God is our guide
Armoiries de la Vénérable Compagnie des Maçons de Londres.

La Vénérable Compagnie des Maçons de Londres.

Par Pierre Noël dans Contributions

Les Livery Companies sont une composante caractéristique de la « City » de Londres (le centre historique de la ville, enserré dans le tracé de l’enceinte Romaine, « the Wall »), s’étendant de la Tour de Londres jusqu’au pied de Ludgate hill, marquant les limites du « square Mile » qu’on appelle couramment la « City » mais dont le nom officiel est « the City of London ». Ces « compagnies » (il y en a environ 110) existent depuis le moyen-âge (à quelques exceptions près). Elles naquirent des réunions de bourgeois ou d’artisans pratiquant le même commerce ou le même métier, associées à des organismes religieux partageant le même saint patron et le même lieu de culte (du moins jusqu’à la suppression des monastères en 1538 sous Henry VIII). « Associations de fait » (pour employer un langage contemporain), elles furent par la suite reconnues par le pouvoir royal (sur recommandation des autorités de la ville) et reçurent des armoiries et une « charte d’incorporation » qui leur accordaient une « personnalité légale » (toujours pour employer le langage d’aujourd’hui) leur permettant d’acquérir des biens, d’ester en justice et d’exercer sur le métier un pouvoir disciplinaire.

Cette « charte » confirmait ainsi leur autorité sur la pratique du métier, la fixation des gages, la formation des apprentis (liés contractuellement à un patron ou « maître ») et les associait au pouvoir communal. Elle leur attribuait un véritable monopole sur la pratique (ou du commerce) dans le territoire de la ville (et même au-delà selon la règle des « sept miles ») et interdisait la concurrence d’ouvrier étrangers ne bénéficiant pas de la « Freedom of the city » (traduit vaille que vaille par liberté ou franchise), indispensable à l’exercice d’un métier ou d’un commerce quelconque. (L’organisation sociale était assez semblable dans toutes les villes européennes du temps, Paris avait ses six « corps de marchands »)

On accédait à cette « Liberté » par trois voies différentes :
– La servitude : un adolescent se liait à un Freeman par contrat (indenture) et devenait son apprenti pendant 7 ans au moins, il était présenté à la Compagnie par lui et inscrit dans le registre (entered) avant la fin de son apprentissage.
– Le privilège héréditaire (patrimony). Le fils d’un membre de la Compagnie recevait de droit la Liberté de la ville et de la Compagnie ;
– La « redemption », c’est-à-dire le paiement d’un droit d’entrée appelé « fine » (amende).

Disposant ainsi de la « liberté » de la Compagnie, le Freeman (ou Yeoman) pouvait ensuite, contre paiement, être admis à la « Livery », au port de la « livrée » (l’uniforme requis lors des cérémonies officielles, généralement une robe ou un tabard de plusieurs couleurs). Ce titre faisait de lui un membre à part entière de la Compagnie et lui donnait le droit de participer à l’administration de la Compagnie, ainsi qu’à la désignation du Lord-Maire (à ne pas confondre avec le Maire de Londres, élus par les habitants du Grand Londres) et des sheriffs de cité de Londres. Quelques années tard (et à condition d’être élus), ils pouvaient accéder à la cour des assistants et, arrivés à ce poste, être désignés à la fonction de surveillant avant d’espérer la présidence (the chair) de la Company qui était présidée par un Maître et deux ou plusieurs Surveillants assistés par une cour d’Assistants et un greffier (Clerk to the Company). Toutes ces étapes, faut-il l’ajouter, coûtaient une fortune si on les compare au salaire journalier d’un ouvrier en ces temps-là (3 d. ou 3/20ème d’une £, par jour). Le système était profondément injuste, inégalitaire et monopoliste. Il disparut dans les faits (comme il disparut en France à la Révolution) mais il persista dans la forme, à Londres pour ne parler que de cette ville. Les Compagnies y existent toujours. Elles restent une puissance financière par leurs biens et leur patrimoine foncier. Elles continuent à exercer un pouvoir d’attraction réel bien qu’elles n’aient le plus souvent qu’une fonction cérémonielle, charitable, philanthropique et sociale, ne gardant généralement avec le métier d’origine qu’un lien historique et symbolique, fréquemment rappelé et souvent mis en valeur (quelques-unes gardent un lien très réel et effectif avec le métier comme la Worshipful Company of Hackney Carriage Drivers, celle des chauffeurs de taxi !). Un de leurs attraits est leurs Halls, bâtiments prestigieux situés au cœur de la City, offrant un cadre fastueux pour des réceptions, dîners, activités culturelles ou autres.

L’appartenance à l’une ou l’autre de ces Compagnies est très prisée. Elle est ouverte à tous (et toutes), âgés d’au moins 18 ans, sans casier judiciaire, habitant Londres ou non, citoyen britannique ou pas. Il faut poser sa candidature lors de deux visites au Chamberlain’s Court au Guildhall, payer la somme de 100£ (en espèces ou par carte bancaire !)  et prêter le serment requis devant la même cours, dit  DECLARATION OF A FREEMAN

I, [names in full] do solemnly declare that I will be good and true to *Our Sovereign Lady Queen Elizabeth the Second; that I will be obedient to the Mayor of this City; that I will maintain the franchises and customs thereof, and will keepthis City harmless, in that which in me is; that I will also keep The Queen’s Peace in my own person; that I will know no Gatherings or Conspiracies made against the Queen’s Peace, but I will warn the Mayor thereof, or hinder it to my power; and that all these points and articles I will well and truly keep, according to the laws and customs of this City, to my power.

