La Vraye histoire du bon roy Alexandre

La photo maçonnique du dimanche 3 mars 2019

Par Géplu dans Photos

C’est Jacques qui nous a envoyé la reproduction de cette miniature, titrée La Vraye histoire du bon roy Alexandre, conservée à la British Library, et le commentaire ci-dessous :

Cette magnifique miniature se trouve à la British Library. Elle est datée entre 1420 and 1425 et représente un groupe d’hommes, qui ne sont visiblement pas des ouvriers ou maçons opératifs ; ils tiennent des outils de travail supposés appartenir au métier de maçon : le Volume de la Loi Sacrée, un compas, une règle et un niveau ainsi que ce qui semble être un globe céleste. Ces instruments sont utilisés pour l’étude de la géométrie et de l’astronomie. Le texte du manuscrit est le suivant : « Comment notre Seigneur donna connaissance à Alexandre de trier le Bien du Mal ».
Attribuer un sens moral aux outils de maçons opératifs est exactement ce caractérise et distingue la Franc-Maçonnerie spéculative. Cette miniature démontre clairement que la Franc-Maçonnerie spéculative n’est pas née du néant en 1717, mais qu’elle a été inspirée et précédée par des siècles au cours desquels on a utilisé continuellement des symboles et des allégories empruntés au métier de la construction en leur donnant une interprétation morale.
Même la Bible contient plusieurs passages moraux importantes inspirés de cette manière : « Le Seigneur me fit voir encore ceci : il était lui-même debout près d’une muraille verticale et tenait à la main un Fil à plomb. Il me posa cette question : Que vois-tu, Amos ? un fil à plomb, répondis-je. Le Seigneur reprit : Eh bien, je vérifie si Israël, mon peuple, est d’aplomb, (Amos 7)

Cela prouve au moins que l’équerre, la règle et le compas ont toujours eu, et depuis bien avant la création de la maçonnerie moderne de 1717, un riche contenu symbolique.

Si vous aussi près de chez vous ou en voyage vous remarquez un bâtiment un objet ou une décoration maçonnique ou évoquant la maçonnerie, n’hésitez pas à nous en envoyer des photos avec quelques explications.
Ces « témoignages » plaisent beaucoup aux lecteurs du Blog.

dimanche 03 mars 2019 49 commentaires

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  • 49
    pierre noel 11 mars 2019 à 22:23 / Répondre

    La phrase d’Anderson, 1738 (p 111), ne permet aucune équivoque.
    « This year (1720), at some private lodges, several very valuable Manuscripts (fos they had nothing yet in Print) concerning the Fraternity … were too hastily burnt by some scrupulous Brothers, that those Papers might not fall into strange Hands ». Des documents de valeur furent trop hâtivement brûlés par des FF « scrupuleux » (scrupulous , d’après l’Oxford dictionary, signifie « qui a peur de faire mal »). Anderson déplore le fait, survenu après que le GM Payne eut demandé (en 1720) aux FF « de la GL de Londres & Westminster » (quatre loges à l’époque, peut-être six) d’apporter les « vieux » documents en leur possession. Il est le seul à en faire état ( s’il ne l’avait fait, personne n’en parlerait). Tous les commentateurs (francophones faut-il le souligner) se basent uniquement sur ce qu’il a écrit et finissent, suivant l’exemple de Guénon sans plus réfléchir, par lui attribuer le méfait (qu’il est le seul à relater) en un bel exemple d’aveuglement collectif.
    La différence entre les « vieux » maçons de l’époque de la reconstruction de Londres (et de leurs prédécesseurs opératifs) et les « nouveaux » maçons de l’époque Désaguliers-Anderson-Payne ne peut être discutée qu’en comparant les Constitutions Roberts de 1722 (belle synthèse des Anciennes Constitutions « gothiques » en général) et celles d’Anderson de 1723, sans y mêler quoique ce soit de maçonnerie selon les « anciennes » Constitutions qui n’apparurent que vingt ou trente ans plus tard pour des raisons purement sociologiques. Les différences sautent aux yeux ! Encore faut-il les lire en laissant de côté les a-priori sur la Tradition Primordiale ou la Philosophia Perennis.

