Constitutions Noorthouck
La première page des Constitutions de Noorthouck (1784)

John Noorthouck, continuateur de James Anderson.

Par Pierre Noël dans Contributions

La plupart des maçons ont entendu parler des « Constitutions d’Anderson » et certains les ont lues. Les commentateurs continentaux glosent facilement sur l’article I (en réalité « the first Charge ») mais se préoccupent rarement de la suite et moins encore de leurs rééditions au cours du XVIII° siècle. Or il y en eut plusieurs qui ne manquent pas d’intérêt.

Après l’édition princeps de 1723, James Anderson publia sa 2° édition en 1738 (avec l’éphémère modification « noachite » de l’article I). Les suivantes furent produites par John Entick, pigiste de l’éditeur (et franc-maçon) Jonathan Scot en 1756 et 1767. Elles furent presque entièrement réécrites par John Noorthouck en 1784. Cette dernière édition fut approuvée par la Grande Loge (alors présidée par le duc de Cumberland, initié en 1767, Grand Maître de 1782 à 1790, petit-fils de George II et frère cadet de George III) et éditée la même année.

John Noorthouck (1732–1816) était natif de Londres (son père tenait une librairie à Covent Garden). Très jeune, il entra en apprentissage chez un imprimeur et fit carrière comme correcteur d’imprimerie, expert de l’indexation, écrivain et topographe. Il fut cinquante ans durant membre de la Compagnie des papetiers/éditeurs (Worshipful Company of Stationers).  Il publia en 1773, « A New History of London Including Westminster and Southwark » et, en 1784, une édition des « Constitutions d’Anderson, revues, augmentés, complétées … » , avec un frontispice de Francesco Bartolozzi (inspiré par un autre artiste italien, Giovani Cipriani) et l’appui du Grand Secrétaire de l’époque, James Heseltine. Dans la préface du 1er mai 1784, l’auteur se présente comme franc-maçon et prend soin d’avertir qu’il avait modifié « pour l’améliorer » l’histoire de la franc-maçonnerie d’Anderson (qui en avait bien besoin !).  Noorthouck, membre de la loge Antiquity (une des quatre loges fondatrices de la GL d’Angleterre) est surtout connu pour sa querelle avec William Preston qui amena une partie de cette loge respectable à faire sécession de la Grande Loge, en 1779, pour s’allier avec celle de York dans l’éphémère « Grand Lodge South of the river Trent » qui vécut à peine plus que les roses. Noorthouck resta fidèle à la « Première » Grande Loge, celle des « Moderns ».

Frontispice des « Constitutions d’Anderson », gravure de Francesco Bartolozzi (1727- 1815), ouvrage entièrement revu, réécrit, augmenté, commenté par John Noorthouck en 1784 : Dans une salle du nouveau Freemasons’Hall (la première pierre en fut posée par le Grand Maître, Lord Petre, en 1775, et le hall fut inauguré par le même en 1776) se trouve une grande table (dite « the mystic Table », celle autour de laquelle se réunissaient les premiers francs-maçons) où sont exposés les Globes et d’autres ornements maçonniques, une louve supportant une pierre cubique, une bible ouverte, un compas et d’autres instrument ; sur le sol, une sphère armillaire et un ustensile énigmatique qui pourrait être une urne pour les votes. Dans un nuage, la Vérité entourée par les trois Vertus Théologales (la Foi, l’Espérance et la Charité), tient un miroir réfléchissant la lumière d’En-Haut par plusieurs rayons éclairant la salle. Un messager ailé porteur d’une torche enflammée descend le rayon central, portant avec lui le bijou du Grand Maître attaché au-bas d’un cordon, en signe d’approbation d’un édifice tout entier dédié à la Charité et la Bienfaisance.

