Dialogue entre penseurs et Francs-Maçons en Allemagne

Publié par Jiri Pragman
Dans Edition

… mais pour être juste, il faut rappeler que La Chaîne d’Union avait publié dans son n°46 (octobre 2008), un dossier France-Allemagne: une fraternité trop retenue.

Ici, Claude Obadia a pris le temps d’introduire ce dossier en expliquant le concept d’Aufklärung reprenant les réflexions de Kant (qui n’était pas Franc-Maçon) sur les Lumières publiées dans un article en 1784.

Une personnalité telle que celle de l’écrivain, penseur et ministre Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832) devait attirer Jean-Louis Coy qui retrace le parcours de celui qui a appartenu à la Franc-Maçonnerie pendant 52 ans. Ce parcours ne fut pas très tranquille puisque Goethe, initié en 1780 à la Loge Anna-Amalia aux trois roses à Weimar puis rejoignit la Stricte Observance Templière avant de se laisser embarquer, à la suite du duc Karl-August, dans l’épisode des « Illuminés de Bavière » et de revenir à sa Loge d’origine (en sommeil de 1782 à 1808).

C’est sans doute La brève histoire des Illuminés de Bavière de Jean Mondot qui va attirer le regard du lecteur car on sait la persistence du mythe selon lequel cet Ordre aurait perduré. Mondot explique la démarche du fondateur Adam Weishaupt, ses motivations, le succès de l’Ordre, la tentative d’infiltration idéologique du Convent de Wilhelmsbad (1782), les édits d’interdiction à partir de 1784 et la chasse aux sorcières qui s’ensuivit.

Charles Porset s’est lui, penché sur Bode et les Philalèthes, sur les rapports entre Johann Bode (1730-1790), Franc-Maçon et membre des Illuminaten de Bavière, et ces Philalèthes (amis de la vérité) souchés sur la Loge des Amis Réunis. Ils furent à l’origine du Convent qui, de 1784 à 1786, rassembla la plupart des lumières maçonniques d’Europe. Le but de ce Convent des Philalèthes était de mettre à plat tous les régimes maçonniques alors en usage pour définir lequel était légitime et fixer en conséquence celui qu’adopterait le Grand Orient de France qui venait d’être créé.

Quant à Didier Le Masson, il aborde un sujet délicat, à savoir La dérive de la franc-maçonnerie allemande, une Franc-Maçonnerie beaucoup plus respectueuse de l’ordre établi (que la Maçonnerie française). Une tradition qui la conduira à une passivité suicidaire puis dans certains cas à l’allégeance face au régime hitlérien. Mais même ces Grandes Loges furent contraintes à s’auto-dissoudre.

Mais encore…

Comme d’habitude d’autres sujets sont abordés en dehors du dossier central. Ainsi Pierre-François Pinaud a rédigé un article sur Le mariage de Napoléon et de Marie-Louise sous la protection de la franc-maçonnerie.

L’interview publiée en début de numéro est celle de Maurice Godelier qui nous apporte son regard d’anthropologue sur le concept d’identité.

Irène Maingy et Alain de Keghel nous livrent leurs notes de lecture.

mardi 27 juillet 2010
  • 4
    Terry
    14 novembre 2010 à 10:49 / Répondre

    Évidemment, ce n’est pas votre travail. Reformuler: comment, alors, peut-on le voir? Le site a été totalement négligé. Je voudrais l’acheter.

  • 3
    Jiri Pragman
    14 novembre 2010 à 10:28 / Répondre

    Lorsqu’on critique une publication, on n’est pas astreint à en recopier la table des matières, que je sache.

  • 2
    Terry
    11 novembre 2010 à 10:05 / Répondre

    Combien de pages? Table des matières?

  • 1
    BIERRY
    27 juillet 2010 à 23:22 / Répondre

    convent de Wilhelmsbad (1782) [ecrit Wilhensblad dans l’article]

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