  • 48
    Désap. 10 mars 2019 à 19:26 / Répondre

    Autant j’apprécie la description métaphysique de Guénon, autant tout le monde s’accorde sur la fantaisie de ses conclusions historiques.
    De plus, nous sommes sept ans après l’établissement des Basics Principles par la GLUA et à l’époque si l’on avait pu coller un « Gadlucide » aux Anglais on l’aurait fait, Guénon inclus qui leur refusait toute régularité maçonnique, considérant avec raison que 1717 constituait une perte.
    Enfin, dans tous les cas la traduction de la phrase d’Anderson de 1738 exprime un regret, celui de la destruction de documents anciens par des (nouveaux) maçons trop zélés.
    Par ailleurs je n’ai pas entendu ou lu que les Antients aient reproché cela à ces « rufiants de Moderns » comme ils aimaient qualifier la GL d’Angleterre ; si Pierre Noël a quelque chose de cet ordre, en effet ceci plaiderait en faveur de l’hypothèse B. Aubertin.
    En conséquence et jusqu’à l’établissement de circonstances concrètes, je ne mettrais pas en doute Anderson sur des suppositions, fussent-elles émises par le respectable Guénon.

  • 47
    pierre noel 10 mars 2019 à 12:34 / Répondre

    Emoustillé par les commentaires 30, 38, 39 et 45, j’ai remué mes souvenirs d’enfance ! Nourri de René Guénon « en long, en large et en travers », je ne peux qu’ajouter ces mots du Maître (sans les prendre pour paroles d’évangile !)

    Tome I de « Etudes sur la franc-maçonnerie et le compagnonnage » 1965, p. 260 (« à propos d’un article de Archives de Trans-en-Provence, 1936).
    « … en ce qui concerne l’incendie de la Loge St-Paul : selon toute vraisemblance, les responsables n’en furent point des Maçons traditionnels craignant qu’on ne publiât les Old Charges, ce dont personne n’eut jamais sérieusement l’intention , mais, bien au contraire , les novateurs eux-mêmes , qui précisément n’avaient rassemblés ces anciens documents que pour les faire disparaître après en avoir utilisés ce qui leur convenait, afin qu’un ne pût faire la preuve des changements qu’ils y avaient introduits ».

    Tome II de « Etudes sur la franc-maçonnerie et le compagnonnage », pp. 123-124 (1950 : A propos d’un livre d’Henri-Félix Marcy) :
    « Il faut louer particulièrement l’auteur de n’avoir pas été dupe de la façon dont on présente habituellement la destruction en 1720 des documents qui avaient été rassemblés au cours des années précédentes ; il remarque qu’Anderson « évite de donner des précisions sur les manuscrits détruits » ; sans qu’il le dise expressément, il est visible qu’Anderson lui-même a bien dû avec ses « associés » Payne et Désaguliers, être pour quelque chose dans « cet acte de vandalisme » … Il est assez clair que les fondateurs de Maçonnerie spéculative ont eu pour but en agissant ainsi, non pas d’empêcher « que ces papiers puissent tomber dans des mains étrangères », ainsi qu’on l’a prétendu assez naïvement, mais pour faire disparaître tout ce qui pouvait fournir la preuve des changements qu’ils avaient apporté aux anciennes Constitutions »

  • 46
    Christian 10 mars 2019 à 09:25 / Répondre

    vu dans une église un tableau représentant Jésus dans l’atelier de son père Joseph , apparement il est apprenti charpentier , il tient l’équerre et le compas . Au mur le fil à plomb, etc….

  • 43
    Désap. 9 mars 2019 à 13:14 / Répondre

    Je ne comprends toujours pas cette obstination à ne voir comme « maçons opératifs » les seuls tailleurs de pierres. Le comble étant que ceux-ci n’ont jamais porté le titre de « maçon », mais ceux d’apprenti ou compagnon.
    Seuls portaient le titre de « maçon » les architectes, qu’ils soient concepteurs ou maitres des ateliers de taille et de sculpture.
    D’autre part, j’invite tous les maitres à se remémorer le premier acte de l’élévation, il en est donc également ainsi chez les modernes.
    L’architecture est la fonction du maitre aujourd’hui.
    L’objet de la maçonnerie est l’architecture, pas la taille de la pierre qui n’est qu’un passage (cf. C:.)
    Ne sont-ce pas (simplement) des architectes dans cette représentation ? Qui usent des principes et des outils de l’architecture ? Il y a deux arbres coupés qui figurent des colonnes, un nombre d’étoiles, le soleil la lune, compas équerre etc, rien de plus « commun » au métier d’architecture que nous pratiquons, rien ne manque au tableau de la loge.