* EU citizens may substitute `Our Sovereign Lady Queen Elizabeth the Second’ for `Her Majesty Queen Elizabeth the Second’

La cérémonie fait de l’aspirant un Freeman de la City of London, qualité nécessaire pour ensuite demander son admission à une Livery Company, aux conditions de celle-ci dont la principale est le parrainage en bonne et due forme par au moins un membre connu.

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Une de ces Compagnies est la Worshipful Company of Masons. Loin d’être une des plus prestigieuses, elle apparaît à la 30° place dans la liste de préséance (par ordre chronologique), loin derrière la Compagnie des Merciers, celles des Teinturiers, des Orfèvres, des Ferrailleurs ou des Poissonniers (mais avant celles des Charpentiers ou des Rétameurs !). Son origine est plus ou moins nébuleuse mais son Historien Edward Conder (The Hole Craft and Fellowshi of Masons, 1894) l‘estime contemporaine de la construction du (premier) pont de Londres (1200). Elle fit construire un Hall situé entre Basinghall street and Coleman street, au nord de la Cité, à proximité de Moorgate (une des portes de l’ancienne enceinte romaine, rappelée aujourd’hui par une station, de métro).

Ses armoiries lui furent accordées par Clarencieux Roi d’Armes en 1472 (sous le règne d’Edouard IV). A l’origine, elles portaient un « engrailed chevron » (chevron « engrêlé ») qui fut remplacé au XVII° siècle par un « plain chevron », un chevron aux bords droits : Sable, on a plain chevron between three towers, argent, a pair of compasses extended of the first (un chevron blanc, portant un compas ouvert, sur fond noir avec trois tours autour du chevron) et la devise : In the Lord is all our Trust (celle-ci fut remplacée par God is our Guide).

La Company conserve un livre de comptes commençant en 1620. Il fait plusieurs allusions à l’Acception, Société interne à la Compagnie, composée par des membres éminents de celle-ci qui, ayant acquis un rang important par la réussite de leurs travaux (de construction, de taille de la pierre ou de sculpture) s’étaient élevé par leur fortune ou leur situation sociale au niveau de la gentry. Ils se réunissaient avec leurs pairs au sein de ce cercle, non pour y discuter du métier, mais pour le plaisir d’être ensemble, pour la convivialité, la bonne chère et le plaisir de la bouteille. Ce n’était donc en aucun cas une société « opérative », même si ces membres étaient ou avaient été par occupation des « opératifs » ! Ils accueillaient en leur sein quelques privilégiés, étrangers au métier de la construction comme au travail de la pierre (l’exemple toujours cité car le seul connu est l’invitation d’Elias Ashmole, antiquarian, héraldiste, alchimiste, hermétiste … à une réunion de l’Accepcion le 10 mars 1682 où était présente la crème de la Compagnie et plusieurs de ses membres éminents, qui terminèrent la soirée dans une taverne de Cheapside). Tous étaient dits « Maçons Acceptés » et plusieurs inventaires de la Compagnie révèlent que le Masons’Hall exposait dans un cadre fermé à clé la liste de ces Maçons Acceptés. En outre, elle possédait un Livre des Constitutions de la Company, mais aussi un autre « Livre des Anciennes Constitutions » qui serait un exemple des Anciens Devoirs ou Old Charges, dont le plus ancien connu date du début du XV° siècle. On peut supposer que l’admission dans « l’Acception » passait par la lecture de l’histoire légendaire suivie d’un serment sur le livre des Anciennes Constitutions.

Le 1er septembre 1666 débuta l’incendie (accidentel) de Londres qui dura 5 jours et détruisit 2/3 de la City et une partie de l’ouest de la ville (jusqu’au temple Bar), 13.200 maisons, 89 églises (dont l’église gothique Saint-Paul), 400 rues. Le Masons’hall fut entièrement détruit le 3° jour (ce qui permit la mise à l’abri d’une partie de son contenu, dont des vieux documents et le livre de comptes de 1620). Il n’y eut que peu de victimes humaines mais une masse énorme de réfugiés hors des limites de la City.

 En rouge, la partie détruite de la ville.

La reconstruction dura 30 ans et eut bien des répercussions sur le tissu social de la ville. La reconstruction de Masons’hall débuta en 1668. La conséquence immédiate, pour la Compagnie, fut l’afflux de travailleurs « étrangers » indispensables à la reconstruction de la ville. Ils n’avaient ni la Liberté de la ville ni celle de la Compagnie. Coïncidence ou non, celle-ci obtint enfin le « Charter of Incorporation » tant désirée qui leur fut accordé par le roi Charles II l’année suivante, en 1667, mais elle stipulait que l’autorité accordée à la Compagnie ne pouvait en aucun cas entraver la reconstruction de la ville et en particulier celle de l’église Saint-Paul. Dans les faits, elle mettait fin au monopole de la Compagnie qui tenta vainement de résister avant de s’incliner devant la volonté royale. La reconstruction de la Cathédrale Saint-Paul (et de plusieurs autres églises) fut confiée à Christopher Wren, qui fut anobli par la suite et fut l’un des fondateurs de la Royal Society. Il le fit avec l’assistance de Maçons de la région d’Oxford, notamment des Strong, père et fils, qui furent à différentes occasions Maître de la Compagnie.

