Meurs et deviens

Publié par Jiri Pragman
Dans Divers

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vendredi 26 décembre 2008
Étiquettes :
  • 27
    EMEREK
    29 décembre 2008 à 19h57 / Répondre

    Merci à René qui m’a initié à la philosophie Toltèque…

    @Flupke:je pense que René t’a donné l’une des réponses…

    Quant à « Initiation »: il y a un ( bon ?)article dans Wikipédia(….)

    Si une querelle sur un mot a démarré ,nous qui ne sommes pas assez « Toltèques »,c’est que les mots sont ,encore pour nous ,importants .

    Comme l’a signalé avec humour Horus,les « glissements » sémantiques peuvent cacher un refus du mot .
    Je pense qu’il ne viendrait pas à l’esprit d’aucun d’entre-nous ,quelque-soit son opinion philosophique ,de remplacer le mot « Initiation »maçonnique par :
    – Bizuthage:(mot ,maintenant honni ,de la réception des étudiants en première année)
    -Coloriage:( nouveau mot du « baptéme » des étudiants en médecine) précédent le Week-end « d’intégration ».
    -Usinage 🙁 passage en première année des étudiants des « Arts et Métiers »)

    Il manque dans ces exemples ,en effet ,ce « quelque chose » qui nous différencie du profane…….
    Enfin j’espére….!!!

    Initiation voulant dire « commencement » (et non fin en soi),cette « initiation » est bien sûr un processus continu qui en appelle d’autres successivement ,je suis d’accord avec toi…

    C’est cela « le coeur et la Moelle » de la maçonnerie…..

  • 26
    nicolas dupond
    29 décembre 2008 à 15h00 / Répondre

    Une fois de plus tous les réacs de service se mettent sur le dos de Jacques.

    Je ne voulais pas intervenir mais trop c’est trop. Dans le commentaire 15, Horus utilise un lexique insultant vis à vis du Grand Orient (dont je ne fais pas parti.). On dirait les reproches faits par un patronat conservateur et réac à des syndicalistes quelque peu dérangeants.

    Et quelquepart, on insiste même sur une qualité supposée non maçonnique du Grand Orient. Quand face à Hiram on met premier conflit du travail, on considère les syndicalistes (qu’on rapproche de manière réductrice au Grand Orient alors que dans cette obédience il y a aussi des centristes mais pas de réacs c’est sur) comme des mauvais compagnons alors que les « qualités » que sont censés porter ces derniers dont notamment l’ignorance et le fanatisme correspondent plutôt actuellement au conservatisme le plus fermé.

    Et ce sont toujours les mêmes que je ne nommerais pas qui considèrent le Grand Orient comme une sous obédience

    Et dire que j’ai eu peur quand il a été dit que Jacques pratiquait la contre initiation. Vu nos Frères ultra symbolistes, poussant le symbole au point d’en oublier le monde réel (et sa crise notamment économique), j’ai cru que celui-ci pratiquait l’ésotérisme noir (magie noire pour simplifier). Horus n’a pas voulu se rendre ridicule mais Guénon va beaucoup plus loin que ce qu’il dit. Pour Horus, contre initiation rime avec Profane ++ alors que pour Guénon en simplifiant, c’était le fait de vénérer notamment les symboles à l’envers (cf un symbole bien connu au second degré) et de pratiquer ainsi la sorcellerie/ magie noire.

    .

  • 25
    Stéphane
    29 décembre 2008 à 13h01 / Répondre

    A Yvca,
    Soyons juste Toltèques ET tolérants, ce ne serait déjà pas si mal 😉

  • 24
    René
    29 décembre 2008 à 3h07 / Répondre

    @r yvca

    Les toltèques sont simplement « toltèques » !

    Accepté , reçu, invité ou initié .. là est la question !

    Mais une chose est sûr c’est que les toltèques (tout comme les premiers FM opératifs) étaient plus
    soucieux de se parfaire en tant qu’être humains que de faire des logorrhées sur les façons de changer la société.

  • 23
    Flupke
    29 décembre 2008 à 0h13 / Répondre

    à Emerek dans les différentes interventions

    Avec le mot « initiation » n’y aurait-il pas confusion entre :
    la cérémonie marquant l’entrée en apprentissage du métier d’une part et d’autre part le lent et long processus ultérieur d’apprentissage du métier ?

