Lundi 13 Avril 2009

J'ai lu le pensum de la Coignard


Et, oui, il faut dire "la" Coignard comme, en son temps, on parlait de "la" Brinvilliers. Mais Sophie Coignard a entrepris, elle, d'empoisonner les esprits.

On sera peut-être surpris par le ton adopté plus haut. En fait, j'avais commandé le bouquin sans arrière-pensée, m'attendant à une analyse fine des éventuelles dérives d'une certaine Franc-Maçonnerie française. J'ai regretté avoir parcouru les 2 magazines qui ont fait leur Une de cette sortie médiatisée et, encore davantage, d'avoir pu visionner les interventions télévisées de la dame Coignard. Je craignais d'aborder le livre avec un trop grand parti pris. Le personnage n'est guère sympathique et symbolise au mieux l'arrogance journalistique parisienne à son sommet (la formule est sans doute caricaturale, le personnage aussi).

Bref, j'ai essayé de faire abstraction de mes sentiments pour me lancer dans la lecture du livre. Pas question de critiquer un livre sans l'avoir lu. Pas question d'appeler "critique" la copie d'une 4e de couverture.

Bon, et alors ?

Alors ? Rien ? Beaucoup de travail mais un énorme vide ! Coignard approche la Franc-Maçonnerie de manière très simpliste et, sans doute, très révélatrice de son propre fonctionnement. Son raisonnement est à peu près le suivant :
  • la Franc-Maçonnerie est un réseau et si on adhère volonairement à un réseau, c'est parce qu'on y a un intérêt;
  • le Franc-Maçon doit être transparent sinon c'est parce qu'il a quelque chose d'inavouable à cacher;.
  • le secret est la clé de l'influence.

    Et, dans sa démonstration, elle accumule des preuves qui n'en sont pas. Que untel ou untel - dont force détails sur le parcours sont fournis - soit Franc-Maçon et, en même temps, occupe tel ou tel poste ? Soit ! Et alors ? Localiser des Maçons dans des fonctions importantes permet-il réellement de démontrer qu'ils constituent un "Etat dans l'Etat".

    Evidemment, on ne peut reprocher à Mme Coignard de ne pas avoir fréquenté de Loges et de ne pas avoir pu saisir qu'il ne s'y passe rien de spécial, si ce n'est que des personnes viennent dans un lieu clos, éloigné des autres préoccupations humaines, suivre un Rituel et, éventuellement assister à des conférences baptisées Morceaux d'Architecture qui empruntent des formes convenues.

    Et Coignard de reprocher à certains Maçons de ne pas présenter, malheureusement, de preuves définitives. Amusant de la part d'une journaliste qui pratique le collage d'informations, sans fournir de preuves, définitives ou autres, de l'existence d'Un Etat dans l'Etat.
  • Un état dans l'état de Sophie Coignard (Albin Michel, 2009) disponible chez Amazon

Jiri Pragman

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1.Posté par Jean de Spa le 13/04/2009 09:27
Cette Coignard est d'abord une vendeuse de papier; la recherche de la vérité est donc accesoire dans sa démarche...
Elle a juste compris que "parler de Franc Maçonnerie et de secret" en faisait vendre du papier...

2.Posté par Mossieur R. le 13/04/2009 09:51
Etrangement, plusieurs personnes "qui en sont" m'ont soutenu "qu'elle en est aussi". Je me suis demandé s'ils ne confondaient pas avec une ancienne grande maitresse de la GLFF qui avait un nom assez proche (picart). Mais si tel était le cas, elle trahirait par ses "révélations" son propre serment. Malgré l'insistance qu'ils ont mis à m'en persuader, je demeure sceptique.

3.Posté par Jiri Pragman le 13/04/2009 10:11
@Mossieur R.

Il n'appartient pas à un Maçon de confirmer ou l'information si elle était exacte. Mais, à la lecture de l'ouvrage, on constate chez cette journaliste une réelle méconnaissance de la Franc-Maçonnerie telle que vécue en Loge.
http://www.hiram.be

4.Posté par CORTO le 13/04/2009 11:27
Merçi Jiri de ton analyse toujours fine de ce livre commis par cette journaliste qui se devrait de vérifier ses sources, comme sa profession le recommande, avant de publier de telles allégations.
Certains médias sont fautifs d' avoir invités Mme COIGNARD pour faire de l' audience.
Ce livre est nauséeux.
Un de plus au Panthéon de la méconnaissance de notre Ordre.