On n’a plus de trace de cette acception après 1682.  Elle cessa de se réunir à Masons’hall, mais quand et pourquoi ? On n’en sait rien. Ceci fut aussi le moment où la « Société » et la « Compagnie » se séparèrent. Pourquoi ? On l’ignore. Il semble en tout cas que c’était chose faite en 1691, année où Sir Christopher Wren aurait été « adopté ». Cette réception a été souvent mise en doute. Elle semble pourtant bien réelle, quoique inhabituelle dans les termes. Elle est relatée par John Aubrey (qui était, semble-t-il un ami de Wren) :  This day (May 1691 the 18th being Monday after Rogation Sunday) is a great convention at St. Paul’s church of the Fraternity of the (Free) Accepted Masons where Sr. Christopher Wren is to be adopted a Brother and Sr. Henry Goodric … of ye tower, & divers several others..

Le 18 mai 1691, Christopher Wren devait donc être « adopté » lors d’une réunion de la Fraternité des Maçons (Francs) Acceptés à l’église Saint-Paul. Le fut-il vraiment ? On n’en sait rien puisqu’il n’y pas d’autre témoignage que celui d’Aubrey, écrit avant les faits si on en juge par la formulation (« is to be »). Mais quelle importance ? Christopher Wren occupait alors une situation sociale où les honneurs ne devaient pas manquer. Il connaissait ce milieu de constructeurs et de maçons avec qui il collaborait tous les jours. Il devait connaître le Masons’hall et la Compagnie. Quoi de surprenant à ce qu’ils l’aient invité à l’une de leurs fêtes et qu’ils l’aient honoré du titre de Maçon Adopté ?  Anderson ne l’a pas dit, mais Anderson est rarement fiable dans les détails !

La Grande Loge de Londres et de Westminster fut proclamée en 1717 et organisée au cours des années suivantes. Beaucoup pensent que la loge qui se réunissait à la brasserie « L’Oie et le Grill » n’était autre que la société dite « l’Accepcion » qui se serait déplacée de Masons’Hall au coin de la cathédrale Saint-Paul (un déplacement de 0,6 mile).  Il y aurait ainsi continuité de l’une à l’autre. Cela n’est pas prouvé, mais il est reconnu que la loge Antiquity n°2 (une des 4 loges fondatrices) conserve précieusement le manuscrit autrefois déposé au Masons’Hall de la Compagnie des Maçons (Hughan. W.J., Old Charges of British Freemasons, 1872, p. 64-68 : Antiquity MS, 1686).

Anderson ne voit pas du tout les choses ainsi et écrit au contraire qu’il fallait être membre de la Fraternité des Maçons Libres et Acceptés pour être admis dans la Compagnie des Maçons (Anderson 1723, p. 82).

Quant à l’actuelle Worshipful Company of Masons, elle nie toute relation avec les Francs-Maçons et écrit sur son site : “The Worshipful Company of Masons is not to be confused with the comparatively modern and entirely distinct fraternity of Freemasons. There is a tradition which seeks to blend the mediaeval history of the Company with that of the Freemasons, whose lodges began to appear in England in the mid seventeenth century and who went on to found what is now called the United Grand Lodge of England in 1717. However, the evidence for this is sparse and speculative. Modern scholarship is tending towards a disentangling of the history of the two organisations.” Dont acte !

La Worshipful Company of Masons reste très impliquée dans le métier de la pierre, favorisant la formation de jeunes artisans, subventionnant des travaux de restauration. Le duc de Gloucester, architecte de formation, en est membre depuis des années (1975) et est très actif dans le soutien aux jeunes artisans. Il est aussi le cousin du duc de Kent, Grand Maître de la GLUA depuis 1977.  Est-il surprenant que de nombreux Francs-maçons d’aujourd’hui considèrent comme un honneur d’être acceptés dans la Worshipful Society ?

Pierre Noël

lundi 03 septembre 2018 33 commentaires
  • 33
    pierre noel 8 octobre 2018 à 21:24 / Répondre

    Dans les Constitutions dites d’Anderson (1723), qui concerne la Fraternity of Accepted Free Masons, on lit p.82 :
    « Pour terminer cette page, il semble opportun d’y insérer un paragraphe d’un ancien document maçonniqus, disant « La Compagnie des Maçons », autrement nommée des Free Masons, de fondation et de bonne réputation, bien connue pour ses réunions affables et bienveillantes, comme il se doit d’une confrérie bienséante, participa à ces réunions communes du temps d’Henry V, dans la 12ème année de son règne d’heureuse mémoire. Comme ce document décrit des armoiries très semblables à celles de la Compagnie des Freemen Maçons de Londres, on croit généralement que cette Compagnie est issue de l’ancienne Confrérie et qu’aux temps anciens, nul ne pouvait devenir free (libre ou franc) de cette Compagnie qu’il n’ait été au préalable installé dans quelque loge de Free and Accepted Masons, ce qui était une qualification indispensable à leur réception. Mais cette pratique louable semble être tombée en désuétude depuis longtemps. Les frères de nations étrangères ont aussi découvert que plusieurs de ces Sociétés ou Ordres ont emprunté leurs « obligations et règlements » aux Free-Masons, (lesquels forment l’ordre le plus vieux de la Terre). Peut-être étaient-ils au commencement tous membres de ladite Vénérable et Ancienne Fraternité. Cela sera discuté en temps voulu » (traduction personnelle, tenant largement compte de celle de feu mgr Jouin !).
    Que signifie cet ajout, sinon qu’Anderson, contre toute évidence, avançait que la Fraternité des Free-Masons, toute de convivialité et de bonne compagnie, était d’une autre nature et surtout antérieure à la Compagnie des Maçons (composée, elle, de maçons de métier et exerçant un pouvoir bien réel sur celui-ci depuis le haut moyen-âge) ? Plusieurs, dont Conder, pensent que cet ajout visait à dénier à la Compagnie toute autorité, même ‘morale », sur la Fraternité (et donc sur la future Grande Loge !) depuis que celle-ci avait déménagé de Masons’Hall pour une taverne du parvis de la cathédrale Saint-Paul (en 1691 ou quelque temps auparavant). Il n’y aura effectivement aucune influence apparente ni aucun lien organique entre l’une et l’autre après 1717 (ou 1721 si vous suivez la mode ambiante, qui risque d’être bien éphémère). La preuve s’en trouve dans les Livres ultérieurs des Constitutions « d’Anderson » (Entick ou Noorthouck) qui décrivent les fêtes annuelles d’installation du Grand Maître des Francs-Maçons jusqu’à la fondation d’un bâtiment spécifique. La première pierre en fut posée en 1775 et la cérémonie inaugurale présidée l’année suivante, en 1776, par Robert Edward, Lord Petre, Grand Maître (de 1772 à 1776), sur l’emplacement de l’actuelle GLUA). Ces fêtes successives eurent lieu dans l’un des Hall des Livery Companies, celui des Stationers, des Mercers, des Merchant-Taylors, des Fish-Mongers et d’autres, jamais dans le Hall des Masons, comme si persistait entre les deux une de ces animosités de famille dont les hommes sont friands.

