Jacques de Molay

Qui était vraiment Jacques de Molay ?

Publié par Pierre Mollier
Dans Edition

Peut-on aujourd’hui savoir un peu mieux qui était vraiment Jacques de Molay (vers 1247-1314) ? C’est le défi qu’a relevé le médiéviste Philippe Josserand, maître de conférence HDR à l’université de Nantes, dans la biographie qu’il vient de publier. Quelle était sa personnalité ? Pourquoi ce jeune chevalier de petite noblesse comtoise s’engagea-t-il pour aller combattre pour Jérusalem ? Quelle a été sa carrière avant d’accéder à la tête de l’ordre du Temple. Une fois grand-maître, quelle politique a-t-il menée ? L’auteur nous guide dans une véritable enquête policière où le moindre indice est traqué – de Chypre à Barcelone en passant par Rome et Paris –, analysé et exploité pour tracer le portrait de l’une des figures emblématiques du Moyen Âge. Il montre que, contrairement à ce qui a souvent été avancé, le grand-maître a essayé de défendre au mieux son ordre pris dans ce qui apparaît comme le premier grand procès politique de l’histoire. Philippe Josserand nous entraine aussi au XVIIIe siècle pour comprendre comment Jacques de Molay est tiré de l’oubli par les Loges maçonniques qui font de sa condamnation le symbole de l’injustice à combattre, avant qu’il ne devienne, au XIXe siècle, un véritable héros romantique.

Philippe Josserand présentera son livre au Musée de la franc-maçonnerie le vendredi 18 octobre à 18h.
Après un échange avec le public, Jacques Oréfice lui remettra le « Prix Daniel Ligou » (prix universitaire d’histoire du Grand Collège des Rites Écossais – GODF).

Pour recevoir une invitation contacter : evenementmuseefm@godf.org

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Jacques de Molay – Le dernier grand-maître des Templiers, par Philippe Josserand, Éditions « Les Belles Lettres », Paris, 2019, 592 pp., 26,90 €, chez Amazon ou de préférence dans la librairie la plus proche de votre domicile. ISBN : 978-2251449777

jeudi 10 octobre 2019
  • 9
    David
    13 octobre 2019 à 20:47 / Répondre

    Philippe Josserand emploie, comme d’autres auteurs, le titre de « grand-maître » pour qualifier la place ou l’importance de Jacques de Molay au sein de la hiérarchie templière. Dans un de ses ouvrages consacré aux Templiers, la médiéviste Régine Pernoud semblait dénier l’utilisation de ce titre, et parlait quant à elle de « Maître » ou de « Maître du Temple ». La véracité ou l’exactitude historique de cette appellation – grand-maître – serait intéressante à vérifier pour savoir si son origine ne daterait pas plutôt des XVIIIe et XIXe siècles et du néo-templarisme en vogue au sein de certaines loges de francs-maçons.

    • 10
      Désap.
      13 octobre 2019 à 22:01 / Répondre

      9 – Maitre du Temple, le reste n’est qu’invention.
      Tout comme Philippe IV qui détruit le Temple pour des raisons financières.
      On oublie que les Templiers c’est un maillage très serré de toute l’Europe par des possessions immenses et une armée ultra-puissante, une captation de la noblesse notamment française, tout ceci aux ordre du Pape. On oublie également qu’un roi de France n’est pas un fantoche qui défend ses petits intérêts personnels.

  • 7
    Abraxas
    13 octobre 2019 à 09:46 / Répondre

    Merci ANWEN pour ces éléments
    Il y aurait donc bien un lien entre les templiers et les premières loges maçonniques en Ecosse…
    Merci pour raviver ce qui est un mythe pour bien des Franc Maçons en particulier ceux qui voudraient bien que la franc maçonnerie soit nettoyée au karsher de tout héritage chrétien
    Ceux qui sont responsables de la piètre image que cette noble institution a à l’exterieur de ses temples…
    Non DÉSAP les constitutions d’Anderson ne sont pas la Sainte Loi …

    • 8
      Désap.
      13 octobre 2019 à 12:44 / Répondre

      7 – Mon cher frère je regrette, ce que raconte ANWEN au sujet des Templiers est totalement débile et totalement démenti par la recherche universitaire unanime.
      De Saintes Lois je ne connais que la Gravité, la Force électromagnétique et les Forces nucléaires faible et forte, le reste n’est qu’inventions humaines dont le 28è du REAA nous exorte à ne jamais prendre pour vérité.
      Quant à Anderson, s’il désigne Vitruve comme le père de tous les vrais architectes, combien est-il fondé ! C’est bien la (re)découverte de son De Architectura vers 800 qui permit l’essor gothique.
      Renseigne-toi avant de cautionner des sornettes et d’affirmer des croyances comme vérité.

