Paul Rich et Margaret Jacob
Paul Rich, président de PSO, et Margaret Jacob, professeure à UCLA, durant la Conférence

Histoire, franc-maçonnerie, fraternalisme à la BnF, le bilan

Par Pierre Mollier dans Contributions

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Bilan de la 2e Conférence internationale
Histoire, franc-maçonnerie, fraternalisme à la BnF

Quel bilan pour la IIe Conférence internationale Histoire, franc-maçonnerie, fraternalisme co-organisée à la Bibliothèque nationale par la fondation académique américaine PSO et le Musée de la franc-maçonnerie en fin de semaine dernière ? Le thème mis en avant cette année était la vie et l’œuvre du Chevalier de Ramsay. Le « Workshop », qui précède traditionnellement la conférence au Musée de la franc-maçonnerie, a rassemblé une quarantaine d’intervenants – historiens professionnels ou amateurs. Les échanges se sont concentrés sur la remise de Ramsay dans son contexte, notamment religieux, et sur la nécessité d’une plus juste appréciation de l’évolution de sa pensée entre le quiétiste des années 1710 et l’adepte de la « Religion universelle » de la fin de sa vie.

Vendredi 26 et samedi 27 mai, à la Bibliothèque nationale, ce ne sont pas moins de 25 communications en trois langues (français, anglais et espagnol) qui ont été présentées. Margaret Jacob, professeure à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), a lancé les travaux en proposant une réflexion méthodologique sur les problèmes spécifiques que pose l’histoire de la franc-maçonnerie. On en revient toujours à la question des origines et Louis Trébuchet s’est interrogé sur les influences respectives des Tories Stuartistes et des Whig Hanovriens sur les débuts de la franc-maçonnerie. Susan Sommers a exposé ses travaux les plus récents pour tracer un portrait décapant de James Anderson et appuyer la nouvelle théorie selon laquelle… il ne s’est rien passé en 1717, la création de la Grande Loge ne remontant en fait qu’à 1721. Avec une communication passionnante sur Prince Hall et son image dans les journaux américains de la fin du XVIIIe siècle, Paul Rich a montré toutes les ressources que peuvent apporter les nouvelles techniques des « Humanités numériques » à la recherche maçonnique. La conférence a aussi accueilli deux séminaires thématiques. Le premier consacré aux relations entre Art et franc-maçonnerie. Le second centré sur l’histoire des Loges en Amérique Latine.

Outre la qualité des communications, l’intérêt d’une telle manifestation réside dans les rencontres que l’on peut y faire. On a ainsi pu croiser pendant ces deux journées d’études le président du Quatuor Corontati circle et quelques membres de cette prestigieuse Loge de recherche londonienne, le Grand Commandeur du Suprême Conseil d’Allemagne, le rédacteur en chef de la Revista de Estudios Históricos de la Masonería Latinoamericana, les animateurs du Groupe de Recherche Alpina ou l’archiviste de la Grande Loge de Norvège… et bien d’autres encore.

mardi 30 mai 2017 4 commentaires
  • 2
    357 4 juin 2017 à 08:57 / Répondre

    Paris, centre mondial des études maçonniques. Mais Paris, capitale d’un Etat dont l’écrasante majorité des francs-maçons n’est pas reconnue… Comment dire ?…

    • 3
      Paul Rich 4 juin 2017 à 10:12 / Répondre

      i do not consider as Masonic those lodges which will not initiate those of color, Jews, gays, or make suitable arrangements for the sharing of Masonry with women. Nor do I consider as understanding Masonry those jurisdictions which insist on recognizing such lodges as « regular ». The notion that the grand lodge of England is somehow the Mother Grand Lodge of the World and defines freemasonry for everyone is ridiculous. The comic absurdity is compounded by its insistence on it and on celebrating a fictitious 300th anniversary because it has hotel banquet reservations underlines the point. Regularity is achieved by adherence to Masonic values, not by genuflecting to the Duke of Kent. Recognition of racially segregated lodges in 2017 is offensive, and it is offensive to recognize those such as England that do so as « regular ».

      • 4
        Peter Bu 11 juin 2017 à 13:19 / Répondre

        Bravo, Paul, everything is said!

        Bravo, Paul, tout est dit!

  • 1
    Paul Rich 4 juin 2017 à 06:56 / Répondre

    All of us owe Pierre for the sterling work he does to make visiting Paris so successful. He can always be counted on. Paris 2017 was no exception, and his cheerful corps of volunteers made registration a breeze. Academic courtesy calls for thanking those who contributed to a paper, and quite honestly there are several dozen papers that need to acknowledge him. Moreover, the Museum of Freemasonry that he has such a considerable role in creating is quite, quite extraordinary. There is no question that all this has played a role in making Paris the center of world Masonic scholarship.

    Paul Rich

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