Le Tarot M Costa

Le Tarot pas à pas

Par Géplu dans Contributions, Interviews

Une interview vidéo express de Mariane Costa, l’auteure du livre Le Tarot pas à pas, réalisée par Jacques Carletto, alias Jissey.

Ce livre est consacré au Tarot de Marseille qui n’est pas un jeu en particulier, mais un standard de représentation dont les plus anciens exemplaires remontent au XVIIe (voire au XVIe) siècle, et les plus récents au XXIe siècle. Ce livre est le fruit de quinze ans d’expérience depuis la publication de La Voie du Tarot dont le succès a contribué à rendre au Tarot son identité authentique : celle d’un jeu à la fois profane et initiatique, « cathédrale de poche » selon la formule d’Alejandro Jodorowsky, mais aussi outil d’orientation psychologique, compagnon de nos interrogations existentielles et de notre chemin de croissance.

Marianne Costa est une artiste, écrivain, comédienne, tarologue et traductrice française. Elle a notamment déjà écrit : Pin-up Chrysalide, Maelström 2004 – No Woman’s land, roman, Grasset 2004 – La Voie du Tarot, en coécriture avec Alexandro Jodorowsky Albin Michel, Paris, 2004 – Metagenealogie : la famille, un trésor et un piège, en coécriture avec Alexandro Jodorowsky Albin Michel, Paris, 2011.

Le Tarot pas à pas par Marianne Costa, aux Editions Dervy, chez Amazon ou de préférence dans la librairie la plus proche de votre domicile. ISBN : 979-1024202860

samedi 06 avril 2019 3 commentaires
  • 3
    Désap. 7 avril 2019 à 18:56 / Répondre

    Le tirage du Tarot procède d’un phénomène irrationnel, au jeu se transmettrait une information qui se restituerait au demandeur par le choix aveugle de certaines cartes.
    Mariane Costa pourrait-elle nous dire comment elle explique cette transmission d’information ?
    Je pose la question à l’auteure de cet ouvrage, elle est cependant ouverte.

  • 1
    Anwen 6 avril 2019 à 03:40 / Répondre

    Bonjour,
    Permettez quelques mots à propos de l’origine du Tarot.
    Le Tarot fut, d’abord, une astrologie, imitant la cosmologie du Sépher, mais sans en contenir le sens élevé ; il servit de règle aux devins et aux chiromanciens.
    Lors de l’expédition de Bonaparte en Egypte, on découvrit à Denderah, dans des temples en ruines, des zodiaques sculptés sur des plafonds. Ces zodiaques représentent symboliquement les premières phases de l’évolution humaine telles qu’elles étaient expliquées dans le Sépher.
    Dans la 8ème signe nous trouvons la Torah, la loi donnée à l’homme pour le ramener à la Vérité et au Bien. (De ce mot Torah, les reviseurs ont fait, par ironie, le taro. En français, le Taureau. C’est quand la Thorah devient un Toro que Myriam devient la vache Hathor.)
    Il semble qu’on ait voulu employer tous les moyens de propagande pour faire connaître cette grande et mystérieuse « Loi », car nous allons la retrouver dans le Tarot, forme altérée de la Torah qui ne devait pas périr.
    Nous y trouvons deux couleurs, parce qu’il y a deux sexes.
    Les arcanes majeurs du Tarot sont représentés par les cartes jaunes et les arcanes mineurs par les cartes noires.
    L’arcane majeur est féminin ; il comprend les coupes et les ors.
    L’arcane mineur est masculin ; il comprend les épées et les massues (bâtons).
    De ces arcanes, on a fait le jeu de cartes des Francs, encore en usage actuellement.
    – La coupe, c’est le sexe féminin. On en a fait le cœur. Il a comme conséquence l’or, dont on fait le carreau. Cela représente la plus haute manifestation de l’Esprit féminin.
    – L’homme est représenté par les cartes noires. Le sexe masculin, c’est ce qui pénètre, l’épée ou la lance, dont les cartes réformées feront le pique, et sa réaction, la force musculaire, est symbolisée par la massue (bâton), devenue le trèfle.
    Cela fait un quadrille.
    Trois figures complètent le jeu dans l’ancien Tarot : la sota (reine), le cavalier, le roi. Sota est le nom archaïque (conservé en espagnol) de l’ancienne reine d’Egypte, que d’autres appellent Seth, et qui rétablit le pouvoir féminin après la première persécution qui l’avait renversé.
    Dans les jeux réformés, on mettra les personnages dans un ordre renversé. On dira : roi, dame, valet. Mais, dans le primitif Tarot, la Dame occupe la première place, le chevalier vient ensuite, puis celui qu’on appelle roi et qui n’est, d’abord, que le lieutenant, le valet.
    On représente ces quatre signes par des animaux : les quatre bêtes de l’Apocalypse.
    – La coupe, c’est le Lion.
    – L’or, c’est l’Aigle (ou l’Ange).
    – L’épée (ou la lance), c’est l’Homme.
    – Le bâton (massue), c’est le Taureau.
    A l’époque de la Table Ronde, les cartes reparaissent, et on va donner à l’homme jeune les noms des chevaliers de l’époque : Lancelot, La Hire, Hector, Roger.
    Les rois, introduits postérieurement, porteront les noms des grands conquérants.
    Dans la légende de la Table Ronde, il y a un Chevalier noir.
    C’est le traître qui refuse de reconnaître la Déesse comme sa souveraine ; c’est le perfide, l’ennemi du Bon Principe ; c’est Satan. Il prend la première place, et c’est ainsi que le valet devient le roi.
    Personne ne peut rien contre lui. Quiconque l’a affronté sait qu’une puissance infernale le protège. Un ange seul pourrait lui arracher le terrible artifice qui le rend invulnérable aux coups les plus rudes. C’est le Principe du mal, la ruse et le mensonge.
    Le Chevalier noir vole la coupe d’or, la prend au milieu de la table avant que…

    • 2
      Désap. 6 avril 2019 à 09:52 / Répondre

      Commentaire très intéressant.
      Vous conservez néanmoins l’opposition entre féminin et masculin, or ils sont complémentaires, complets en Terre.
      Amendez votre jugement, prenez exemple sur les égyptiens antiques qui recherchaient l’équilibre parfait, essence du monde, dont le plateau de Gizeh est la représentation symbolique jusqu’à l’expression involontaire des conséquences de la subjectivité par Mykérinos.
      Plus précisément, ne faites pas de vos réflexions un jugement, vous n’êtes pas un dieu, faites-en une connaissance transmissible, elle en sera d’autant plus juste et pédagogique.

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