musee FM XXe siecle

Un nouveau XXe siècle au Musée de la franc-maçonnerie

Par Pierre Mollier dans Contributions

Les visiteurs ont pu découvrir cette semaine la nouvelle séquence XXe siècle du Musée de la franc-maçonnerie. Après presque dix ans – le « nouveau Musée » a été inauguré en février 2010 –, il apparaissait que cette partie pouvait être améliorée. Une période difficile à scénographier car les Loges s’y distinguent plus par la promotion des idées que par la beauté des tabliers. Après plus d’un an de préparation, cette nouvelle muséographie du XXe siècle a été progressivement mise en place au mois de février. L’économie générale de l’espace a été améliorée par la création de nouvelles vitrines donnant beaucoup plus de volume.

La période 1880-2000 est maintenant organisée en trois pôles. Le premier explique l’entrée des femmes en franc-maçonnerie avec la création du Droit Humain puis des Loges d’Adoption par la Grande Loge de France. À côté du bien connu portrait de Georges Martin en 1893, les visiteurs pourront maintenant découvrir l’annonce de la création de la première Loge d’Adoption – Le Libre Examen – en 1901 dans le Bulletin Hebdomadaire des Loges. On peut aussi y admirer de très rares tabliers et bijoux d’Adoption des années 1930. Une deuxième nouvelle vitrine est consacrée à la franc-maçonnerie à la Belle Époque de la République Radicale. Autour d’un magnifique buste de Léon Bourgeois, différentes pièces illustrent la contribution importante des Loges à l’œuvre sociale et éducative de la Troisième République. On appréciera la première édition du « Code du travail » publiée par Arthur Groussier en 1912, une véritable rareté ! La séquence sur les années noires de l’Occupation s’est vue compléter par une présentation de la saga des « Archives Russes ». Trois Maçons illustrent l’implication des Loges, selon des modalités diverses, dans la vie démocratique : Pierre Mendès-France, Henri Caillavet – et son rôle de précurseur sur les questions de société – et Alain Devaquet. Mais la franc-maçonnerie française a aussi été marquée au XXe siècle par un intérêt renouvelé pour le symbolisme et la question de l’initiation ; plusieurs pièces témoignent de l’œuvre et de l’influence grandissante d’Oswald Wirth à partir des années 1920.

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Musée de la Franc-Maçonnerie 16 rue Cadet 75009 Paris.
Ouvert du mardi au vendredi : 10h00-12h30 / 14h00-18h00, samedi : 10h00-13h00 / 14h00-19h00,
dimanche : 10h00-12h30 / 14h00-18h00. Fermeture les lundis et jours fériés.
Chaque dimanche une visite commentée des temples maçonniques et du musée à 14h30, en complément des visites du samedi après-midi (14h30 et 16h00).

vendredi 01 mars 2019 4 commentaires
  • 3
    Warie 2 mars 2019 à 12:01 / Répondre

    Dommage que la sélection ce fasse souvent sur le niveau de vie.il y a aussi de bonnes idées dans la tête des autres

    • 4
      Karim 2 mars 2019 à 17:25 / Répondre

      Bonjour Warie,

      De ce que je peux en juger dans les faits, ce n’est absolument pas le cas.

      Cordialement

  • 2
    Pierre Mollier 2 mars 2019 à 07:16 / Répondre

    Bien sûr et le Musée a une belle collection de pièces sur les Loges d’Adoption du XVIIIe et du début du XIXe siècle auxquelles il consacre une vitrine dans sa partie XVIIIIe. La nouvelle vitrine XXe siècle se concentre sur leur recréation (elles avaient disparues au cours du XIXe siècle… mais plus tard qu’on le dit généralement).

  • 1
    Marie Edith Beaulieu 1 mars 2019 à 23:44 / Répondre

    Les loges d’adoption ou loges « androgynes » créés pour accueillir des femmes en franc-maçonnerie existaient déjà depuis le XVIIIe siècle mais sous la tutelle de loges masculines et avec un rituel différent.
    La création du Droit Humain par Maria Deraisme et Georges Martin en 1893 a permis la mixité en loge et l’égalité entre hommes et femmes dans un rituel commun.

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