Culture et patrimoine maçonniques

Publié par Jiri Pragman
Dans Edition

Ce numéro hors-série de Humanisme fait naturellement la part belle au Musée de la Franc-Maçonnerie lui-même dont le principe de la modernisation avait été acquis en 1998. Comme l’explique Eloïse Auffret, attachée de conservation au Musée, le Musée lui-même avait été créé à Paris en 1889 et, après la 2e guerre mondiale, il fut inauguré à nouveau en 1973. La conception d’un nouveau lieu et de la scénographie ont été confiées à des professionnels (Pascal Payeur – François Gruson – Jacques Charrat).

  • Musée de la franc-maçonnerie sur Facebook

    Dans un article La franc-maçonnerie par ses pièces à conviction, Ludovic Marcos, conservateur du Musée, cerne ce patrimoine maçonnique. Le patrimoine maçonnique s’est d’abord constitué autour de ce qui a été nécessaire à la reconnaissance et à l’activité des loges, explique-t-il. Il s’agit des patentes et brefs, sceaux, médailles, tapis de loge, bannières, jetons, et des objets (qui) ont soutenu rituellement les travaux et la vie des loges (décors et bijoux d’officiers, mobilier, maillets, cannes, épées, coffrets et sacs, outils symboliques,…).Il faut ajouter des documents tels que livres d’architecture, tableaux de loge, cahiers d’instruction, correspondance, discours, rituels,… Marcos ne néglige pas non plus les objets utiles aux pratiques festives, les « objets de parvis » et les objets personnels liés aux besoins rituels ou dans le but d’afficher leur appartenance de façon plus ou moins ostentatoire.

    Verres « canon » et sépultures maçonniques

    Plusieurs auteurs se sont rassemblées pour consacrer un article à la Diversité du patrimoine maçonnique portant le regard sur les verres gravés à décor maçonnique (dont les verres « canon »), les épées, les jetons (pour comptabiliser la présence puis récompenser l’assiduité) et médailles (par Marc Labouret déjà évoqué ici), les tabatières à décor maçonnique, la Marianne de Jacques France, la pendule dite de Cambacérès, les tabliers, un tapis de loge d’adoption du 18e siècle. C’est Jean Claude Allard qui aborde la philatélie et l’article comprend des reproductions de timbres français ou étrangers et de flammes postales.

    Pierre Mollier, directeur des Archives du GODF, effectue un Tour de France des archives maçonniques (ne se limitant donc pas au seul GODF) avant d’exposer les Méthodologies de quelques recherches classiques dans les archives.

    Olivier Estiez que l’on connait comme organisateur des visites maçonniques au cimetière du Père-Lachaise nous invite à découvrir Le patrimoine funéraire avec le cimetière du Père-Lachaise (avec une incise sur les sépultures de Soeurs), à s’initier à la symbolique maçonnique funéraire ou à la lasymbolique funéraire maçonnique (?) tandis qu’Audrey Grandener nous fait découvrir les sépultures maçonniques en Charente-Maritime. Jean Claude Momal constate, lui, la grande misère des sépultures maçonniques.

    C’est Olivia Chaumont, elle-même architecte-urbaniste, qui nous invite à visiter Le patrimoine architectural tandis que Jean-Laurent Turbet. Jean-Claude Momal, déjà cité, a également rédigé un article sur Les faïences maçonniques avec les productions de Moustiers et Marseille. Le patrimoine musical est abordé par Jean-Louis Validire. Quant au dernier chapitre, Les francs-maçon(ne)s célèbres, il est signé Alexandre Dorna et Pascal Bajou.

    Ce numéro hors série Culture & patrimoine maçonniques de la revue Humanisme peut être commandé en ligne auprès de Conform Edition.

lundi 23 août 2010

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