Dans sa préface, J.N. rend hommage au Dr. Anderson, auteur (ou compilateur ?) de la première édition, chaudement loué par le Dr. Désaguliers dans sa dédicace au duc de Montagu « for his pains and accuracy in compiling the book from old records ». Il poursuit en déplorant les pertes occasionnées en 1720 par le zèle imbécile de quelques frères irréfléchis qui mirent le feu à des vénérables manuscrits par crainte que leurs anciennes Constitutions ne soient imprimées. Cette attitude qu’il qualifie de « gothique » ne fut heureusement pas générale. Plus loin, il prévient que l’ouvrage présenté est en deux parties distinctes, l’une traitant de la maçonnerie opérative, l’autre de la maçonnerie spéculative (ou de théorie) jusqu’à ce que les deux se séparent définitivement à la fin du XVII° siècle. « Sans doute sera-t-il objecté que la maçonnerie opérative occupe une trop grande place dans la première partie de cet ouvrage, alors qu’elle est tout à fait délaissée dans la suivante.  A cela on répondra que l’objet de l’ouvrage est la maçonnerie spéculative et que son aspect pratique ou opératif n’en est que le substrat. Bien que l’histoire de la maçonnerie opérative ne soit qu’une introduction à celle de la franc-maçonnerie, elle n’en mérite pas moins la plus grande considération comme la source de cette dernière.  Aussi longtemps que les deux furent réunies dans les mêmes acteurs et jusqu’à ce que leurs archives puissent être dissociées, la pierre et le mortier furent à l’avant-plan du tableau. Mais quand les maçons spéculatifs devinrent un corps séparé, ils n’eurent plus à se préoccuper de maçonnerie de pratique ni de référer la franc-maçonnerie à l’art dont elle était née. »

L’ouvrage est divisé en 4 grands chapitres :

– La maçonnerie depuis la création jusqu’à sa démolition par les Goths et sa renaissance en Italie.
– La maçonnerie dans les Iles Britanniques depuis Jules César jusqu’à l’accession au trône de Jacques Ier.
– La maçonnerie jusqu’à la mort de la reine Anne (1714), avec le grand incendie de Londres et la reconstruction de la métropole.
– La succession des Grands Maîtres de 1717 à 1783 et les Actes de la Société pendant cette période.

A cette « Histoire » font suite les « Anciens Devoirs », les Règlements Généraux (régulièrement révisés depuis 1723) comprenant les articles concernant le Fonds de Charité, la liste des Grands Officiers passés et présents, celle des souscripteurs de l’ouvrage et pour terminer une « Muse maçonne ». En tout, le volume comporte 459 pages alors que l’édition de 1723 en avait 91.

Disons d’emblée pour ne pas devoir y revenir que les six (oui ! Il y en a six) « Anciens Devoirs » sont, mot à mot, ceux d’Anderson en 1723.

L’introduction montre l’admiration de l’auteur devant la mécanique céleste et l’ordonnance du monde vivant, toutes choses que la raison humaine ne peut comprendre qu’à la condition de s’incliner devant l’évidence de ses propres constatations et de leur analyse. C’est l’empirisme de l’illuminisme insulaire imprégné du latidunarisme coutumier chez nos voisins.

« Quand nous contemplons les merveilles de l’univers d’un point de vue philosophique, nous percevons les corps célestes et la terre que nous habitons avec les autres animaux, tout ce qui est produit, construit et gouverné par des lois générales et invariables, dans le fonctionnement harmonieux du système tout entier. »

Toute la nature n’est autre qu’un art qui t’est inconnu,
Tout hasard n’est qu’indice que tu ne décèles pas,
Toute discorde, une harmonie que tu ne comprends pas
Tout malheur occasionnel, bonheur universel.
Et malgré la fierté de ta raison vagabonde,
Une vérité s’impose, « Quelle qu’elle soit, elle a raison.
(Alexandre Pope, « Essai sur l’Homme », 1734)

“All nature is but art, unknown to thee;
All chance, direction, which thou canst not see;
All discord, harmony not understood;
All partial evil, universal good.
And, spite of pride, in erring reason’s spite,
One truth is clear, ‘Whatever is, is right.”
(Alexander Pope, An Essay on Man, 1734)

« Ce n’est que par l’étude attentive de ces principes que l’esprit humain put déduire leurs principes fondamentaux. Bien compris et justement classés en différentes rubriques et en départements distincts de la connaissance, ils constituent les éléments du savoir et des arts mécaniques ».