    • 44
      Jean-Michel Mathonière 9 mars 2019 à 14:19 / Répondre

      Euh, Désap., est-ce le besoin irrépressible d’avoir le dernier mot sur ton blog ou bien simplement un dérapage incontrôlé ? Après avoir cherché à mettre minable sans beaucoup d’élégance et de fraternité notre TCF Bernard Aubertin, aurais-tu par hasard l’envie de te payer Mathonière en allant le chatouiller sur les tailleurs de pierre ?
      Car ton commentaire mélange gaillardement (et avec un ton bien particulier) vérités et erreurs. Si en effet l’objet même de la Maçonnerie est l’architecture dans son ensemble, comme précisément je l’ai à plusieurs reprises exposé dans mes travaux, notamment à l’occasion de l’exposition « La règle et le compas » au musée de la franc-maçonnerie en 2013, c’est quand même bien de tailleurs de pierre que l’on parlait autrefois, aussi bien chez les Français que chez les Anglais, et non d’un autre métier. Et les tailleurs de pierre les plus compétents, comme les charpentiers les plus habiles, faisaient fonction d’architecte avant que cela ne devienne un titre spécifique ou encore d’entrepreneur, d’ingénieur, etc.
      Quant à vouloir voir dans cette miniature une sorte de tableau de Loge, je pense pour ma part que c’est quelque peu imprudent, d’autant si l’on n’a pas pris la peine de la situer précisément vis-à-vis du texte qu’elle illustre, ou encore si l’on ne sait pas à quoi peuvent aussi se rattacher ces trois arbres (2 + 1) coupés sur le plan des connaissances liées à la construction. Comme trop souvent, on spécule trop vite et on sur-interprète…
      Et si, tout simplement, les Maçons s’intéressaient un peu plus largement au contexte culturel (dont professionnel) dans lequel la Maçonnerie puise ses racines sans chercher systématiquement à retrouver le père absent ?

      • 45
        Désap. 9 mars 2019 à 18:48 / Répondre

        Je ne dis rien d’autre mon cher Jean Michel,
        quant à Bernard Aubertin, il a écrit une ânerie, je n’ai pu que le constater à mon grand regret.
        La fraternité ne réside-t-elle pas tout d’abord dans le devoir de franchise dû à son frère et au-delà de toute circonvolution ?
        Nul besoin de quelque « dernier mot » ni de recherche de « père absent », les faits, rien que les faits.

  • 40
    Brumaire 7 mars 2019 à 15:55 / Répondre

    A 12-35-38-39: Question de non-historienne à ceux qui sont bien plus documentés: doit-on considérer les ouvrages de R.Lomas comme fantaisistes et peu dignes de considération? en particulier « L’invisible Collège »?

    • 42
      Désap. 8 mars 2019 à 13:08 / Répondre

      Ma TCS Brumaire, les théories du complot d’où qu’elles viennent et toutes étayées qu’elles puissent paraitre, il faut résolument s’en méfier.
      On dira courtoisement qu’il y a du vrai et du faux dans les ouvrages de RLomas,
      une spéculation excessive à mon sens, très à l’image de la forgerie templière de Ramsay.

  • 39
    Désap. 7 mars 2019 à 12:23 / Répondre

    Avant de conclure ou de triompher, j’invite chacun à comparer ce qu’écrit Anderson, qui regrette la destruction de « plusieurs manuscrits très précieux … brûlés trop rapidement par certains frères (trop) scrupuleux » par crainte qu’ils « ne tombent dans des mains étrangères », c’est en tout cas ainsi que je comprends sa phrase,
    et l’interprétation (très) libre qu’en fait AUBERTIN BERNARD en 12, savoir une destruction systématique des documents anciens par des membres de la GL de L&W de manière à assurer le pouvoir de la nouvelle structure, ce qui ne repose sur rien et moins encore sur la page 111 des Constitutions de 1738.

  • 37
    luciole 6 mars 2019 à 22:57 / Répondre

    C’est le voisinage qui a rendu les Belges (?) zinzins,à force de voir ce qu’il y a à coté !