  • 30
    pierre noel 15 septembre 2018 à 20:20 / Répondre

    Cette Acception qui réunissait en « loge » l’élite des membres de la Compagnie des (Free)Masons de Londres au Masons’Hall est mal connue. Elle l’est par des relevés des cotisations, qui montrent que bien peu des maçons de métier étaient appelés à cet honneur (ce qui suggère une sélection rigoureuse) et que cela coutait fort cher. Le plus bel exemple est celui de Nicholas Stone (1586-1647), monté à Londres de son Devon natal. Il devint apprenti d’un maître maçon londonien, puis se perfectionna en Hollande (chez un maître-sculpteur fortuné dont il épousa la fille … et obtint la fortune en dot !). Il acquit la « liberté » de la Compagnie des (Free)masons de Londres vers 1715 (le mot « freemason », en anglais, servit à désigner jusqu’au 18° siècle un maçon de métier, mais d’un niveau technique supérieur à celui d’un maçon ordinaire).
    A 33 ans, il fut choisi par l’architecte Inigo Jones, qui était chargé de la reconstruction du Banqueting Hall du palais royal de Whitehall, et devint le Maître Maçon du Roi (Charles I) et Maître de ses Ouvrages. La construction fut terminée en 1722. La forme du bâtiment est celle d’un double cube à l’instar du temple de Salomon. Son plafond est orné d’une fresque monumentale du peintre Flamand, PP Rubens, représentant l’Apothéose de Jacques I (qui se voulait le successeur de Salomon) Ce bâtiment était le premier de style classique (ou néo-classique) dans une Angleterre encore marquée par le style Renaissance des derniers Tudor (1).
    Stone devint par la suite le sculpteur/architecte/maître maçon de bien d’autres monuments civils, religieux et funéraires de l’époque. Mais il était aussi actif dans la Compagnie des Maçons. Il en fut 2° Surveillant (Renter Warden) en 1627, 1° (Upper warden) en 1630, Maître en 1633 (alors qu’il était pourtant devenu « Maître Maçon du château de Windsor et de ses dépendances » un an auparavant). Malgré cela et le fait qu’il fut sans doute le meilleur sculpteur de son époque, il ne fut appelé à l’Acception qu’en 1638, avec cinq autres candidats, dont un Passé-Maître et deux « Assistants » en fonction (comité directeur de la Compagnie). Cela suggère en tout cas que l’Acception était un « plus » dans la carrière du maçon de base, une consécration en quelque sorte !
    Royaliste comme ses fils (l’un d’eux servit à Oxford, haut lieu royaliste, en même temps qu’Elias Ashmole en 1645-1646), on ne sait ce qu’il devint pendant la guerre civile (1642-1646), mais il mourut à Londres en 1647, dans sa maison de Long Acre (à un jet de pierre de l’actuel Freemasons’ Hall).
    Que faisait lors de ces réunions, sinon festoyer, cette Acception qui recevait, en plus de l’élite du métier, des membres sans connexion avec celui-ci? Je vous laisse le choix de la réponse (qui est suggérée par le titre des « Constitutions » d’Anderson de 1723).
    1) Le Banqueting Hall, Whitehall, doit impérativement être visité par tout qui visite Londres ! C’est tellement mieux que les attractions touristiques habituelles, Big Ben ou la Tour !

    • 31
      David Taillades 21 septembre 2018 à 13:32 / Répondre

      Merci Pierre Noël pour toutes ces précisions.

      Que faisait-on exactement dans les loges en Écosse en 1641 lorsque Moray a été reçu, ou en 1634 lorsque des personnes de haut rang ont été « admises »… on n’en sait rien. On le déduit avec des écrits plus tardifs.

      Que faisait-on exactement lors de l’Accepcon,dont le terme apparaît en 1630 dans les livres de la Compagnie. On ne le sait pas. Mais on peut le déduire grâce à des écrits plus tardifs… On découvre alors qu’il s’agit de « l’acceptation » dans la loge… autre terme pour « admission » comme on le voit avec les écrits de Ashmole notamment.

      Il est certain qu’une telle perspective vient briser l’illusion de l’invention de la maçonnerie spéculative en Écosse… pourtant, les écrits sont bien là.