    Ma remarque qui me parait évidente pour les métiers opératifs me semble tout aussi valable pour des spéculatifs.
    Autre difficulté
    On peut vérifier le niveau d’un maçon opératif au pied du mur, le mur n’est pas secret et il est évaluable par les profanes, ses clients.
    On ne peut pas vérifier celui du spéculatif dont l’activité permet au mieux diseu de faire office de grand initié pour les autres membres du groupe, groupe discret. On se congratule en rond d’être des initiés à chaque passage de grade … oui et alors !

  • 22
    Horus
    28 décembre 2008 à 23h44 / Répondre

    @ Apprenti63

    qui dit : « Tu sembles penser qu’il existerait deux conceptions de la FM radicalement antithétiques, qui ne pourraient absolument pas dialoguer, alors que pour moi elles sont étroitement complémentaires. »

    Les choses sont un peu plus compliquées que cela.
    La maçonnerie dite initiatique, par l’action de ses membres dans la Cité, contribue concrètement à l’amélioration de l’humanité, mais elle ne le fait pas es-qualités.
    Elle pense qu’il faut d’abord se construire soi-même avant de construire la Société. Tout en étant consciente qu’il ne faut pas attendre le 33° degré pour s’engager concrètement, mais dans la discrétion.
    En ce qui concerne la maçonnerie engagée, frange la plus importante du GODF (car il y a aussi une maçonnerie spiritualiste pratiquée par environ 10% de ses membres) la vision est totalement différente et se rapproche beaucoup, à mes yeux, de l’existentialisme athée de Sartre, philosophie exigeante mais qui se place dans un paradigme irréconciliable avec l’idée de transcendance que l’on retrouve dans la plupart des Rituels des Obédiences spiritualistes.
    L’idée de vouloir faire progresser l’humanité est commune à toutes les Obédiences, mais chez certaines, le registre du spirituel est presque totalement évacué, notamment par des rituels « libérés » (sic). C’est cela qui fait la différence. Autrement, je crois que les maçons de toutes obédiences ont les mêmes exigences éthiques vis-à vis de l’action. (Je l’espère).
    C’est sur ce terrain que les Obédiences peuvent parfois se retrouver (à condition de ne pas vouloir jouer au chef …), les Frères eux, se retrouvent plus facilement sans bannières.

    Alors pour résumer, les Frères des différentes Obédiences peuvent bien sûr dialoguer sur des choses concrètes, mais sur un des registres les plus importants de la Maçonnerie, je ne vois pas comment on pourrait faire une lecture athée d’un Rituel comme le REAA ou même le Rite français (à l’origine). Bien sur, on peut les expurger de toute idée de transcendance, mais alors ils ne peuvent plus s’appeller REAA, par exemple.

    Et en ce qui concerne la laïcité, c’est un principe d’organisation politique remarquable, selon lequel l’organisation de la société repose sur la séparation de l’Église et de l’État, en particulier dans le domaine de l’enseignement. Dans cette optique, l’État reconnaît toutes les religions sans n’en adopter aucune. L’affirmation de la laïcité, qui est généralement le signe d’une sécularisation de la société, ne postule pas la disparition du principe spirituel, mais fait de celui-ci une pratique individuelle, relevant exclusivement de la sphère privée.

    A partir du moment où la laïcité est un principe d’organisation politique, que vient faire ce thème dans une institution apolitique (enfin … je crois ?) qui s’en sert comme marqueur idéologique et même comme mantra ?

  • 21
    stel
    28 décembre 2008 à 21h53 / Répondre

    Je suis d’accord avec apprenti63 (solidarité des muets !!!). Je ne pense pas que la façon dont vous concevez la maçonnerie soit incompatible avec d’autres conceptions. Au contraire la force des francs maçons est dans sa diversité. Que chacun amène sa pierre pour construire le bâtiment commun. Cela dit il est vrai que parfois Jacques se comporte comme un « troll »…..

  • 20
    EMEREK
    28 décembre 2008 à 21h46 / Répondre

    J’ai hésité avant de redemander la parole sur le même sujet.