De toutes les sciences, l’astronomie est la première et « il est plus que probable qu’elle fut d’abord étudiée. Quoi en effet de plus surprenant que la régularité des luminaires célestes ? Ce dut être la première des préoccupations humaines de considérer leur course et d’observer leur périodicité … Les saisons ne sont-elles pas distinguées par les mouvements des planètes et l’heureuse récolte n’est-elle pas rendue possible par la détermination des mois et du moment de l’année ?  De même, les affaires civiles et religieuses ne peuvent se passer de l’astronomie qui dut être appliquée par l’homme depuis le commencement du monde. »

Les chapitres « historiques » concernant les événements bibliques n’apportent pas grand-chose à la version d’Anderson qui reprenait l’essentiel des « Anciennes Constitutions » Anglaises :  les enfants de Lamech, les colonnes d’Enoch, le Déluge, l’Arche de Noé, la tour de Babel, Nemrod … La mort « prématurée » d’Hiram Abiff survient après l’achèvement du temple mais avant sa consécration. Pour les faits postérieurs à la construction du temple de Salomon, les emprunts à Flavius Josèphe (« Antiquités des Juifs ») sont nombreux et signent les sources de Noorthouck. La suite n’est souvent que l’accumulation de monarques, de lieux consacrés et de dates, qui paraîtra fastidieuse au lecteur d’aujourd’hui si son attention n’est pas attirée par quelques pages surprenantes dans un ouvrage finalement assez conventionnel.

Une de ces innovations fut l’attribution à l’époque hellénistique (débutant au 4ème siècle avant J.C.) de l’enseignement de la géométrie, des Arts Libéraux et de l’architecture aux enfants de la noblesse égyptienne par Euclide (lequel vécut effectivement à cette époque !). Cet épisode (fictif) était jusque-là situé à l’époque d’Abraham, par le Regius Poem et le Cooke MS notamment (datant du médiéval tardif). Noorthouck pensait sans doute réparer par là un anachronisme qui ne pouvait que choquer ses lecteurs.

“Also Abraham, and Sarah his Wife, went into Egypt and taught the Egyptians the Liberal Sciences ; Abraham had one Ingenious Scholar called Enclydes, who learned right well and was Master of all the Seven Liberal Sciences, in his days it happened that the Lords, and States, of that Realm had so many Sons, … insomuch that the Land was very much burthened with them Having small means to maintain them withall the King understanding thereof, caused a Parliament to be forthwith Called, and Summon’d for redress, … whereupon Euclydes Came to the King, and Sayed my Noble Sovereign if I may have order and government of these Lords Sons, I will teach (them)  the Liberal Sciences” (Cooke MS, +/- 1425)

“But Masonry flourished most in Egypt, where the Grecian architecture was highly admired, and where Ptolemy Soter, another of Alexander’s generals, had set up his throne. Euclid, the famous geometer of Tyre, who had in his travels collected the scattered elements of geometry, came to the court of Ptolemy Soter, and was by him encouraged to teach that nobles science” (Noorthouck, p. 46)

Remarquable est son attitude à l’égard de l’architecture médiévale. Anderson n’avait pas de parole assez dure pour condamner l’art gothique qu’il traitait d’ordure (rubbish), déplorant la disparition de l’architecture romaine qu’il idéalisait par-dessus tout, notamment celle de la période d’Octave-Auguste. Noorthouck décrit l’architecture médiévale, romane (qu’il appelle gothique ancien) et gothique (qu’il appelle « moderne »), en des termes bien plus nuancés :

« Les auteurs distinguent deux types d’architecture gothique, l’ancienne et la moderne. La première est celle que les Goths ont amené avec eux du nord de l’Europe au Ve siècle ; ce n’était que de grossières imitations de bâtiments romains, dépourvues de toute connaissance des principes architectoniques. Les édifices ainsi construits étaient de style est extrêmement lourd et grossier, les murs étaient très épais et généralement sans contreforts ; les arcs semi-circulaires, soutenus par des colonnes maladroites, avec une sorte de base régulière et de capital. En bref, la solidité est la caractéristique principale de ce mode de construction. Bien que l’ornement n’ait pas été totalement négligé comme on peut le voir dans certains vestiges de la vieille architecture saxonne.