    • 41
      Joël 7 mars 2019 à 21:33 / Répondre

      Non, c’est un pays loufoque créé par les Anglais contre la France et dont le peuple ne connaît pas sa propre histoire. Pour autant qu’il y en ait une : l’Histoire de la Flandre n’a rien à voir avec celle de la Principauté de Liège qui dépendait de l’Empire germanique. La plupart des observateurs politiques s’attende à une lente évaporation, une lente agonie…

  • 30
    Désap. 6 mars 2019 à 09:26 / Répondre

    Pas de réponse à la question posée à Aubertin Bernard : De quelles sources et sous quelles formes tenez-vous
    « la destruction par le feu des anciens documents … qui trainaient dans les loges « visitées ». » ? 12
    Rien d’anormal, ceci ne repose sur rien.
    Curieux.

    • 35
      pierre noel 6 mars 2019 à 20:59 / Répondre

      Comment peut-on poser cette question alors que la réponse se trouve dans Anderson, 1738 (p 111) ?
      « This year (1720), at some private lodges, several very valuable Manuscripts (fos they had nothing yet in Print) concerning the Fraternity … were too hastily burnt by some scrupulous Brothers, that those Papers might not fall into strange Hands »
      Si Anderson ne l’avait pas écrit, personne n’en aurait jamais parlé.

      • 38
        Aubertin Bernard 7 mars 2019 à 07:44 / Répondre

        Merci cher Pierre pour cette confortation avec référence et n° de la page de mes propos (n° 12)considérés comme farfelus. N’ayant pas pour habitude de dire et encore moins d’écrire n’importe quoi et voici qu’on m’apporte sur un plateau ce que je cherche dans mes papiers depuis qqs jours, le soir bien tard après mon temps de travail. Donc la chose est imprimée et confirmée par Anderson himself.
        La curiosité intellectuelle n’est pas un vilain défaut… mais elle devrait être obligatoire pour certains !

  • 23
    hrms 4 mars 2019 à 15:11 / Répondre

    Il est clair la date de réalisation de cette iconographie, que les outils d’une part, les différents motifs iconographiques d’autre part que l’on peut retrouver par ailleurs dans la Franc-maçonnerie ne peuvent qu’interpeller. De surcroit sur cette représentation on aperçoit des personnages dont les vêtements n’ont rien de commun avec ceux habituellement retrouvés sur des constructeurs.
    Pour terminer je pense qu’il n’y a plus grand monde – de sérieux- pour penser que 1717 serait la date de la création de la Franc-maçonnerie. Comme disent les jeunes l’année 1717 « claque » mieux qu’une autre plus difficile à retenir et surtout à prouver.
    hrms

    • 25
      luciole 4 mars 2019 à 16:11 / Répondre

      1717 restera donc la date d’invention du Piano (par Cristofori), qui a beaucoup apporté à l’humanité.

    • 26
      Aubertin Bernard 4 mars 2019 à 17:28 / Répondre

      En observant bien,on voit, en arrière plan, deux arbres coupés formant deux colonnes … Le livre ( pas de la loi sacrée) est un antiphonaire. Un agrandissement de cette miniature, avec une très haute définition, permettrait sûrement de lire les notes et d’identifier la pièce de musique grégorienne écrite sur une portée à 4 lignes. Elle est chantée par un clerc, pendant que les autres remplissent chacun leur office. Il s’agit bien d’une consécration d’un lieu dédié à une construction (sacrée?)vu les outils présents, à un moment précis et en conjonction avec un(des) astre(s) au(x) mouvement(s) scrupuleusement observé(s) sur l’armillaire jusqu’au moment où la position optimale est atteinte. La trajectoire est suivie du doigt par l’astrologue porteur de l’armillaire,qui l’annonce et la confirme (sa bouche est ouverte et ses yeux écarquillés)au clerc vêtu de violet regardant le ciel et notifiée par le clerc vêtu de bleu aux autres personnages qui commencent aussitôt la cérémonie.Notez la torsion très réaliste du poignet du clerc prêt à mouvoir son compas ( que l’on sent déjà tourner) pour tracer un cercle dont le centre est proche du poteau dont l’ombre (il n’y en a aucune sur la miniature)la plus courte annonce le midi vrai ou plein. Ce n’est pas le but vu que la voûte est étoilée, avec un … soleil.
      La représentation est allégorique et n’a pas pour but d’être « réaliste ».
      On notera que les clercs sont au nombre de 7 (3,5,7) du moins c’est ce que l’on peut voir.