      • 32
        Désap. 21 septembre 2018 à 20:42 / Répondre

        TCF D. Taillades, je prends connaissance de ta réponse à L.Lieudat dans l’excellente revue « Vers la Tradition ».
        Le TCF Lieudat n’est pas si rigide que tu sembles le penser, mais qu’importe ! Le dialogue est là, d’un excellent niveau, pleinement initiatique et c’est l’essentiel.
        Merci à vous deux, et à d’autres, de montrer toute la subjectivité et la simplicité médiatiquement correcte de la théorie « Renaissance Traditionélèsque » dite « de l’emprunt ».
        Bien Frat.

  • 29
    Désap. 13 septembre 2018 à 09:48 / Répondre

    De même que l’on ne mettra pas sur un même pied d’égalité une entreprise de construction de maisons individuelles et le groupement (Architecte(s), ingénieurs et entreprises) qui a réalisé le viaduc de Millau,
    de même que l’on ne comparera en aucun point la société qui fabrique les montres Kelton et l’horloger Jeager Lecoultre,
    de même, il ne s’agit aucunement d’établir une relation entre les corporations de constructeurs de bâtiments privés ou publics du moyen age avec la Franc-maçonnerie moderne, mais bien de dire qu’il y a une filiation d’esprit, d’exigence et d’objectif entre les Bâtisseurs de Cathédrales et la Franc-maçonnerie voulue par Anderson et les Frères de la GL de Londres.
    Ne serait-ce que d’un point de vue tout extérieur, les premiers Franc-maçons modernes n’allaient tout de même pas prendre exemple sur le commun, mais, assurément, lorsqu’on était membre de la Royal Society seule l’excellence et l’exceptionnel avaient valeur d’exemple.
    Je ne développerai pas plus, je vous propose de lire ce petit article :
    http://www.oeuvre-notre-dame.org/cathedrale-de-strasbourg/histoire-cathedrale/techniques-construction-batisseurs
    PS : Nous pratiquons un Métier. Celui-ci consiste en l’Art de Bâtir, ceci à l’identique des Bâtisseurs de Cathédrales pour qui l’exercice matériel n’était que ce qu’ils donnaient à voir, le reste étant tenu secret.
    Les Maitres Maçons d’aujourd’hui ne sont pas à comparer aux tailleurs de pierres, mais aux Architectes médiévaux.

  • 28
    Désap. 12 septembre 2018 à 14:54 / Répondre

    De même que l’on ne mettra pas sur un même pied d’égalité une entreprise de construction de maisons individuelles et le groupement (Architecte(s), ingénieurs et entreprises) qui ont réalisé le viaduc de Millau, de même que l’on ne comparera en aucun point la société qui fabrique les montres Kelton et l’horloger Jeager Lecoultre,
    de même, il ne s’agit aucunement pour moi d’établir une relation entre les corporations de constructeurs de bâtiments privés ou publics du moyen age avec la Franc-maçonnerie moderne, mais bien de dire qu’il y a une filiation d’esprit, d’exigence et d’objectif entre les Bâtisseurs de Cathédrale et la Franc-maçonnerie voulue par Anderson et les Frères de la GL de Londres.
    Ne serait-ce que d’un point de vue tout extérieur, les premiers Franc-maçons modernes n’allaient tout de même pas prendre exemple sur le commun, mais, assurément, lorsqu’on été membre de la Royal Society seule l’excellence pouvait avoir valeur d’exemple.
    Je ne développerai pas plus, je vous propose de lire ce petit article :
    http://www.oeuvre-notre-dame.org/cathedrale-de-strasbourg/histoire-cathedrale/techniques-construction-batisseurs
    PS : j’insiste, nous pratiquons un Métier. Celui-ci consiste en l’Art de Bâtir à l’identique des Bâtisseurs de Cathédrales pour qui l’exercice matériel n’en était que l’exécution.
    Les Maitres Maçons d’aujourd’hui ne sont pas à comparer aux tailleurs de pierres, mais aux Architectes médiévaux.

  • 27
    pierre noel 12 septembre 2018 à 11:03 / Répondre

    Les maçons opératifs (c’est à dire les « vrais » maçons, patrons et « valets ») ne formaient qu’une corporation (Company) parmi les autres métiers existant dans une ville médiévale (à Londres, elle était loin d’être parmi les plus importantes; à Paris, la plus importante était celle « de l’eau », si je ne m’abuse). La suppression progressive des privilèges exorbitants de ces corporations se fit au XVIII°siècle, en Angleterre comme ailleurs. Elle fut plus rapide et brutale en France avec leur interdiction pendant la Révolution.
    Les syndicats furent mis en place à partir de la fin du XIX°. Le régime de Vichy voulut rétablir les corporations avec la charte du travail de 1941. Elle instaurait des corporations par branches d’activité, dans le but de favoriser l’entente entre patrons et ouvriers et d’ainsi éviter, croyait-on, la lutte des classe. Mais cela ne concerne pas la franc-maçonnerie que nous connaissons de ce côté ou l’autre de l’eau. Pour une raison simple : elle n’est pas un « métier » !

  • 26
    blazing star 8 septembre 2018 à 09:55 / Répondre

    25 – l’orientation syndicalo-marginalo-revendicatrice est du fin XIX et progressive. L’orientation separation – de l’eglise et de l’etat a suivi début XX eme
    Ce côté ( agnostique – athée – révolutionnaire ) à marqué une franche coupure – schisme avec nos voisins qui ne roulent pas du même côté.

