Dans la cité du Chevalier de la Barre

Publié par Jiri Pragman

Tolérance et Laïcité dans la cité du Chevalier de la Barre… autrement dit Abbeville. C’est dans cette ville, à l’auditorium du Lycée Boucher de Perthes, que le Cercle Philosophique d’Abbeville organise le samedi 14 juin 2008 à 15h une conférence publique sur ce thème. Le conférencier n’est autre que Guy Arcizet (Grand Orient de France. L’entrée à cette manifestation est libre et gratuite.

D’autres manifestations le même jour s’adressent aux Francs-Maçons (Frères et Soeurs) qui s’informeront auprès de la Loge Le Travail.

François-Jean Lefebvre, le Chevalier de la Barre, avait eu le poing et la langue coupés avant d’être décapité et brûlé avec son exemplaire du Dictionnaire philosophique le 1er juillet 1766 à Abbeville. Il avait 19 ans. Il avait été condamné pour blasphème (la mutilation du crucifix d’Abbeville).

Un monument La Barre a été érigé à Abbeville en 1907 après une souscription volontaire.

  • Le Chevalier de La Barre de Michel Zévaco (Editions Phébus, 2008) chez Amazon
  • François-Jean Lefebvre, chevalier de La Barre, voyou de qualité de Christian Petr (Le Temps des Cerises, 2007) chez Amazon
mardi 3 juin 2008
  • 3
    Jacques Cécius
    10 juin 2008 à 09:12 / Répondre

    Lorsque la Ville de Paris a décidé de restaurer la statue du chevalier de La Barre, là où elle avait toujours été, le cardinal Lustiger a protesté, car le procession traditionnelle à la basilique anti-communarde du Sacré-Coeur, passait par là ! Rappelons qu’à cette procession participait un mouvement catholique d’extrême-droite…

  • 2
    Flupke
    4 juin 2008 à 20:36 / Répondre

    Quelques infos à ce sujet …
    sur le site :

    http://www.laicite1905.com/chevalier.htm

    il avait 20 ans !!!

  • 1
    Trazom
    3 juin 2008 à 17:03 / Répondre

    « Lorsque le chevalier de La Barre, petit-fils d’un lieutenant général des armées, jeune homme de beaucoup d’esprit et d’une grande espérance, mais ayant toute l’étourderie d’une jeunesse effrénée, fut convaincu d’avoir chanté des chansons impies, et même d’avoir passé devant une procession de capucins sans avoir ôté son chapeau, les juges d’Abbeville, gens comparables aux sénateurs romains, ordonnèrent, non seulement qu’on lui arrachât la langue, qu’on lui coupât la main, et qu’on brûlât son corps à petit feu; mais ils l’appliquèrent encore à la torture pour savoir précisément combien de chansons il avait chantées, et combien de processions il avait vues passer, le chapeau sur la tête.

    Ce n’est pas dans le XIIIe ou dans le XIVe siècle que cette aventure est arrivée, c’est dans le XVIIIe. Les nations étrangères jugent de la France par les spectacles, par les romans, par les jolis vers, par les filles d’Opéra, qui ont les moeurs fort douces, par nos danseurs d’Opéra, qui ont de la grâce, par Mlle Clairon, qui déclame des vers à ravir. Elles ne savent pas qu’il n’y a point au fond de nation plus cruelle que la française. »

    Voltaire, « Dictionnaire philosophique, article Torture »

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