5.Posté par Laurent le 13/04/2009 11:31
Début 20e il y a eu Taxil...
Début 21e nous avons Coignard....

Nous pouvons penser que lorsqu'elle entend les mots Franc-Maçonnerie, elle sort son révolver. Pourrait il en être autrement après une telle publication ?

Toutes les idéologies extrémistes, nazies ou fascistes ont eu besoin d'idéologues pour galvaniser les troupes. Coignard en fait partie...
Je me demande si Bernard Faÿ en son temps n'avait pas non plus publié un bouquin sur la Maçonnerie. Je ne serai pas étonné qu'elle appartienne à un groupe identitaire secret.

En plus, elle devait avoir besoin d'argent... Elle a pas un compte paypal que je lui donne 1 euro ?
http://www.fm-fr.org/fr

6.Posté par Petit Scarabé le 13/04/2009 12:23
Merci pour cette présentation... Je n'ai pas eu le courage de lire le livre (le temps passe trop vite pour lire les mauvais livres !). Mais vu les interventions de la dame et les articles de magazines (ça, je les ai lus !), ce bouquin me semble entrer totalement dans la catégorie "littérature complotiste", dont le principe est simple : désigner des "ennemis" de la société, qui nous cachent une "horrible vérité", à partir de suspicions évidemment non fondées.

Là c'est la fibre "les FM mènent le monde en coulisse" qui joue à plein. C'est un livre à rapprocher des livres de Thierry Meyssan sur le 11 Septembre ou des nombreux ouvrages dénonçant le secret autour du "crash de Roswell", des livres sur les illuminatis et autres Skulls & Bones, etc. Il s'agit à chaque fois d'analyses mal fichues et simplistes de réalités incomprises, par des auteurs convaincus a priori, avant même d'avoir entamé leur "enquête", et qui procèdent à des rapprochements hasardeux qu'ils présentent comme des preuves irréfutables et évidentes ("vous voyez bien qu'y a pas d'avion sur les photos du Pentagone, donc c'est qu'on nous ment. C'est évident voyons !").

Hélas, ce genre de littérature fait vendre, il faut s'attendre à d'autres livres de ce genre dans les années qui viennent.

Au-delà du livre de Coignart lui-même, je crois que cette "affaire" montre surtout la décrépitude de la presse "classique" ces dernières années. Ils sont aux abois, les directeurs de rédaction de nos quotidiens et magazines nationaux. Et la couverture médiatique de ce livre par L'Express montre assez à quel point ce genre de "journalisme" est en train de vivre ses dernières années... (cf. aussi, pour un exemple du même genre, la fronde des universitaires face au traitement de leur mouvement protestataire par le Monde, qui était pourtant "leur" journal de référence jusqu'ici).


7.Posté par lihin le 13/04/2009 12:25
On se souviendra que l'auteur de la 1ère grande divulgation connue, "Three Distinct Knocks", Samuel Prichard, fut persuadé que la FM était une tromperie ou farce ("hoax") nocive, détournant les âmes de la Vraie Foi théologique.

Il est pourtant intéressant à constater que la grande majorité des auteurs "sérieux" FM semble faire confiance presque aveugle aux diverses divulgations, celles-ci étant parmi les seules sources écrites et donc "scientifiques". Elles dispensent aussi, pensent souvent ces mêmes auteurs F-M "sérieux", des obligations de confidentialité.

Vue l'ambiance et le comportement "plus que profanes" en un nombre significatif de Loges et Obédiences, est-il surprenant qu'un auteur tel Mme Coignard ait combiné quelque déception avec des ambitions professionnelles ? De plus, à nouveau depuis Dan Brown, la FM vulgarisée et déformée se vend bien.

Peut-on tant lui en vouloir quand parmi les F-M eux-mêmes se trouvent ceux qui la définissent comme : "Un club social avec de la touffe cérémonielle et symbolique" ? Ou, à l'autre extrême, comme la plus noble expression d'un Christianisme "primitif" sublime ?