    Quelques précisions me semblent cependant nécessaires pour les jeunes frères ,déstabilisés par des échanges virils, et pour les profanes qui nous lisent…

    Le « manuscript des archives d’Edimbourg »daté de 1696 donne la trame rituelle (que nous connaissons -mot pour mot -aujourd’hui )en questions réponses et ,sans équivoque, parle du SECRET maçonnique communiqué lors de la cérémonie de réception(Si ce n’est pas une initiation ,qu’est ce???)

    C’est le document le plus ancien écossais donnant le texte rituel,vraisemblablement recopié d’un texte plus ancien car l’on trouve plusieurs variantes à cette période de ce texte.
    (Aux curieux de s’y reporter ,on peut trouver le texte ……)
    On retrouve également d’autres documents encore plus anciens écossais faisant mention du mot des maçons….

    Il ne faudra pas oublier non plus le récit de l’initiation d’Elias Ashmole dans une loge de Warrington le 16 octobre 1646…. etc etc

    Mon premier commentaire (ci-dessus du 26/12),aurait été strictement le même si le frère Jacques avait été en face de moi en Loge…

  • 19
    yvca
    28 décembre 2008 à 17h40 / Répondre

    A René et Stéphane,
    Soyons toltèques . . . d’accord mais « Toltèques Anciens et Acceptés » , ou « Rectifiés », « Modernes » , unisexe ou mixtes ? ? ?

  • 18
    Flupke
    28 décembre 2008 à 14h03 / Répondre

    et pour ajouter à la provoc

    Au-delà des mots, de leurs mots, quel fut le comportement réel des auteurs cités par Horus ?

    Que nous en disent leurs enfants, leurs femmes, leurs amis, leurs voisins ?

    Il y a souvent une grande distance entre la réalité de « l’artiste » et ce qu’en laisse rêver son « oeuvre ».

  • 17
    Apprenti63
    28 décembre 2008 à 12h44 / Répondre

    @ Horus
    Merci de tes éclaicissements sur la « contre-initiation », je suis en plein apprentissage, moi!

    Cela dit, je continue à ne pas comprendre ce que pourrait m’apporter une démarche maçonnique qui se couperait totalement du monde extérieur, se désintéresserait du sort de l’humanité, ne se préoccuperait pas de faire progresser la société des hommes.
    Tu sembles penser qu’il existerait deux conceptions de la FM radicalement antithétiques, qui ne pourraient absolument pas dialoguer, alors que pour moi elles sont étroitement complémentaires.
    La quête spirituelle, la transformation de l’individu, la contsruction du temple intérieur : oui, tout cela me parle… mais c’est indissociable des préoccupations sociales. Améliorer l’homme ET la société, les deux sont liés, et pour moi ce n’est pas une formule creuse.

    La démarche maçonnique nous conduit à développer nos possibilités, des potentialités que nous ne soupçonnons parfois même pas. Nous nous élevons par une libération progressive de notre pensée, détachée des métaux de la vie profane. Nous faisons l’apprentissage d’une pensée libre, autonome, mus par une exigence de liberté, de perfectibilité, de vérité. Nous nous construisons en permanence par l’échange, la confrontation d’idées, dans l’écoute et la tolérance mutuelle.
    Ceci, pour moi, rejoint le combat fondamental pour la laïcité (si l’on veut bien comprendre ce terme) : l’émancipation laïque permet bien à chaque individu de développer une autonomie de jugement, à être maître de son destin, responsable de ses idées et de ses actes – à ne pas se soumettre aveuglément à une croyance obligée, à un dogme qui lui serait imposé.
    L’exigence laïque, c’est l’apprentissage d’une pensée libre, de l’esprit critique, de l’autonomie de jugement .
    N’est-ce pas également la visée du travail maçonnique?

  • 16
    Horus
    28 décembre 2008 à 11h14 / Répondre

    Les provocations répétées de Jacques Cécius sont un jeu pour lui. Il lance une boule et regarde ensuite les dégats que cela peut faire dans les quilles. Il doit être bien content et jouir de l’effet de ses paroles qui provoquent à chaque fois des réactions. Nombreux sont ceux qui tombent dans son piège, à commencer par moi-même. Pourtant tout cela obéit à une loi physique bien connue : les mêmes causes produisent les mêmes effets. Aussi ne peut-on être qu’étonné de l’étonnement d’Apprenti63 face aux réactions des provocations.