  • 24
    pierre noel 5 septembre 2018 à 15:51 / Répondre

    @Chicon
    La Trade Union Act de 1871 assurait (entre autres) à tous la liberté du travail, sans qu’elle puisse être limitée (restraint of trade) par les privilèges ou monopole de quiconque, corporations ou Compagnies. Cette loi, votée non sans mal par le Parlement britannique, levait l’obligation de faire partie d’une de ces corporations pour exercer le métier contrôlé autrefois par elles et autorisait sous conditions la formation de syndicats (dont le champ d’action dépasse un métier particulier ou les limites d’une cité pour s’étendre à une classe sociale unie par ses conditions d’existence).
    Le rôle économique des Compagnies disparaissait. De même la fonction pédagogique et disciplinaire de ces cellules auto-dirigées et jalouses de leurs privilèges qu’étaient les « loges » opératives devenaient obsolètes, d’où leur disparition. Cela ne signifie évidemment pas que les métiers (ou mysteries !) disparurent, ni celui de maçonnerie ni d’un autre de la construction. Ces métiers sont plus florissants que jamais, conduisant à l’extension quasi sans limites du paysage urbain, partout dans le monde. Qu’on le veuille ou non, ils n’ont rien de commun avec la Franc-Maçonnerie, sinon quelques rudiments de vocabulaire qu’elle leur emprunte (ou dont elle a hérité, si vous préférez). .

    • 25
      Chicon 7 septembre 2018 à 18:57 / Répondre

      c’est très bien expliqué: les Compagnies ou Corporations des francs-maçons operatifs ont été concurrencés par les Trade-union ou Syndicats. La frans
      Au XIXs la franc-maçonnerie française semble s’ etre orientée vers Le syndicalisme.
      On semble comprendre pourquoi une telle différence avec les anglais

  • 23
    Chicon 4 septembre 2018 à 17:58 / Répondre

    La transition a ete elucidee semble t il en Ecosse avec le passage des « Luges » aux « borough » qui sont complementaires. Mais la specificité des rites , qui est discrete, reste a la loge.
    Mais qui est donc passe de la f.m. opérative écossaise aux clubs speculatifs anglais ? Anderson qui a connu les deux ?

  • 21
    Désap. 4 septembre 2018 à 11:35 / Répondre

    Il n’y a pas de maçonneries « opérative » et « non opérative » ou « spéculative », il y a la maçonnerie.
    Je me permets de rappeler que :
    – En 1723, Anderson rédige un Devoir, qui a pour seul et unique sujet le Métier, son Histoire (légendaire, certes, mais bien moins que dans les Devoirs précédents), sa discipline et les exigences nécessaire à sa Pratique.
    On peut spéculer sur la conformité de ce Devoir aux anciens usages du Métier, ce que personne n’a manqué de faire depuis son édition, mais il s’agit bien du règlement d’une profession et non d’un traité philosophique.
    – On n’a jamais enseigné la taille des matériaux dans les loges dites « opératives ».
    Pour apprendre un Métier, il y a deux préalables indispensables : la rigueur comportementale et la conscience de la responsabilité.
    C’était l’objet des travaux en loge dite « opérative » (qu’il convient ainsi de ne pas confondre avec le chantier où là on apprenait entre autre la taille des matériaux), c’est toujours l’objet des travaux dans nos loges dites « spéculatives ».
    Rigueur et Responsabilité sont les premières qualités que l’on exige d’un Maçon, d’hier comme d’aujourd’hui et c’est le rôle du rituel maçonnique que de nous permettre de les acquérir.
    Nous ne pratiquons pas une dévotion religieuse, pas une recherche philosophique, scientifique ou historique, pas non plus une philosophie de la politique, nous pratiquons un Métier, un Art si on préfère (c’est rigoureusement la même chose au moyen age et ce devrait également être le cas aujourd’hui) dont les applications ont évolué par nécessité.
    Cette théorie de l’emprunt est neu-neu, elle mène à ce qu’il n’y ait plus aucune cohérence à utiliser un rituel intimement lié à une pratique professionnelle, elle fait que l’on ne comprend rigoureusement plus rien aux objectifs de Maçons de 1717, chaque théorie à ce propos produisant sa contradiction sauf à s’en remettre à la l’idée encore plus neu-neu de l’établissement d’un club, ce qu’en désespoir de cohérence certains n’hésitent pas un instant à faire.
    .

  • 17
    pierre noel 3 septembre 2018 à 23:19 / Répondre

    Que l’oeuvre de Stretton (et surtout celle de Yarker et de miss Bothwell-Bothe) soit une « forgerie » ( c’est à dire une invention humaine, ni plus ni moins que tout le reste) n’empêche que beaucoup considèrent que c’est ce qu’il y a de mieux (de plus satisfaisant) dans la franc-maçonnerie anglaise actuelle. Comment ne pas rappeler qu’avant de devenir une expansion de la franc-maçonnerie anglaise classique, elle fut d’abord mixte, avec des membres féminins qui jouaient un peu le rôle des « mères » du Compagnonnage français. L’une d’elle fut Miss Aimée Bothwell-Gosse (1866-1954) qui fut à la tête d’une obédience féminine anglaise qui, dans les années 1930, voulut bien communiquer à ces messieurs les secrets du VII° grade dont elle était la seule détentrice survivante. Une autre fut son successeur, Miss Marjorie Debenham (1893-1990), qui créa le Suprême Conseil féminin de France.
    L’important n’est-il pas que chacun y trouve son bonheur ?

