DH 080319

La journée internationale de la femme

Par Géplu dans Divers

Un communiqué de la Fédération Française du Droit Humain

« Aucun projet de société ne peut être viable
s’il ne se conjugue également au féminin »
Fawzia Houari

L’égalité entre les femmes et les hommes passe par la reconnaissance égale de leur liberté de penser et d’agir, comme celle de leurs droits. Cette égalité doit être accordée à toutes les femmes et toutes les filles partout dans le monde. Force est de constater qu’on en est encore très loin.

La Fédération française du DROIT HUMAIN rappelle que les femmes représentent la moitié de la population mondiale, c’est à dire la moitié de son potentiel, qui n’est absolument pas reconnu à sa juste valeur, quand il n’est pas nié !

Dans de nombreux pays, le chemin de l’émancipation reste long et semé d’embuches pour toutes celles qui ont le malheur de naître filles, celles que l’on va parfois marier de force, encore enfants. Ces obstacles ont été mis en place et institutionnalisés par des responsables politiques, économiques ou religieux. Dans ce domaine les mentalités évoluent très lentement.
Les femmes subissent des mutilations, des violences sexuelles et physiques, des privations, des humiliations, et des harcèlements dus à des pratiques culturelles et religieuses inacceptables, rétrogrades et même illégales. Certaines en perdent la vie.

Ces situations perdurent alors que l’accès à l’éducation, à la santé, le respect de l’intégrité sont des droits fondamentaux et inaliénables pour tous les êtres humains.

Si les inégalités entre les sexes diminuent dans certains domaines et en certains pays, de gros progrès restent à faire et de trop nombreuses femmes et filles continuent de pâtir de discriminations fondées sur le sexe dans toutes les régions du monde.

La France n’est pas plus vertueuse notamment en matière de salaire. A qualification égale, en 2018, les femmes ont gagné 18,6 % de moins que les hommes (Source : Observatoire des inégalités).
Certaines femmes exerçant des métiers indispensables et difficiles sont doublement pénalisées. Pour celles, qui exercent des emplois de service s’ajoute à la pénibilité, un travail émotionnel consistant à gérer les émotions parfois négatives des personnes dont elles s’occupent.
Non seulement ces métiers d’entretien et d’hygiène, de gardes d’enfants, d’assistance ou d’aide aux personnes, sont peu reconnus et mal rémunérés, mais en plus ils exigent un contact humain prolongé ou une attention particulière portée à chaque cas. Par leur travail dans les crèches, les écoles, les hôpitaux et les EHPAD ces femmes permettent aussi à d’autres personnes de participer ainsi au développement économique et social de la société.

Au DROIT HUMAIN, nous avons conscience que l’avancée du progrès social passe par la considération entière et sans concession des femmes, par l’affirmation et le respect de leurs droits. Toutes les citoyennes et tous les citoyens doivent y veiller afin que l’égalité ne soit plus un combat mais un acquis irréversible.

A l’occasion de cette Journée internationale des droits des femmes, les francs-maçons du DROIT HUMAIN rappellent que l’article premier de la Constitution Internationale de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN affirme depuis plus d’un siècle l’égalité entre les femmes et les hommes.

vendredi 08 mars 2019 4 commentaires
  • 4
    Maria 10 mars 2019 à 10:23 / Répondre

    Bonjour

    Les communiqués de l’OMMIDH se suivent d’année en année et se ressemblent tous. Cette obédience qui semblent ignorer qu’il s’agit de la journée internationale des droits des femmes, n’a toujours pas décidé la féminisation des titres et fonctions dans ses rituels et dans son organisation. Cela rendrait pourtant visibles les femmes qui représentent plus de 60 % des effectifs du DH!

    Maintenant que l’Académie Française, référence pour nombre de F.M. en matière de sexisme, l’a fait, le DH va-t-il revenir sur sa position?

    Ce serait tout à son honneur.

    Solidairement

  • 3
    Martine FENIES 9 mars 2019 à 18:57 / Répondre

    GEPLU ! MERCI de prendre en compte que ce n’est pas « la journée internationale de la femme » comme tu l’écris, mais heureusement, tu transfères « la journée des DROITS de la FEMME » . On fait moins poupée Barbie, non ? De plus les DROITS permettront de prendre en compte la différence de salaire dans nos pays « dits évolués » ..Bref je m’arrête là , mais c’est important de souligner que ce n’est pas une « saint valentin » avec bouquet de fleurs pour être tranquille, mais j’associe nos frères à cette journée.

  • 2
    ERGIEF 8 mars 2019 à 08:14 / Répondre

    Cher Geplu, l’association Aux Larmes Citoyennes créé par les comédiennes Hélène Bizot et Vanessa Valence expose actuellement ses photographies à la mairie du 7ème arrdt de Paris. Le vernissage a eu lieu hier soir en présence du maire Mme Rachida Dati. Cette exposition itinérante est parfaitement dans l’esprit de cet article.
    http://www.auxlarmescitoyennes.com

  • 1
    Anwen 8 mars 2019 à 07:09 / Répondre

    Bonjour,
    En ce jour dit « journée de la Femme », et qui devrait être tous les jours, ayons à l’esprit cette pensée d’Alfred de Vigny : « Après avoir bien réfléchi sur la destinée des femmes, j’ai fini par penser que tout homme devrait dire, à chaque femme, au lieu de bonjour, pardon ! Car les plus forts ont fait les lois. »
    Pardon !
    Cordialement.

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