Dans la cité du Chevalier de la Barre

Publié par Jiri Pragman

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mardi 3 juin 2008
  • 3
    Jacques Cécius
    10 juin 2008 à 09:12 / Répondre

    Lorsque la Ville de Paris a décidé de restaurer la statue du chevalier de La Barre, là où elle avait toujours été, le cardinal Lustiger a protesté, car le procession traditionnelle à la basilique anti-communarde du Sacré-Coeur, passait par là ! Rappelons qu’à cette procession participait un mouvement catholique d’extrême-droite…

  • 2
    Flupke
    4 juin 2008 à 20:36 / Répondre

    Quelques infos à ce sujet …
    sur le site :

    http://www.laicite1905.com/chevalier.htm

    il avait 20 ans !!!

  • 1
    Trazom
    3 juin 2008 à 17:03 / Répondre

    « Lorsque le chevalier de La Barre, petit-fils d’un lieutenant général des armées, jeune homme de beaucoup d’esprit et d’une grande espérance, mais ayant toute l’étourderie d’une jeunesse effrénée, fut convaincu d’avoir chanté des chansons impies, et même d’avoir passé devant une procession de capucins sans avoir ôté son chapeau, les juges d’Abbeville, gens comparables aux sénateurs romains, ordonnèrent, non seulement qu’on lui arrachât la langue, qu’on lui coupât la main, et qu’on brûlât son corps à petit feu; mais ils l’appliquèrent encore à la torture pour savoir précisément combien de chansons il avait chantées, et combien de processions il avait vues passer, le chapeau sur la tête.

    Ce n’est pas dans le XIIIe ou dans le XIVe siècle que cette aventure est arrivée, c’est dans le XVIIIe. Les nations étrangères jugent de la France par les spectacles, par les romans, par les jolis vers, par les filles d’Opéra, qui ont les moeurs fort douces, par nos danseurs d’Opéra, qui ont de la grâce, par Mlle Clairon, qui déclame des vers à ravir. Elles ne savent pas qu’il n’y a point au fond de nation plus cruelle que la française. »

    Voltaire, « Dictionnaire philosophique, article Torture »

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