    • 18
      Roger Dachez 4 septembre 2018 à 07:17 / Répondre

      Je suis tout à fait d’accord : le travail de Stretton est une remise en ordre de la FM spéculative de son temps. Il a eu aussi largement recours à Yarker: c’est dire…

  • 15
    Brumaire 3 septembre 2018 à 21:18 / Répondre

    Merci à Pierre Noël qui fait un vrai travail d’historien!

    Cependant, peut-être un jour dira-t-on officiellement qu’avant 1717, les preuves d’une existence non-anglaise de maçonnerie non opérative ont été l’objet d’une véritable purge par les mêmes Anglais au sein de la RS, et qu’il n’en reste hélas pas davantage de traces qu’à l’île de Pâques concernant les anciennes traditions.

  • 14
    pierre noel 3 septembre 2018 à 21:05 / Répondre

    AQC n’a pas « mis au rebut’ les publications de Harry Carr mais plusieurs auteurs les ont discutées, ce qui a amené des critiques, des réfutations et des défenses, suscitant des échanges de toute sorte depuis 50 ans.
    Le point de vue « traditionnel » a toujours été exposé et défendu dans AQC (voir par exemeple F.Seal-Coon, An Old-Time Midsummer ‘Operative’ Ceremony, in Transactions of Quatuor Coronati Lodge No.2076, Vol 105 : 161-171, 1992). Lire avant de parler n’est pas inutile !

    • 20
      Désap. 4 septembre 2018 à 10:03 / Répondre

      Un article de AQC daté de 1992, soit l’époque à laquelle commence à prospérer la théorie de l’emprunt.
      Quand est-il aujourd’hui des travaux de H. Carr ? Archivés.

      • 22
        Désap. 4 septembre 2018 à 12:03 / Répondre

        Qu’en est-il aujourd’hui …

  • 11
    pierre noel 3 septembre 2018 à 17:29 / Répondre

    « The Worshipful Society of Free Masons, Rough Masons, Wallers, Slaters, Paviors, Plaisterers and Bricklayers » (An introduction to the Society).

    Cette société est un corps de Francs-maçons spéculatifs réguliers, dont l’accès est réservé à des Maîtres Maçons qui sont également Maçons de l’Arche Royale et Maîtres Maçons de Marque.
    Le but de la société est de préserver la mémoire, perpétuer les pratiques des Francs Maçons opératifs qui existaient avant la Franc maçonnerie spéculative ou qui ont subsisté en dehors d’elle, d’après une certaine tradition….
    La société ne prétend pas être le successeur ni avoir de lien avec une société plus ancienne de même nom ou de nom similaire. Elle ne prétend pas non plus que ses cérémonies représentent ou ont jamais représenté les pratiques des tailleurs de pierre ou autres artisans…

    Il y a sept degrés dans la société :
    I° Indentured Apprentice
    II° Fellow of the Craft
    III° Fitter and marker
    IV° Setter Erector
    V° Intendent, Overseer, Super Intendent and Warden
    VI° Passed Master
    VII° Master Mason (dont trois sont les Grand Master Masons).

    Ne sont qualifiés pour le VI° degré que les Maîtres Installés des degrés du Métier (la FM bleue) et de la Marque.

    La tradition rapporte que cette Société a pour origine des loges de maçons opératifs qui n’auraient pas disparu lors de la formation de la franc-maçonnerie spéculative. Elles auraient subsisté, de façon ténue, jusqu’à une date beaucoup plus tardive. Avec l’essor des syndicats, et particulièrement après le Trade Union Act de 1871, le vieux système des guildes déclina et peu avant le début de la 1ère guerre mondiale il ne subsistait plus qu’une ou deux loges opératives.
    Alors qu’elles étaient sur le point de disparaître, d’après la tradition toujours, des mesures furent prises par des Francs-Maçons spéculatifs, dont un ou deux étaient aussi opératifs, pour que ne disparaissent pas les pratiques des guildes. A cette fin fut constitué en 1913 l’Assemblage « Channel Row » (à Londres), qui fut longtemps le seul Assemblage.
    ………………………………………………………………………………………………

    Ici s’arrête ma traduction d’un document OFFICIEL de la Society (le texte est un peu plus long). On remarquera la prudence du rédacteur qui n’affirme rien.
    Depuis lors, après la deuxième guerre, la Société s’est étendue au l’ensemble du monde anglo-saxon, mais aussi à la France, la Belgique et l’Espagne, où des Assemblages virent le jour et prospèrent.
    Il est bien « British » que ne soient cités ni Clement Stretton (1850-1915) ni John Yarker (1833-1913), sans qui ce «réveil » n’aurait pas eu lieu. Ils avaient pourtant été, tous deux, membres de la Grande Loge Unie d’Angleterre mais leurs intérêts pour les grades au-delà du « Craft » leur avaient attiré quelques inimitiés.
    L’article de Bernard Dat dans RT, 118-119 : 149-212 (1999) en est une excellente
    présentation. Il a le mérite de contenir en reproduction l’article de Clement Stretton qui présente l’essentiel du système : Tectonic Art. Ancient Trade Guilds and Companies. Free Masons’ Guild , publié en 1909. Les articles et ouvrages (en anglais) de David K…- R…. (qui fut GMM) sont un complément indispensable mais peu connu en France.

    • 13
      Roger Dachez 3 septembre 2018 à 19:14 / Répondre

      Merci cher Pierre Noël de citer l’article fondamental de Renaissance Traditionnelle qui déplaira sans doute à Desap, car c’est la revue du « Dr Dachez et de son équipe ». La forgerie de Stretton montre en tout cas où peut conduire l’obsession pathologique pour la filiation opérative…

    • 19
      Chicon 4 septembre 2018 à 09:35 / Répondre

      Les « Trade Union » (syndicats naissants ) auraient donc « eu la peau » des francs maçons de metier ?
      Comme chez nous « les Compagnons du Devoir  » ?