8.Posté par EMEREK le 13/04/2009 13:29
Quand Sylvie Coignard analyse son métier de "Journaliste d'investigation" dans le colloque
"Influencer la Démocratie,Démocratiser l'influence.Enjeux et perspectives d'un lobbysme démythifié"

"....Le journalisme d’investigation, qui passe aux yeux du public pour une sorte d’activité
journalistiquement pure n’est par exemple pas débarrassé de pressions. Les « affaires »
politico-financières révélées dans les medias ne sont pas toujours le produit d’une autosaisine
des journalistes mais plus souvent la résultante d’un jeu d’intérêts particuliers.
L’affaire Elf et les fuites organisées à la presse rappellent l’origine douteuse des scoops
du journalisme d’investigation.
Ce déséquilibre est dû à un problème de culture, résultant d’un mélange de paresse,
d’insuffisante formation et de manque de déontologie. La pratique des « ménages » est
un des exemples les plus parlants de ce manque de déontologie.
Les chartes de déontologie sont aujourd’hui l’instrument le plus récent pour corriger ces
tendances" SIC

http://www.affairespubliques.com/Actesducolloque.pdf

9.Posté par Jiri Pragman le 13/04/2009 13:57
Sophie Coignard ne peut être tenue responsable de l'utilisation de son livre. Il faut cependant constater que c'est du pain bénit pour l'extreme droite. Son interview sur France 2 est ainsi injectée dans le site extrémiste Altermedia.info.

Les commentaires volent haut, du genre "Les prepusectomises et les truelles ne font qu’un !". De tels commentaires comme ceux qui ont accompagné l'information sur un Salon du Livre maçonnique à Quimper prouvent bien que, contrairement à ce qu'affirme Coignard, se "dévoiler" comme Franc-Maçon peut s'attirer la haine de tels groupes.
http://www.hiram.be

10.Posté par lihin le 13/04/2009 18:34
Dans la propagande du Parti Allemand des Travailleurs National-Socialiste on mentionnait presque toujours franc-maçons et juifs ensembles. Par la suite, leurs traitements furent pareils : incarcération, torture, mort.

Puisque l'agréable illusion de la société de consommation s'éclate actuellement en miettes, l'on prépare déjà les boucs émissaires. Il serait très intéressant, cher Jiri, de savoir d'où précisément vient le financement des groups de l'extrême droite que vous mentionnez. Rappelons que la grande bourgeoisie finança le NSDAP. Cependant, n'oublions pas que le sort des juifs et des francs-maçons ne fut guère meilleur aux pays communistes dès les années 1930. La place du franc-maçon est 'entre les colonnes', un lieu qui n'existe pas dans les régimes totalitaires.

De plus, dès le début des années 1990 (chute de l'UdRSS), la grande bourgeoisie a repris mondialement partout le dessus. Pour l'accomplissement du cycle historique actuel il faut donc encore s'attendre à une révolution généralisée et mondiale du 'prolétariat' (bien sûr y inclus la plus grande partie de l'actuelle classe bourgeoise moyenne abaissée par le chômage dans ce même prolétariat 'de fait'), l'ultime des 4 castes par ordre descendant. Même en Russie on annonce la suppression d'env. 50.000 postes aux chemins de fer.

Si vous avez voulu suggérer, cher Jiri, que la plus grande prudence est recommandée concernant le dévoilement d'une affiliation franc-maçonnique, je serais entièrement d'accord.

11.Posté par Lecteur accablé le 13/04/2009 22:20
Le livre de Madame Coignard est mauvais, et c'est peu dire.
Non qu'elle écrive particulièrement mal (encore qu'elle n'écrive pas non plus particulièrement bien), mais que la malhonnêteté avec laquelle elle déroule son "fil maçonnique" est confondante au point d'écoeurer assez rapidement.

