est que le premier voit cela comme un danger et le second comme une chance.

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