  • 22
    Brumaire 4 mars 2019 à 14:36 / Répondre

    Le combat contre l’obscurantisme, le fanatisme et la bêtise est grand, hélas…

  • 19
    CHRISTELLE DAVID 4 mars 2019 à 11:57 / Répondre

    Est ce bien la truelle sur le personnage de droite?

  • 17
    ERGIEF 4 mars 2019 à 06:26 / Répondre

    @JM Mathonière. Effectivement sur le site de la British Library la miniature est plus précisément reproduite. Il semble bien que ce soit un cordeau dans les mains du personnage de droite. D’autre part on distingue mieux les deux luminaires, soleil et lune, qui dominent la scène, comme sur un tableau de Loge.

    • 21
      PIOS 4 mars 2019 à 14:29 / Répondre

      je pense que c’est la corde à 13 noeuds que tous les maitres d’oeuvre possédaient et qui permet toutes les constructions géométriques .Je suis de la RL Saint Exupery Terre des Hommes , l’un de nos FF est Compagnon charpentier et connait bien cela .
      D.P

  • 16
    Alban Pelletier 4 mars 2019 à 02:14 / Répondre

    Intéressant…j’aimerai être initié également

  • 15
    Nathalie Kansaye 3 mars 2019 à 22:50 / Répondre

    Une blague, je ne peux m en empêcher « quelle interactivité ! » étonnant étonnant non….

  • 14
    Laurent Romero 3 mars 2019 à 21:59 / Répondre

    Tout simplement j’aime ça me fascine

  • 11
    harry 3 mars 2019 à 20:47 / Répondre

    Il existe un seul vrai Seigneur Jésus-Christ de Nazareth, le fils du Dieu très haut , le sauveur du monde , toute cette fraternité ne peut rien faire contre le Christ , Car Jésus-Christ est victorieux, Il a mis dehors le prince de ce monde , Satan. Le combat est grand mais les véritables enfants de Dieu l’emporteront sur le Diable et ses enfants , il y en a quelqu’un qui accomplisse l’oeuvre de leur père le Diable , ces personnes là se cachent sous le manteau des sociétés secrètes, ils se disent maçons spéculatives pour pouvoirs cachés leur vrai nature , mais nous nous sommes enfants de Dieu.

    • 18
      luciole 4 mars 2019 à 11:24 / Répondre

      et?

    • 24
      Désap. 4 mars 2019 à 15:56 / Répondre

      Le Nonce apostolique du « seul vrai Seigneur Jésus-Christ de Nazareth, le fils du Dieu très haut , le sauveur du monde » (!) est prié de bien vouloir répondre à la question 18,
      donc : les « maçons spéculatives »(!!) gnagnagna,
      et?

  • 8
    Brumaire 3 mars 2019 à 16:51 / Répondre

    Depuis le temps que certains s’obstinent et se cramponnent à la date de 1717, alors qu’il commence à être notoire que les Anglais ont soigneusement fait disparaître toute trace de maçonnerie antérieure à la leur sur le sol britannique, en particulier à la prestigieuse Royal Society, voici que cette miniature apporte une preuve que la maçonnerie non opérative existait bien avant 1717, et qu’elle n’est pas due aux seuls Anglais!

    • 12
      Aubertin Bernard 3 mars 2019 à 20:56 / Répondre

      Il a été moultes fois relaté que la rédaction des « Constitutions dudit Anderson coïncidait avec la destruction par le feu des anciens documents collectés sûrement  » gênants voire dérangeants » qui trainaient dans les loges « visitées ». Il s’agissait de faire le ménage d’un passé, façon « tabula rasa » et d’établir un acte de naissance sur de nouvelles bases sérieuses précisément datées rédigées en bonnes et dues formes avec noms des lieux, des tavernes, du quartier afin de faire croire à une création ex nihilo, à Londres of course,disons en 1717 , facile à mémoriser, et, qui en addition théosophique se réduit à 16 soit 1+6 = 7 comme 3 , 5 , 7. Tout est parfait ! Circulez , il n’y a plus rien à boire et voilà une belle antériorité établie ad aeternam ( enfin presque) sur le monde entier, quoique …

      • 20
        Désap. 4 mars 2019 à 11:58 / Répondre

        12 – De quelles sources et sous quelles formes tenez-vous « la destruction par le feu des anciens documents … qui trainaient dans les loges « visitées ». » ?