Le gothique moderne, mieux appelé style arabe ou encore « sarrazin », a été introduit vers le Xe siècle lorsque les pèlerinages et les croisades en Terre Sainte furent devenus à la mode (alors que aucun peuple n’était encore connu sous le nom de « Goths »). Ce style très supérieur contraste avec l’autre par sa légèreté et sa délicatesse autant que par sa richesse ornementale, ce dont témoignent l‘abbaye de Westminster, les cathédrales de Lichfield et de Salisbury, la croix de Coventry, etc. Il fut longtemps utilisé, notamment en Italie ; toutes les anciennes cathédrales, depuis le treizième siècle jusqu’à la restauration de l’architecture grecque au XVIe siècle furent construites dans cette veine. Les caractéristiques du gothique moderne sont ses contreforts proéminents, ses arcs-boutants, ses clochers, ses tours et ses aiguilles, ses grandes fenêtres ramifiées, en nervures, ses niches ornementales, ses auvents, ses saints sculptés, la délicate dentelle de ses toits froncés et une profusion de roses, croix et autres ornements prodigués sans compter dans tout le bâtiment. Ce sont enfin ses hautes voûtes d’arcs brisés en ogive, élevés sur des grappes de piliers graciles dont le fidèle craintif peut craindre la chute imminente alors qu’elles ont résisté au temps. L’art gothique apparut  dans nos contrées vers la fin du règne de Henri II (1133- 1189), ce  pourquoi nos cathédrales et nos églises anciennes sont de ce « gothique moderne ». Il est passé de mode à l’époque d’Henry VIII (1491 –1547), remplacé par un mélange incongru où le gothique côtoie l’influence grecque. Il convient que les rudiments de l’architecture sont trouvés dans la nature ; une vérité, que notre grand poète, Alexandre Pope, a toujours défendue ».

“To build, to plant, whatever you intend,
To rear the column, or the arch to bend,
To swell the terrace, or to sink the grot;
In all, let Nature never be forgot’ I”

Si édifier ou planter est ton but,
Si tu veux élever un pilier ou ployer un arc
Ondoyer une terrasse ou enfouir une grotte,
Jamais la Nature tu n’oublieras (Alexandre Pope)

Noorthouck s’étend, pp 108-113, sur un « ancien texte » plusieurs fois cité à l’époque. Il s’agit de « Certaynes questyons, with answeres to the same, concerning the MYSTERYE of MACONRYE (Writene by the hande of kynge Henrye, the sixthe of the name, and faytffullye copyed by me Johan Leylande, antiquarian).

Je n’en donne qu’un exemple ! A la question, “Quel le secret de la maçonnerie ?”, la réponse est : “Ytt beeth the skyllle of nature, the understondynge of the myghte that ys hereynne, and its sondrye werckynges; sonderlyche, the skylle of reckenyngs, of waighties and metynges, and the true manere of faconnynge al thynges for mannes use; headlye, dwellynges, and buyldinges of alle kindes, and al others thynges that  make gudde to mannes”.

Ce curieux texte fut publié pour la première fois en 1753 dans le Gentleman’s magazine (périodique mensuel londonien bien connu à l’époque). Prétendument découvert par le philosophe John Locke (1632-1724) à la Bodleian library d’Oxford, le manuscrit y aurait été déposé au XVI° siècle par John Leland (1506-1552), après qu’il l’eut exhumé des archives d’un des monastères qu’il avait explorés à la demande d’Henry VIII après leur dissolution en 1538. Il fut publié dans la 2° édition (1767) des Constitutions des Francs-Maçons par John Entick (pp 97-101). William Preston le cite en 1772 et William Hutchinson le reproduit en annexe de The Spirit of Masonry en 1775. Il fut repris par Noorthouck (pp 108-113). Il se trouve, traduit en français, dans la deuxième partie de l’Instruction aux Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte (qui en contient trois). Il était donc connu en France en 1784, notamment par J.B. Willermoz qui l’avait cité dans une lettre du 8 juillet 1781 adressée au prince Charles de Hesse. Il y parlait d’ ‘‘annales maçonniques anglaises’’ et d’une ‘‘grande loge nationale tenue à York l’an 926’’. Thory en donne dans ses Acta Latomorum, t. II (1815, pp. 4-11) une traduction différente de celle que donne l’Instruction, mais conforme au texte d’Hutchinson, sans omettre les passages traitant de la sorcellerie et de l’alchimie, soigneusement omis dans le texte willermozien du Rectifié. Thory, bien que très critique (pp. 11-14), se garde d’un avis définitif. L’opinion actuelle est qu’il s’agit d’un faux dont on ne trouve pas trace avant sa publication en 1753. Il ne se trouve pas à la Bodleian et John Locke n’en parle nulle part. Que Henry VI ne l’ait pas écrit ne change rien à l’ancienneté apparente du texte.

