expo FM Montreal
On coupe le ruban ! De G à D: Hervé Gagnon, George Contaxakis (Grand maître des Cérémonies de la GLQ), Christian Marcotte, directeur du musée, Dominique Boucher, présidente du musée, Josée Wingen, responsable des expositions du musée, Marc C. David, GM de la Grande Loge du Québec, et Georges Laraque, porte-parole de l'exposition.

L’expo « Lumière sur les franc-maçons » du Québec

Par Géplu dans Manifestations

Le 3 juin nous vous avons présenté l’exposition « Lumière sur les francs-maçons » ouverte au Musée des religions du Québec du 21 juin 2019 au 1er novembre 2020. C’était hier le vernissage, et Hervé Gagnon, le commissaire de l’exposition, nous en a envoyé les photos ci-dessous.

Un article paru dans le journal local Le Nouvelliste relate l’événement : Lumière sur les francs-maçons, ouvre une porte sur un univers très méconnu qui va sans aucun doute surprendre les visiteurs, et ce, à plus d’un égard. L’exposition démystifie cette fraternité initiatique avec tant d’efficacité qu’on en sort en se demandant comment l’organisation a pu faire l’objet de tant de théories plus ou moins farfelues et de conceptions erronées. (…) Essentiellement, qu’on se le dise, les francs-maçons cherchent à s’améliorer eux-mêmes comme individus et à améliorer le monde. On y prône la charité, la tolérance, la liberté, l’égalité, l’amour fraternel l’entraide, la droiture, la rectitude, le courage, l’humilité et le respect. Combien savent que les hôpitaux Shriners qui offrent des soins gratuits aux enfants dans plus d’une vingtaine d’établissements en Amérique du Nord, dont à Montréal, existent grâce aux francs-maçons qui les subventionnent ? (…) Le commissaire de l’exposition est l’historien Hervé Gagnon. «Je dirais, affirme celui-ci, que la franc-maçonnerie est très connue mais très peu comprise. Elle est née chez les tailleurs de pierre du Moyen-Âge qui donnaient à leur travail une valeur sacrée. Avec le temps, la confrérie s’est ouverte aux bourgeois et aux nobles tout en gardant l’aspect philosophique du mouvement. 

Grosse surprise quand à la fin de l’article j’ai lu que : Au début des années 1960, on comptait environ 50 000 francs-maçons au Québec, selon Hervé Gagnon ; ils ne seraient plus que 3 500 aujourd’hui. Hervé Gagnon que j’ai contacté corrige : Le journaliste s’est un peu perdu, je crois. On parle plutôt d’une vingtaine de mille (20 000) à la fin des années 1950. Mais oui, c’est à ce point. La franc-maçonnerie était essentiellement anglophone à cette époque et les anglophones sont maintenant très peu nombreux au Québec. Les francophones, eux, étaient de culture catholique, ce qui constituait une barrière infranchissable à la porte du temple. De nous jours, le facteur catholique n’en est plus un et les loges en croissance au Québec sont toutes francophones. Alors il y a de l’espoir. 

vendredi 21 juin 2019 4 commentaires
  • 3
    Eric Stéphane Kouame 23 juin 2019 à 03:57 / Répondre

    Comment faire pour être maçon?

  • 2
    Hervé Gagnon 21 juin 2019 à 17:32 / Répondre

    Horreur ? Vraiment ? :o) Chaque juridiction a ses particularités, Pierre.
    Il faut savoir qu’au Québec, la maçonnerie a des racines britanniques. Bien qu’on en retrace les premières manifestations (françaises) en 1755, c’est avec la Conquête anglaise (1763) qu’elle s’implante vraiment et que les loges militaires deviennent des loges formelles. Elle se répand en anglais à Montréal, à Québec et dans les Cantons de l’Est. La première loge francophone moderne remonte à 1870. Si la maçonnerie québécoise se francise maintenant, ses décors demeurent donc anglais, tout comme son rit, qui reste très majoritairement Émulation (version québécoise).
    Par ailleurs, hormis la maçonnerie dite « régulière », d’autres obédiences sont présentes au Québec mais elles demeurent relativement marginales.

  • 1
    Pierre Mollier 21 juin 2019 à 12:25 / Répondre

    Belle expo et initiative importante pour mieux faire connaître notre Ordre en Amérique française.
    Mais – oh horreur ! – ce sont des décors anglais… au Québec, le seul pays où il n’y a même pas de « Stop » mais des « Arrêts ».

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