        • 32
          Aubertin Bernard 6 mars 2019 à 14:32 / Répondre

          Ma réponse viendra quand j’aurai retrouvé mes notes qui dorment sous des piles de papier, de mémoire, cela se passait pendant une réunion , un banquet ( d’ordre ?) In vinum veritas ?
          En tout je ne l’ai pas inventé.

          • 33
            Désap. 6 mars 2019 à 17:20 / Répondre

            32 – Vous ne produirez rien de probant à ce sujet.
            Il faut cesser de croire et propager ces forgeries, c’est nuisible au débat

        • 34
          luciole 6 mars 2019 à 17:49 / Répondre

          C’est un vieux « truc » de faire repartir une nouvelle ère supposée en brulant ce qui a précédé.
          De la Bibliothèque d’Alexandrie aux Bouddhas afghans et aux autodafés hitlériens ,rien de nouveau.
          Relire « Farenheit451 »

  • 7
    Damien 3 mars 2019 à 16:45 / Répondre

    Cela prouve également que de tout temps et de toute époque il eu existé des sociétés initiatique qui pour transmettre se servait d outils de géométrie comme symbole. Platon par exemple appartenait à une société de Mathématiques il me semble

  • 4
    LIONEL MAINE 3 mars 2019 à 10:54 / Répondre

    Enfin !!!

  • 3
    Jean-Michel Mathonière 3 mars 2019 à 10:48 / Répondre

    Il s’agit bien d’une sphère armillaire, emblème de l’astronomie au même titre que, derrière le personnage portant cet instrument, les deux astronomes observant le ciel étoilé et devisant.
    Ce couple astronomie/géométrie est fréquent dans l’iconographie du Moyen-Âge et de la Renaissance, dans le cadre des représentations des sept arts libéraux. L’ajout du niveau montre clairement que la géométrie est associée à la maçonnerie (et à l’arpentage).
    Merci Jacques de rappeler avec cette illustration peu connue que l’Art royal (d’Alexandre le Grand…) n’a pas attendu l’émergence puis la naissance de la franc-maçonnerie spéculative pour exister, que ce soit chez les maçons de pratique (= tailleurs de pierre) ou chez des spéculatifs qui, tels le compas et l’équerre entrecroisés autour de la règle, entretenaient encore l’indissociable complémentarité entre la main et l’esprit.

    • 5
      Nathalie Kansaye 3 mars 2019 à 14:46 / Répondre

      Excellente analyse de différenciation: l essence franc maconne est là:Voilà pourquoi la recherche est la base de toute obédience, primauté absolue de la science.Je retourne dynamisée par votre écrit à mes recherches merci à vous de tout coeur.

    • 6
      Aubertin Bernard 3 mars 2019 à 15:13 / Répondre

      Le dernier personnage à droite semble tenir une corde à noeuds, instrument de base de l’arpentage. Ces instruments sont employés depuis des temps immémoriaux et restent toujours d’une grande utilité, malgré les lasers et autres lorgnettes. Quel est le titre de l’ouvrage d’où a été extraite cette miniature et quelle est sa cote à la British Library MS ???
      Merci et cela fera avancer les recherches.

      • 10
        Jean-Michel Mathonière 3 mars 2019 à 17:59 / Répondre

        Voici le lien vers la notice de ce manuscrit français de la British Library, avec un lien permettant d’avoir une meilleure reproduction de la miniature :
        https://www.bl.uk/catalogues/illuminatedmanuscripts/record.asp?MSID=6533&CollID=16&NStart=200220
        Je ne suis pas certain qu’il s’agisse d’une corde à nœuds, ce qui semblerait par ailleurs tout à fait logique.

        • 13
          Aubertin Bernard 3 mars 2019 à 21:23 / Répondre

          Grand merci Jean Michel, cette contribution inespérée va bien au delà de mon humble souhait d’un matricule MS. C’est fromage ET dessert! Beau cadeau à partager.En fait ces miniatures m’étaient connues ( sans plus)par les illustrations des livres d’histoires des années 60 à l’école primaire.