    Je réponds à sa demande herméneutique sur la contre-initiation, en citant 2 auteurs :

    René Guénon
    « … les représentants de la “contre-initiation” sont, aussi totalement et plus irrémédiablement que de simples profanes, ignorants de l’essentiel, c’est-à-dire de toute vérité d’ordre spirituel et métaphysique, qui, jusque dans ses principes les plus élémentaires, leur est devenue absolument étrangère depuis que “le ciel a été fermé” pour eux. Ne pouvant conduire les êtres aux états “supra-humains” comme l’initiation, ni d’ailleurs se limiter au seul domaine humain, la “contre-initiation” les mène inévitablement vers l’ “infrahumain”… »
    Jean Tourniac
    L’œuvre de la contre-initiation ce sont, par exemple, les déviations d’une certaine Franc-Maçonnerie soumise, par recherche des pouvoirs, à l’attraction politique, aux séductions du standing social, aux ivresses du quantitatif et d’un élitisme inversé. La contre-initiation s’exerce aussi dans le faux ordre des intégrismes religieux fermés à l’esprit, ou, à l’inverse, dans l’anarchie des idées et des discours.

    La contre-initiation utilise la déformation et excelle dans l’art de la confusion. Ainsi l’une des séductions de l’“oiseleur” consiste à faire passer pour tradition ce qui n’est que traditionalisme ou coutume, extériorité, couleur politique, consensus moral, choix partisan ou économique…
    A la limite, oui à la limite, le risque est presque moindre du coté du progressisme, car là on ne peut donner le change, on ne peut prétendre incarner la Tradition, puisque ce terme même est évacué du vocabulaire progressisant.
    Fin de citations.

    Pour décrisper un peu l’atmosphère, générée invariablement par ces provocations répétées, je vous offre un exemple de cet art de la confusion, qui se veut en même temps une aide pour décrypter les écrits de certains Grands-Canaris, sous forme de glossaire ou Dictionnaire Français-Canari. Mais je tiens à dire ici toute mon affection fraternelle aux nombreux FF du GODF que je connais et qui eux, ne se reconnaissent pas du tout dans la posture médiatique de leurs dirigeants.

    Dictionnaire Français – Canari :

    Revisiter un concept :
    Opérer un glissement sémantique (un détournement de sens pour un auvergnat) pour trouver une nouvelle acception inconnue des dictionnaires et qui évite si possible toute idée de transcendance.

    Déconstruire :
    Démolir complètement

    Reconstruire :
    Eviter de prendre les matériaux anciens

    Lumière :
    Rayonnement électromagnétique exprimé en lumen, ou au pluriel, le 18°siècle

    Détournement de sens :
    Accepter les définitions des dictionnaires

    « Mais, tout change dès qu’on libère le mot d’un sens fermé pour le comprendre »
    Eviter les dictionnaires

    Sacré :
    Tabou

    Laïcité :
    GADLU Canariensis

    Monothéiste :
    Celui qui ne boit qu’une seule sorte de thé

    Tradition :
    Invocation magique empêchant de faire du passé table rase

    Légende d’Hiram :
    Premier conflit du travail

    Tenue :
    Réunion syndicale ou politique habillée, avec un modérateur appelé pour l’occasion Vénérable Maître.

    Loge
    Laboratoire d’idées du Parti socialiste

    GADLU
    Allégeance transcendantale rencontrée dans de vieux Rituels pratiqués par des maçons aliénés ou peut-être un acronyme pouvant se comprendre aujourd’hui comme Grave Appréciation de l’Univers.

    REAA :
    Rite qui consiste à ouvrir et fermer les travaux d’un coup de maillet et boire exclusivement du scotch aux agapes

    Homme :
    Dieu

    Spiritualité :
    Ensemble des pensées dépendant non des arrières mondes, mais exclusivement de l’activité cérébrale fut-elle consciente ou onirique

    Transcendance :
    Aliénation à la base de Rituels non revisités ou spiritualité de soumission

    Athéisme :
    Herméneutique immanente du Salut terrestre

    Religion :
    Opium du peuple et de la GLNF

    Parole perdue :
    Symptôme de la maladie d’Alzheimer

  • 15
    Stéphane
    28 décembre 2008 à 5h21 / Répondre

    Bien dit, René, soyons toltèques !

