livres Lina Chelli

Lina Chelli, du roman à la poésie, de l’apocalypse à la rédemption

Par Géplu dans Divers

Une très belle présentation, due à Jean-Pierre Bacot sur son blog Critica Masonica, des récentes œuvres de Lina Chelli.

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IRNIune voie de lumière est un roman sorti en 2017 qui nous offre une version augmentée et remaniée de L’Anneau de Dieu, paru en 2016. C’est un texte apocalyptique dont nous ne dévoilerons pas les ressorts, cette fiction plongeant dans une légère anticipation (cela se passe en 2022 et les Islamistes ont pris le pouvoir en France) à la sauce néo-religieuse et qui a valu un franc succès à l’auteure dans les salons spécialisés. Signalons cependant que la ville de Marseille et la Corse jouent un rôle majeur dans la résistance contre l’écrasante charia.

Tout le début du roman qui n’a rien de saumâtre est, pour ce qui est du style, parsemé de décasyllabes. Jadis les spécialistes de la langue notaient en pareil cas une marque de culture, de celle que l’on dit classique et, de fait, notre auteure use de plusieurs registres qui font de ses écrits une synthèse fort bien tournée d’un judaïsme à l’ancienne, croisé avec un christianisme renouvelé. C’est le cas de IRNI, où l’on baigne dans un néo-messianisme parsemé tout au long du texte d’allusions maçonniques, tout cela ruisselant en un flux spiritualiste. Les dodécasyllabes disparaissent ensuite au fil de ce roman, sans que l’on sache pourquoi, peut-être dans une sorte de signe de libération de la contrainte.

L’œuvre de Lina Chelli, en partie autobiographique, s’est jusque là déclinée, outre ce roman en: Fumées Sexe, amour et poésie Esther magnétiseuse Vibrations maçonniques 3, 5, 7 et plus. Des récentes Vibrations kabbalistiques viennent compéter le tableau et proposent une mise en scène en vers des divers éléments de l’arbre séfirotique ainsi que des 22 lettres de l’alphabet hébraïque. Pour garnir le registre de nos obsessions, ce qui naît sous la plume de Lina Chelli comme registre néo-religieux va se nourrir d’une visite aux répertoires anciens, au bénéfice d’une pensée analogique vivant à l’ombre des Lumières, dans une totale liberté d’interprétation.

La forme romanesque, comme nous l’avons vu récemment avec Le manuscrit oublié de Jean-Jacques Beudin (éditions des Trois colonnes, 2019), permet des relectures du corpus religieux, soit sur le mode de l’anticipation, soit dans une démarche archéologique et enrichit l’imaginaire de celles et ceux qui ne se résolvent pas à la lente et inexorable montée sous nos climats de l’athéisme et de l’agnosticisme.

Pour tous renseignements et pour obtenir ces livres : linachelli@laposte.net

samedi 28 septembre 2019 Pas de commentaires

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