          La corde est visiblement tressée et souple, d’ailleurs les noeuds ne sont pas obligatoires, on pouvait les remplacer par des fils colorés( mobiles comme des curseurs) aux endroits des pliages, ce qui permettait une totale ( et économique) souplesse d’adaptation à divers tracés dans d’autres endroits; très utiles quand la valeur du pied-étalon variait d’une région à l’autre, voire tout simplement sur la rive opposée d’un filet d’eau-frontière!
          La Géométrie-par-les-yeux est et reste, comme la Musique et la Gastronomie par son langage gestuel-visuel( quand on ne connait pas la langue de l’endroit) ou parlé (des plus colorés et savoureux qui soient),une des 3 langues universelles sur Terre qui ne nécessitent aucun interprète. Ce qui est toujours le cas.

        • 27
          Aubertin Bernard 5 mars 2019 à 16:32 / Répondre

          Bonjour Jean Michel, je ne me lasse pas d’admirer toutes ces miniatures. Pour comprendre celle qui nous intéresse tant, le texte qu’elle illustre serait des plus utiles pour la situer dans son contexte et comprendre de quoi il en retourne. Il y a peut être des noms de lieux, villes , pays ?
          Existe-t-il un fac simili de cet ouvrage ?
          Merci pour ta réponse à venir. Bernard

          • 28
            Jean-Michel Mathonière 5 mars 2019 à 17:24 / Répondre

            Bonjour Bernard. Le manuscrit a été intégralement numérisé en haute définition. Voici le lien :
            http://www.bl.uk/manuscripts/Viewer.aspx?ref=royal_ms_20_b_xx_fs001ar

            Je n’ai pas le temps actuellement de faire une transcription du texte qui, globalement, concerne l’étude des sciences afin d’instruire Alexandre le Grand pour qu’il puisse faire le tri entre le bien et le mal. Il faudrait consulter l’ouvrage suivant, que je ne possède pas, et qui est cité en bibliographie dans la notice que j’ai citée précédemment :
            The Romance of Alexander / Der Pariser Alexanderroman: Royal 20 B. XX, The British Library, London, with contributions by Joanna Fronska, Maud Pérez-Simon and Siegbert Himmelsbach, 2 vols (Lucerne: Quaternio, 2014) [facsimile with commentary].

            Pour faire réponse globalement à tes commentaires sur cette illustration, je resterais pour ma part très prudent quant aux lectures « maçonniques » des symboles présents. Attention à la sur-interprétation ! D’autant qu’en réalité, il ne faut jamais perdre de vue que le « bon sens » des choses, en la circonstance, c’est qu’il y a des éléments emblématiques provenant de la culture antique et médiévale qui ont été conservés – et plus ou moins modifiés quant aux significations – dans l’iconographie symbolique de la franc-maçonnerie… et non l’inverse ! 😉

            Bon travail de décryptage et de contextualisation !

            • 29
              Aubertin Bernard 5 mars 2019 à 19:43 /

              Merci beaucoup Jean Michel, Franck K. suit avec grande attention nos échanges. Je vais tenter d’imprimer ce qui m’intéresse en 1er. Je ne sur-interprète pas, je me contente de dresser un inventaire de ce qu’on peut voir et constater que la panoplie maç.est relativement complète en 1420, les deux arbres coupés sont mis en évidence peut-être pour une autre raison qui m’échappe.Ces clercs auraient sans doute été très étonnés les avaient entretenus de F. M.. Quid ? Les mentalités et motivations de cette époque sont bien différentes des XVIIès. et suivants toutes plus « tartinées » de légendes inventées sur mesure, d’ajouts fumeux, pitoresques et baroques.
              De toute façon la préoccupation égyptienne de la géométrie s’est appliquée en 1er lieu au cadastrage post inondations par « débitage » de surfaces complexes en carrés , triangles, rectangles, calcul unaire avec système décimal et par 7. Elle avait pour finalité première le sévère calcul des impôts appliqué, férocemment, aux récoltes et travaux de toutes natures, puis aux tracés, proportions des bâtiments officiels par 3,4,5, le N. d’Or (lui -même hérité de ? (ledit N.d’Or est d’ailleurs un automatisme incréé inconnu sous cette appellation ) mais bien présent puis + ou – oublié, réapparaissant à diverses périodes plus ou moins fécondes…SF Bernard