  • 14
    Apprenti63
    27 décembre 2008 à 19h25 / Répondre

    Un très court commentaire pour faire part de mon effarement à la lecture des messages d’Emerek et d’Horus. Je respecte parfaitement leur vision de la démarche maçonnique et de la dimension spirituelle de l’initiation.
    Mais accuser un frère (Jacques Cécius) de tenir des propos « mensongers » et d’enfreindre son serment maçonnique, le soupçonner de mettre en oeuvre une « entreprise de contre-initiation » (il faudra d’ailleurs m’expliquer ce que c’est…), rejeter tout ce qu’il avance comme « insignifiant » tout simplement parce qu’on ne partage pas son opinion… Quelle violence! quelle agressivité!
    Et ceux qui emploient ces formules blessantes font l’éloge de « l’initiation véritable »????
    La tolérance mutuelle, le respect des autres, l’ouverture aux avis divergents des siens, l’écoute, l’attention aux idées d’autrui, ce ne sont pas là des qualités humaines que le travail en loge nous permet de cultiver?
    Oui, le ton du message de Jacques Cécius était provocateur, mais il s’appuie sur des analyses historiques que l’on retrouve dans la quasi-totalité de la littérature maçonnique (durant tout le XVIIIe siècle, en France, on parle de la « réception » d’un apprenti, les « Constitutions d’Anderson » utilisent l’expression « to make a mason »), et je n’y ai pas décelé une virulence semblable à celle de ses contardicteurs.
    Je suis très déçu qu’un débat (différé…) entre Frères puisse prendre une telle tournure.
    Je retourne à mon silence d’apprenti 😉

  • 13
    René
    27 décembre 2008 à 18h37 / Répondre
  • 12
    Flupke
    27 décembre 2008 à 13h45 / Répondre

    L’initiation franc-maçonnique ( « meurt et devient ») est-elle une posture théorique ou une réalité ?

    La « vie réelle » avec toutes ces contraintes biologiques, socio-culturelles, économiques, qui font qu’en pratique pour tous « le naturel » de chacun présente une très forte tendance à revenir au galop.

    Belle planche à faire mais plutôt de coloration grise que toute blanche ou toute noire.

  • 11
    stel
    27 décembre 2008 à 10h52 / Répondre

    je ne suis pas initié depuis longtemps mais je sais que ce qui m’a attiré en priorité à intégrer la franc maçonnerie c’est ma liberté totale de pensée et ressentir. Chacun peut avoir sa conception de la pratique de la franc maçonnerie et si il existe un aussi grand nombre de loges et d’obédiences c’est surement à cause de cela. Chacun peut ainsi trouver chaussure à son pied si je puis dire. Alors il serait peut être bon de cesser de professer des vérités toutes faites (et je pense à tout les participants) car de mon point de vue ce sont vos vérités. Si l’un cherche plus de spiritualité ou l’autre une action plus concrète, je ne vois pas pourquoi on pourrait lui reproché. Si la franc maçonnerie est l’amélioration de sois autant laisser chacun choisir sa voie. De plus pourquoi laisser sous entendre que Jacques ne prête aucune considération au serment qu’il a prononcé lors de son initiation ? Parce qu’il n’est pas d’accord avec vous ?

  • 10
    Alain
    26 décembre 2008 à 23h45 / Répondre

    Merci EMEREK pour la justesse de tes propos.
    Je ne veux pas dire par la que je suis a 100 % en accord avec toi, mais que je préfère la mesure a l’excès, cela donne envie de dialoguer.

  • 9
    Horus
    26 décembre 2008 à 22h07 / Répondre

    je partage entièrement l’analyse très pertinente d’EMEREK en même temps que j’apprécie la profondeur du texte d’Epée.