Son présupposé est simple: les maçons se cachant, il s'exposent aux pires amalgames: dès qu'un maçon est impliqué dans une affaire sordide, comme il se cache, on en conclut que cette affaire est maçonnique. Et d'enfiler les récits d'affaires les plus variées, comme les perles d'un collier malodorant: M. Tartempion est malhonnête, et il est maçon; si la maçonnerie était publique, on saurait si cette affaire est maçonnique, ou de "pur" droit commun.
Là-dessus, la bonne dame nous cite quelques noms de maçons s'assumant, nous assurant que leur survie en milieu hostile est bien la preuve qu'on ne risque rien à se dévoiler...

Reste qu'elle pose une fois encore une bonne question: pourquoi diable les maçons se cachent-ils? On est tenté de la croire lorsqu'elle raconte l'anecdote de ce journaliste recueillant une liste de maçons, et leur téléphonant pour leur demander confirmation de leur appartenance... Les mensonges tombèrent comme pluie de mousson, avant que deux confrères affolés ne débarquent dans le bureau dudit journaliste pour l'interroger sur son enquête... Disons-le tout net, ces mensonges piteux sont totalement ridicules. Est-il donc aussi gênant d'être maçon que d'entretenir une maîtresse?
La levée de ce préalable renverserait la charge de la preuve: ce serait aux adversaires des maçons de démontrer en quoi cette appartenance est génératrice de conflits d'intérêts, ou de relations douteuses...

Le second point de sa pseudo-démonstration est le fameux serment: le maçon prête serment d'aider son frère, et ce serment peut contrevenir à celui prêté par un auxuliaire de justice. Là aussi, les maçons auraient tout intérêt à faire connaître le texte exact de leur serment, dont certains, autant qu'il me semble, réservent l'entraide fraternelle à sa légitimité, excluant explicitement toute violation législative...

Bref, Madame Coignard fait la démontration de sa propre théorie: son propre mensonge prospère sur le secret maçonnique. Et l'acharnement à le préserver, fondé sur des considérations dont il faut dire qu'aucune n'est convaincante (hormis le fait qu'effectivement se dévoiler expose à l'antipathie d'une partie importante de la population, inspirée par les théories complotistes), lui promet de fructueux bénéfices "littéraires", ainsi qu'une rente de situation pour l"Express", seul hebdomadaire à exposer plus ou moins fidèlement la vie interne de la maçonnerie...

12.Posté par DLD le 14/04/2009 08:58
Un tel éditorial n'est-il pas la preuve que nous faisons tout pour discridéter son pensum en nous ligant contre elle ? Positivons, elle a eu le mérite de mettre des mots à la suite des autres. Les a-t-elle compris, ceci est une autre paire de manche.
Je n'ai pas lu son oeuvre, uniquement les articles (l'article ?) du Point et de l'Express et j'ai vu ses (son) interview(s).
Résultat : un discours plat et la même info distillée et redistillée encore et toujours (ex : "Nicolas S. n'est pas franc-maçon parce qu'il n'aurait jamais pu rester silencieux pendant une année", ce qui est son seul argument d'après ce que j'ai pu comprendre, alors qu'un autre est tellement évident...)

13.Posté par JAKIN le 14/04/2009 21:27
Chers amis, donnons à la violation des droits d'auteur, pour une fois, une raison d'être : que quelqu'un se dévoue pour mettre en ligne la mauvaise littérature dont il est ici question, et plus personne n'aura besoin, pour s'informer, se confirmer ou s'infirmer, d'acheter le torchon (encore que même pour essuyer des assiettes je prendrai plus propre que cela).

Evidemment ma proposition ne peut tenir, et elle est plus dérision qu'autre chose, car nous respectons les lois de la Nation.... à défaut de pouvoir expliquer à madame la loi morale.

14.Posté par Laurent le 15/04/2009 08:45
Le fait qu'elle s'acharne sur la maçonnerie, bouc émissaire par excellence, laisse penser qu'elle est quelque part frustrée...

Sans vouloir faire une analyse freudienne de la chose, je me demandais si il y aurait dans nos loges un volontaire pour lui procurer un orgasme ? Je pense que ça lui ferait du bien...


http://www.fm-fr.org/fr

15.Posté par lihin le 16/04/2009 18:02
Monsieur Laurent, le propos de votre dernier alinéa est indigne d'un Franc-Maçon !