  • 1
    Anwen 3 mars 2019 à 05:12 / Répondre

    Bonjour,
    Les Sociétés secrètes ont eu et ont, encore, comme signe de ralliement, la lettre T ou la lettre D. Il est utile d’en chercher l’origine.
    Dans les « Mystères » égyptiens, le signe de ralliement, était composé de deux lignes, une horizontale et l’autre verticale, de manière à figurer le T des architectes. Ce signe est une lettre, le Tau. Il représente en même temps le triangle féminin. C’est, du reste, la première lettre du nom de la révélatrice égyptienne : « Toth ».
    Dans les Mystères de Jérusalem, le signe de ralliement sera la lettre D, le Daleth, ainsi figuré : « ד », une ligne droite horizontale, et une ligne verticale sinueuse.
    Si la lettre « ד » était employée comme article en hébreu, le nom de David (Daud) devrait se lire D (article) Div ou diva (La Diva), les voyelles changeant de place suivant la façon de lire de gauche à droite ou de droite à gauche.
    Rappelons que la Reine Daud a été caché derrière un roi David légendaire.
    Dans le samaritain, cette lettre, le D, est représentée par un signe qui ressemble déjà au T des autres langues : la ligne verticale est au milieu de la lettre, alors qu’en hébreu elle est reculée à droite.
    Nous ne savons pas si c’est le samaritain qui était parlé par les Hébreux et qui avait le plus d’autorité. Cela est probable, puisque c’est Samarie (1) qui reste la capitale de la gynécocratie Israélite, et c’est la version samaritaine du Sépher qui est la plus authentique.
    Donc, le Daleth des Hébreux est le Tau des Egyptiens, et le T des Grecs.
    La prononciation aurait passé du D au T. Elle est encore confondue chez certains peuples modernes, et particulièrement chez ceux qui sont originaires de Palestine.
    C’est parce que le Daleth est la première lettre du nom de David qu’il servit de signe de ralliement au parti qui se forma pour soutenir sa cause.
    Cette lettre est devenue l’équerre des Francs-Maçons.
    C’est parce que le T était déjà la première lettre du nom de la Divinité féminine (Thée, d’où Théa, Théos, veut dire parfait, et se place avant ou après les noms de femmes : Thémis, Astar-Thée), qu’il avait servi de signe de ralliement aux partisans de la Théogonie.
    (1) Le nom même de cette ville : Sa-Marie, semble venir de Isa-Marie, d’autant plus que Sa (qui se dit Shah en Perse) indique toujours la suprématie.
    Cordialement.

    • 2
      Joël 3 mars 2019 à 10:13 / Répondre

      Votre texte me paraît bien tordu. Vous avez des sources fiables à nous proposer ?

    • 9
      Jean-Michel Mathonière 3 mars 2019 à 17:56 / Répondre

      @ Joël : Ce laïus en effet quelque peu « tordu » provient de l’œuvre maîtresse de Céline Renooz (1840-1928), une écrivaine et militante féministe belge, intitulée « L’Ère de vérité » (volume III, 1925, page 188).
      Pour résumer la pensée historiographique (hystériographique serait probablement plus juste…) de l’auteure, on notera qu’elle a supposé que le temple du roi Salomon avait été conçu par une femme, Mirah, représentée dans la tradition maçonnique par le personnage masculin Hiram Abiff (« Hiram » = « Mirah » à l’envers). Elle a également affirmé que le véritable fondateur du christianisme était une femme nommée Johana, décrite dans les textes des Écritures canoniques comme Jean Baptiste. Et que Jésus était donc un mythe inventé par des hommes soucieux d’affirmer leur domination et d’empêcher le culte de la déesse.
      Bref, c’est quand même mieux quand on cite les sources…

      • 31
        LIONEL MAINE 6 mars 2019 à 10:08 / Répondre

        Merci pour votre vigilance.Quelques mois de contributions fumeuses s’éclairent sous un autre jour !

        • 36
          Joël 6 mars 2019 à 21:38 / Répondre

          Le nombre de Belges zinzins dans le domaine ésotérique est innombrable. Un peuple dont l’Histoire est tronquée et qui s’invente des histoires du côté francophone.
          Cela mériterait une thèse ou un mémoire.

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