    Si jamais on ne savait pas ce qu’est une entreprise de contre-initiation, les provocations puériles du rebelle en donnent une petite idée. On s’étonnera après, de l’atmosphère qui règne dans certaines obédiences, atmosphère qui ressemble étrangement et ironiquement à celle d’un club (politique) pourtant décrié ! On est bien loin d’un Ordre. Et avant de faire progresser l’humanité, il faut peut-être savoir dans quelle direction il faut la faire progresser et comme nous faisons nous-même partie de l’humanité, il faut peut-être progresser d’abord nous-mêmes avant de prétendre montrer la voie aux autres, et ça, seule l’initiation véritable nous en donne les clés.

  • 8
    Liberty
    26 décembre 2008 à 21h52 / Répondre

    Une Maçonnerie où il n’y aurait que le Rituel pour le Rituel serait, pour moi, une coquille vide, c’est par notre présence et notre Travail en Loge qu’elle trouve son sens vrai..!
    Qu’ils y aient des rites plus « spiritualistes » que d’autres d’accord..La maçonnerie est à l’image de ceux qui la pratiquent.
    La Maçonnerie ne peut exister que par les Francs- Maçons qui la composent, dans l’acceptation leurs diversités, leurs sensibilités, leurs mesquineries, de leur grandeur, mais aussi leur espoir de rendre notre Monde plus juste, plus beau est meilleur.
    Ce chantier est à la démesure de leur impossibilité, et c’est tout à leur honneur que de vouloir l’entreprendre et d’y persévérer bien qu’ils aient conscience de leur faiblesse.

    Le « Club anglais » est l’image que nous avons de la Maçonnerie anglo- saxonne, et alors.?
    Leur Bienfaisance active et efficace leur enlève- elle la moindre once de spiritualité .? NON.!

    La Fraternité ne peut se concevoir sans une Tolérance effective envers tous les Hommes en général et envers les Francs- Maçons , eux- mêmes en particulier.!
    Ces querelles de tabliers sont vaines et stériles et ne peuvent que prêter le flanc à ceux qui nous décrient, voire nous combattent et leur donner le bâton nous faire battre…
    Sachons raison garder..!

    Mon libre arbitre et les valeurs pour lesquelles, j’ai la faiblesse de croire, me rangent plutôt de ton côté mon cher Jacques ..!

  • 7
    EMEREK
    26 décembre 2008 à 20h39 / Répondre

    Le commentaire de Jacques est excessif ………et tout ce qui est excessif est insignifiant.

    La rupture est consommée depuis longtemps et l’on connait bien les agitateurs de cette opinion minoritaire….

    Réduire la maçonnerie au « Club Anglais » ,c’est l’opinion de notre frère …soit laissons lui son idée qui lui appartient.

    Mais qu’il accepte ,au moins que d’autre pensent différemment et se réunissent pour parler d’autre chose que des « dérives du capitalisme mondial », « des retraites » ou de la « sécu »…très peu pour moi cette maçonnerie là!!!
    Je comprends alors que ,dans ce genre de débat de société,de l’inutilité d’un rituel ,d’un tablier et en définitive d’une initiation !!!

    La maçonnerie n’est pas née « ex abrupto » en 1723…

    L’« OPA » de 3 Loges Londonniennes ,à l’époque, sur la maçonnerie ne permet pas ,aujourd’hui ,de faire d’aussi simplistes racourcis qui resteraient risibles si nous n’étions qu’entre nous…

    Mais nous sommes lus par des profanes et par nos pires ennemis .
    Ce genre de propos, complétement mensonger,devient irresponsable et contraire à notre serment .

    Mais dans l’esprit de Jacques ce serment n’a probablement pas de valeur…

    D’accord avec Vlady,Stéphane et merci à d’Epée pour le texte magnifique.