  • 8
    Michel Sastre 3 septembre 2018 à 13:51 / Répondre

    (Michel Sastre, Député Grand Maître Maçon pour le Canada) Tout ceci nous amène bien près de « The Worshipful Society of Free Masons, Rough Masons, Wallers, Slaters, Paviors, Plaisterers and Bricklayers ». (operatives.org.uk)

    < A Masonic Society which exists to perpetuate a memorial of the practices of operative Free Masons existing prior to modern speculative Freemasonry. Membership of the Society is restricted to those who are Master Masons, Mark Master Masons and Holy Royal Arch Companions in good standing. »

    Une société Maçonnique perpétuant la mémoire des pratiques des Francs Maçons Opératifs antécédents la Franc Maçonnerie moderne. L'adhésion à la Société n'est ouverte qu'aux Maîtres Maçons qui sont également Maçons de Marque et Compagnons de l'Arche Royale.

    • 9
      Chicon 3 septembre 2018 à 15:38 / Répondre

      (8) Il existe donc une « passerelle » entre les francs maçons de métier et les speculatif, au niveau de certains « side degree » . .
      Il y aurait donc une « era of transition » non trouvée par les études des AQC ?
      A vérifier car « c’est du gros »

      • 10
        Désap. 3 septembre 2018 à 16:50 / Répondre

        Non, non, ça n’a rien de « gros ».
        Il se trouve simplement que AQC a décidé de mettre les publications de Harry Carr au rebut au lieu de les approfondir, ceci au profit de méthodes de recherche de type scientifique et universitaire de manière à s’attribuer une crédibilité incontestable.
        Or, pour mille raisons que de plus en plus de maçons refusent d’admettre, (soit qu’ils sont religieux, soit qu’ils sont matérialistes et donc que ces raisons remettent en cause leur dogme respectif) il n’est pas possible d’établir l’histoire de la franc-maçonnerie en basant la recherche exclusivement sur des preuves documentaires.
        Il est nécessaire de faire appel aux principes et à la manière d’envisager les choses des Maçons pour « deviner » ce qui n’est pas l’objet de documents, par définitions rares et peu concordants, voire contradictoires entre eux parce que nous sommes face à une société qui protégeait des secrets professionnels qu’ils fussent opératifs ou spéculatifs.
        Bien entendu, si l’on prend ce que j’estime être la seule méthode permettant de comprendre quelque chose et de retrouver le chainon qui n’est manquant que dans la tête de ceux qui la refuse, il est plus qu’impératif de bannir tout fantasme, toute mythomanie. Rien de plus simple, il suffit de s’en remettre à la rigueur intellectuelle exigée par le rituel maçonnique, rigueur identique à l’opératif et au spéculatif.
        Mais lorsque l’on se risque à évoquer ladite méthode, immédiatement le Dr Dachez et son équipe vous traite de gentil rêveur.
        On n’insiste donc pas et on laisse s’épaissir le brouillard sur l’Histoire de la maçonnerie, Histoire dont on ne comprend maintenant pratiquement plus rien tant les contradictions s’accumulent.

        • 12
          Roger Dachez 3 septembre 2018 à 17:39 / Répondre

          Cher Désap, à chacun son point de vue, mais de grâce abstenez-vous au moins de faire parler « le Dr Dachez et son équipe ». Ils sont assez grands pour le faire eux-mêmes s’ils le jugent utile et approprié.
          La question de la London Masons Compày et de ses rapports avec la première maçonnerie spéculative est étudiée depuis plus d’un siècle, et Pierre Noël en dit très bien tout ce qu’il faut en dire. Mais si cela suffisait à résoudre le problème d’ensemble, cela se saurait depuis longtemps…

          • 16
            Désap. 3 septembre 2018 à 21:29 / Répondre

            L’essentiel étant que vous soyez en mesure de dissiper les contradictions que vous avez initié et qui rendent pour le moment toute synthèse et cohérence impossibles.
            Pas de relation avec la maçonnerie opérative et Anderson est un mystificateur,
            très bien,
            on continue de vous écouter …

  • 6
    Etienne Micha 3 septembre 2018 à 12:18 / Répondre

    Intéressant en effet ! Bel article.

  • 5
    Mahamat Saleh Makki 3 septembre 2018 à 10:57 / Répondre

    Toutes mes excuses

  • 3
    Mahamat Saleh Makki 3 septembre 2018 à 10:41 / Répondre

    Je serai très ravi de visiter le temple de Londres donnez moi les informations nécessaires

    VF Mahamat Saleh Makki de la respectable Grande Loge du Congo

    • 4
      Géplu 3 septembre 2018 à 10:46 / Répondre

      Hiram.be n’est pas une agence de voyage ou de renseignement. Pour une telle requête, tu trouveras tous les renseignements nécessaires sur internet. 🙂

    • 7
      Blazing Star 3 septembre 2018 à 12:30 / Répondre

      On ne visite pas la GL de Londres comme on visite un Grand Magasin, il faut etre présenté.

  • 2
    Chicon 3 septembre 2018 à 09:34 / Répondre

    C’est clair, bravo à P Noël ( Peter Christmas) pour cet exposé . Il semble y avoir un hiatus de la période d’Anderson, entre les Maçons francs et acceptés et les Francs Maçons.

  • 1
    NEGRIER 3 septembre 2018 à 07:26 / Répondre

    Merci pour ce précieux article.

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