  • 6
    Désap.
    11 octobre 2019 à 21:19 / Répondre

    Non, il faut arrêter, les Templiers tous respectables soient-ils sont un ordre religieux qui n’a rigoureusement rien à voir avec la franc-maçonnerie.
    Arrivès en Ecosse, s’ils y ont réellement débarqué et pourquoi pas, ils n’ont surement pas fondé une loge maçonnique mais un chapitre templier, et s’ils y ont déposé quelque chose ce n’est QUE la preuve de leur fidélité au Christ et ABSOLUMENT rien d’autre.
    Revenez à plus de logique bon sang !!
    C’est tout de même surréaliste que certains en soient encore à croire à ces sornettes ramsayso-villermoziennes.
    La franc-maçonnerie moderne est la continuation de l’architecture de Vitruve et accessoirement médiévale, je vous en prie lisez les Constitutions d’Anderson !

  • 5
    olivier farcis
    11 octobre 2019 à 16:53 / Répondre

    La légende véhiculée par la Stricte Observance Templière, reprise par le Régime Ecossais Rectifié, évoque un débarquement des templiers dans l’île de Mull, en Ecosse. « Ils tirent conseil en cet endroit à la Saint Jean, en 1312, et résolurent de propager L’Ordre en secret, en adoptant pour lui des symboles et emblèmes de la maçonnerie ». A chacun son mythe fondateur….

  • 4
    Pierre Mollier
    11 octobre 2019 à 06:59 / Répondre

    L’ordre était « international » – si tant est que ce mot ait un sens au XIIIe siècle – et il y avait donc aussi des Templiers en Angleterre. Le quartier de « Temple Bar » à Londres et son église de « Temple Chruch » en sont des vestiges.

  • 3
    MESNARD
    11 octobre 2019 à 06:08 / Répondre

    Bonjour merci pour l information …!!!

    très bonne journée

    Cordialement

    Franck

    ps :Est ce que l Angleterre qui a brûler Jeanne d Arc a un quelconque lien avec lui ou les templiers SVP…???

  • 2
    Pierre Mollier
    10 octobre 2019 à 13:40 / Répondre

    Dans le détail notre médiéviste aurait probablement quelques nuances à apporter… mais globalement c’est ça 🙂

  • 1
    Anwen
    10 octobre 2019 à 05:57 / Répondre

    Le 14 octobre 1307, le roi ordonna l’arrestation des chevaliers du Temple pour les déférer au tribunal du grand inquisiteur de France. Le Grand-Maître, Jacques de Molay, vieux et brave gentilhomme de Franche-Comté, était venu sans défiance d’outre-mer avec ses amis et les trésors de son Ordre.
    Frappé de stupeur, le pape Clément V hésite et veut attendre la convocation d’un Concile. Philippe se lasse des tergiversations du pape et envoie le 14 septembre, à tous les sénéchaux et baillis du royaume, l’avis de se tenir prêts en armes pour le 12 octobre suivant, avec des lettres closes qu’ils ne doivent ouvrir, sous peine de mort, que dans la nuit du 12 au 13 du même mois. Le 12 octobre, il invite même Jacques de Molay à tenir le poêle aux funérailles de sa belle-sœur et feint de lui témoigner quelque affection. Mais, le lendemain, le Temple est envahi par une troupe conduite par Nogaret, et le vénérable Jacques de Molay est arrêté avec cent-quarante chevaliers.
    Quand les chevaliers du Temple subirent la persécution, quelques échappés vinrent se réfugier en Ecosse, dans le petit village de Kilwinning, dans les Etats de Robert Bruce, qui les accueillit favorablement.
    Ils fondèrent une Loge, dans laquelle ils conservèrent secrètement les mystères des Templiers, le dépôt sacré des vieilles traditions. Ce sont ces Templiers qui devinrent les fondateurs du Rite écossais. Le plus ancien Rite, celui d’Hérodom, possède à son siège central une charte octroyée par le roi Robert Bruce à la Loge de Kilwinning, la première du Rite écossais, la Loge-Mère.
    Jacques de Molay, l’Esprit des Templiers, vaincu, affaibli, mais non détruit.

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