  • 6
    HRMS
    26 décembre 2008 à 17h49 / Répondre

    Il est vrai que la maçonnerie andersonniene est dès son origine très « clubiste ». La manière dont s’est réalisé son développement dans le monde entier en est l’illustration, avec comme paroxysme la maçonnerie américaine. Il ne faut pas perdre de vue l’interet économique au XVIIIème siècle de ce genre de structure. Mais c’est oublier, à mon sens bien entendu, deux choses. La première est que même si d’un point de vue purement historique l’expression « initiation maçonnique » est très récente (cf J Césius), il n’en demeure pas moins que l’initiation en tant que telle, remonte quasiment aux origines des civilisations. Qu’elles soient égyptiennes greques, d’orient ou d’extrème orient. Deuxièment cette maçonnerie purement andersonienne a eu comme conséquences le sursaut d’une maçonnerie dite des anciens qui elle a su conserver le sens initiatique qui prévaut à toute société traditionnelle, dont entre autres, la maçonnerie opérative des Anciens Devoirs. C’est pour cette raison que l’on retrouve toujours è_de nos jours, ce clivage entre deux types de maçonnerie. L’une libérale aux approches sociétales, et une autre, plus traditionnelle qui nécessite pour ceux qui la pratique une démarche personnelle, Il est bien entendu tout à fait stérile de vouloir faire entendre raison à l’une des deux maçonnerie en question…IOI. Mais à ce jour personne n’a pu répondre de manière patente à la question suivante : pourquoi se parer de décors, de rituels, de titres ronflants pour évoquer des problèmes de sociétés ? Ces derniers ne peuvent-ils être traités que dans ce cadre ?

  • 5
    STOLKIN
    26 décembre 2008 à 16h20 / Répondre

    Pour 3 fois 100% d’accord avec toi , bien cher Jacques.

  • 4
    Stéphane
    26 décembre 2008 à 15h42 / Répondre

    Je suis assez d’accord avec toi, Vlady.

  • 3
    Jacques Cécius
    26 décembre 2008 à 14h44 / Répondre

    Vlady.
    Non, la franc-maçonnerie n’a pas été conçue au départ comme une société initiatique, mais un club de rencontres entres gens différents : anglicans – protestants – catholiques – juifs – déistes – théistes – sociniens…
    Je l’ai déjà écrit cent fois, le terme « initiation » est apparu trois ans après la création de la Grande loge de Londre. c’est un anti-maçon Pritchard qui l’a utilisé. D’ailleurs dans les plus anciens manuscrits de la maçonnerie spéculative (début XVIIIe) on parle de « recevoir » un profane et non de l’initier.arrêtons de nous chatouiller pour nous faire rire ! Nous ne sommes pas des « initiés » mais des femmes et des hommes qui tentent de faire progresser l’Humanité. Point. Et c’est bien mieux.

  • 2
    Vlady
    26 décembre 2008 à 13h51 / Répondre

    Souvent je me demande si les Francs-maçons ne perdent pas de vue que la Maçonnerie a été conçue dès le départ comme un système initiatique.

    Sans vouloir ranimer le désormais vieux débat sur croyance en Dieu, reconnaissance par les anglais ou non, je me pose depuis longtemps la question suivante : n’y aurait-il la place pour une Maçonnerie qui ne pratiquerait que des rituels et exclurait tous débats et paroles inutiles voire futiles ? Les conférences pourraient se poursuivre sur le parvis.

    Le système initiatique garderait ainsi son efficacité réelle qui est la transformation psychique de l’être qui le pratique. Ce système est une technique d’appréhension des mystères de la vie et de la mort. Il fonctionne pas imprégnation rendue par la répétition.

    La phrase « travailler au bien de l’humanité » reprendrait tout son sens.
    De même que celle citée par Jiri.
    Je me demande si d’autres partagent cette idée souhaiteraient en parler.

  • 1
    d'Epee
    26 décembre 2008 à 13h30 / Répondre

    Ne le dites à nul autre qu’au sage,
    Car la foule est prompte à l’insulte.
    Je veux louer le vivant
    Qui aspire à mourir dans la flamme.

    Dans la fraîcheur des nuits d’amour,
    Où tu reçus la vie, où tu la donnas,
    Te saisit un sentiment étrange
    Quand luit le flambeau silencieux.

    Tu ne restes plus enfermé
    Dans l’ombre ténébreuse
    Et un désir nouveau t’entraîne
    Vers un plus haut hyménée.

    Nulle distance ne te rebute,
    Tu accours en volant, fasciné
    Et enfin, amant de la lumière,
    Te voilà, ô papillon consumé.

    Et tant que tu n’as pas compris
    Ce : « Meurs et deviens »
    Tu n’es qu’un hôte obscur
    Sur la terre ténébreuse.

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