Or une analyse même superficielle (que je dois à un authentique anglophone, P.S., bien au fait de l’histoire de sa langue maternelle) montre que ce texte est plus qu’un faux, c’est un pastiche ! Jamais aucun Anglais n’a écrit comme cela ni au temps d’Henry VI (XV° siècle) ni en d’autre temps. Les archaïsmes signent le fabriqué ! ‘They haueth’, ‘they conceleth’ en sont un exemple frappant. La terminaison ‘-th’ est la troisième personne du singulier et non pas du pluriel. De même ajouter la terminaison ‘-est’ aux verbes (‘he comest’, ‘we comest’ etc.) est une aberration car elle n’appartient strictement qu’au ‘thou’, au tutoiement disparu de la langue courante depuis le XVIII° siècle (sauf lorsqu’on s’adresse à Dieu diront certains). Les ‘ff’ initiaux sonnent faux. Ils n’étaient déjà plus utilisés à la fin du moyen anglais (XV° siècle). Bref, c’est un texte écrit par un auteur qui veut donner l’illusion de l’ « ancien » sans y parvenir vraiment, accumulant les erreurs grammaticales et phonétiques en un charabia qui n’a jamais été, à aucune époque, de l’anglais correct et usuel. (Cela n’empêche que ce document avance un certain nombre de choses qui mériteraient d’être discutées : que la maçonnerie est l’art de connaître la nature, qu’elle est la « vraie science » des nombres, poids et mesures, qu’elle fut importée d’Orient par un certain « Peter Gower » (déformation probable de « Pythagore »), que les maçons auraient connu l’art de prédiction, la sorcellerie et celui de transmuter les métaux mais qu’ils auraient gardé le tout secret pour éviter que de mauvaises gens en usent mal.)

Les grands noms de la renaissance (revival) du style augustéen en Grande-Bretagne sont (selon Noorthouck toujours) Inigo Jones, Nicholas Stone et Sir Christopher Wren. La réalisation exemplaire en est le Banqueting Hall (terminé en 1622, il existe toujours) du palais de Whitehall (qui n’existe plus).

Pour en rester là, les pages 142 et 143 donnent le texte exact de la charte octroyée par le roi Charles II à la « Royal Society for improvement of sciences » (celle qui fait saliver certains maçons continentaux).

« Nous (Charles II, roi d’Angleterre et d’Ecosse) sommes informé qu’un certain nombre de personnes compétentes et éminentes par leurs connaissances, intelligence et qualités … se réunissent hebdomadairement pour conférer des causes cachées des choses, dans le but de rétablir et corriger d’incertaines théories de Philosophie …  Ils ont déjà fait des progrès considérables par diverses découvertes, inventions et expériences dans l’amélioration des mathématiques, de la mécanique, de la navigation, de la physique, et de la chimie. Nous avons donc décidé d’accorder notre protection royale, notre patronage et nos encouragements à cette Illustre Assemblée ». (22 avril 1663).

On remarquera sans surprise qu’il n’y est fait mention ni de religion ni de ce qu’on couvre par le mot ésotérisme ou occultisme ! Rien dans le texte de Noorthouck ne suggère la pratique de rites cachés, de cérémonies secrètes ou de connaissances ésotériques propres aux maçons opératifs.

Pierre Noël

dimanche 18 août 2019 Pas de commentaires

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