Par contre, il serait fort intéressant et utile de savoir d'une manière précise (personnes physiques) qui finance les groupes d'extrême droite, exploiteurs du travail de Mme Coignard. N'y a-t-il pas de journalistes spécialisés en pareilles recherches?

16.Posté par Jiri Pragman le 16/04/2009 21:36
Je pensais dire les choses en d'autres termes que Lihin mais, effectivement, je ne pense pas que des suppositions gratuites sur la sexualité de la journaliste ou sur l'éventuel échec d'une candidature en Franc-Maçonnerie ne servent la cause maçonnique.

Jiri
http://www.hiram.be

17.Posté par André kervella le 18/04/2009 09:40
Restons zen ! Cela fait des lustres que j’étudie l’histoire de la maçonnerie et donc, sans que cela soit néanmoins une nécessité, celle de l’antimaçonnisme. Les trucs des auteurs abonnés aux fausses innovations me paraissant faciles à révéler. Pour ce qui concerne Coignard, voici comment elle a procédé. Elle prétend avoir fait une enquête de deux longues années. En présentant sa prose ainsi, elle laisse entendre avoir interrogé une foultitude de gens et examiné un nombre infini de dossiers. Cela est totalement inexact. La plupart des noms qu’elle cite dans son ouvrage ont déjà été cités dans plusieurs hebdomadaires ou magazines. Elle n’a fait que les réunir dans un magma voulu sensationnel. A sa façon, elle met en application la formule selon laquelle il faut rassembler ce qui est épars. C’est ainsi que l’expression « un État dans l’État » est reprise de la conclusion d’un article de Loys Dechamps dans Histoire magazine (n° 43, septembre 1983). Pis encore, son livre est au trois-quarts la paraphrase d’un autre tout aussi baroque de Ghislaine Ottenheimer et Renaud Lecadre, Les Frères invisibles, (Albin Michel, 2001). Tout y est déjà brassé, trituré, éructé ; les mêmes disaient d’ailleurs aussi avoir travaillé comme des forçats pendant deux années (décidément !). Coignard s’est contentée de quelques actualisations piochées dans la presse écrite, comme je viens de le dire. Ainsi, pas d’enquête, pas de crédibilité ! Pour laisser entendre le contraire, elle cite quelques interviewes réalisées par elle, mais indubitablement arrangées à sa sauce. Lorsqu’elle est en peine de citer ses sources, ou qu’elle les cache volontairement (ah ! le vilain goût du secret !), elle se contente de « on dit », de rapporter une rumeur. C’est vilain, mais efficace quand le lecteur n’en souhaite pas plus.

Pour corser le tout, elle accuse les frères de solidarité malsaine quand l’un d’eux est, à ses yeux, légitimement attaqué. Pour être sûr de ne pas me tromper sur son compte, j’ai envoyé un bref commentaire personnel sur le site du Point. Il n’a pas été publié parce que je reprenais à son encontre les mêmes épithètes infligées, entre autres, à Alain Bauer (oh le gros menteur ! répète-t-elle plusieurs fois). Echange de bonnes paroles, en somme, fondé sur le principe qu’une personne qui use d’un vocabulaire malsonnant contre autrui doit admettre qu’on l’utilise à ses dépens. La solidarité journalistique a préféré user d’une censure radicale. Classement vertical dans la poubelle ! Pas découragé pour autant, j’en ai réalisé une version allégée, light, et l’ai postée le lendemain à une heure où je savais que le gardien de la veille avait été remplacé par un autre, sans doute moins susceptible. Passez muscade, le succès m’a rempli d’aise ! Sophie Coignard : bouh, la menteuse, la truqueuse, clonage de Narcisse en mal d’admiration médiatique, à l’instar d’une ânesse chargé de reliques. N.B. pour l’ânesse, je ne fais que trouver à Lafontaine le talent d’avoir su exprimer de bonne heure le goût de certains individus insignifiants pour les pavanes et le clinquant des applaudissements éphémères !!!

18.Posté par Laurent le 18/04/2009 11:19
Merci pour cette recherche...

Exit le sexe, restait donc le pouvoir ou l'argent...
Je n'en pense cependant pas moins. Ses talents de manipulatrice sont redoutables puisqu'elle a réussi à faire croire aux 2 rédactions qui ont publié le même jour qu'ils avaient chacun l'exclusivité.

Le clinquant et l'éphémère sont dans l'ère du temps... Elle surf sur cette vague qui consiste à faire de l'argent facile avec des ragots. Le problème est qu'après avoir manipulé le point et l'express, son texte manipule l'opinion en reprenant un thème cher à x-files; celui de la conspiration. Thème facile car en temps de crises, on a toujours besoin de boucs-émissaires.

Et dans peu de temps elle nous dira, pour paraphraser le propagandiste tristement célèbre d'Adolf, "quand j'entends les mots franc-maçonnerie, je sors mon révolver"...

Menteuse, truqueuse et narcissique ? Certainement... Moi je rajoute frustrée, quoi qu'on en dise car pour déverser tant de haine sur des pages blanches qui n'en demandaient pas tant, c'est qu'on doit avoir un problème en son fort intérieur...

Et tant pis si mes propos sont jugés par d'autres indignes d'un maçon, je n'en pense pas moins. Je me place volontairement à sa hauteur... voyons voir où cela peut il être... Ahhh oui... sous la ceinture.


http://www.fm-fr.org/fr

19.Posté par choquer jean pierre le 18/04/2009 19:51
Merci sophie coignard ( et non la coignard) pour avoir eu le courage de dénoncer l'iacceptable.

http://lamafiadanslesuddelafrance.blogs.nouvelobs.com

20.Posté par André kervella le 19/04/2009 16:31
Allez ! voici un jeu. Disons « Questions pour une championne ».

Première question : Qui a écrit : « Nul ne peut être fonctionnaire, agent de l’État, des départements, communes, établissements publics, nul ne peut être employé par un concessionnaire de service public ou dans une entreprise subventionnée par l’État ou par l’une des collectivités publiques ci-dessus désignées » s’il ne s’engage sur l’honneur à ne pas appartenir à la franc-maçonnerie ou à rompre définitivement avec elle.

Réponse : un législateur de 1940 ayant voué son âme à Vichy et ayant provoqué la révocation d’environ 3000 fonctionnaires, sans compter d’autres citoyens arrêtés par la police.

Deuxième question : Qui a écrit : « Il est difficile d’admettre qu’un pays moderne, contraint de se réformer à grande vitesse après des années de sur-place, s’accommode de l’existence de réseaux secrets qui traversent la justice, la police, les ministères, les grandes entreprises publiques, qui pèsent sur des nominations, des négociations, des transactions.'

Réponse : Sophie Coignard (p. 306).

Faut-il un commentaire ? Ou bien l’Etat gouverné à Vichy était déjà moderne et ravi de profiter de l’aubaine de l’occupation pour se réformer à grande vitesse. Ou bien Coignard, très douée pour la paraphrase, confesse entre les lignes son inclination pour une idéologie réactionnaire, dont on connaît hélas les ravages.

21.Posté par choquer jean pierre le 20/04/2009 21:22
Réponse à André kervella,
La Démocratie n'est pas un actif définitif dont on doit savourer le bonheur étenel.
Il faut constament la défendre!
Malheureusement, aveuglés, pour des raisons diverses, paraissant plus importantes qu'elle, on ne s'en occupe plus... par exemple la baisse du pouvoir d'achat, le chômage massif, le vol organisé des épargnants par les organismes bancaires, le constat de la différence de revenus démesurée entre les pauvres et les riches, etc. et on ne regarde souvent tous alors que le bout de son nez...
Je constate que pratiquement seules les Révolutions font avancer les Démocraties, ceci par bonds, calmement ou dans le sang et malheureusement par la suite, toujours, des hommes pervers se chargent d'en tirer les avantages essentiellement pour eux.
Donc à des périodes diverses, surtout pendant les crises graves, des hommes, des femmes, s'interrogent, analysent la société. Ils peuvent s'arrêter au premier degré, mais aussi aller réfléchir au 2ème, 3ème... et penser plus loin qu'à l'habitude et finalement penser alors à cette Démocratie oubliée...
Celles-ci ont droit alors de s'interroger des conséquences de l'existence des sociétés secrètes, lorsqu'elle apparaissent comme un état dans l'état, analyser leur fonctionnement et leur place dans la société, juger de leur importance et estimer qu'elles sont un élément très pervers de celle-ci.
Sophie Coignard pose le problème et le Législateur a donné une réponse possible au problème en 1940.
Je ne suis pas nostalgique de Pétinnisme et du nazisme et je n'étais pas né à cette époque.
J'analyse uniquement la situation telle qu'elle est en 2009.
Peut-être que malheureusement la seule réponse est celle de 1940!
Avant que la même réponse soit donnée à moyen terme par la force du peuple, la franc-maçonnerie, ne pourait-elle pas se réformer elle même en éliminant de ses pratiques les éléments évidents suivants, contestés par de nombreux analystes, soit:
* le secret,
* l'engagement de solidarité sans faille des frères,
et qu'ainsi la franc-maçonnerie devienne une religion semblable aux autres ou une association comme toutes les autres.
Je pense que vous êtes dans une période où vous devriez prendre l'initiative et être courageux, conscients et non de tous vous bander les yeux pour ne pas voir la vérité en face.
Jean-Pierre CHOQUER

http://lamafiadanslesuddelafrance.blogs.nouvelobs.com

22.Posté par André kervella le 21/04/2009 17:42
Réponse à la réponse.
Par nécessité professionnelle, j’ai vécu plusieurs années dans un pays de dictature sanglante. Je crois donc pouvoir dire qu’il n’y a pas besoin de loges maçonniques pour distiller le poison de la corruption et de l’injustice dans des appareils d’État. Le fait d’être franc-maçon n’immunise en rien contre la tentation du délit ou du crime. Mais le fait de commettre des délits ou des crimes n’est pas inspiré par la maçonnerie. On reconnaît les totalitarismes et les intégrismes à la mécanique intellectuelle suivante : tout le monde doit s’agenouiller devant la même idole, toute dissidence est en soi un crime potentiel, aucune vie privée ne doit résister à l’espionnage politico-policier. En France, et pas seulement en France, les francs-maçons ont contribué à la formation de démocraties plurielles et tolérantes. Ils y ont contribué, et pas seulement eux, loin de là, très loin de là. Ils ont coopéré avec d’autres forces socioculturelles ou politiques. Parfois plus, et parfois moins. Que, parmi eux, il y ait eu, qu’il y ait encore, qu’il y aura toujours des fourbes et des sournois, il faudrait être inconséquent pour le nier. Mais quelle autre association, quel autre corps social peuvent prétendre en être exempt ? Les lois statistiques sont implacables. On peut s’en plaindre, on ne peut pas les gommer par décret. La solution n’est pas de porter une famille complète au bûcher sous prétexte qu’un ou deux fils sont tombés en déviance. Elle n’est évidemment pas non plus de prôner l’élimination radicale sous le prétexte fallacieux d’un assainissement tout à fait imaginaire de la vie publique. On sait où porte ce genre d’attitude extrémiste. Elle aboutit à confondre l’être et le faire. Une chose est ce que l’on est, autre chose ce que l’on fait. Dénoncer un franc-maçon pour la seule raison qu’il est franc-maçon, est une position ontologique analogue à celle qui inspire les théoriciens des génocides et des exterminations planifiées. Sanctionner un franc-maçon au motif qu’il est citoyen et que, en tant que tel, il a mal fait, il a commis des illégalités, est la seule attitude respectueuse des principes non négociables de la démocratie moderne.

23.Posté par choquer jean pierre le 21/04/2009 19:55
Si j'étais un voyou, un pervers, promis, je ferais tout pour entrer dans la franc-maçonnerie, plutôt plusieurs loges qu'une et sûr, je m'amuserais... Alors, tout me serait possible... un avenir de perversité sans limite... L'organisation est là pour tout couvrir!
Désolé, je ne serai jamais franc-maçon, j'ai ét étrop bien éduqué par un endoctrinement moral!
Jean-Pierre CHOQUER
http://lamafiadanslesuddelafrance.blogs.nouvelobs.com

24.Posté par André kervella le 22/04/2009 08:43
Ben, ça se voit ! Endoctrinement est le mot juste.

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